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Les Pluies de Vincent Villeminot


Les Pluies est le dernier roman de Vincent Villeminot paru chez Fleurus, le 8 septembre. C'est un roman dystopique en plusieurs volumes.


Quatrième de couverture :

C'était parce qu'il pleuvait depuis maintenant quatre mois. Une pluie serrée, violente, une pluie de mousson qui paraissait blanche la nuit dans les phares ou la lumière, et faisait un voile gris sur toutes choses, le jour, à plus de quelques mètres. Le phénomène, inexplicable, échappait à toute logique, à toute prévision, à tout modèle, à toute saison.Il se perpétuait. Partout, les eaux avaient monté, les rivières enflées, on consolidait les digues, on en bâtissait d'autres, plus hautes, mais qui se révélaient de nouveau insuffisantes. Les montagnes ruisselaient. Les fleuves débordaient. Des plaines autrefois agricoles ressemblaient à des marécages 
Mais Kosh n'avait pas besoin de voir le soleil les éclairer pour savoir que le vert des yeux de Lou était menthe à l'eau. Et qu'ils étaient la plus belle chose qu'il ait jamais vue. Surtout lorsqu'elle souriait. Qu'il la faisait sourire.
L'eau monte, les digues sont sur le point de céder, il faut évacuer. Sur le port, les réfugiés se battent pour prendre place dans les derniers bateaux, pris de panique, convaincus qu'il s'agit là du dernier espoir de s'en sortir. C'est une cohue indescriptible et au moment d'embarquer, dans un mouvement de foule, Kosh est arraché à Lou. Dernier échange de regards.
"Survis..." la supplie-t-il. "Survis, et moi, je te retrouverai."




Mon avis : Voici certainement l'un de mes plus grands coup de cÅ“ur de cette année et LE roman de la rentrée littéraire ado à ne pas manquer. J'ai tout simplement dévoré ce roman de Vincent Villeminot - après la petite deception de son précédent livre (qui est sorti le même jour que celui-là) - en à peine quelques heures je me suis retrouvée victime consentante d'un page turner plus qu'addictif. 


Kosh et Lou, deux personnages au cÅ“ur de ce roman dystopique qui se déroule on ne sait où. Kosh est un jeune garçon à la carrure musclée et à la peau tanné par le soleil dû au travail qu'il fait dans la ferme de ses parents. Lou, de son côté est une jeune fille qui a débarqué dans la ville il y a peu de temps et qui doit faire face aux nombreuses absences de ses parents -artistes - qui sillonnent les routes pour l'amour de leur art. Cela fait plusieurs mois que des pluies incessantes s'abattent partout dans le monde, rien pour les arrêter, pas un seul rayon de lumière à travers des nuages gris, mais le pire est à venir. Les eaux sortent de leur lit et commencent à se déverser partout en ville, face à ce nouveau déluge Kosh et son frère doivent survivre et s'enfuir mais ce ne sera pas sans Lou et ses frères et soeurs - un bébé - qu'ils vont devoir nourrir tout au long du chemin. Commence pour eux un voyage semé d'embûches où l'homme devient le principal ennemi de l'homme. Incroyablement troublant et criant de réalisme. 

J'ai tout adoré dans ce livre, tout. Les personnages sont parfaitement imparfaits, chacun d'eux à une réelle place au sein de l'intrigue et sont décrits de façon incroyables, l'auteur a bien fait attention à dévoiler la psychologie de chacun et les caractères des uns et des autres sont difficiles pour la cohabitation forcée du groupe. Ce qui rend le récit d'autant plus crédible et les personnages attachants au possible ; en fait chacun d'entre eux semblent réels presque palpables. Ce paysage de pluie incessante donne une atmosphère lourde et sombre au roman et ajoute à l'angoisse de voir nos héros s'en sortir. J'ai souvent eu l'impression de recevoir comme de l'humidité et une sensation moite sur ma peau et j'étais heureuse de lire ce roman bien au chaud et au sec au contraire de nos amis. Cette fin du monde absolument atroce mais pourtant envisageable, nous donne en plus à réfléchir sur l'evolution des problèmes écologiques dont nous sommes les coupables, sans pour autant nous faire une leçon. Ce que j'ai particulièrement apprécié c'est les différents rapports que vont avoir nos héros avec les gens qui les entourent. Dévoilant chaque fois une laideur de l'âme humaine en cas de devoir de survivre. Bref, grandiose. 

Vous l'aurez compris, Vincent à conquis mon coeur. Les Pluies est un roman grandiose à mettre dans les mains des lecteurs à partir de 12 ans. Chacun n'en sortira pas indemne et j'attends la suite avec une impatience non dissimulée ! Foncez !



Forget Tomorrow de Pintip Dunn


Forget Tomorrow est le premier livre de la série écrite par Pintip Dunn, paru chez Lumen au 21 janvier 2016. Il s'agit d'une série de science-fiction.

Quatrième de couverture : Imaginez un monde où votre avenir a déjà été fixé... par votre futur moi ! Callie vient d'avoir dix-sept ans et, comme tous ses camarades de classe, attend avec impatience le précieux " souvenir ", envoyé par son moi futur, qui l'aidera à se glisser dans la peau de la femme qu'elle est destinée à devenir. Athlète de haut niveau... Scientifique de renom... Politique de premier plan... Ou, dans le cas de Callie, tueuse. Car dans son rêve, elle se voit assassiner Jessa, sa jeune sÅ“ur adorée... qu'elle passe pourtant ses journées à protéger des autorités, car l'enfant a le pouvoir caché de prédire l'avenir proche ! Avant même de comprendre ce qui lui arrive, Callie est arrêtée et internée dans les Limbes – une prison réservée à tous ceux qui sont destinés à enfreindre la loi. Avec l'aide inattendue de Logan, un vieil ami qui a cessé, cinq ans auparavant, de lui parler du jour au lendemain, elle va tenter de déclencher une série d'événements capables d'altérer son destin. Lorsque l'avenir semble tout tracé, le combat est-il perdu d'avance ? Dans la veine de Minority Report, Forget Tomorrow est le premier tome d'une dystopie haletante, dont l'héroïne va devoir trouver un moyen infaillible de protéger sa sÅ“ur de la plus grande des menaces : elle-même...




Mon avis : Comment resister à ce Lumen avec cette couverture si aguicheuse ! Mélangeant les codes de la science fiction et de la dystopie. 

Callie va bientôt passer sa cérémonie du souvenir futur, dans la société où elle vit, les personnes construisent leur vie autour de ce souvenir. Un savant a découvert le moyen de faire voir une partie du futur à chaque personne, dépendant le souvenir, les habitants peuvent continuer leur vie tranquillement mais si jamais un souvenir est jugé défaillant, la personne finit dans les Limbes. Callie est loin de deviner que c'est exactement l'endroit où elle va finir. Elle qui ne souhaite que protéger sa sÅ“ur, qui possède des pouvoirs de Psychiques ( elle a la capacité de prédire des événements futur), se voit en train de la tuer dans une chambre d’hôpital. Elle n'a alors que quelques minutes pour fuir. Mais elle finit par se faire attraper, et mener dans les sous-sol. Là où se trouvent les Limbes, et toutes les personnes ayant eu un souvenir défaillant. 
Comment éviter son souvenir ? Pourquoi va-t-elle tuer sa sÅ“ur ? Elle qui l'aime tant. Autant de questions que va se poser notre héroïne. Elle va être amenée à découvrir un monde dont elle soupçonnait à peine l'existence, Harmony. 


Forget Tomorrow a tout pour plaire : un petit côté thriller, une bonne dose de dystopie et tout ça dans un monde de science fiction. Un récit vraiment bien mené qui malgré tout présente un gros point noir : La romance ! Ah je sais, il faut toujours un peu d'amoouuuuuur pour faire un bon bouquin, Hunger Games, Divergente en font la part belle mais voilà, c'est en arrière plan et ça fait plaisir d'avoir une scenette par-ci par-là. Mais là, j'ai eu le droit à 150 pages, au moins, de love love et Cie. Ce qui a pour moi, empêché le coup de cÅ“ur, la romance est là au détriment de l'intrigue. Alors qu'elle aurait pu servir l'histoire, dans Forget Tomorrow, Pintip Dunn met au second plan l'intrigue pour ne se pencher que sur ça. C'est bien au début, mais ça devient vite long, on commence à souffler et on souhaite qu'il arrive malheur pour faire bouger les choses. Fort heureusement ça finit par arriver et la fin rattrape le coup ! Parce que la fin est excellentissime !! Et la suite (car oui j'ai appris qu'il y avait une suite) promet d'être pleine de surprises. 

En bref, un roman génial malgré le (gros) passage guimauve qui vient un peu "ternir" le récit mais qui se rattrape par une fin au top ! Une série qui va promettre du lourd, du bon et du fort ! La suite sort en VO le 4 Octobre prochain. 

Divergente 2 : Insurrection de Veronica Roth




Insurrection est le second opus de la saga Divergente écrite par Veronica Roth ! C'est l'avant dernierrrrrr ! Le dernier volet sort au cinéma le 9 mars prochain !

Quatrième de couverture : 

Abandonnant une ville à feu et à sang, Tris est en fuite. Grâce à ses facultés de Divergente, elle a réussi à échapper au programme des Érudits qui a manipulé et lancé les soldats Audacieux à l'assaut des Altruistes. En trois jours, Tris a perdu sa faction, ses amis, ses parents. Pourtant, elle n'a pas le droit de baisser les bras. Elle seule peut se dresser face aux Érudits. Les combats ont repris, et le temps presse....



Mon avis : A l'approche de la sortie cinéma du dernier volet de la trilogie de Divergente, j'ai voulu me mettre à jour dans la série de Veronica Roth dont le premier tome m'avait fait forte impression. Ni une, ni deux, me voilà en vacances pour une semaine ( Dimanche c'est déjà fini, sniff) et c'est l'occasion parfaite pour me lancer. 

Bon sang ! Pourquoi ai-je attendu si longtemps pour lire cette satanée suite ?! Je me suis régalée de bout en bout, j'en ai pris plein les "yeux" même si j'avais peur de ne pas trop appréciée le fait qu'on était plus du tout dans la partie initiation de Tris. Dans Insurection... Insurrrection, Insurrection ( Un jour je l'écrirais en une fois sans me tromper lol) on retrouve Quatre, Tris et les autres juste après la fin de la simulation des audacieux et le massacre des Altruistes. Jeanine continue de vouloir prendre le pouvoir sur tout le monde et Tris et les autres n'ont eu d'autre choix que de chercher refuge chez les Fraternels. Ils vont devoir apprendre à cohabiter, se mettre d'accord sur un plan pour signer la fin de la dictature des Erudits mais un secret que Marcus, le père de Quatre, ne veut pas dévoiler va faire douter Tris, la divergente. Dans ce second opus l'auteure nous amène encore plus loin dans le monde de Tris, avec l'arrivée des sans-factions, et la venue d'un personnage dont on ne se doutait que trop peu de l'existence. Nous voilà en plein cœur d'une insurrection (Ouais, du premier coup !) où chacun va devoir remettre en question sa loyauté à sa faction et se poser la question du bien ou du mal. ^

Les esprits s'échauffent et rien n'est joué, avec la fin du premier tome, l'auteure m'avait laissé dans un flou total quant à la suite des aventures de Tobias et Tris. Avec Insurrection c'est du pareil au même, Veronica Roth nous offre des réponses à nos questions pour encore plus de questionnement sur la suite des événement. On ne sait trop à quel saint se vouer et le point de vue de Tris nous enferme dans sa vision des choses, ne nous permettant pas d'en apprendre plus qu'elle ! J'adore tout simplement ! Qui doit-elle croire ? Suivre ? Quels choix faire ? Ecouter sa raison ou son cœur ? Oeuvrer pour le mieux ou pour son bien, à elle et aux siens ?
Dans ce second tome tout est pensé pour que ça bouge à chaque chapitre, pour que le lecteur puisse à peine reprendre son souffle. Je n'ai pas vu le temps passé et je n'ai qu'une hâte me jeter dans le troisième et dernier tome dans les aventures de Tris. (Oui, je plaide coupable j'y suis déjà depuis hier soir et j'ai eu du mal à aller me coucher !) 

Bref, que du bonheur, que du kiff, que de l'amour pour ce deuxième tome de Divergente ! Sur ce, je vous laisse, j'ai rendez vous avec Koh Lanta et j'ai une after de prévue avec Tris et Tobias ! See You Soon !!

Alive de Scott Sigler


Alive est le premier tome de la série dystopique écrite par Scott Sigler, The Generations. C'est tout beau, tout neuf car ça vient de paraître chez Lumen en Fevrier.


Quatrième de couverture : Em se réveille dans les ténèbres, seule, entravée dans un espace confiné qui ressemble à un sarcophage. Elle sait que c’est le jour de son anniversaire mais… c’est tout. Elle ne se rappelle ni son nom, ni ce qu’elle a fait la veille, ni le visage de ses parents. Elle n’y comprend absolument rien. Lorsqu’elle parvient, à force de volonté, à se libérer de ce piège, elle découvre, autour d’elle, onze autres cercueils, dont certains occupants sont encore en vie. Une initiale et un nom de famille sont gravés sur chaque sarcophage.La jeune fille prend la tête du petit groupe d’adolescents – qui pensent tous avoir douze ans, mais qui en paraissent plutôt dix-sept – et découvre un labyrinthe de couloirs poussiéreux, constellés par endroits d’ossements. Se trouvent-ils sous terre ? Y a-t-il d’autres survivants ? Comment trouver eau et nourriture ? Et surtout : qui sont-ils, quels sont ces étranges symboles qui marquent leur front, comment se sont-ils donc retrouvés là ?



Mon avis : Quand je dis à tous les clients qui passent dans mes rayons à la librairie que : "Lumen, vous pouvez y aller les yeux fermés " ! Avec Alive, les éditions Lumen frappent encore fort ! Un vrai régal de lecture, une dystopie absolue !

Quand j'ai eu ce petit bébé dans les mains, je savais qu'il avait été taillé pour moi. La quatrième de couverture promet un mélange à la James Dashner et Sa Majesté des mouches, un huis-clos avec un groupe de jeunes gens qui vont se retrouver livrés à eux-mêmes après un réveil difficile.

Em Savage est le premier personnage que l'on croise, elle se reveille et se rend compte qu'elle est enfermé dans une sorte de cercueil de pierre et se fait attaquer par un serpent qui essaie de la piquer dans le cou. Une fois sorti, elle voit qu'autour d'elle trône d'autres cercueils, tous fermés. Elle entend un cri dans l'un deux et lui vient en aide. Tout commence là. Dans cette salle froide et sombre. Il se formera un petit groupe qui n'aura qu'une envie : sortir de ces couloirs sans fin. Vite ils se rendent compte qu'il se cache des choses étranges et qu'il n'y a peut-être aucune sortie.

Huis-clos, choc des caractères des personnages et survie sont au programme de ce roman. Dans leur tête, les héros du livre pensent avoir 12 ans, bien que leurs corps leur donne plutôt 18 - 19 ans. Vite, ils vont devoir apprendre à faire fasse à toutes sorte de situations et chacun des personnages va voir son caractère prendre forme au fil des pages. Em reste le personnage phare du roman se retrouvant au centre du récit, cheftaine du groupe et est aussi celle qui prend toute les décisions. Elle est souvent confrontée à ses erreurs, sa place de chef sera remise en compte et Savage devra faire face à des choix difficiles mais aussi à sa personnalité profonde : qui est-elle vraiment ? D'où lui viennent ses élans de cruauté ?

Pour des raisons  de "no spoil ever" je ne pourrais pas vous en dire plus sur la suite du roman, bien que l'envie de "Oh mon dieu ce retournement de fou, c'est quoi cette fin ? Et c'est quand la suite" ne manque pas. Tout ce que je peux vous dire c'est que jamais je n'aurais imaginé ça, j'ai lu les deux dernières parties du roman d'une traite car je n'en pouvais plus d'attendre et que j'ai tourné avidement les pages blanches de la fin espérant y voir apparaître la suite, j'ai même testé le fourchelangue mais impossible de voir quoi que ce soit. Diantre !

En bref, un roman qui ouattataa-ti-faaaa défonce de ouf', un coup de coeur monumental qui offre un des retournements de situations les plus dingues de l'histoire de la dystopie et un auteur qui nous promet du lourd pour la suite. Rien a jeter, rien a ajouter, Alive c'est de la bombe.

Une braise sous la cendre de Sabaa Tahir



Une braise sous la cendre est le premier roman de Sabaa Tahir à paraître le 15 octobre 2015 chez PKJ. C'est le premier tome d'une série qui promet du lourd ! 


Quatrième de couverture : Je vais te dire ce que je dis à chaque esclave qui arrive à Blackcliff : la Résistance a tenté de pénétrer dans l'école un nombre incalculable de fois. Si tu travailles pour elle, si tu contactes ses membres, et même si tu y songes, je le saurai et je t'écraserai. Autrefois l'Empire était partagé entre les Érudits, cultivés, gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable, brutale, dévouée à l'empereur. Mais les soldats ont pris le dessus, et désormais quiconque est surpris en train de lire ou d'écrire s'expose aux pires châtiments. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d'élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté… et sauver ceux qu'ils aiment.



Mon avis : Tout de suite attirée par la couverture de ce livre quand je l'ai trouvé au boulot dans mes services presses, je ne pouvais que me jeter dessus une fois arrivée chez moi. Après ma petite déception pour Digitale, Une braise sous la cendre avait tout intérêt à me donner ce que la quatrième de couverture me promettait, c'est à dire de l'action, du suspense et un put*** de coup de coeur ! Si je fus perplexe sur les premières pages, une fois Laia dans l'antre des soldats, je n'ai plus lâché le livre une seconde ! Coup de cÅ“ur garanti ! 

Laia et Elias sont les deux personnages que nous suivons un chapitre sur deux, lui Martial, elle Érudite donc Esclave. Chacun ayant une vie à l'exacte opposée de l'autre. Dans Une braise sous la cendre vit donc deux castes les Érudits, autrefois appréciés aujourd'hui répudiés et les Martiaux, caste ayant réussi à prendre en main la gestion du royaume. Toute trace de culture étant désormais proscrite, au profit de talent au combat et de la puissance physique, Laia vit avec son frère et tante et oncle dans une bicoque branlante et vivant comme ils le peuvent pour survivre. Un jour son frère est arrêté pour trahison envers l'empereur, Laia n'aura de cesse de tout mettre en oeuvre pour le récupérer sauf, quitte à mettre sa propre vie en danger en intégrant l'antichambre de la violence. 
De son côté Elias réfute tout l'entraînement martial qui lui ait imposé. Du fait de sa naissance, il n'a d'autre choix que de se montrer toujours cruel et impartial, Cependant face à la violence de l'entrainement et le traitement plus qu'inhumain opéré sur les Érudits, il prend peu à peu conscience du monde dans lequel il vit. Sa rencontre fortuite avec Laia va tout faire basculer.

Un univers complet, des personnages prometteurs et attachants et une intrigue vraiment bien ficelée tout ça planté dans un décor rappelant la Rome antique, il n'en fallait pas plus pour susciter l'envie et le coup de cÅ“ur ! J'ai vraiment été conquise par le monde de Sabaa Tahir et je pense que la série va vraiment se bonifier tome après tome au point d'en créer une série incontournable. Bien que la trame n'est vraiment rien de novateur en guise de construction, la façon dont cela est mis en place et le talent de l'auteure a vraiment fait décoller mon cÅ“ur de lectrice ! 
Le lecteur est pris dans une ambiance oppressante où l'on s'inquiété tout autant pour chacun des personnages. Chaque chapitres et actions sont brillamment pensés et placés dans le récit, au point que rien ne semble inutile et superflu au récit.

Pour résumé : ce premier tome d'Une braise sous la cendre a vraiment tout pour plaire, de l'action, du sang, un panel d'emotions par lesquels passe le lecteur ambitieux et surtout une superbe nouvelle approche du roman dystopique. On en veut plus, toujours plus.


U4 : Koridwen de Yves Grevet



Koridwen est un des quatre romans du terrible projet de la mort qui tue : U4. Il est écrit par Yves Grevet et est publié chez SYros et Nathan. On suit les périples de la belle bretonne Koridwen ! 


Quatrième de couverture ; 
Cela fait 10 jours que le virus U4 accomplit ses ravages. Plus de 90% de la population mondiale est décimée. les seuls survivants sont des adolescents. L’électricité et l’eau potable commencent à manquer, tous les réseaux de communication s’éteignent. Dans ce monde dévasté, Koridwen, Yannis, Jules et Stéphane se rendent, sans se connaître, à un même rendez-vous. Parviendront-ils à survivre, et pourront-ils changer le cours des choses ? 


Koridwen a survécu à tous les habitants de son hameau de Bretagne. Avec l'aide d'Yffig, elle les a inhumés les uns après les autres, puis le vieil homme est lui aussi décédé. Le jour de ses 15 ans, suivant les dernières volontés de sa mère, la jeune fille ouvre une enveloppe laissée par sa grand-mère. Dans ce courrier, il est question d'un long voyage et de mondes parallèles.

Mon avis : Je continue mon périple dans le monde d'U4 avec le roman d'Yves Grevet : Koridwen. Cette fois ci direction la Bretagne et ses légendes et coutumes. La jeune fille est une lycéenne qui ne rentre chez elle que le week-end pour se rendre dans le corps de ferme de ses parents. Elle aide volontiers, mène une petite vie tranquille jusqu'au désastre de l'U4. Du jour au lendemain, la belle rousse se retrouve seule à exploiter la ferme, elle trouve une malle et un mot laissé par sa grand-mère et décide d'écouter ses instincts et de se rendre à Paris pour le rendez-vous fixé par Khronos. Elle se rend sur la route avec son cousin, qui semble être un autiste et c'est reparti pour presque 400 pages de fun !

Encore un énorme coup de cÅ“ur, plus que Stéphane ! Koridwen est un personnage féminin vraiment exceptionnel ! Si Stephane favorisait le côté scientifique de l'U4, dans Koridwen nous sommes dans une dynamique différente. Yves Grevet se joue du folklore de la Bretagne, offrant ainsi aux lecteurs des anecdotes, quelques connaissances sur les croyance des Bretons, l'histoire de la Bretagne et la mythologie Celte. Jonglant entre le côté "terre ferme" et le côté "magique", l'auteur nous offre un récit ancré dans le réel, avec la propagation du virus, la mise en place de la loi martiale et les premiers changements radicaux dans la vie des survivants, et dans le même temps, pare son récit d'un côté mystique vraiment bien mené qui ne dénote pas dans la construction du récit. Pour moi qui suis une adoratrice de la magie, des coutumes, du folklore et tout ce qui s'en suit, j'ai trouvé que cela apporté un réel plus à ce roman. Koridwen rencontre plusieurs personnes dans son long voyage de la Bretagne à la capitale, pour finir par croiser Jules, Yannis et Stephane. Dont une scène avec Stephane dont j'attendais avec impatience pour l'avoir découvert dans le roman de Vincent Villeminot. Vraiment magique, incroyable de retrouver ces mêmes scènes d'un point du vue différent ! 

Yves Grevet continue avec brio de faire cheminer le projet U4 dans mon top saga, et avec une perfection encore plus perceptible que dans Stephane (alors que Stephane mettait déjà U4 au top niveau), il va sans dire que ce projet va faire grand bruit à sa sortie fin août ! L'auteur a un style formidable, concis, droit au but mais explique les sentiments de Koridwen avec beaucoup de vérité. 

Magnifique, génial, brillant ! J'ai tellement hâte que vous puissiez découvrir cette tuerie littéraire ! *se pourlèche les babines*

U4 : Stéphane de Vincent Villeminot


Stephane est un des quatre romans de la série U4 à paraître le 27 août prochain dans un projet commun entre les éditions Nathan et Syros ! Sortiront simultanément les trois autres romans : Yannis, Jules et Koridwen.



Quatrième de couverture : Cela fait dix jours que le virus U4 accomplit ses ravages. Plus de 90% de la population mondiale ont été décimés. Les seuls survivants sont des adolescents. L'électricité et l'eau potable commence à manquer, tous les réseaux de communication s'éteignent. Dans ce monde dévasté, Koridwen, Yannis, Jules et Stéphane se rendent, sans se connaître, à un même rendez-vous. 
Parviendrons-t-ils à survivre, et pourront-ils changer le cours des choses ?



Stéphane est la fille d'un célèbre épidémiologiste lyonnais. Convaincue qu'il a survécu à l'épidémie, elle ne veut pas rejoindre le groupe d'adolescents qui s'organisent pour survivre. Si son père ne revient pas ou si les pillards qui contrôlent le quartier arrivent avant lui, son dernier espoir résidera dans un rendez-vous fixé à Paris.



*SERVICE PRESSE EDITEUR : MERCIIIIIIIIIIIIII :D *
* COUP DE COEUR *

Mon avis : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHH ! Voilà, je pense que je pourrais m'arrêter ici ! Mais pour votre plus grand plaisir, je vais un peu argumenter ce AHHHHH magnifique pour vous dire pourquoi il ne faut surtout pas que vous passiez à côté de ce phénomène de la rentrée littéraire, de ce projet incroyable qui allie 4 auteurs et 2 maisons d'éditions. 

U4 c'est 4 personnes : Jules,Yannis, Koridwen et Stéphane dans quatre villes de France, qui survivent à un virus qui a décimé plus de la moitié de la population, les adultes en particulier. 
Cette fois ci je suis les pas de Stéphane, cette jeune fille aux cheveux gris, au physique un peu androgyne dont le père est un scientifique de renom. Elle vit dans les quartiers de Lyon, les beaux quartiers, en espérant que son père finira par venir la chercher. Elle se rend de temps en temps dans un R-point (des points de rencontres, de repères où sont donnés le gîte et le couvert, dirigés par des adolescents, comme elle). Dans chacun des quatre romans on croise chacun des personnages, on en apprend plus sur l'un et l'autre, on les voit de points de vues différents, on suit chacune de leurs péripéties. Stéphane va finir par apprendre que son père travaille sur un vaccin pour soigner U4, elle rencontre des gens qui vont l’emmener sur une pente dangereuse et pour elle, impossible de vivre au R-point, pas après ce qu'elle y a vu. Elle va suivre un petit groupe, dont Yannis fait parti, et partir pour Paris; elle compte se rendre dans la Ville Lumière afin d'y retrouver son père et innocenter sa troupe. Rien a voir avec le regroupement des experts de WOT (le jeu en ligne dont les quatre comparses étaient des joueurs auparavant), le 24 décembre à la tour de l'Horloge et qui prévoit un mystique voyage dans le temps. Elle finira par croiser Koridwen (my favorite) et Jules dans son voyage.

Stephane c'est à couper le souffle, ça vous prend aux tripes dès les premières phrases, ça vous fait voyager sur des routes qui craignent, ça vous fait frémir à chaque coin de route ! Stéphane est vraiment un personnage féminin que j'ai adoré, une adolescente qui se retrouve du jour au lendemain dans la jungle lyonnaise à combattre les raids des faucheurs, des regroupements de jeunes qui pillent les maisons et violent les filles. Elle va bien souvent devoir montrer qu'elle n'a peur de rien, bien qu'au fond elle ait peur de tout. Un récit dans l'action, dans la violence humaine ! Incroyable !

U4 est un projet de doux dingues, les quatre auteurs nous proposent des récits époustouflants ! Je suis méga addict et j'ai déjà terminé Koridwen ! A moi Yannis et Jules ! 


Digitale de Sarah Wagon


Digitale est le premier roman de Sarah Wagon, il paraîtra aux éditions PKJ le 20 août prochain. Digitale devrait être le premier titre d'une trilogie.


Quatrième de couverture : Jade, 20 ans, travaille pour le centre de reboot qui traite les membres de la société dont la puce électronique contrôlant les émotions ne fonctionne plus. L'un des patients, Sacha Fleery, résiste à toutes les tentatives de réinitialisation. A son contact, malgré elle, Jade échappe au contrôle de sa puce et redécouvre ses émotions.



* LECTURE Ã‰PREUVE NON CORRIGÉE* 

Mon avis : Je me suis laissée tentée par la découverte du prochain roman dystopique de PKJ à paraître le 20 août 2015. Le petit plus étant que l'auteure est Lilloise, que j'avais donc bien envie de découvrir la petite surprise que l'éditeur me proposait.

J'ai lu ce livre en version non-corrigée, je préfère le préciser, car des choses pourront avoir changé dans la construction du récit pour la version finale de digitale. 
Pour en venir à mon avis, j'ai trouvé Digitale vraiment....habituel. Bien que la plume de l'auteure soit agréable, qu'elle tienne un rythme vraiment bien dans le récit, celui-ci ne présente vraiment rien de bien original au point d'en faire LA nouvelle dystopie à suivre. 

Dans le monde de l'héroïne, Jade, les gens sont un jour "pucé" puis "digitalisé" à l'aide d'un programme conçu spécialement pour chaque personne afin de réguler leurs émotions, et de faire des choix à leur place. Jade a travaillé très dure pour devenir une pro du Reboot, elle travaille dans un centre où elle s'occupe de remettre sur pied les personnes déficientes dont les puces auraient subi un problème, celles qui auraient crashé. Mais voilà, des fois, les crash de puce sont volontaires. Il existe un groupe de rebelles, luttant contre le système et faisant valoir leur droit à leurs émotions. Jade, qui jusqu'ici avait une vie bien tranquille, où elle ne se posait aucune question, va rencontrer au centre un déficient rebelle, qui va bouleverser son quotidien. Assez semblable à toute les autres dystopies donc... pourtant le livre présentait un sérieux potentiel, qui a été gâché par le fait qu'on ne sort absolument des schémas habituels de la dystopie. Au contraire de titre comme Hunger Games, Divergent ou encore L'Epreuve, Digitale prend un peu de tout ces éléments pour créer un mélange pas vraiment digeste. Le début du récit prend son temps, pour faire découvrir le système en place, les personnages et l'intrigue de fond, puis tout va beaucoup trop vite, trop d'actions, de retournements de situations et d'infos à avaler.

La lecture de ce livre régalera les amateurs de dystopie, j'ai beaucoup aimé ce que j'ai lu, bien que mon petit côté lecteur exigeant en attendait beaucoup plus. Etant un coup de coeur des éditeurs, je pensais que PKJ allait nous faire découvrir un nouveau style de dystopie, mais ce ne fût pas le cas. 
Pour découvrir Digitale, et la nouvelle voix de la dystopie française, rendez-vous en librairie le 20 août prochain ! 

Sous le brouillard de 2108 de Dust Llafdiez de Ravicelau


Sous le brouillard de 2108 est un roman d'anticipation qui va paraître courant 2015 aux éditions Rebelle dans un format papier, le format numérique sera disponible le 24 Janvier. Il s'agit du premier roman de  Dust Llafdiez de Ravicelau (que je trouve impossible à retenir lol).



Quatrième de couverture : 

Dans un monde détruit après une catastrophe environnementale sans précédent, l'inspecteur Seth Farrer enquête sur le tragique assassinat de sa femme et de sa fille. Mis à l'écart par son supérieur, il va faire la connaissance de Lorelei, une étrange jeune femme douée de pouvoirs psychiques. Aidé par cette dernière et grâce aux deux seuls indices dont il dispose - une gourmette trouvée sur les lieux du crime et une inscription en lettre de sang laissée par l'assassin -, Seth va peu à peu se rapprocher d'un meurtrier présumé : le crime semble lié à un sombre trafic de Cronédol clandestin, un puissant analgésique devenu une drogue. Quant à la gourmette, elle appartiendrait au frère de Lorelei, décédé alors qu'elle était enfant...





Merci à Rebelle Editions pour cette lecture avant-première que j'ai vraiment adoré. 

Mon avis : Un récit à la fois futuriste et dystopique, où notre monde se retrouve enfoui sous un brouillard constant dû à une pollution constante de notre part, un monde où désormais beaucoup de gens sont malades et meurent dans d'horribles souffrances. Dans ce roman, le monde est plus ou moins tenus par la firme pharmaceutique Oxycorp, et Seth, un flic de la ville, enquête sur divers meurtres et incidents dans la ville. Une fois qu'il termine sa journée, son plaisir dans ce monde de désolation est de retrouvée sa petite famille et son chez soi, un jour qu'il rentre après une journée harassante, il trouve les cadavres de son épouse et de sa fille, sauvagement assassinées. Sur le mur, une phrase : "O donne, O reprend"  et un seul et unique indice : une gourmette avec le nom de Pierre et une date. Seth se lance dans une quête vengeresse dans laquelle il emmènera Lorelei (que j'adore ce prénom !), une femme aux pouvoirs psychiques vraiment utiles pour l'enquêteur. Où cette enquête va-t-elle les mener ? Qui est le coupable de cette exécution atroce ? C'est ce que vous découvrirez en lisant Sous le Brouillard de 2108.


Un thriller court mais haletant que j'ai lu d'une seule traite, l'intrigue est efficace et les personnes attachants, ce duo d'enquêteurs qui n'auraient jamais du existé, fonctionne du tonnerre et on se prend tout de suite dans ce jeu de piste qui dure moins de 300 pages. L'auteur a fait le pari de mélanger des genres différents dans ce roman très court, et si j'avais une petite appréhension que cela devienne lourd, j'ai vite été transporté dans ce savant mélange détonnant. Ça fonctionne, c'est certain. Le roman laisse une bonne part aux dialogues, ce qui fait que le récit paraît toujours en action et vivant, je ne me suis pas du tout ennuyée et j'ai parfois eu l'impression de me retrouver aussi sous ce brouillard constant qui opprime la poitrine de ses habitants. Par contre, durant ma lecture, j'ai parfois eu un peu de mal avec le style de l'auteur, car bien que l'histoire soit vraiment génial, l'auteur semble vouloir prendre trop de recul dans sa façon de raconter, et je l'ai parfois ressenti dans les dialogues, où tout semblait aller un peu de trop de soi, du coup, les déductions du duo paraissaient "jouées d'avance" et me gâchaient, un chouilla, le plaisir d'en déduire des choses moi-même. Dommage. Cependant, le choix du lieu de l'intrigue, un paysage désolé, en ruine, où les gens sont malades et se baladent avec des masques, et régit par une société pharmaceutique, qui profite du malheur des gens pour se faire de la tune, devenant ainsi le véritable "maître du monde" est bien trouvé, pensé et fonctionne.  


Pour résumé tout cela, je dirais que ce récit est vraiment atypique et bien pensé, court mais très rythmé, l'histoire saura vous prendre à la gorge dès les premières pages et vous emporter avec elle dans les bas-fond de cette ville sous le brouillard. Un premier roman plutôt réussi auquel je ne reproche finalement que l'objectivité, un peu trop "surjouée" de l'auteur. 


Catégorie : Dystopie


La 5e vague (Tome 2) : La Mer Infinie de Rick Yancey

La mer infinie est le deuxième tome de la série La 5e vague écrite par Rick Yancey. Ce deuxième roman est paru dans la Collection R le 16 octobre 2014. Le premier livre est en cours de réalisation cinématographique et devrait être sur grands écrans en 2015.


Quatrième de couverture : Comment débarrasser la Terre de ses sept milliards d'habitants ? Retirez aux hommes leur humanité... Cassie Sullivan et ses compagnons ont survécu aux quatre premières vagues destructrices lancées par les Autres. Maintenant que l'espèce humaine a été presque entièrement exterminée et que la 5e Vague déferle sur la planète, le groupe se trouve face à un choix : se préparer à affronter l'hiver en espérant le retour rapide d'Evan Walker, ou se mettre en quête d'éventuels survivants avant que l'ennemi ne referme sur eux son impitoyable piège. Personne ne peut prédire à quels abîmes de cruauté les Autres sont prêts à s'abaisser, ni à quelles hauteurs l'humanité saura se hisser. La bataille finale ne fait que commencer... Ils connaissent notre manière de penser. Ils savent comment nous exterminer. Ils nous ont enlevé toute raison de vivre. Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir. Le deuxième tome de la trilogie phénomène, bientôt adaptée au cinéma par Tobey Maguire et les producteurs de World War Z, Argo, Hugo Cabret, Aviator, Gangs of New York,Ali.


Le commandant des Vagues : Originaire de Floride, Rick Yancey est diplômé de l'université Roosevelt à Chicago. Titulaire d'un mastère de littérature anglaise, il travaillera quelques années comme inspecteur des impôts, avant de décider que son diplôme lui serait plus utile s'il se consacrait à l'écriture à plein temps ; ce qui lui réussit depuis 2004. Auteur de romans pour adultes et jeunes adultes, Rick Yancey a été récompensé par de nombreux prix prestigieux, dont le Michael L. Printz Honor et le Carnegie Medal. Lorsqu'il n écrit pas, ne réfléchit pas à de nouvelles histoires, ou n'est pas en tournée dans plusieurs grandes villes des États-Unis pour parler de ses livres, Rick consacre son temps à sa famille en Floride.(source Amazon)


La Mission : Après un gros coup de cœur pour la 5e Vague que j'ai dévoré en seulement quelques heures (d'ailleurs ma maman est en train de réitérer le même exploit) je n'avais qu'une seule hâte : connaître la suite.... Ouais bah pour le coup...C'est une déception assurée.
Primo, je n'ai pas été jusqu'au bout. Malgré toute ma volonté, ce n'était juste pas possible pour moi de le continuer, j'ai été jusqu'à la moitié histoire d'en voir le maximum possible pour vous donner un avis mais autrement j'aurais abandonné.

Alors je ne sais pas ce qui t'es arrivé mon petit Rick, si c'est le coup des médias et de la retranscription du roman en film mais là, il y a clairement un truc qui a été perdu du premier ou deuxième tome. Rien, mais alors rien, ne m'a emporté dans ce roman. Ce n'est pas la faute aux personnages puisque ce sont les mêmes que le premier tome - avec un point de vue différent par rapport au tome 1 - ce n'est pas l'intrigue, car elle m'a prise aux tripes dès les premiers chapitres dans son prédécesseur. Non, le soucis vient vraiment de la narration. Décousue, sans queue ni tête, avec des flashbacks incessants et mal recoupés par rapport au reste du récit, l'auteur a perdu pied selon moi. Je me suis retrouvée à ne plus savoir où j'en étais et ce que je devais faire, poursuivre pour comprendre où en sont les personnages et ce qui s'est passé depuis le premier roman ou décider de jeter l'éponge dès le début parce que je le sentais que ce premier tome allait être bien compliqué.

C'est difficile à suivre, car compliqué dans la narration, on décroche souvent et d'ailleurs on décroche plus souvent qu'on accroche avec le récit. Il y a de petits moments où l'on a l'impression de replonger dans le maelstrom d'adoration du premier opus, mais l'auteur nous perd vite, et on recommence à ramer pour atteindre la rive. De plus Cassie est laissée de côté un peu trop à mon goût au profit de Ringer et d'autres. J'ai eu l'impression d'être délestée de quelque chose, parce que, bon sang, l'héroïne de 80% du premier tome c'est bien Cassioppée, et la *poup* direction les oubliettes la petite Cassie. Alors soit j'ai loupé une nouvelle en Vo entre deux et je suis larguée, soit je suis complètement bête et je n'ai pas compris le principe d'abandonner l'héroïne. C'est carrément dommage car j'avais classé cette dystopie dans mon top 5, et là, elle descend clairement d'un rang. Ouaip ! Je fais comment moi, pour lire le troisième tome l'an prochain ? Va falloir que je lutte pour le terminer.
Déception quand tu nous tiens.






Pure de Julianna Baggott

Pure est le premier tome de la saga Pure de Julianna Baggott, il est sortie en France en octobre 2012 aux éditions J'ai Lu.  Le second tome Fusion est disponible depuis Juin 2013.



Quatrième de couverture : Depuis qu'ils connaissent la vérité sur les Détonations, Pressia, Bradwell, Partridge et El Capitan sont prêts à tout pour renverser Willux. Petit à petit, ils organisent la résistance. Mais le Dôme n'a pas dit son dernier mot, et il dispose d'un précieux atout qui pourrait faire toute la différence...




Le Phénix : Julianna Baggott a écrit dix-huit livres au cours des douze dernières années. Pure, son roman le plus récent, est le premier tome d’une trilogie dystopique, publié par les éditions J'ai lu. Les droits cinématographiques ont été acquis par Fox 2000. The Provence Cure for the Brokenhearted, écrit sous le pseudonyme Asher, a été publié au printemps 2011. À ce jour, il y a environ cinquante éditions étrangères de ses romans.



La Mission : Voici un des livres qui m'a le plus retourné sur toute l'année, j'ai pris du temps pour réfléchir à ce que j'allais écrire pour commenter ce livre, mais même avec ce délais de réflexion je n'arrive pas à poser de mots. C'est une expérience assez troublante, ceux qui ont lu ce livre vous le diront , on n'en ressort pas indemne. Pure c'est un roman que l'on peut classer comme une dystopie noire, un roman de science-fiction aussi, en fait elle arrive (Julianna) à mélanger deux genres à la mode en les détournant intelligemment, c'est un livre que je déconseille aux lecteurs peu averti ou trop jeune. A partir de 15 ans, pas avant. L'univers est sombre, poussiéreux, étouffant d'un côté et chimique, froid et....pur de l'autre. Ces deux univers vont finir par se rejoindre avec Pressia et Partridge. Deux jeunes adolescents que tout sépare, à première vue. Les "malchanceux" qui vivent en dehors du dôme comme Pressia, se reconnaissant par leur tare, leur transformation physique. Les personnes qui n'ont pas été appelé sous le dôme avant la déflagration ont fusionné avec ce qui les entouraient. Verres, taule, briques, sable, oiseaux, poupées, sac de bagages ou encore bébés, les mère qui serraient contre elles leurs enfants les ont dans la peau, au sens propre. Ce sont des gens meurtris, transformés. Alors qu'un jour apparaît l'ennemi Pur, le monde est sans dessus dessous. 

Comme je l'ai dit plus haut, la chronique est compliquée à rédiger pour moi car je n'arrive pas à choisir des éléments précis dont je pourrais vous parler. Le monde décrit est apocalyptique, tout n'est que ruine et sable "vivant", rien ni personne n'est à l'abri. Une milice enrôle obligatoirement les jeunes de 16 ans, ce sont des jeunes modifiés physiquement et souvent peu capable de tenir une arme, ceux-là ils servent de cibles pour les autres qui s'entraînent, c'est dur, il y a du sang, des larmes tout ça crée de la boue qui vous colle aux yeux comme au cœur. De l'autre c'est un monde aseptisé, tout à l'air blanc, insonore et trop propre, on ne mange plus, les scientifiques ont mis au point une gélule qui remplace les besoins primaires, on améliore aussi les personnes sous le dôme pour en faire des soldats, des penseurs et les femmes ne sont bonnes qu'à la reproduction contrôlée. C'est assez dérangeant de penser qu'avec les avancées de la science; les Hommes n'ont pensé qu'à faire ça. Plus on avance dans le livre et plus on se trouve honteux du cocktail de raisons qui ont amené une partie des êtres humains à condamner les autres.
Ça ne ressemble en rien à ce que j'ai pu lire jusqu'à ce jour. Julianna Baggott ne peut que vous harponner le cÅ“ur et vous emmener contre votre gré dans le rôle que vous avez peut-être joué dans tout ça. C'est un beau et bon roman, qui répond à tout ce qu'on demande à un livre. Elle arrive à vous retirer le dégoût pour ces humains "atroces" et même, à vous susciter un sentiment amoureux pour le garçon aux oiseaux. 
Un coup de cœur étrange mais pas moins beau pour l'un de mes derniers livres de 2013

Icônes de Margaret Stohl

Icônes est le premier roman de la trilogie du même nom écrit par Margaret Stohl, auteure de la saga 16 Lunes, le livre est paru chez Hachette, collection Black Moon le 2 octobre 2013. C'est un roman jeunesse.


Quatrième de couverture : Tout a changé depuis le jour du Jour. Le jour où les fenêtres ont explosé. Le jour où l’électricité a été coupée. Le jour où la famille de Doloria a été frappée par la mort. Le jour où la Terre a perdu une guerre dont elle ignorait qu’elle était en cours. Depuis, Dol vit une existence simple à la campagne, à l’abri des Icônes et de leur terrifiant pouvoir. Mais elle ne pourra pas se cacher éternellement de la vérité. Elle est différente. Elle a survécu. Pourquoi ? Dol et son ami de toujours, Ro, sont arrêtés et emmenés à l’Ambassade, au large de la cité tentaculaire autrefois appelée Cité des Anges. Alors que Ro et sa compagne de détention, Tima, se débattent contre leurs ravisseurs, Dol se retrouve irrésistiblement attirée par Lucas, le fils de l’Ambassadrice. Les quatre jeunes gens ignorent encore le lien qui les unit réellement. Car leur rencontre n’a rien d’une coïncidence. C’est une conspiration. Sous le règne des Icônes, Dol, Ro, Tima et Lucas découvriront que leurs émotions incontrôlables, qu’ils ont toujours considérées comme leur plus grande faiblesse, pourraient bien constituer leur plus grande force.



L’Ambassadrice Rebelle : Margaret Stohl écrit depuis l'âge de quinze ans. C'est son passage à Amherst et à Yale qui l'a fait tomber amoureuse de la littérature américaine. A Stanford, elle a obtenu un MA en littérature anglaise, puis a étudié l'écriture à l'Université d'East Anglia, à Norwich, sous l'égide du poète George McBeth. Comme Kami Garcia, elle vit aujourd'hui à Los Angeles.



La mission : Le côté futuriste de la 4ème de couverture m'a tenté dès lors que Black Moon avait annoncé l'info sur leur page. Résultat des courses j'ai apprécié ma lecture même s'il y a quelques petits manqués.
Doloria est une jeune fille qui a vu sa famille détruite par les Envahisseurs, elle était toute petite mais cette image lui reste gravée, elle se souvient la radio qui tout à coup s'est arrêtée, le visage de sa mère qui se fige en une grimace, de son père couché au sol dans une posture non-naturelle. Elle se souvient du Padre qui l'a récupéré dans sa propre maison, mais ce dont elle ne se souvient pas c'est pourquoi elle a été épargné pendant le jour du Jour. Elle a grandi avec Furor, Ro, comme un frère, ils ont vécu en tant que glaneurs dans un petit village loin des Icônes. Leur travail consiste à produire de la nourriture, dans le calme, sans se rebelle, obéir. Mais sans comprendre pourquoi, un jour des soldats partisans arrivent et tue le Padre et leur truie, Ramona. Elle voit sa vie défiler sous ses yeux, mais ils ne la tuent pas, ils l’emmènent avec eux sur les Rails. Tout bascule, Ro lui court après, un étrange mercenaire la sauve mais ils la rattrapent tout de même ils sont encerclés, direction l'Ambassade. Le pire endroit pour un Glaneur, encore plus pour des enfants Icônes.

Ce roman c'est un mélange réussi de dystopie et de science-fiction, les envahisseurs nommés les Seigneurs sont des êtres qui régissent tout depuis Le Jour mais qui sont Sans-Visage, on sait qu'ils sont là mais personne ne les a vu, comme des régents  dans l'ombre, personne ne doute de leur existence et tout le monde craint leur courroux. L'ambassadrice Amarre encore plus, elle est une partisane de l'invasion des Sans-Visage elle régit le Chantier près de son Icône. Ah oui. Vous aussi vous êtes perdus ? Le principal défaut du roman réside en ce petit paragraphe. Je n'ai pas utilisé l'entièreté de la terminologie du texte, mais il est sûr qu'il y a un réel soucis avec ce côté du roman, parti prit ou non, je n'en sais rien, mais au fil des lectures que je fais des différents blogs, ce problème est récurrent, il empêche le lecteur de comprendre tout les enjeux de la quête de Furo et des rebelles. On comprend l'idée d'un énorme chantier où les humains sont asservis jour et nuit à la construction de quelque chose qui à l'air vital pour les Seigneurs, on comprend que la Chute doit être un endroit désolé. Mais quoi ? Ce n'est pas assez précis, ce n'est pas assez claire, et pourtant cela devrait l'être car on suit l'histoire au travers des yeux de Doloria. Personnage qui connaît tout de l'histoire de son pays. Il aurait été aussi sympa de faire un glossaire en fin du roman pour qu'on puisse s'y référer et comprendre une bonne fois pour toute de quoi il pouvait s'agir. Mais non, malheureusement l'auteure a fait le choix de garder ça pour un second tome, je m'avance en disant cela, car je ne sais pas vraiment ce qu'il en sera. Bref, c'est vraiment LE gros point noir du roman.

En dehors de cela j'ai trouvé l'histoire fraîche, novatrice et franchement bien écrite. On entre difficilement dans le monde à cause du problème cité plus haut, mais l'ambiance est autant envahissante que les Sans-Visage, on est appelés et happés à entrer dans ce monde et j'y ai plongé volontiers car c'est vraiment une histoire que j'ai apprécié. C'est un roman de science-fiction jeunesse, on retrouve certains impondérables de la SF UFO mais ça s'arrête là, ça permet d'ouvir le roman à un plus grand nombre, sans partir dans des hypothèses loufoques ou à des explications scientifiques rationnelles ou non, non-abordable par les non-initiés.
J'ai apprécié ces quelques heures trop courtes dans le roman et j'ai aimé comment le fil de l'histoire se déroule comme une longue bobine de laine à chat.  Les personnages sont àa la fois clairs pour certains, très (trop) mystérieux pour d'autres, ici les enfants Icônes n'est pas le club des 5, quand ils se découvrent ils ne deviennent pas des amis inséparables de par leur condition ; ils gardent leur personnalité et doivent essayer de coexister ensemble même si pour Lucas-Ro et Tima-Dol ce sont des relations qui vont s'avérer extrêmement compliqué. L'evolution va se faire petit à petit, c'est un plutôt bon tome d'introduction avec quelques défauts qui n'ont pas gâché ma lecture.



Effacée de Teri Terry

Effacée est un roman de Teri Terry paru chez LaMartinière Jeunesse en septembre 2013. C'est le premier tome de la saga du même titre. La parution française du second tome a été annoncé il y a quelques semaines.




Quatrième de couverture :
Condamnée à avoir la mémoire effacée pour un crime dont elle ignore tout, Kyla part en quête de son passé.
2054. Les criminels de moins de 16 ans sont hospitalisés, leur mémoire effacée, leur agressivité gommée et leur béatitude renforcée. Ils doivent repartir de zéro, contrôlés par un appareil greffé sur leur bras.
Kyla, 16 ans, a ainsi été «réinitialisée» et doit tout réapprendre sous le contrôle sévère de ses nouveaux parents adoptifs. Malgré son effacement, elle fait d'étranges cauchemars et se découvre des aptitudes qu'elle ne devrait plus avoir. Comme si son passé s'obstinait à remonter à la surface...
Contrairement à la plupart des Effacés, Kyla est moins encline à l'obéissance, semble être capable de supporter des situations violentes et lorsque des lycéens commencent à disparaître, elle s'interroge...
Avec l'aide de Ben, effacé, lui aussi, elle décide de tenter de comprendre mais cela s'avère plus difficile que prévu. Et Kyla n'est pas certaine de vouloir assumer ce passé qu'elle sent progressivement revenir à elle...


La globe-trotteuse effacée : Teri Terry est britannique. Elle a vécu en France, au Canada, en Australie et en Angleterre. Après avoir voyagé dans le monde et travaillé comme bibliothécaire, elle a décidé de se consacrer à l'écriture. Effacée est son premier roman.

La mission : Un roman dont la couverture me donnait très envie, et j’ai pris autant de plaisir à regarder la couverture qu’à lire le livre. Une histoire originale, un aspect un peu dystopique qui change du « déjà-vu », Teri Terry nous fait parvenir une histoire fraîche que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire.

Kyla est une effacée, un terme qui désigne une catégorie de personnes vivant dans un Angleterre futuriste, les effacés sont des adolescents rebelles ayant fait des choses plus ou moins grave dont on efface la mémoire. Après leur réapprendre à vivre, les effacés sont « intégrer » dans une famille. On leur apprend à les appeler papa et maman, alors même qu’ils ne savent pas d’où ils viennent et qui sont leurs vrais parents. C’est sur ce jour que commence l’histoire, Kyla est prête à être adoptée, et ses nouveaux parents débarquent avec une autre fille, sa sÅ“ur, Amy. Vite elle découvre que sa mémoire n’a pas été totalement effacé et que certains aspects de son ancienne personnalité reparaissent. Son ambidextrie, son don pour le dessin, une repartie qui ne peut pas s’additionner à son nouveau rang d’effacée, considérant qu’à son stade elle ne devrait être capable de ne répondre que très peu de choses et toujours dans une béatitude à toute épreuve, elle commence à immiscer le doute dans les esprits des différents docteurs et assistantes qui l’accompagnent dans sa nouvelle vie comme le docteur Lysander qui est à l’origine de sa « reprogrammation ». Kyla se retrouve à devoir choisir entre une belle et simple vie d’effacée et son envie de rallier à son passé.

Le « fond » de l’intrigue c’est un Londres futuriste qui a subi plusieurs guerres civiles, à la suite d’une trêve, les deux camps adverses ont décidé de trouver une entente sur la façon dont sera gouverné l’Angleterre et cette entente c’est le programme de « réinitialisation » . Teri Terry a réussi à créer une réelle Londres futuriste, même si à part les lieux vraiment connus, elle n’a pas pris assez de soin à décrire les différents lieux, si ce n’est le lieu résidentiel de Kyla et l’hôpital où se rend chaque semaine Kyla. C’est ce qui fait le réel défaut du livre, sinon je n’ai pas trouvé grand-chose à en redire. Certains trouveront Kyla un peu niaise par moment, mais étant donné son « Ã©tat » elle ne l’est pas tellement, car si on la compare à Ben, elle est beaucoup plus vive que lui et que tous les autres effacés.

Les personnages sont plus ou moins bien travaillés, en tout cas assez pour ce premier tome qui pose l’histoire, entre Ben, Amy, Kyla, le docteur Lysander, la mère de Kyla, chacun nous font découvrir leurs caractéristiques au fur et à mesure, réservant même de petites surprises. Une intrigue qui se pose mais qui promet une suite qui se veut des plus intéressantes, j’attends la suite avec impatience et elle a été annoncée sur la page de l’éditeur il y a quelques jours de cela.
Afin de trépigner d’impatience avec moi, je vous invite à lire ce roman de la globetrotteuse Teri Terry qui saura vous amener dans son monde.

La 5e Vague de Rick Yancey

La nouvelle claque de la Collection R ! Cette collection ne cesse de m'impressionner par ses choix toujours juste et pleins de bons sens ! La 5e Vague est un roman de Rick Yancey paru en mai 2013 dans une collection de Robert Laffont. C'est 608 pages d'un récit post-invasion.



Quatrième de couverture :
1re Vague : extinction des feux. 2e Vague : déferlante. 3e Vague : pandémie. 4e Vague : silence.La 5e Vague arrive...

À l'aube de la 5e Vague, sur une autoroute désertée, Cassie tente de Leur échapper... Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés.
Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. Elle se raccroche à cette règle jusqu'à ce qu'elle rencontre Evan Walker. Mystérieux et envoûtant, ce garçon pourrait bien être son ultime espoir de sauver son petit frère. Du moins si Evan est bien celui qu'il prétend...

Ils connaissent notre manière de penser. Ils savent comment nous exterminer. Ils nous ont enlevé toute raison de vivre. Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir...


Le commandant des Vagues : Originaire de Floride, Rick Yancey est diplômé de l'université Roosevelt à Chicago. Titulaire d'un mastère de littérature anglaise, il travaillera quelques années comme inspecteur des impôts, avant de décider que son diplôme lui serait plus utile s'il se consacrait à l'écriture à plein temps ; ce qui lui réussit depuis 2004. Auteur de romans pour adultes et jeunes adultes, Rick Yancey a été récompensé par de nombreux prix prestigieux, dont le Michael L. Printz Honor et le Carnegie Medal. Lorsqu'il n écrit pas, ne réfléchit pas à de nouvelles histoires, ou n'est pas en tournée dans plusieurs grandes villes des États-Unis pour parler de ses livres, Rick consacre son temps à sa famille en Floride.(source Amazon)


La mission : J'ai lu ce livre dans le cadre du week-end à 1000 pages par Lili bouquine, une blogueuse sympa et adorable que j'aime beaucoup suivre, même maintenant qu'elle a sa coupe à la Jon Snow ;-)
Pour en venir au livre lui-même je peux avouer sans honte que j'ai été très mais alors TRÈS agréablement surprise. Je m'attendais vraiment à une sorte de récit post-apocalyptique où l'armée, le Gouvernement auraient décidé de prendre les rennes une bonne fois pour toute en lâchant sur le monde une déferlante de vague, justement, dévastatrice. Mais que nenni messire ! Nous nous trouvons ici même dans un récit qui traître d'Aliens, Extraterrestres, Ovni, enfin je ne sais quel nom vous donnez à ces petits êtres dans votre jolie bourgade, mais le truc vraiment génial avec ce récit, c'est que l'image même de l'envahisseur est changée du tout au tout. Alors pour ceux qui aiment Paul ou ET, désolés mais vous allez être déçus. En revanche pour ceux qui aiment le côté psychologiquement envahissant de ces êtres, vous allez adorer et le mieux dans tout ça, c'est qu'il se trouve que Rick Yancey a réussi à rendre son roman accessible à tous. Oui, oui ! De la science-fiction que l'on peut lire de 14 à 99 ans (avec des bonnes lunettes pour les plus âgées). 

On y trouve des personnages plus intéressants et différents les uns que les autres ! Le secret de ce roman c'est vraiment ça, cette pluralité de personnages, pas d'ennuies, pas de redondances ou de moments qui s'étendent sur des chapitres. Alors bien que j'ai mon personnage favori et mes moments de narration favori qui ne se trouvent pas être ceux avec Cassie mais ceux de Zombie. Oui, Zombie, vous comprendrez pourquoi ce nom en le lisant. Les moments dans la base militaire sont vraiment à mon sens, les meilleurs, car ils nous en apprennent plus sur COMMENT survie le pays depuis l'arrivée des Autres, comme ils les appellent. 4 Vagues ont déjà ravagé le monde en quelques semaines, les survivants attendent tous la prochaine, que leur réserve les autres. C'est dans ce tourment et ce questionnement perpétuel que vit Cassiopée alias Cassie (oui, cette fille déteste son prénom, une chose qui est à mon sens, impossible), la perte de son frère Sammy, parti en bus avec les autorités que Cassie sent comme être des Autres, est vraiment son moteur dans le roman, elle ne vit que pour lui ramener son Ours en peluche, adorable personnage dépourvu de paroles et de mouvements mais qui se trouve tout de même être attachant (Je sais ce que sait que de s'attacher à ces petites choses, je dors toujours avec la mienne, mais chuuuuut). Elle est forte, et sans pitié, avec la présence des Traqueurs et des Autres, elle est prête à tirer sur tout ce qui bouge. Mais elle va être amenée à croiser la route d'Evan Walker le type qui "ressemble à Clark Kent) c'est pour dire ! Elle qui vit en solitaire ne poursuivant qu'un seul but, va se prendre dans les filets de la compassion et le retour à une certaine civilisation qui vont la fragiliser. Ce sont des personnages vraiment magiques, dans le sens où il est difficile de ne pas les apprécier à minima.

Les lieux autrement dit : Les décors sont ceux, cette fois-ci, d'une ville post-apocalyptique. La nature y reprend ses droits, les bâtiments s'écroulent et la vie n'y est plus vraiment possible. Des voitures y sont stoppées, comme-ci la vie avait soudain disparue de la surface de la planète, les affaires des gens sont encore sur les banquettes et dans les coffres, parfois la voiture est encore "habitée" si vous comprenez ce que je veux dire. Forêts, villes, campagne et fort militaire, c'est une fresque de lieu plus vraisemblable les uns que les autres et ils sont décris de telle façon que l'image vient d'elle même, les adorateurs de Walking Dead associeront sans mal l'océan de voitures abandonnées ou la forêt pas vraiment sans danger. Bref, j'ai vraiment accroché à l'ambiance ce récit et j'en veux encore. L'écriture mettant surtout en avant l'action brut et la survie m'a plus que plus et c'est une lecture où je ne suis, psychologiquement, pas sortie indemne ! 
Je recommande avec vigueur ce coup de coeur de la collection R ! 



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