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Docteur Sleep de Stephen King


Premièrement paru en France aux éditions Albin Michel en 2013, Docteur Sleep est disponible en poche depuis Mars 2015. Docteur Sleep se place dans la continuité d'un de ses plus grands romans : Shining ! 


Quatrième de couverture : Danny Torrance a grandi. Ses démons aussi... Hanté par l’idée qu’il aurait pu hériter des pulsions meurtrières de son père Jack, Dan Torrance n’a jamais pu oublier le cauchemar de l’Hôtel Overlook. Trente ans plus tard, devenu aide-soignant dans un hospice du New Hampshire, il utilise ses pouvoirs surnaturels pour apaiser les mourants, gagnant ainsi le surnom de « Docteur Sleep », Docteur Sommeil. La rencontre avec Abra Stone, une gamine douée d’un shining phénoménal, va réveiller les démons de Dan, l’obligeant à se battre pour protéger Abra et sauver son âme...





Mon avis : Shining, la suite ! Enfin, non pas que la fin de Shining nous laissait sur un détail qui laissait présager une suite, mais on ne pouvait pas laisser le petit Danny Torrance et notre affection pour lui, bloquée au sortir de l'Overlook.

Le petit Danny a bien grandi, et ses démons aussi ! Voilà ce que l'on nous promet pour Docteur Sleep. Après une petite partie du roman sur l'enfance de Danny, ses fantômes et sa façon d'appréhender son don, nous voici projetés dans nos années, en plein 21e siècle auprès d'un Danny Torrance vieillissant et qui, après moult péripéties, est devenu l'ange de la Mort d'une maison de repos dans une petite ville. Sa raison de sa venue ici ? Une jeune fille, Abra, que l'on suit au fil des chapitres et qui  se trouve avec un don bien plus fort que celui de Danny. Loin de nos deux protagonistes, un clan ! Le NÅ“ud Vrai, une vraie plaie, qui se nourrie des capacités hyper-sensorielles d'enfants comme Abra pour continuer à vivre. Des créatures sanguinaires, affolantes, affreuses qui n'ont aucune pitié à l'idée de tabasser un enfant pour en faire sortir le meilleur, la source de la vie, son essence. La petite Abra voit le jour, et la dirigeante du NÅ“ud Vrai le sent : quelque chose de puissant est née. Mais quoi ? Jusqu'au jour où elle prend connaissance d'un bébé aux pouvoirs ahurissants, jusqu'au jour où Abra entre dans la tête de Danny, jusqu'au jour où la traque commence. 

Jouissif, ce roman de Stephen King l'est à n'en point douter, bien construit, alléchant et rendant curieux même le plus je-men-foutiste des lecteurs, le personnage d'Abra ne peut laisser personne indifférent. Alliant le côté fantastique, avec des personnages autant dans l'émotion, ne pouvait que créer une suite digne d'un chef d'oeuvre. Si Shining reste l'une des œuvres majeures de la vie d'écrivain de SK, Docteur Sleep n'a rien à lui envier. Plus profond, plus construit, plus intriguant : cette suite s'inscrit dans l'évolution de l'auteur. Ayant pris des gallons au fil des livres et des années, Docteur Sleep est une oeuvre colossale qui se lit sans aucune difficulté et avec envie accrue de connaître la suite, encore la suite. On retrouve un Daniel Torrance fils, plus attachant encore qu'en étant petit, on retrouve des personnages auxquels on s'était attachés en tant que lecteurs ; ici l'auteur nous les remet sur un plateau d'argent, agrémenté de ces quelques autres qui relèvent plus encore le goût du plat principal : Shining.
Faut-il avoir lu Shining pour apprécier Docteur Sleep ? Je le pense sincèrement, même si comme dit plus haut, il ne s'agit pas d'une suite directe mais plutôt d'une continuité autour d'un personnage. Mais Shining est tellement bien, rien qu'histoire d'avoir des appétences littéraires il faut le lire.
Ce Stephen King est un des meilleurs que j'ai lu, peut-être le meilleur car il allie tous le meilleur de l'auteur dans 500 pages ! A consommer sans plus attendre ! 

La Chasse Sauvage #1


Après Chasse sur les toiles qui est mon rendez-vous cinéma et, mon rendez-vous sur les séries, je reviens avec La Chasse Sauvage qui traitera tout à trac des films et séries que j'ai vu dans la semaine. 


Je regarde vraiment pléthore de choses, ayant divers abonnements à des services de VOD ou le cable, en plus des films que j'emprunte en médiathèque, je n'en finis pas de faire des découvertes, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. 
Aujourd'hui, je vais vous parler des quelques films qui sont vraiment dans les deux catégories.





The Pyramid : Un film d'horreur avec Ashley Hinshaw, James Buckley, Denis O'Hare, Christa Nicola actuellement au cinéma, et que j'ai eu l'occasion de voir en dehors des salles sombres. Le spitch avait tout pour me plaire : un casting plutôt sympa, une "intrigue" originale avec un mystère à résoudre et un sujet qui intéresse ma pauvre âme : l'égyptologie. Deux égyptologues, targués de deux journalistes trouvent une pyramide à trois faces dans le désert (jusque là normal), à l'ouverte de celle-ci, un gaz étrange se répand, tuant sur le coup l'ouvrier (mais personne ne se pose de question : normal ? ), plus tard les investigateurs, en raison des dissensions actuelles en Egypte sont priés de quitter le site. Mais voilà, la jeune Nora Holden ne veut pas en démordre et désobéit à son père et co-équipier Miles Holden et envoie une caméra dans les vestiges, caméra qui se retrouve HS au détour d'un couloir. Bref, ils vont en venir à entrer dans la pyramide : grossière erreur.

Fiche allociné
Voilà pour l'histoire, sans spoilers, de ce film. Alors que j'étais super enthousiaste quant à l'idée principale du film, j'ai vite déchanté, déjà l'actrice interprétant Nora joue mal, oui, et ce n'est pas le doublage qui est en cause, puisque je l'ai regardé en VO. Surjouant son rôle de jeune chieuse à fond, elle a vite réussi à titiller mes nerfs pour finalement me rendre complètement en aversion pour ce personnage. Le schéma du film reste classique, chcun meurt de façon plus ou moins spéctactulaire, les uns après les autres, pour ne laisser qu'un trio de fin puis une unique personne (je vous laisse deviner laquelle ?) qui, par pur hasard, réussit à rendre le "super-méchant" plus patient, jouant avec sa victime, alors qu'auparavant : un coup de griffe, crac, boom et vlan : sacrifié. Avec une chute plus que douteuse qui peut laisser présager une suite (Dieu, faîtes que non !), le film ne m'a pas effrayé, il a joué avec mes nerfs, certes, mais puisque c'est enervant de voir une si bonne idée de départ devenir comme ça. Flûte, crotte et chiotte, à quand un prochain VRAI film d'horreur. Je ne pourrais que déconseiller de dépenser autant d'argent dans une place de ciné pour un tel film, gardez vos pièces pour d'autres films qui en valent deux fois plus le coût ! 




Millenium : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, avec Daniel Craig et Rooney Mara dans les rôles titre. Une adaptation de la trilogie suédoise de Stieg Larsson ! L'histoire de Lisbeth et Mickael. Elle pupille de la nation et, rebelle, très bonne investigatrice qui manie les outils informatiques comme personne et Mickeal, la vedette du magazine indépendant Millénium, qui après un procès va perdre tout ses biens et sa crédibilité. Mickael est appelé par un riche homme qui vit avec toute sa famille sur une île et lui propose le boulot du siècle, trouver ce que est arrivé à la petite Harriet il y a quarante ans de cela, contre des informations pour faire enfin tomber le manitou de la finance. Au cours de sa quête Mick va finir par travailler avec Lisbeth. Plus ils s'approchent du but, plus l'étau se resserre, quelqu'un ne veut pas qu'on découvre la vérité.

Fiche allociné

Une claque ! Vraiment, magnifique création ! N'ayant pas lu la trilogie de Stieg Larsson je ne peux pas juger de la cohésion avec le roman, mais d'un point de vu scénario et casting c'est tout bonnement sublimissime, on est mené par le bout du nez du début à la fin, et si de prime abord les personnages m'ont paru froid je me suis vite éprise du duo que forme le journaliste et la pupille. Excellent en tout, ce film de 2h37 m'a fait passer une excellente soirée, et je le met d'office dans le top 10 de mes meilleurs films ! 

Cornes de Joe Hill



























Cornes est un roman de Joe Hill, le fils de Stephen King, paru pour la première fois en France en Septembre 2011 aux éditions JC Lattès puis publié chez J'ai Lu en format poche en 2013. Le roman connaît actuellement un nouveau souffle grâce au film d'Alexandre Aja, Horns, avec dans le rôle Ig Parish : Daniel Radcliffe.



Quatrième de couverture :
Au début, Ig croit que les cornes sont une hallucination, celle d’un esprit malade, rongé par la colère et le chagrin. Cela fait un an que Merrin Williams, sa bien-aimée, a été violée et tuée dans des circonstances inexplicables. Depuis, reclus dans sa solitude, il vit un enfer, et il a plus de raisons qu’il n’en faut pour sombrer dans la dépression. Pourtant les cornes sont on ne peut plus réelles. Jadis, Ig le vertueux faisait partie des privilégiés : né dans une famille riche, second fils d’un musicien renommé et frère cadet d’une star montante de la télé, il avait la sécurité, l’aisance, une place reconnue au sein de sa communauté. Ig avait tout pour être heureux, plus encore il avait Merrin et un amour réciproque, auréolé de magie, fondé sur les mêmes rêves. Mais la mort de Merrin a tout détruit. Seul véritable suspect, Ig n’a pourtant jamais été accusé ni jugé. Et donc jamais innocenté. Pour le tribunal que constitue l’opinion publique de Gideon, sa ville natale du New Hampshire, Ig aura beau dire ou faire, il est et restera toujours coupable, car ses parents riches et influents ont exercé des pressions pour faire boucler l’enquête. Il est abandonné de tous, Dieu y compris. De tous, sauf de son démon intérieur… Et voilà qu’Ig se retrouve soudain doué d’un nouveau pouvoir, assorti à son nouvel aspect et tout aussi terrible, un macabre talent qu’il compte bien utiliser pour retrouver le monstre qui a tué Merrin et détruit sa vie. Être bon, prier… tout ça ne l’a mené nulle part. Il est temps de prendre sa revanche… Il est temps de donner sa part au diable… (source : JC Lattès)




Hill en quelques mots : Joe Hill, auteur des best-sellers Cornes (en cours d’adaptation au cinéma) et Le Costume du mort, a par ailleurs obtenu le prix Eisner du meilleur scénario. (source : JC Lattès)



La Mission : Un livre parfait pour votre soirée Halloween, le fils du maître incontesté de l'horreur, entre dans les pas de son paternel et à réussi à me mettre mal à l'aise les 3/4 du livre. Ig Parish est un homme qui a tout pour lui, brillant étudiant et fiancé à la plus belle fille du quartier, en plus né dans une famille aisée, on pourrait penser que tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais voilà, un soir, après une violente dispute, Merry est retrouvée morte dans la forêt près de l'ancienne usine desaffecté, battue violemment et violée, tout laisse à penser que c'est Ig lui même qui a fait le coup. De plus tout les avis convergent vers le même coupable. Ig se noie dans l'alcool et la tristesse pendant un an. Mais voilà qu'un jour, il se réveille avec des cornes qui lui poussent sur la tête. Pire, ces cornes ont d'étranges pouvoirs sur les autres. Qu'est devenu Ig ? Et si ces cornes, qui font dire la vérité sans rien cacher, pouvaient l'aider à trouver le coupable ? A mi-chemin entre la raison et la folie, Joe Hill nous emmène dans un combat entre le bien et le mal au sein d'une seule personne, Ignatius. Frissons garantis !


Fan du papa du Joe Hill, je ne m'êtais encore jamais attaquée à ce que pouvait faire son fils. Après une séance au ciné de ma mère, celle-ci en revient sur les fesses par le film Horns, qui est adapté, comme vous le savez déjà, de ce roman. Lors d'un flanage dans un rayon de librairie, le petit m'est tombé dans les mains, je ne voulais pas le laisser seul et sans défense - d'autant plus qu'il était parfait pour la saison - alors il est passé avec moi par la case "Caisse" et le voilà déjà lu. J'ai vraiment dévoré ce roman, il est plein de génie et Joe Hill a vraiment une maîtrise de ses personnages qui le rend presque égal à son père. Avec une grande importance pour la psychologie et la place de la Foi, l'auteur réussit à nous emmener dans les délires Ig dû à ses cornes, avec pour saupoudrer le tout, une flopée d'images bibliques (le Nue, la Pomme et l'Arbre, les Serpents) et c'est franchement réussi. Ça instaure d'emblée une espèce de mysticisme poisseux entre le livre et le lecteur. Joe ne prend pas de pincette mais ne fait pas du tout son prêche sur ce qu'il pense de la religion, non. Ici la religion est la raison du livre, d'ailleurs le fils conducteur du roman est le collier de Merry. Une simple croix en Or sur une chaîne, c'est par là que tout commence et c'est avec elle que tout fini. Un vrai géni. Ig va souvent être confronté à son second moi, d'ailleurs une scène m'a réellement glacé les sangs, celle avec la vidéo-surveillance, *brouuu*, j'en ai encore des frissons pleins les bras, je n'ai d'ailleurs pas voulu aller me coucher sur cette image, de ce fait j'ai lu une cinquantaine de pages en plus (mais tout est effrayant, j'aurais pu le lire d'une traite dans ce cas). Mais Hill nous ramène aussi une touche d'humour, un humour pince-sans-rire qui m'a conquise, car imaginez votre voisin qui vous avoue ses pires secrets sans s'en rendre compte, des choses à, la limité du salace ou de la violence, c'est dérangeant mais en même temps ça force le sourire, et j'ai bien rien, vraiment. Je pense même que cela était nécéssaire pour souffler un peu dans le récit. Bref, j'ai adoré de long en large. La ville est bien décrite, les personnages superbement travaillés, l'idée de roman hyper originale et prenante. Un sans faute pour ce premier roman que j'ai lu de Joe Hill et un roman excellent pour passer une nuit blanche pour Halloween. Alors prêts pour l'effroi ? 


67/80



Coup de cœur pour la nouvelle édition américaine, que je trouve sublime et qui colle superbement à l'ambiance ésoterique du roman !

Rendez-vous en série #3


Je vous avais dit que je reviendrais avec tout mes rendez-vous et de façon plus régulière et je décide de me relancer ce samedi avec le rendez-vous semainier lancé par ma copinaute Elixir de Livres, qui d'ailleurs, elle aussi revient après plusieurs semaines d'absence.

Aujourd'hui je reviens pour vous parler d'une série glauque à souhait, avec des effets spéciaux au poil, qui glissera des frissons sur votre peau à coup sûr à chaque épisode. Le petit plus de cette série c'est qu'elle est tirée d'un roman à succès que j'ai adoré : Dragon Rouge de Thomas Harris.



Créée par Bryan Fuller (2013)
Genre Thriller
Statut
En production
Format 42 minutes 

De quoi ça parle : Vous connaissez tous plus ou moins le personnage de Hannibal Lecter interprété par Anthony Hopkins et sa "coéquipière" Clarice. Ici on se place plusieurs années avant ses évènements, dans Dragon Rouge, le docteur Lecter est encore à son poste de psychiatre et il va être en charge de surveiller l'état mental de Will Graham, un agent du FBI ayant des soucis mentaux dû à une encéphalite sévère, Will qui enseigne dans une célèbre université des Etats-Unis va être engagé à nouveau par Jack Crawford, qui est pris dans une enquête compliquée et qui n'arrive pas à s'en défaire. Un tueur en série massacre ses victimes dans la longueur puis les met en scène grâce à des bois de cerf. Le FBI piétine et ils ont besoin de Will, qui a l'aptitude de rentrer dans la tête du tueur et de comprendre son projet, son dessein. L'affaire se complique quand on comprend, nous spectateur, que cet éventreur et son copieur ne sont autre que le docteur Lecter lui même, et qu'il essaie doucement de faire sombrer Will dans la folie. 

Etant arrivée à la seconde saison, je ne vous en dis pas plus, mais autant la première saison est superbe de par sa qualité artistique et visuelle, mais aussi de par son intrigue, mais la saison 2 est un meilleur cru qui voit Will entrer dans le jeu de la folie pour mieux en sortir. Un régal pour les yeux, malgré les images horribles que nous donne à voir Bryan Fuller. D'ailleurs dans une interview que j'ai lu dans le magazine SciFi Now de Septembre 2014, celui-ci nous parle de sa scène préféré qui n'est autre que le mélomane. Pour ma part j'adore la scène du juge de la saison 2. Quand vous verrez vous saurez de quoi je parle et pour ceux qui ont déjà vu, je serai curieuse de savoir quelle est votre scène macabre favorite ? Quoique le totem de la saison 1 est aussi pas mal dans le genre glauque.



Pourquoi regarder : Parce que c'est artistiquement bien fait et d'ailleurs rien que pour ça la série fût sauvé par ses Fannibals pour une saison 2. Parce que l’intérêt pour la série monte crescendo au fil des épisodes et que le destin de Will Graham et d'Hannibal finit par être d'une importance vitale pour vous. Vous ne savez finalement qui du tueur ou du fou vous préférez le plus. Car c'est en tout point une série OVNI qui vous sortira de vos habitudes télévisuelles et qui donne du punch à l'avenir de la série en général. Parce que les deux premières saisons sont en français et que le doublage est vraiment très bon ! 





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