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Tryskellia,Manuscrit Premier : Le crépuscule des Sirènes de Didier de Vaujany


Le Crépuscule des Sirènes est le premier manuscrit d'une série de 4, qui se déroule au royaume de Tryskellia. Actuellement deux tomes sont parus, aux éditions Beaurepaire.

Quatrième de couverture : Sur la lande des Hautes Citadelles, la reine Lyianne célèbre les dix ans de ses filles Iréade et Harmonéï, entourée des illustres peuples de l'ancienne Alliance. Dix ans de paix aussi, depuis le sacrifice du prestigieux cercle des douze sorciers, depuis la chute du traître Volgardh. Pourtant, a coeur des terres du Brûle-d'Âmes, une ombre oeuvre pour prendre le pouvoir sur le monde, le faire basculer dans les ténèbres. L'attaque est sournoise, dirigée contre les jeunes héritières du royaume. Grands-Elfes, Halghorns, Elfelynes, Humains et autres peuples s'unissent alors contre ces nouvelles ennemies, Edénaïr et Raya, Sirènes jadis bannies, sorcières aux pouvoirs de magie noire retrouvés. Le Sanctuaire de l'île d'Ardance n'est désormais plus leur terre d'exil, mais leur imprenable forteresse...

*PARTENARIAT AVEC L'AUTEUR*
Merci encore ! 

Mon avis : Il y a quelques jours je finissais mon voyage dans l'univers magique de Tryskellia, l'auteur m'invitait à découvrir le récit de Tara, conteuse parmi les conteuses, qui relate les histoires incroyables de ce monde magique. Dès lors, je me suis dis : "Il ne s'agit donc pas d'un simple roman ! Non, c'est un conte ou alors la retranscription d'un mythe ! " Et je ne me suis pas trompée, Didier de Vaujany nous invite à un véritable voyage....





Magnifique et plaisante, la plume de Didier de Vaujany a su m’envoûter dès les premiers mots. La première phrase aurait pu être Il était une fois....car cette formule magique vaut autant pour les contes classiques que pour ce manuscrit premier dans lequel l'auteur nous raconte une des nombreuses péripéties de Tryskellia. C'est un récit à plusieurs voix dans lequel le lecteur se perd avec plaisir pour pour y croiser divers créatures et êtres magiques, de la fée au centaure en passant par les nains. L'auteur nous propose pléthore de personnages et de situations en tout genre pour mener à bien une quête qui va s'étendre chronologiquement : sauver Iréade et Harmonéï, les filles jumelles de la reine Lyianne, de la malédiction lancée par les sirènes pernicieuses. L'une a perdu ses lèvres, quand l'autre ne voit plus. Les deux sÅ“urs vont remettre leur destin entre les mains des différentes nations de Tryskellia, mais le temps va finir par presser et les deux prétendants des princesses se jetteront corps et âmes dans la bataille. Un récit envoûtant au souffle épique.

Ce conte pour grands enfants à tout pour plaire, il est raconté d'une belle voix, et est rédigé sous une belle plume. D'ailleurs je tiens à faire une mention spéciale pour l'illustrateur de la couverture pour son travail magnifique. L'auteur nous dépeint un monde qu'il a imaginé depuis longtemps, dans lequel il a pu faire mainte balades (veinard !) et où il connaît chacun des personnages. Il maîtrise son monde, son évolution et son sujet. L'évolution du manuscrit premier se fait de manière assez unique, - je reprendrais le terme de la blogueuse Nanet, que je trouve assez juste - sur le fait que celui-ci se développe en tiroir, c'est à dire que l'auteur s'amuse à les ouvrir les uns après les autres pour nous faire découvrir d'autres personnages, lieux et situations qui nous amènent tous à la situation finale. C'est intelligent, et bien mené même si je déplore de ce fait, un petit sentiment d’éloignement par rapport aux personnages, ce qui fait que je n'ai pas réellement de personnage chouchou, que je les apprécie tous à leur manière, c'est un parti prit qui fonctionnement merveilleusement bien dans ce livre.
Cependant ma grande déception - car oui j'en ai une - est que l'on ne voit/lit que trop peu de choses sur ces deux sirènes, nous n'avons pas leurs pensées, leurs idées, leur point de vue. Et je trouve que c'est vraiment un manque dans ce roman, qui aurait sinon, frôlé la perfection. Nul crainte, Mr de Vaujany, je vous pardonne volontiers ce petit détail car j'ai vécu 280 pages de réel bonheur et j'ai découvert un nouvel auteur qui mérite que l'on entende parler de lui !




Le Souffle d'Erya (T2) : Chandhara de Cédric Michel Bouet


Deuxième tome de la trilogie Le Souffle d'Erya, Chandhara est paru en Août 2014 aux éditions Beaurepaire. Le tome 3, l'Héritière, est disponible depuis Avril 2015.



Quatrième de couverture
Les terres d'Erya tentent de reprendre leur destin en main. A l'aune du succès remporté par les rebelles à Brana Mynn, les espoirs sont grands, l'avenir s'annonce riche de promesses. C'est sans compter, cependant, sur Ardhjil Fahssar. Investi d'un pouvoir divin, et en possession de l'Ir-Gwaith et de Kerlhzor, deux des pierres du pouvoir, il oeuvre pour que s'accomplisse le sombre dessein de son dieu et n'a d'autre but désormais que de s'emparer des deux pierres manquantes : celles des Amazones et des celles des Eryans. Pour cela, il doit conquérir Chandhara, la formidable citadelle, fief des Amazones et leurs dragons..


Quelques mots sur l'auteur
Professeur d'anglais, Cédric Michel Bouet a découvert l'univers de la Fantasy au fil de ses nombreuses lectures et voyages dans les pays anglo-saxons. Ce sont des auteurs tel Tolkien, bien sûr, mais aussi Guy Gavriel Kay ou encore Julian May et Terry Brooks qui l'y ont plongé corps et âme.
De cette passion pour la fantasy est né son propre univers, le monde d'Erya.
* PARTENARIAT AUTEUR *



Mon avis : Encore un coup de cÅ“ur pour cette série ! Alors que j'avais prévu d'attendre un petit moment avant de lire la suite de Pacte de Rhaban, je n'ai pas tenu et je me suis lancée dans ce deuxième tome. Au programme la cité des Amazones : Chandhara ! Je ne pouvais qu'être heureuse, et j'ai été prise d'intérêt dès les premières lignes ! 


Chandhara est la suite directe du pacte de Rhaban, les Rebelles ont réussi à reconquérir une ville d'importance, Maodé et Balthus partent pour l'île des savants afin de présenter la nouvelle invention de Balthus, et de son côté Galaad se décide à reconquérir les territoires d'Erya. Tara restée à la capitale du Sud remplace son père à la fabrication des boules explosives. Cependant de nouvelles menaces s'abattent sur les continents, les Eryades viennent en aide à une Amazone et ce tome est plus centré sur les figures féminines du roman. Bien qu'aucun personnages n'est en reste avec l'auteur.

Cédric Michel Bouet possède un vrai talent de conteur, je suis vraiment en pâmoison pour cette série, je la trouve brillante de réalisme, superbe d'imagination et incontournable pour les fans de fantasy, ce tome ne fait que confirmer ma première impression : génialissime ! Alors que le premier tome posait les bases, nous présentait chaque lieu, ici on entre plus en confidence avec la cité de Chandhara dont l'histoire m'a pris aux tripes, je suis plus que fan de cette cité, de l'histoire de ces femmes libres et de leur grande prêtresse. La mythologie du monde, avec l'histoire des pierres, la quête du vil Ardhjil Fasshar, est vraiment complète, et je suis pressée de savoir ce que nous prépare le troisième tome de cette série. J'ai retrouvé mes deux personnages favoris : Tara et Iouna, plus complices que jamais, ces deux bouts de femmes me mettent vraiment du baume au coeur et la quête d'identité de Tara est ce qui me fidélise le plus à cette série, bien que dans ce tome, j'aime vraiment tout. Hormis le personnage de Fahssar, qui se plaît trop dans son rôle de méchant, l'auteur a mené une attention particulière à ne pas rendre les protagonistes manichéens, il n'y a ni bien, ni mal, ni bon, ni méchant, chacun est à la fois bourreau et victime à un moment ou un autre. 

Les dissensions internes au monde, j'entends surtout par là, la dualité entre le Temple et les Justes, qui s'étend plus encore dans ce second tome. Le prince Galaad faisant attention à ne pas prendre parti pour ne pas s'attirer les foudres d'un camp ou l'autre dans le premier tome, finit enfin par donner son avis, en tant que souverain et assoie ses choix en tant que tel.

Ce tome est riche en détails et en rebondissements ne m'inspire qu'une chose, encore une fois, lire la suite et connaître la fin de cette série magnifique, en passe de devenir l'une de mes séries favorites de fantasy française, accompagné de Martyrs d'Olivier Peru et du Puits des Mémoires de Gabriel Katz. Dans un style de fantasy classique, Cédric Michel Bouet réussit à créer un univers entier, intriguant et qui peut donner naissances à des tas d'histoires par la suite.

Les Six Royaumes (T1) : La Geste du Sixième Royaume d'Adrien Tomas


La Geste du Sixième Royaume est le premier tome de la série les Six Royaumes, dont La Maison des Mages en est la "suite". Le roman est paru une première fois en grand format aux éditions Mémnos en 2011 puis en édition poche toujours chez Memnos en 2013.


Quatrième de couverture : Les cinq royaumes : des nations turbulentes et ambitieuses souvent en guerre. Au coeur des terres, un sixième royaumes : La Grande forêt légendaire, impénétrable et hostile. Dans la maisonnée de Sélénir, dans les cases de Val ou dans les yourtes des nomades des steppes de Khara, le soir au coin du feu, on raconte aux enfants la légende suivante : tes rêves, tes cauchemars comme les créatures fantastiques des contes que tu aimes tant peuplent le sixième royaume...


Mon avis : J'ai mis plusieurs semaines à finir ce roman de fantasy, en effet c'est un gros pavé bien épais qu'il m'a fallut lire en plusieurs fois afin de le finir. Ce roman d'Adrien Tomas, premier de la série Les Six Royaumes, est vraiment dense. L'auteur y déploit un monde vraiment complet qu'il faut prendre le temps de découvrir.


Un univers complexe, des personnages nombreux que l'on découvre petit à petit au grès des différents points de vu de ceux-ci, car la forme du roman à cela d'intéressant, il est coupé en plusieurs parties, puis en chapitre pour finalement donner l'avis de chacun des personnages du roman. Ma lecture fut donc lente, longue et pourtant j'ai bien aimé ce roman de fantasy classique. Cependant je n'ai jamais réussi à me plonger complètement dans le récit au point de lire une dizaine de chapitres d'affilés, je me retrouvais vite à avoir l'esprit ailleurs, à avoir envie d'autre chose, car bien que l'univers d'Adrien Tomas soit entier, bien écrit/imaginé/décrit, il manque selon moi ce petit plus qui rend le texte vraiment happant pour le lecteur. 
Les différentes péripéties, bien que plus intéressantes les unes que les autres, mettent parfois un temps fou à se "résoudre" et bien souvent, alors qu'enfin j'étais vraiment éprise par l'intrigue, l'auteur me coupait l'herbe sous le pied en partant sur autre chose, ailleurs. Mon engouement retombait donc, et je refermais le livre pour passer à une lecture en parallèle.

Cependant le point fort de ce roman, c'est la façon nouvelle qu'a eu l'auteur de traiter les "races"/"espèces" phares de la fantasy. Alors que la construction en elle-même est assez ressemblante à tout les bons bouquins de fantasy, Andrien Tomas casse complètement notre façon de voir ces différentes "créatures", celle m'ayant le plus marquée étant les dragons : animal légendaire devenu herbivore et en voie d'extinction, lent d'esprit et assez borné, pour justement ne pas avoir à trop penser. Les changements de points de vu ont cela de bien qu'ils donnent beaucoup d'informations par des personnes différentes nous rendant un "compte-rendu" complet de ce qu'est le monde. Malgré cela, j'aurais vraiment aimé que le rythme soit mieux soutenu, plus dans l'action ( je ne parle pas de combats, mais de rythme dans l'histoire) afin de réussir à me captiver plus avant, surtout que la fin est selon moi trop expansive en cliffhanger, ce qui a complètement annihilé mes sentiments vis à vis de ces différents retournements de situation, je me retrouvais prise dans un tourbillon de choses que je n'arrivais pas à gérer, ce qui fait que j'ai fini par ressentir un "trop plein" de choses, en comparaison à tout le reste du roman qui lui était plutôt lent.

Somme toute, je ne peux pas nier que l'auteur fait preuve d'une imagination sans pareille, qu'il exploite son monde au mieux et qu'il réussit - à certains moments pour moi - à me faire partager sa passion pour le Sixième Royaume, qui est celui où j'aurais voulu le plus vivre dans les Six Royaumes. Le message de fond sur l'importance de préserver la Nature, sans être nian nian, est vraiment une belle façon de faire de la fantasy, on comprend d'autant mieux le combat des êtres du Sixième Royaume et pour cela, chapeau bas.

Bref, La Geste du Sixième Royaume est un roman qui mérite qu'on prenne le temps de lire, il faut se consacrer du temps à sa lecture afin de pouvoir avancer au mieux dans l'univers vraiment complet d'Adrien Tomas, bien que j'ai apprécié ma lecture, il y a ce je-ne-sais-quoi qui a fait que ça ne colle pas totalement, mais au vu de la qualité du roman, je ne me sentais pas de l'abandonner. Avis aux amateurs de bonnes fantasy bien dense, ce livre est pour vous.

L'héritage des Rois-Passeurs de Manon Fargetton



L'Héritage des Rois-Passeurs est le premier roman de fantasy imaginé par Manon Fargetton et publié chez Bragelonne. Il est sorti en librairie le 14 avril 2015. Pour l'instant il n'est pas question d'une série de romans, mais d'un roman unique.

Quatrième de couverture
Ombre, univers peuplé de magie, et Rive, le monde tel qu’on le connaît, sont les deux reflets déformés d’une même réalité. 
Énora est unique : elle peut traverser d’un monde à l’autre. Lorsque sa famille est brutalement décimée par des assassins masqués, elle se réfugie au seul endroit où ses poursuivants ne peuvent l’atteindre. Au royaume d’Ombre, sur la terre de ses ancêtres. Là-bas, Ravenn, une princesse rebelle, fait son retour après neuf ans d’exil passés à chasser les dragons du grand sud. Sa mère, la reine, est mourante. Ravenn veut s’emparer de ce qui lui revient de droit : le trône d’Ombre. Et elle n’est pas la bienvenue. 
Deux mondes imbriqués. Deux femmes fortes, éprouvées par la vie. Deux destins liés qui bouleverseront la tortueuse histoire du royaume d’Ombre…


Mon avis : Comme j'avais hâte de découvrir cette publication alors que Bragelonne nous partageait la première de couverture sur leur page facebook, ni une, ni deux, je n'ai pas pu m’empêcher de me le procurer dès a sortie et je suis franchement surprise de ma lecture. Un vrai régal pour les fantasy addict avec cependant cette touche de fraîcheur dans le récit, qui fait que l'histoire a vraiment ce je-ne-sais-quoi de nouveau qui m'a botté dès la quatrième de couverture.

Ombre et Rive, les deux faces d'une même pièce. Notre monde, le leur, emplie de magie, le notre pragmatique et pâle copie évoluée du royaume d'Ombre. Un jour qu'elle fête son anniversaire en compagnie de son jumeau et du reste de sa famille,  toute la famille d'Enora est massacrée. La jeune fille s'en sort de justesse avec l'aide de deux jeunes garçons qui l'emmène dans un lieu secret, très vite elledécouvre son réel pouvoir : la capacité de passé de Rive à Ombre et d'Ombre à Rive, elle est une héritière des Rois-Passeurs. Cependant, son don est une erreur, seul un homme peut posséder ce don et Enora se retrouve  projeter dans Ombre, royaume enclin à une lutte intestine des pouvoirs alors que la reine se meurt. 
En Ombre, une jeune femme tout aussi indépendante et talentueuse se retrouve confrontée à un destin qu'elle ne souhaitait pour rien au monde. Ayant quitté la capitale et sa vie de princesse à cause de sa différence, Ravenn devenue chasseuse de dragons dans un petit groupe de sauvage au loin dans les contrées. Revenue d'une mission, elle reçoit une missive lui disant qu'il est temps pour elle de tenir la promesse qu'elle a faîte et de revenir pour occuper le trône de la reine mourante. 
Le soucis étant que son père, magicien, a bien d'autres idées derrière la tête, ne pouvant accéder au pouvoir car celui-ci est exclusivement réservé aux femmes, le Roi mène sa fille cadette comme un pantin ; aux ficelles de sa plus puissante arme pour atteindre le pouvoir, celui-ci va se retrouver confronter au retour de son aînée, plus combative qu'à son départ. 

Entre quête initiatique et intrigues multiples, L'Héritage des Rois-Passeurs est une vraie pépite pour tous les fans de fantastique et de fantasy.
Avec des personnages taillés à la serpe d'or, des rebondissements plus inventifs les uns que les autres et une plume plus que brillante, j'ai vraiment eu du plaisir à me lancer dans ce premier roman de Manon Fargetton, moi qui n'avais jamais eu l'occasion de lire un de ces ouvrages. J'ai découvert une auteure pleine de belles phrases et une plume au caractère lyrique qui apporte un vrai plus à ce récit. L'histoire est originale et j'ai encore du mal à définir s'il existera une suite ou non, puisque la fin de L'Héritage des Rois-Passeurs est plutôt ouverte et un des éléments principaux de l'histoire - histoire du règne de Ravenn - pourrait devenir la raison d'un second tome, puisque c'est de loin mon personnage favori. Et j'aurais aimé passer beaucoup plus de temps "en sa compagnie". Les différents lieux imaginés par Manon sont brillants de réalismes et, par moment, je m'imaginais flâner dans les rues avec d'autres personnages et, mon moment favori est de loin la découverte du Tombeau des Rois-Passeurs, qui n'a pas été sans ma rappeler certaines merveilles que l'on découvre dans les derniers opus de Tomb Raider, c'est peut être maladroit comme comparaison, mais c'est vraiment l'impression que j'en ai eu. Un vrai plaisir, un délice pour l'imagination.

En bref, vous l'aurez compris, je ne peux que vous recommander la lecture de ce premier roman fantasy de Manon Fargetton et vous souhaitez bonne route en Ombre ! Puisse le don des Rois-Passeurs couler dans vos veines !

PS : J'ai essayé dans mon jardin cela n'a pas fonctionné :-/ 

La Guerre du Lotus (T2) : Kinslayer de Jay Kristoff



Kinslayer est le deuxième tome de la série La Guerre du Lotus, il faut suite à Stormdancer. Il est paru le 20 Mars 2015. Le tome 3 est disponible en VO. Editeur : Bragelonne.


Quatrième de couverture
En assassinant le shogun, Yukiko a libéré les siens d’un dirigeant cruel. Alors que la menace d’une guerre civile gronde, la puissante Guilde du lotus complote afin de placer un homme de son choix à la tête de l’empire, et de nouveaux ennemis rassemblent leurs forces aux frontières du pays fragilisé. Propulsés au rang de héros par les rebelles, Yukiko et son tigre de tonnerre voient croître leur nombre d’adversaires. L’avenir d’un peuple entier tiendrait-il sur le fil d’un katana ?

* Chroniqué pour Fantasy Gate * 


Mon avis
Après mon immense coup de cÅ“ur pour le premier tome de La Guerre du Lotus, je ne pouvais que me lancer dans la suite de cette saga prometteuse dès sa sortie. Kinslayer reprend l'intrigue là où on l'avait laissé, Yukiko vient de tuer Shogun Yoritomo, elle emporte le corps de son défunt père dans les Iichi où les Ombres Kagé fomentent la suite de leur plan pour ruiner et achever la Guilde, défenseurs et créateurs du Lotus Rouge, cette plante qui alimente le peuple et les machines et qui tue la Terre a petit feu. Daishï et Kaori mènent la danse des Kagé et Yukiko se retrouve dans un rôle qu'elle ne souhaitait pas, elle devient le fleuron de lance de la rébellion et la principale arme des Kagés, avec son fidèle compagnon Buruu, elle chasse les ballons de la Guilde et essaie de déjouer leur plan. Mais son pouvoir commence à devenir incontrôlable, elle devra se lancer dans une quête initiatique qui ne se déroulera pas comme elle le croit. De son côté, l'ancien guildien Kin, qui s'est rallié pour Yukiko à la cause Kagé, se retrouve seul dans les Iichi alors que la jeune danseuse d'orage est partie chercher des réponses, malgré tout ce qu'il a fait pour la cause et Buruu, il n'est toujours pas accepté au sein de la bande, il va doubler ses efforts, mais comment savoir si cela sera assez ? Et tout est remis en cause avec la présence d'Ayane, ancienne insuffleuse de vie qui veut quitter sa coque et rejoindre les Ombres, la jeune guildienne avec ses 8 bras dans le dos va inspirer encore plus de méfiance dans le camp Kagé. Que va décider de faire Kin ? 


C'est dans ce climat plus qu'instable que nous envoie Jay Kristoff, loin de enthousiasme sans borne que j'accordais au premier tome, ce deuxième opus sert, selon moi, de transition à cette série qui va, toujours à mon humble avis, monter crescendo dès le troisième tome. Avec un panel de personnages fidèles et deux nouvelles cordes à son arc, l'auteur réussit à nous emporter dans son monde aussi facilement que la première fois, ce mélange Japon féodal et ambiance steampunk fonctionne du tonnerre (sans mauvais jeu de mots ) et l'auteur nous offre encore plus de descriptions, de nouveaux lieux et de détails sur les histoires des différents héros, bref, c'est encore une fois du génie. L'intrigue cependant, n'avance que trop peu à mon goût dans ce tome, je m'attendais à rentrer un peu plus dans cette fameuse guerre du Lotus et moi qui suis habituée aux histoires fantasy qui s'étalent sur plusieurs mois, ici, ce pavé de 500 pages tournent un peu en rond, et ne raconte que brièvement les quelques semaines qui séparent un important « rendez-vous » pour le Shogunat et un des personnages importants du premier tome : Hiro, le jeune samouraï de la garde, et amant de Yukiko. 

Pas de coup de cÅ“ur. Pourquoi ? Simplement parce qu'il m'a manqué la présence de Yukiko et Buruu, qui finalement, ne font que peu d'apparitions dans ce tome au profit de Kin et Hana. Deux protagonistes très importants de l'histoire, et surtout un Kin qui doit bien occuper à lui seul la moitié du roman, cela expliquerait d'ailleurs le titre « Kinslayer » mais j'avoue sincérement que si j'adore cette série c'est principalement pour le duo Yukiko-Buruu, leur relation si particulière qui m'avait interpellé dans le premier tome, leur humour, leur complicité, qu'on ne retrouve que trop peu dans cet opus. La danseuse d'orage, va par contre, nous faire enfin découvrir les gaijins, esclaves du Shogunat, et dont le physique n'est pas sans rappeler celui de nos amis Russes. J'ai vraiment hâte de connaître la suite de cette partie, j'aurais vraiment aimé que le roman traite principalement de cette rencontre. Ce qui n'est malheureusement pas le cas. N'en reste pas moins que Kinslayer est une excellente suite à La Guerre du Lotus, à la hauteur du premier tome avec cependant un petit manquement quant à la présence du duo phare de la série, je n'attend plus qu'une chose : le troisième tome. Si vous avez aimez Stormdancer, foncez sur Kinslayer !



Métamorphoses de Samantha Bailly



Métamorphoses s'inscrit dans le monde d'Oraisons crée par Samantha Bailly servant à la fois de préquelle et d'eclaircissement sur certains point de la première série Oraisons, Métamorphoses est un one-shot paru en Novembre 2014 chez Bragelonne.



Quatrième de couverture :  Dans la cité de Lyneroy, les commerces éclatants cohabitent avec les plus sombres marchés noirs…
Sonax a treize ans lorsque sa vie bascule. Jeune garçon androgyne destiné à suivre une voie dans la banque, il quitte tout pour le théâtre solaire, un lieu où il se découvre une nouvelle famille. Mais derrière la scène, entre faux-semblants et jeux de pouvoir, la réalité d’Hélderion n’a rien à envier aux drames qui se jouent sur les planches. Il ignore alors à quel point il va devoir apprendre à jouer un rôle en permanence, en découvrant les dangereuses coulisses de la cité la plus riche du royaume.
Entraîné dans des intrigues politiques qui le dépassent, il sera changé en polymorphe, un être capable de modifier son apparence à volonté…
Car quel acteur n’a jamais rêvé de contrôler l’histoire au gré de ses métamorphoses ?



* Chroniqué pour Fantasy Gate *

Mon avis :

Sorte de préquel à Oraisons, Métamorphoses reprend l’histoire des sÅ“urs Manérian, mais sous un aspect bien différent. Ici nous suivons la vie de Sonax, un personnage présent dans Oraisons, que j’avais d’ailleurs adoré. Samantha Bailly nous replonge en Heldérion pour le meilleur et pour le pire, je trouvais déjà l’univers de l’auteure très riche dans son premier intégrale, mais je trouve que ce « petit » (tout est relatif) spin-off apporte encore plus de consistance à celui-ci. Un vrai régal, du début à la fin.



Sonax est un jeune garçon à l’aspect androgyne, qui va voir sa vie basculer, le jour où un tragique accident vient semer le doute sur ce qu’il sera plus tard. Certain de vouloir partir, il décide de quitter sa riche mère et ses certitudes pour finir par atterrir dans les arrières salles du premier théâtre fixe. En Heldérion, toutes les troupes sont itinérantes ; il est alors le plus chanceux des jeunes hommes alors qu’il tombe sur la fille du propriétaire, qui, pris au cÅ“ur par la solitude de cet orphelin, oblige son père à l’accepter dans la troupe. Son physique particulier va vite lui valoir la vedette au sein de la troupe, il va alors comprendre tous les avantages que lui valent son côté androgyne et il va alors en jouer. Sonax, emporter dans la spirale politique d’Heldérion et transformé par Nwinver, va alors devenir l’homme à abattre. Une quête initiatique qui a tout pour plaire et dans laquelle je ne me suis pas ennuyée une seconde. 

Dans ce roman, tout est parfait, le rythme, le style et surtout, surtout les personnages. Samantha Bailly réussit encore avec un talent sans précédent à vous faire adhérer à ses héros et héroïnes sans aucun mal, pour ceux ayant déjà lu Oraisons, la moitié du travail est déjà fait, puisque le monde est déjà connu, et donc on oublie tout ce passage où il faut « faire connaissance » avec le monde des personnages, je me suis laissée porter dès les premières lignes dans la vie de Sonax et toute ses péripéties. D’ailleurs je vous recommande vivement de lire Oraisons avant de vous lancer dans Métamorphoses, car toute l’intrigue de ces romans vous ait révélé au fur et à mesure dans les chapitres, ce qui pourrait vraiment vous gâcher le plaisir de la lecture, car, une fois que vous aurez lu Métamorphoses, vous voudrez lire Oraisons et vous serez déçu d’avoir lu le spin-off avant et ce sera malheureusement trop tard. Vous êtes prévenu ! Métamorphoses est un récit rythmé sur les différents épisodes de la vie de Sonax, qui apportent chacun son lot d’actions et de surprises, l’auteure va intelligemment y glisser des éléments connexes avec sa trilogie Oraisons, des points qui vont venir éclaircir l’histoire de base mais aussi enrichir l’histoire de la famille Manérian et d’Helderion, j’ai eu plaisir à rencontrer à nouveau certains des personnages phares, mais d’un point de vue totalement différent, un vrai plaisir. 

Je suis la victime volontaire d’un terrible coup de cÅ“ur sur ce roman, Samantha Bailly m’a une fois encore épaté avec son talent sans demi-mesure et sa capacité à nous faire adhérer à son monde dès les premières lignes. J’espère retourner à nouveau en Héldérion un jour, car j’irais à nouveau avec joie. Par contre, au risque de me répéter à nouveau, je vous recommande chaudement de préférer la lecture d’Oraisons, avant de vous lancer dans l’excellent Métamorphoses.

Aeternia (T1) : la marche du prophète de Gabriel Katz


Je remercie une première fois chaleureusement les éditions Scrinéo qui m'ont permis de lire ce livre en avant-première ! 

Aeternia est la nouvelle série en deux tomes de Gabriel Katz, elle se déroule dans le même univers que Le Puits des Mémoires et la Maîtresse de Guerre. Le premier tome, la marche du prophète, paraîtra le 22 Janvier 2015 aux éditions Scrinéo.

Quatrième de couverture : Leth Marek, champion d?arènes, se retire invaincu, au sommet de sa gloire. Il a quarante ans, une belle fortune et deux jeunes fils qu?il connaît à peine. C?est à Kyrenia, la plus grande cité du monde, qu?il choisit de les élever, loin de la violence de sa terre natale. Lorsqu?il croise la route d?un culte itinérant, une étrange religion menée par un homme qui se dit prophète, l?ancien champion ignore que son voyage va basculer dans le chaos. À Kyrenia, où l?on adore la Grande Déesse et les puissants du Temple s?entredévorent, une guerre ouverte éclate entre deux cultes, réveillant les instincts les plus noirs. La hache de Leth Marek va de nouveau tremper dans le sang? Le plus violent des combats est celui que l?on mène contre ses propres croyances.



Il a empli mon cÅ“ur d'amour : Gabriel Katz a écrit « dans l’ombre » plus de 30 livres signés par des auteurs bien connus du grand public.
Passionné de fantastique, de jeux et d’univers virtuels, il nous livre ici une saga de fantasy ambitieuse. Trois tomes qui sont de véritables romans d’aventures où rebondissements, amour, violence, mystère, et humour ravageur donnent vie à son histoire, posée dans une époque fictive moyenâgeuse.




Mon avis: MERCIIII au service presse des éditions Scrinéo pour ce cadeau de Noël avant l'heure, autant vous dire que, quand je suis rentrée de cours, je me suis littéralement jetée sur le livre et que j'ai commencé à le lire dans la soirée.


Dans ce premier tome du nouveau diptyque de Gabriel Katz, nous sommes dans le même univers que celui du Puits de Mémoires, on y suit un ancien champion qui prend sa retraite, le puissant Leth Marek, avec l'argent qu'il a mis de côté grâce à ses combats, il décide de quitter le pays pour se rendre à Kyrenia : la plus grande cité du Monde. Il a déjà acheté une maison et son ex-femme décide de lui donner ses fils pour leur apprendre la vie, pour ainsi dire. Leth Marek étant un homme bon, la plupart des gens à son service, décide de faire le périlleux voyage jusqu'à Kyrenia avec lui pour le servir dans sa nouvelle vie. Mais voilà, en chemin le champion d'arène s'arrête dans une auberge et il est témoin de l'agression d'une jeune femme, deux hommes, fervents croyants en la Déesse, veulent balancer dans le puits où elle tire de l'eau car elle est une prêtresse d'Ochin. L'incident est évité, mais à quel prix ? Leth Marek se lance alors dans le dernier combat de sa vie.


Monsieur Katz.....Monsieur Katz, si jamais j'avais su que vous prévoyiez une telle fin pour ce premier tome, je vous aurais flagellé en place publique lors des Halliennales, avec vos beaux sourires et vos anecdotes vous avez su endormir la fauve en moi, mais voilà, là vous m'avez fait subir la pire chose au monde, la frustration du lecteur. Qu'est-ce donc que cette fin ? Ce devrait être proscrit, interdit, banni, non-autorisé, décimé de l'existence de tout roman. C'est vraiment fou de finir un roman sur une pareille note en sachant que vous allez devoir rendre des comptes dans les salons (avez-vous prévu des gardes du corps ? _ parce que vraiment vous allez en avoir besoin grrrrr).

Il est difficile de parler de ce roman sans trop en dire, car vraiment, il est - primo - parfait en tout point, tant par le rythme, le style, les personnages toujours aussi attachants, énervants, frustrants que dans Le Puits des Mémoires, mais aussi -deuzio - toute l'histoire, vole en deux p****** de lignes qui m'ont fait devenir chèvre, mince, je n'ai personne pour parler de ma frustration. L'univers est en tout point brillant, il ne déroge pas à la règle, il est tellement vrai que j'en ai des cailloux dans les chaussettes et de l'encens dans les sinus ! Parfait en tout point et même si je n'ose l'avouer, même la fin est parfaite, parce que comment finir mieux un roman qu'en......bah oui pas de chance, pour le savoir vous allez devoir le lire ;)

Dans La Marche du Prophète, on assiste à la venue d'un nouveau culte dans le pays, Le Culte d'Ochin qui vient se frotter au culte de la Grande Déesse, alors que le premier laisse sa chance aux plus pauvres en lui promettant qu'il peut aller au dessus de son rang, le second, vous vous doutez bien, dit que pour tout le monde, le destin est plus ou moins tracé et ne permet pas l'ascension sociale. Imaginez ce que le culte d'Ochin peut faire à la ville de Kyrenia, où il y a plus de serviteurs que de maîtres, le prophète leur apprend que le maître n'est rien sans ses serviteurs et que donc, tout le monde est important, de plus en plus de gens vont venir grossir les rangs du Culte d'Ochin, ce qui va créer de plus en plus de conflits, et c'est sous cette trame que nous suivons notre héro et son dessein de vengeance, lui qui a décidé de protèger les plus faibles. Une première bataille qui ne peut que dévoiler les contours de la guerre à venir dans le second tome. Magnifique, époustouflant, éblouissant, ébouriffant...bref Gabriel Katz.


Vous avez vous aussi envie de le lire....alors participez au concours en cliquant ICI 


82/80



La dynastie du Royaume de Floss (T1) : Kahena de Margot Aguerre




Kahena est le premier volume de la série La Dynastie du Royaume de Floss en auto-édition chez Margot Aguerre. Pour l'instant la série est prévue en 3 tomes. Il est sorti en Septembre 2014.


Quatrième de couverture : Kahena est une jeune fille intrépide et solitaire qui vit avec sa famille en Altarine, un pays épargné par la guerre que mène Jaliorga, un sorcier haineux qui a décimé de nombreux peuples. Pourtant le temps presse. Kahena devra maîtriser la magie qui sommeille en elle pour faire face à cette terrifiante menace. Elle apprendra à se battre pour découvrir son identité et trouver sa place dans la résistance qui s’organise. Entre drame et espoir, Kahena est un livre pour les curieux en mal d’aventure et les rêveurs intrépides. Laissez-vous entraîner et séduire par ce premier volet de la trilogie de La Dynastie du Royaume de Floss.



Un coup de cœur pour votre chasseuse de Livre

Mon avis : C'est ma sœur qui est tombée par un pur hasard sur ce livre lors d'une énième séance de "courses" en famille. Chose tout a fait normale, j'ai lu ce livre avant ma soeur, curieuse que je suis quand il s'agit de fantasy, encore plus quand il s'agit de fantasy française et encore encore plus lorsqu'il s'agit de nouveaux auteurs de fantasy française. Kahena c'est donc le premier roman de Margot Aguerre, un roman auto-publié vraiment sublime, avec un travail éditorial qui n'a qu'un seul défaut la taille du livre et son poids, un peu lourd et encombrant à trimbaler avec soi. Pour le reste, le premier tome de La dynastie du Royaume de Floss est une vraie perle !

Dans ce roman on suit les aventures, et elles sont nombreuses, de la jeune Kahena, fille timide qui finira par devenir forte et téméraire au travers une trame de fond vraiment bluffante qui mélange intrigue politique et guerre approchante. La douce Kahena vit près de la forêt d'Ancitar avec ses parents et n'a pour seul ami que Robin, un jeune garçon solitaire et sauvage qui fait dans cette même forêt. Lors d'une sortie avec celui-ci pour retrouver un animal, les deux compagnons vont se retrouver comme projeter rapidement dans un monde parallèle qui leur apprendra que l'ennemi est à la porte du Royaume et qu'il faut préparer la guerre. Tout au long de ce premier volume de la vie de Kahena nous rencontrons un panel de personnages vraiment attachants et intéressants et l'on découvre nombre de péripéties qui nous poussent à aller toujours plus loin dans le livre. Un roman pour les bons lecteurs à partir de 15 ans qu'il faut mettre entre toute les mains. 


Margot Aguerre a vraiment l'art et la manière de raconter les histoires, on sent que l'histoire de Kahena vit dans ses pensées depuis des années au moins, le monde est mûrement réfléchi, beau à voir, intelligent et on pourrait presque croire qu'il existe, j'ai pris beaucoup de plaisir à voyager sur le dos des personnages à travers tout le Royaume de Floss allant toujours plus loin en prenant, cependant, toujours le temps de découvrir les régions que les différents protagonistes visitent. Tout a du sens dans ce roman, vraiment, j'ai été subjugué par la justesse des scènes, Margot Aguerre est vraiment amoureuse de son roman et elle souhaite vraiment nous inviter dans son monde, ce dont témoigne aussi le fait qu'elle a tout fait pour nous le rendre disponible à la vente, je suppose. D'ailleurs j'ai aussi été étonné car le roman est très ambitieux pour un public pré-adolescent, car la trame de l'histoire est longue, elle met du temps à prendre forme et elle a décidé de s'accorder du temps pour tout poser à plat et nous dire "Regarde, ici, ça se passe comme ça et là-bas c'est autrement" et bien que la guerre se prépare, nous ne subissons pas le rythme d'une action trop présente ou pressante, après tout, ne dit-on pas que Rome ne s'est pas faite en un jour ? C'est exactement la même chose avec Kahena, la petite fille va devoir apprendre à grandir et à faire grandir ses pouvoirs pour les utiliser pour le Bien commun, il faut qu'elle apprenne que dans la vie tout n'est ni Bien ni Mal, chacune des personnes qu'elle rencontre sont un mélange de ces deux aspects, des personnes vraies faîtes avec des qualités et des défauts et en cela, je trouve que le roman est un très bon pédagogue pour les jeunes sur le rapport à autrui tout en ne prenant pas la forme d'une leçon de morale. 

J'ai aussi adoré toute les nombreuses créatures fantastiques que l'on croise, comme les kobolds, ou encore le peuple des Nains, qui sont souvent mes passages favoris du livre et tout les autres. Je me suis vraiment retrouvée face à une fresque fantastique avec ses propres codes, ses propres peuples, on pourrait presque en vouloir une encyclopédie tellement le monde est immense et "complexe" dans sa formation. L'histoire défile sous nos yeux jusqu'au grand final où le ne souhaite qu'une chose : lire la suite ! 







Galatéa (T1) : Evanescence de Monia Sommer


Evanescence est le premier roman de Monia Sommer paru en Novembre 2014 aux éditions Valentina. Il est le premier tome de la série Galatéa dont le deuxième est déjà en cours d'écriture. 



Quatrième de couverture
Je m’appelle Galatéa, princesse guerrière vivant sur une planète de glace et d’hiver éternel.Entourée de mes trois amies et protectrices, j’apprends à maîtriser mes pouvoirs, ainsi que le Kieli, la langue de la Magie.
Lorsqu’une guerre éclate, menée par une ennemie puissante à la tête d’une redoutable armée d’Enchantombres dotés de pouvoirs défiants toute logique, et que je me retrouve, bien malgré moi, au cÅ“ur de ce conflit, je comprends que ma vie est sur le point de changer, irrémédiablement.
Selon une ancienne prophétie, une seule personne pourra changer le cours des choses et décider de l’avenir de tous les mondes. Eh bien…, il fallait que cela tombe sur moi ! Pour quelqu’un qui a passé son temps à fuir ses responsabilités, ce n’est pas gagné.
Le Destin nous joue parfois de très vilains tours !



Mon avis : Pour ce roman j'ai tout d'abord flashé sur la première de couverture qui, il faut le dire, est vraiment sublime puis sur la quatrième qui m'annonçait un superbe voyage à travers divers planète dans une fantasy vraiment novatrice. Puis par la même occasion cela me faisait découvrir une nouvelle maison d'édition, dont je connaissais la ligne éditoriale, le nom et l'appréciation qu'en avait certaines copines blogueuses, donc j'ai décidé de me lancer et ce qui est cool c'est qu'en précommandant j'ai eu le droit à plein de goodies et pour une maison d'éditions indépendante, le délais d'expédition sont vraiment top : bref ça c'est pour le côté "autour" du livre, entrons désormais dans le vif du sujet : Galatéa.


Galatéa est une princesse guerrière vivant sur la planète Galatée, le monde de l'hiver eternel, elle y vit entouré de sa mère, la reine, et de ses amies et gardiennes de Galatée : Naîad, Larissa et Despina, trois jeunes filles qui n'ont pas froid aux yeux et ont un caractère bien trempé. Le rythme des journées de Galatéa se dresse autour de ses séances d'entraînements pour faire d'elle et ses complices, les gardiennes de la planète et des adversaires redoutables contre l'ennemi. L'ennemi. Voilà un terme qui n'a pas vraiment de sens pour elle, les planètes sont plutôt tranquilles, enfin jusqu'à maintenant. Une étrange menace plane autour de leur petite vie bien réglée et comme ci ce n'était pas assez, Galatéa se trouve être l'épicentre d'une étrange prophétie. La jeune princesse peut dire au revoir à sa vie bien ranger.


Je vais commencer par dire que j'ai adoré découvrir une nouvelle plume, ayant un certain attrait pour la fantasy (sans blaaaaaaague ? ) il était naturel pour moi de me lancer dans une nouvelle série qui me promettait un dépaysement total. Bon ce n'était pas LE dépaysement auquel je m'attendais, mais Evanescence fait preuve d'une belle originalité pour un premier roman et d'une envie vraiment forte de nous faire adhérer à son monde. Ce que j'ai principalement aimé, c'est la manière de faire évoluer le personnage de Galatéa dans ces 400 pages de roman, les premiers tomes ont souvent tendance à poser les personnages dans leur milieu, ici on découvre les différents protagonistes mais, le plus drôle, c'est que l'héroïne les découvre en même temps que nous, ce qui fait que son point de vue à tendance à s'élargir, ses connaissances s'enrichir et son esprit à grandir, c'est vraiment super et ce point est mon +++ du roman, en plus de la personnalité de Naiad qui est vraiment mon "second rôle" favori. Cependant j'ai eu un peu plus de mal avec le rythme du roman, moi qui aime me "poser" justement, on n'en a que très peu le temps dans ce premier opus et c'est, selon moi, assez embêtant, j'ai eu l'impression d'être une "victime" du rythme soutenu que nous donne l'auteure, j'aurais vraiment aimé avoir une centaines de pages pour découvrir à un rythme plus lent pour pouvoir mieux "contempler" le monde que Monia Sommer nous donne à voir ( qui est vraiment magnifique, soit dit en passant). J'ai eu aussi, parfois, un peu de mal avec les dialogues que j'ai trouvé un peu trop décousus par moment et qui selon moi, "gâchaient" même si je trouve le mot un peu trop fort, la narration. Monia sait très bien raconter les histoires, et les dialogues venaient un peu nous priver de ce moment "d'écoute" attentive. Comme j'ai aussi trouvé qu'il y avait un peu trop de scènes d'actions, et pas assez de moments de complicité entre les différents personnages.

Pour terminer sur une note positive, car j'ai tout de même beaucoup, beaucoup apprécié cet ouvrage, je dirais que l'intrigue est vraiment un point fort, le fond de l'histoire tend sa toile un peu partout et, bien que ce soit un peu classique, je pense que les tomes à venir nous réservent de belles surprises et un récit plus profond et moins dans la castagne et j'aurais vraiment plaisir à retrouver Galatéa et ses complices pour une prochaine aventure, qui je l'espère, nous proposera un peu plus de complexité au niveau de la narration. Pour moi, ce livre est vraiment adéquat, aux jeunes publics adolescents qui souhaitent se lancer doucement dans la high fantasy en commençant par un récit simple et efficace qui propose une belle entrée en matière pour le genre. Un bel ouvrage pour une nouvelle auteure dont je suivrais l'actualité ! 





La fille des Clans (T1) : Balafrée de Michel Robert

































Balafrée est le premier tome de la série fantasy La Fille des Clans écrit par Michel Robert, un des fleurons de la fantasy française, en septembre 2012. Le second tome est disponible depuis Octobre 2014, une suite très attendue par les fans, aux éditions Fleuve.





Quatrième de couverture
Balafrée n’oublie rien. Ancienne esclave, la fille des Nashaïs se souvient de la mort de sa mère. Elle se souvient aussi du meurtrier, et dans quelles circonstances elle a gagné son surnom. Balafrée n’oublie rien, non. Une mémoire qui fait d’elle une impitoyable guerrière des Clans sauvages, tant l’ensemble de son être se résume en un mot : vengeance.

Ici s’ouvre son histoire.






La mission : Je ne connaissais pas du tout ce que fais Michel Robert, je l’ai croisé à l’occasion au Salon du Livre de Paris en Mars dernier, avec la suite de Balafrée qui vient de sortir, il était plus que temps que je me plonge dans l’univers de Malken. Ancienne esclave des humains, Malken, une fille des clans sauvages, n’a toute sa vie connu que la soumission. Un jour qu’elle tente de s’évader de sa prison, elle est rattrapée et emmenée de force au Gardien en chef, mais c’est sans compter sur l’assistance d’un guerrier des Clans Sauvages qui l’aide elle et toutes les autres esclaves à prendre la fuite. Sa mère morte des mains des Impériaux et elle, enfin libre, Malken n’aura de cesse de rêver à sa vengeance. Une fantasy adulte qui m’a beaucoup changé de celles que j’ai l’habitude de lire et avec laquelle j’ai passé d’agréables heures de lecture sans pour autant vibrer.


Balafrée m’a étrangement fait penser à un récit du genre Chroniques du Monde Émergé de Licia Troisi, mais pour adultes, Malken a beaucoup de traits de caractère qui m’ont rappelé Nihal, la détermination, l’esprit de vengeance, l’entêtement et la rage de vaincre. Balafrée est une jeune femme marquée – au deux, sens du terme – par la vie, qui a décidé de se venger par tout les moyens possibles. Dans ce premier roman de la série, on suit Malken de champs de bataille en castagnes dans une sorte de quête initiatique ayant pour but de nous faire rencontrer tous les personnages qui vont graviter autour de la vie de l’héroïne. Michel Robert nous offre une fantasy détonante où se mêle combats, sexe, exotisme et aventure du début à la fin, je ne peux pas dire que je me suis ennuyée même si je me suis un peu perdue par moments et que, forcément, j’ai trouvé que le personnage avait trop la bougeotte et que je manquais de temps pour m’habituer aux différents lieux, enjeux et personnages, j’ai souvent eu l’impression d’être emportée un peu trop vite dans la suite des aventures de ce personnage qui ne se laisse pas faire. Malken est loin d’être parfaite, plutôt même tête en l’air et fonçant tête baissée sur les problèmes, elle va tout au long de ce récit, ne récolter que ce qu’elle mérite et vivre des choses de mal en pis. Jusqu’à sa rencontre avec les Bannis, qui est sans conteste ma partie favorite du roman, puisque c’est aussi celle où l’on peut vraiment « se poser » et prendre cinq minutes pour respirer. On pourra retenir que c’est littéralement, un roman à couper le souffle, peut-être un peu trop pour le coup.

Pour ce qui est du style, j’ai eu un peu de mal sur les premiers chapitres, Michel Robert à un style plutôt incisif et « qui va droit au but », aussi par moments, les propos de certaines scènes m’ont paru un peu crus et bruts, mais cela colle tellement bien à l’intrigue, qu’une fois bien entrée dans le roman, je frétillais comme un poisson dans l’eau. De plus l’auteur n’est pas avare de détails et de descriptions sans pour autant la jouer Tolkien, le récit va à l’essentiel et c’est très bien comme cela, des verbes d’action et un chapitrage court donnent un souffle très rythmé au roman, on ne peut que tourner les pages les unes après les autres sans s’en rendre compte. J’espère simplement que pour le second tome, l’auteur s’est un peu « posé » lui aussi et qu’il va permettre aux lecteurs d’apprécier un peu plus personnages, lieux et différentes intrigues. C’est un premier tome plutôt réussi, mais loin d’être un coup de coeur, car bien que j’aime l’action, j’apprécie aussi le calme et Malken mérite de voguer un peu sur des flots tranquilles de temps en temps et ce premier opus en manque cruellement. Simplement si vous êtes fans de fantasy détonante, qui va droit au but et qui n’a pas l’intrigue facile, cette série est pour vous, d’autant plus que vous n’aurez pas à attendre, comme les autres, quatre ans pour connaître la suite de ses aventures !




Souvenirs Perdus (T1) : Étrangère de Samantha Bailly

Souvenirs Perdus est la nouvelle série jeunesse imaginée par Samantha Bailly. Deux tomes sont déjà parus aux éditions Syros. Le premier, Etrangère, est sorti en Avril 2014. Le deuxième est disponible depuis debut Septembre.



Quatrième de couverture : Il existe une île nommée Enfenia. Depuis des siècles, nul ne peut y entrer. Nul ne peut en sortir. Un Léviathan tourne autour, il est autant le gardien des habitants que leur geôlier. La légende veut qu’un jour, quand les Enfenians seront prêts, la créature se retirera et les laissera découvrir le monde. Alors que l’île célèbre une fois de plus le rituel visant à accomplir la prophétie, une jeune fille est retrouvée inconsciente sur la plage. Une jeune fille au visage inconnu. Une étrangère.





La fée Marraine : Née en 1988, Samantha Bailly a rapidement une intuition : l'écriture. Intuition qu'elle décide de suivre, et ce en composant avec le réel. Après un Bac Littéraire, elle obtient un Master de Littérature Comparée, puis de Lettres Appliquées aux techniques éditoriales et à la rédaction professionnelle. Parallèlement à ses études, elle travaille dans le domaine du jeu vidéo.
C'est durant ce laps de temps qu'elle voit plusieurs de ses ouvrages publiés. Tout d'abord, un diptyque de Fantasy, Au-delà de l'oraison (éditions Mille Saisons), dont le premier tome obtiendra trois prix en 2011, notamment le Prix Imaginales des Lycéens. S'en suit un roman épistolaire, Lignes de vie (éditions Volpilière) ainsi qu'un conte pour enfants, La princesse au bol enchanté (éditions nobi nobi !).
Un tournant s'opère en 2013 lorsque les éditions Miladydécident de publier le roman contemporain Ce qui nous lie, et de rééditer par la même occasion chez Bragelonneson diptyque de Fantasy sous le nom d'Oraisons.
À présent, elle vit à Paris où elle se consacre pleinement à sa passion et navigue entre tous les genres qui interpellent son imaginaire. (source : site de samantha bailly)


Mon avis (7/10) : Depuis que j’ai lu Oraisons, je m’intéresse beaucoup à ce que fait Samantha Bailly. C’était alors pour moi tout naturel de lire cette nouvelle série destinée à la jeunesse.

La jeune Isil est retrouvée presque morte sur la plage de l’île Enfenia, un endroit d’où personne ne peut partir et où personne ne peut aller à cause du Leviathan qui élimine quiconque ose s’approcher des « frontières » de celle-ci. Alors comment cette étrangère a pu passer le Leviathan ? Qui est-elle et que veut-elle aux Enfenians ?

Nel, prochaine dirigeante du l’île, qui suit les traces de son père, à toutes les raisons de craindre cette jeune fille à la peau blanche. Elle est tellement différente d’eux et que peut-elle bien leur vouloir.

Elle est, à l’image de son paternel, complètement réticente aux changements. Et comme tout personnage a son contraire, sur l’île vit aussi un jeune garçon de 16 ans prénommé Syon, un jeune chasseur, amoureux d’une liberté qu’il rêve chaque jour. Il voit en Isil la réponse qu’il attendait depuis des années : son père pourrait bien avoir survécu lors de sa fuite d’Enfenia. Son grand-père et sa mère ont beau lui rabattre les oreilles que celui-ci est mort, Isil est la preuve — vivante elle – qu’il est possible de défier l’énorme monstre marin. De ces trois personnages complètement différents naît un trio que nous allons suivre tout le long de ce premier tome. Un récit d’aventures que j’ai aimé suivre, mais sans plus, j’explique.

Ce qui ne change pas dans tous les « Samantha Bailly » c’est sa façon si fluide et contemporaine d’écrire de la fantasy. Elle est vraiment douée pour apporter une douceur à ses récits, et pour ça je m’incline. Sauf que dans ce roman-ci (et certainement, car il est destiné à un jeune public) je trouve que la narration est trop basique, on ne retrouve pas la poésie de Samantha Bailly et c’est un vrai gâchis pour le coup.

Le modèle de phrase s’arrête bien trop souvent à : sujet, verbe, complément et je trouve que cela ne lui ressemble absolument pas. Mais comme dit plus haut, c’est certainement dû au fait que ce récit est destiné à la jeunesse. Mais je regrette vraiment ses belles phrases bien tournées et sensuelles que l’on trouve dans Oraisons. En dehors de ce petit point, j’ai trouvé aussi l’histoire un peu facile bien qu’elle le soit beaucoup moins que certains autres romans pour les jeunes. Pourtant, on devine un peu trop facilement ce qui va se passer dans certaines scènes, aussi quand vient le moment de « l’annonce », on ne se retrouve pas du tout surpris et cela m’a un peu gâché l’effet. J’ai d’ailleurs mis quelques jours à le lire, alors qu’habituellement, je dois mettre maximum 2 jours à ingurgiter ce genre de lectures.

Si j’ai mis un 7, c’est bien parce que j’ai trouvé des points positifs me direz-vous ? Oui, exactement. Malgré ces petits points noirs, Étrangère reste de la fantasy jeunesse d’un très bon cru. Activiste d’une figure féminine exacerbée, Samantha ne déroge pas à ses idéaux et place encore une fois les jeunes filles au plus haut point de sa narration.

Isil et Nel sont deux personnages plein de force et de convictions, souhaitant se montrer aussi forte que Syon. Elles sont intelligentes et savent ce qu’elles veulent. Pas de niaiseries ou de pleurnicheries à deux francs six sous, l’auteure nous présente des entités féminines de caractères et j’adore ça. C’est d’ailleurs pour cela que j’adore ces écrits. De plus, en si peu de pages, elle a su développer un monde complexe et bien « dessiné » déjà dans ce premier tome.

On comprend vite la place d’Enfenia dans la société, qui la dirige, pour quelle raison, les différentes castes, etc. C’est un monde qui promet de prendre de plus en plus d’ampleur dans les prochains tomes, mais qui ne m’a pas transcendé.

Un premier tome pour une série jeunesse qui mérite de faire parler d’elle qui malgré tout n’a su me conquérir qu’à petite échelle. J’espère que le deuxième tome (déjà disponible) nous en apprendra beaucoup plus sur Isil et j’aimerais bien savoir ce qui se passe en leur absence sur l’île Enfenia. Étrangère est un livre pour la jeunesse intelligent et plein de magie.




Les Outrepasseurs (T2) : La Reine des Neiges de Cindy Van Wilder


Le Reine des Neiges est le deuxième tome de la trilogie les Outrepasseurs de Cindy Van Wilder paru aux éditons Gulf Stream éditeur en août 2014. Le troisième et dernier tome est prévu pour Avril 2015.




Quatrième de couverture
Les Outrepasseurs viennent enfin de capturer la dernière fée libre, Snezhkaïa la Reine des Neiges. Ils ignorent qu?ils viennent de déclencher une malédiction qui risque de les anéantir. Peter, qui supporte de moins en moins de se plier à la volonté de Noble, tente de retrouver le Chasseur pour mettre fin à cette lutte séculaire?





L'auteur se présente : (blog de Cindy Van Wilder)
"Me résumer en quelques mots-clefs… C’est parti ! 1983: l’année de ma naissance, en Belgique.
Mots: j’adore jouer avec ceux-ci, depuis toute petite. Quand je ne suis pas auteur, j’assume ma profession de traductrice
Imaginaire: je suis tombée en amour, comme diraient les Québécois, avec l’imaginaire dès que j’ai vu le premier volet du “Seigneur des Anneaux”. Ma vie n’est plus tout à fait la même depuis lors…
Auteur: Vous trouverez mes différentes oeuvres en cliquant sur les onglets de mon blog. Après avoir écrit quelques nouvelles et oeuvres plus conséquentes, je me suis lancée dans l’écriture de mon premier roman. Ce dernier a été accepté en octobre 2012 aux éditions Gulf Stream et est devenu le premier tome d’une trilogie.
2014: l’année de ma première publication papier !"


La mission : Le premier tome était pour moi une révélation, le deuxième forge une certitude, Les Outrepasseurs fait parti de mes séries/sagas de romans favoris. Dans le premier tome, nous vivions en même temps que Peter, les révélations à propos de qui il était et de ce que serait sa vie. En tant que futur Maître de Maison et qu'Héritier. Dans ce bassin infesté de vouivres nous plongions à maintes reprises dans le passé de ces ancêtres. Ce deuxième roman est totalement différent, cette fois-ci on s'intéresse vraiment à Peter, sa vie et les enjeux actuels des Outrepasseurs. Un vrai coup de cÅ“ur et un livre lu en seulement 3 jours (un record pour moi alors que je suis en cours). 

Peter a dû juré allégeance à Noble, le Maître de la Maison du Lion, chef des Outrepasseurs, et commandant suprême des changepeaux et métamorphes. Si à la fin du premier tome je lui criais de jurer allégeance, qu'il était complètement fou de vouloir résister, j'ai durant ces pages, bien vite revu mon jugement. Force est d'admettre que c'est une des forces du roman, les différents "camps", n'ont rien de manichéen, on ne peut tenir qu'avec Peter puisqu'on s'y attache depuis le premier tome et que tout semble perverti au pays de la magie. Bien que ce soit Le Chasseur qui est à l'origine de la malediction des Outrepasseurs et qu'une vengeance bien sentie était mérité, on ne peut pas rester de marbre face aux comportements de la descendance des Outrepasseurs avec les fées et le destin de Féerie. C'est tout simplement ignoble et inhumain, d'ailleurs, quand on y pense, que leur reste-t-il d'humain ? Ils nous donnent parfois l'impression d'avoir été totalement absorbé par l'animal qui vit en eux. Bref, pour ne pas trop en dire sur le fond, retenez juste que c'est très fort en émotion, que vous n'y trouverez aucune façon facile de finir l'histoire et que l'intrigue est encore une fois rondement menée et qui plus est, d'une main de maître. 

Car oui, il est des auteurs qui n'écrivent pas avec les mots, mais qui jouent avec, qui remplacent leur clavier, leur plume ou que-sais-je encore, par une baguette magique et qui savent vous happer à l'intérieur de leur récit dès les premiers paragraphes, et comme pour Les Héritiers, ce fût le cas encore une fois avec La Reine des Neiges. En fait, le roman a tout d'un conte moderne pour jeunes adultes ou adulescents, on y découvre des êtres magiques du Moyen-âge et des quatre coins de monde, pour encore plus de rêverie. Mais le Conte de Fée au sens actuel s'arrête là, pas de gentille fée clochette qui sèche vos larmes ou de Fée Marraine qui exauce vos vœux les plus chers, non, ici on revient à l'être originel, la fée pernicieuse, joueuse et parfois perverse, sans tomber dans l'excès, Cindy Van Wilder maîtrise parfaitement son sujet et n'exploite pas l'Univers des Fées, elle le fait vivre à nouveau. Nous rendant, comme quand nous étions enfants, complètement gaga des histoires avant d'aller se coucher. Celle du méchant ogre dévoreur d'enfants, ou encore celle de l'homme qui tue ses épouses, le vrai conte de Grimm, d'Andersen ou de quel autre auteur classique du genre. Cindy est la Grimm des temps modernes. Elle joue avec la magie, lui redonne son vrai caractère. Alimentant par la même occasion la longue encyclopédie du monde Merveilleux avec ses propres personnages magiques. Le premier récit était captivant, le deuxième est dévorant. Il ronge votre temps sans que vous vous en rendiez compte. Sortilège de l'écrivain magique. Un coup de cœur à l'unanimité entre moi et mes 5 autres personnalités. J'en veux encore. J'en veux toujours plus. Avril 2015 me paraît si loin.





La Couronne des 7 royaumes : intégrale 3 de David.B Coe

La Couronne des 7 royaumes est une saga dark fantasy écrite par David B.Coe de 2007 à 2010 qui a été de nombreuses fois réédités, la dernière réédition date de 2013 et J'ai Lu a décidé de faire publier les 10 tomes initiaux sous forme de 5 intégrales recouvrant chacune 2 tomes de la saga. 


Quatrième de couverture : En mettant au monde l’enfant de Grinsa entre les murs mêmes du château de Glyndwr, Cresenne bouleverse les plans de la conspiration Qirsi, dont elle était jusque-là un élément des plus actifs. Mais pour l’amour de sa fille, elle se rend au roi d’Eibithar et, sous la contrainte, lui livre des informations décisives. Est-il encore temps d’agir ? Alors que les royaumes d’Aneira et de Braedon s’apprêtent à déclarer la guerre à Eibithar, certains nobles se méfient tant de leurs conseillers Qirsi qu’ils les emprisonnent sans discernement. Une décision mal avisée, qui risque de mettre définitivement le feu aux poudres.



Gouverneur des Eandis :
Cadet de quatre enfants, David B. Coe grandit à la limite de New York. Son père agent de change et sa mère institutrice, élèvent les quatre enfants dans un environnement littéraire. Comme résultat, les quatre travailleront plus tard dans le monde de l’écriture.
David suit ses études à l'université Brown puis à l'université Stanford d’où il sort diplômé en histoire en 1993. Son premier roman Children of Amarid, premier volume de la série The Lontobyn Chronicle est édité en 1997 puis suivi par les deux tomes suivants en 1998 et 2000. En 1999, il reçoit le prix William L. Crawford Memorial Fantasy Award pour cette série.
Il s’est installé, avec sa femme et ses deux filles, dans le Tennessee avant de partir, en 2006 pour une année en Australie.



La Mission : Le royaume est au bord du précipice, alors que Tavis et Grinsa part se refugier auprès du Roi car ils ont enfin débusquer le tueur de la fiancée de Tavis, Brienne. Mais voilà, ils n'ont encore aucune preuve. Pour une fois peut on dire que la chance sourit à Tavis de Curgh, car la belle Qirsi, Cresenne, au service du Tisserand finit sa route dans le château du Roi, endroit où elle accouchera de sa fille. Doit-elle risquer sa vie pour innocenter le juene Curgh en collaborant ou doit-elle profiter de sa proximité avec la tête couronnée pour plaire à nouveau au Tisserand. De l'autre côté d'Eibithar, la guerre est proche, après le suicide du Roi, et l'empoisonnement des Maîtres de Maisons principales, le régent prépare son pays à la guerre, testant ça et là des alliances et défaisant des royaumes en cas de refus, aider par son Qirsi, traître au service du Tisserand. Rien ne va plus chez les Eandi. Profitant de tout ce chahut volontairement préparé par lui-même, le Tisserand se sent prêt à lancer son attaque final, à moins que quelque chose ne vienne entraver son plan si parfait ?


Une troisième intégrale qui prend de plus en plus d'ampleur dans le monde imaginé par David B. Coe, si la première intégrale se cantonnait au royaume d'Eibithar dans ce tome-ci nous allons aussi bien à Sanbira qu'en Caerisse, les 7 royaumes du titre commencent enfin à s'ouvrir à nous, en nous faisant le plaisir de nous présenter leurs personnages emblématiques et tout leur fonctionnement politique. Un réel plaisir pour les fans du genre comme moi. S'il est vrai que ce tome-ci est beaucoup plus avare en bataille et projection de sang, j'ai vraiment pris un plaisir dans ce petit pavé de 600 pages où Tavis me plaît de plus en plus. Le jeune garçon borné du premier tome a complètement disparu pour laisser place à un jeune homme brisé prêt à tout pour recouvrir son honneur et défendre sa vie, son voyage avec Grinsa en terre ennemi l'a définitivement rendu plus responsable. J'ai aussi apprécié la montée en puissance des figures féminines, d'autant plus avec les matriarcat du royaume de Sanbira, même si je l'avoue, Diani me tape un peu sur le système. Elle est jeune et bornée, et se rendra bien vite compte des erreurs que provoquent ses choix, elle n'a pas encore l'âme d'une leadeuse, et son père a beau tout faire pour lui faire entendre raison, elle n'écoute qu'après coup, ce qui est un peu frustrant pour le lecteur. Un peu frustrée aussi par la première partie de l'intégrale qui après deux chapitres nous dépossèdent presque totalement de nos deux héros Tavis et Grinsa pour s'occuper d'autres personnages devenus de primo-importance dans le second tome. Une suite que j'attendais avec impatience et pour laquelle j'ai laissé tomber toute mes autres lectures à la réception du colis Amazon. Déjà que je mettais promis de ne pas l'acheter avant au moins Novembre.....Ouais pari perdu je dirais ! N'empêche que ce troisième intégrale a beaucoup de suite dans les idées et ne souffre, pour moi, d'aucun défaut, friande de fantasy classique, je n'ai ressenti aucun ralentissement dans ma lecture et je n'ai qu'une hâte, acquérir l'intégrale 4. Si je me fixe Janvier....vous pensez que je peux y arriver ? 


Lu dans le cadre du Challenge Dark Fantasy 


63/80





La Guerre du Lotus : Stormdancer (T1) de Jay Kristoff

Stormdancer est le premier tome de la saga La Guerre du Lotus de Jay Kristoff paru chez Bragelonne le 17 septembre 2014. La saga compte déjà deux tomes. Le troisième tome est prévu pour une publication en Novembre 2014 aux états-unis.


Quatrième de couverture
On disait éteinte la race des griffons, ces créatures mythiques menées par les danseurs d’orage. Pourtant, Yukiko et son père reçoivent l’ordre d’en capturer un pour le cruel shogun des îles de Shima. Contre toute attente, ils y parviennent, mais Yukiko se retrouve perdue dans une forêt sauvage, avec pour seule compagnie un griffon mutilé qu’elle nomme Buruu.Unis dans l’adversité, la jeune fille et l’animal s’entraident. Yukiko serait-elle la véritable danseuse d’orage, ultime espoir du peuple ?


Grand Shogun : Jay est un grand auteur de science-fiction/fantasy qui nous vient de Melbourne en Australie. Sa première trilogie a reçu de nombreux prix et est sur le point d'être publiée dans une douzaine de pays. Il écrit actuellement une seconde série à quatre mains avec Amie Kaufman qui porte le nom de Illuminae et portera cette fois-ci plus sur de la sicence-fiction. Le troisième tome de la Guerre du Lotus est prévu pour Novembre 2014 et porte le titre Endsinger. (traduit de: http://misterkristoff.wordpress.com/press/ )



La mission : Après en avoir parlé dans leur magazine Neverland avec beaucoup d’admiration, je ne pouvais pas passer à côté de ce nouveau-né de Bragelonne. Pourtant moi qui ne suis ni très ambiance steampunk, ni très décors nippons, force est d’admettre qu’il y a avait un je-ne-sais-quoi qui m’a tout de suite attiré dans cette sublime première de couverture et dans ce résumé très simple.

Stormdancer nous raconte l’histoire de la jeune et belle Yukiko, travaillant sous les ordres du grand Shogun, avec son père, son oncle et Kasumi, ils sont officiellement les chasseurs du Shogunat, mais voilà, Yoritomo est fou et quand il apprend qu’un fumeur de Lotus a vu un griffon dans le ciel, il décide d’envoyer ses chasseurs à sa suite. Yukiko et les autres n’ont d’autre choix que de grimper à bord d’un bateau volant pour traquer cet animal mythique. Comment croire que cet animal de légende puisse encore exister ? Et s’il existe, comment l’arrêter et l’emporter vif devant leur Chef. Sans compter que son père est un fumeur de Lotus (cette drogue qui pousse un peu partout et qui pollue toute l’atmosphère) qui n’a plus toute sa tête et semble souvent jouer avec la mort. La belle chasseuse nippone se trouvera malgré elle au sein d’un conflit qu’elle n’aurait nullement songé, et apprendra des vérités qu’elle aurait préféré ne jamais connaître. Une fabuleuse histoire de fantasy qui ravira les fans du genre, mais aussi les autres.
Le livre se découpe en trois parties majeures qui décrivent toute une évolution dans le roman, si la première peut paraître la plus longue, car c’est celle qui décrit le monde imaginé par l’auteur, ainsi que toute la mythologie et les personnages, elle laisse vite place à un récit prenant. Les deux dernières parties coulent sous vos doigts comme de l’eau limpide.... (à suivre)






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