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Métamorphoses de Samantha Bailly



Métamorphoses s'inscrit dans le monde d'Oraisons crée par Samantha Bailly servant à la fois de préquelle et d'eclaircissement sur certains point de la première série Oraisons, Métamorphoses est un one-shot paru en Novembre 2014 chez Bragelonne.



Quatrième de couverture :  Dans la cité de Lyneroy, les commerces éclatants cohabitent avec les plus sombres marchés noirs…
Sonax a treize ans lorsque sa vie bascule. Jeune garçon androgyne destiné à suivre une voie dans la banque, il quitte tout pour le théâtre solaire, un lieu où il se découvre une nouvelle famille. Mais derrière la scène, entre faux-semblants et jeux de pouvoir, la réalité d’Hélderion n’a rien à envier aux drames qui se jouent sur les planches. Il ignore alors à quel point il va devoir apprendre à jouer un rôle en permanence, en découvrant les dangereuses coulisses de la cité la plus riche du royaume.
Entraîné dans des intrigues politiques qui le dépassent, il sera changé en polymorphe, un être capable de modifier son apparence à volonté…
Car quel acteur n’a jamais rêvé de contrôler l’histoire au gré de ses métamorphoses ?



* Chroniqué pour Fantasy Gate *

Mon avis :

Sorte de préquel à Oraisons, Métamorphoses reprend l’histoire des sÅ“urs Manérian, mais sous un aspect bien différent. Ici nous suivons la vie de Sonax, un personnage présent dans Oraisons, que j’avais d’ailleurs adoré. Samantha Bailly nous replonge en Heldérion pour le meilleur et pour le pire, je trouvais déjà l’univers de l’auteure très riche dans son premier intégrale, mais je trouve que ce « petit » (tout est relatif) spin-off apporte encore plus de consistance à celui-ci. Un vrai régal, du début à la fin.



Sonax est un jeune garçon à l’aspect androgyne, qui va voir sa vie basculer, le jour où un tragique accident vient semer le doute sur ce qu’il sera plus tard. Certain de vouloir partir, il décide de quitter sa riche mère et ses certitudes pour finir par atterrir dans les arrières salles du premier théâtre fixe. En Heldérion, toutes les troupes sont itinérantes ; il est alors le plus chanceux des jeunes hommes alors qu’il tombe sur la fille du propriétaire, qui, pris au cÅ“ur par la solitude de cet orphelin, oblige son père à l’accepter dans la troupe. Son physique particulier va vite lui valoir la vedette au sein de la troupe, il va alors comprendre tous les avantages que lui valent son côté androgyne et il va alors en jouer. Sonax, emporter dans la spirale politique d’Heldérion et transformé par Nwinver, va alors devenir l’homme à abattre. Une quête initiatique qui a tout pour plaire et dans laquelle je ne me suis pas ennuyée une seconde. 

Dans ce roman, tout est parfait, le rythme, le style et surtout, surtout les personnages. Samantha Bailly réussit encore avec un talent sans précédent à vous faire adhérer à ses héros et héroïnes sans aucun mal, pour ceux ayant déjà lu Oraisons, la moitié du travail est déjà fait, puisque le monde est déjà connu, et donc on oublie tout ce passage où il faut « faire connaissance » avec le monde des personnages, je me suis laissée porter dès les premières lignes dans la vie de Sonax et toute ses péripéties. D’ailleurs je vous recommande vivement de lire Oraisons avant de vous lancer dans Métamorphoses, car toute l’intrigue de ces romans vous ait révélé au fur et à mesure dans les chapitres, ce qui pourrait vraiment vous gâcher le plaisir de la lecture, car, une fois que vous aurez lu Métamorphoses, vous voudrez lire Oraisons et vous serez déçu d’avoir lu le spin-off avant et ce sera malheureusement trop tard. Vous êtes prévenu ! Métamorphoses est un récit rythmé sur les différents épisodes de la vie de Sonax, qui apportent chacun son lot d’actions et de surprises, l’auteure va intelligemment y glisser des éléments connexes avec sa trilogie Oraisons, des points qui vont venir éclaircir l’histoire de base mais aussi enrichir l’histoire de la famille Manérian et d’Helderion, j’ai eu plaisir à rencontrer à nouveau certains des personnages phares, mais d’un point de vue totalement différent, un vrai plaisir. 

Je suis la victime volontaire d’un terrible coup de cÅ“ur sur ce roman, Samantha Bailly m’a une fois encore épaté avec son talent sans demi-mesure et sa capacité à nous faire adhérer à son monde dès les premières lignes. J’espère retourner à nouveau en Héldérion un jour, car j’irais à nouveau avec joie. Par contre, au risque de me répéter à nouveau, je vous recommande chaudement de préférer la lecture d’Oraisons, avant de vous lancer dans l’excellent Métamorphoses.

Souvenirs Perdus (T1) : Étrangère de Samantha Bailly

Souvenirs Perdus est la nouvelle série jeunesse imaginée par Samantha Bailly. Deux tomes sont déjà parus aux éditions Syros. Le premier, Etrangère, est sorti en Avril 2014. Le deuxième est disponible depuis debut Septembre.



Quatrième de couverture : Il existe une île nommée Enfenia. Depuis des siècles, nul ne peut y entrer. Nul ne peut en sortir. Un Léviathan tourne autour, il est autant le gardien des habitants que leur geôlier. La légende veut qu’un jour, quand les Enfenians seront prêts, la créature se retirera et les laissera découvrir le monde. Alors que l’île célèbre une fois de plus le rituel visant à accomplir la prophétie, une jeune fille est retrouvée inconsciente sur la plage. Une jeune fille au visage inconnu. Une étrangère.





La fée Marraine : Née en 1988, Samantha Bailly a rapidement une intuition : l'écriture. Intuition qu'elle décide de suivre, et ce en composant avec le réel. Après un Bac Littéraire, elle obtient un Master de Littérature Comparée, puis de Lettres Appliquées aux techniques éditoriales et à la rédaction professionnelle. Parallèlement à ses études, elle travaille dans le domaine du jeu vidéo.
C'est durant ce laps de temps qu'elle voit plusieurs de ses ouvrages publiés. Tout d'abord, un diptyque de Fantasy, Au-delà de l'oraison (éditions Mille Saisons), dont le premier tome obtiendra trois prix en 2011, notamment le Prix Imaginales des Lycéens. S'en suit un roman épistolaire, Lignes de vie (éditions Volpilière) ainsi qu'un conte pour enfants, La princesse au bol enchanté (éditions nobi nobi !).
Un tournant s'opère en 2013 lorsque les éditions Miladydécident de publier le roman contemporain Ce qui nous lie, et de rééditer par la même occasion chez Bragelonneson diptyque de Fantasy sous le nom d'Oraisons.
À présent, elle vit à Paris où elle se consacre pleinement à sa passion et navigue entre tous les genres qui interpellent son imaginaire. (source : site de samantha bailly)


Mon avis (7/10) : Depuis que j’ai lu Oraisons, je m’intéresse beaucoup à ce que fait Samantha Bailly. C’était alors pour moi tout naturel de lire cette nouvelle série destinée à la jeunesse.

La jeune Isil est retrouvée presque morte sur la plage de l’île Enfenia, un endroit d’où personne ne peut partir et où personne ne peut aller à cause du Leviathan qui élimine quiconque ose s’approcher des « frontières » de celle-ci. Alors comment cette étrangère a pu passer le Leviathan ? Qui est-elle et que veut-elle aux Enfenians ?

Nel, prochaine dirigeante du l’île, qui suit les traces de son père, à toutes les raisons de craindre cette jeune fille à la peau blanche. Elle est tellement différente d’eux et que peut-elle bien leur vouloir.

Elle est, à l’image de son paternel, complètement réticente aux changements. Et comme tout personnage a son contraire, sur l’île vit aussi un jeune garçon de 16 ans prénommé Syon, un jeune chasseur, amoureux d’une liberté qu’il rêve chaque jour. Il voit en Isil la réponse qu’il attendait depuis des années : son père pourrait bien avoir survécu lors de sa fuite d’Enfenia. Son grand-père et sa mère ont beau lui rabattre les oreilles que celui-ci est mort, Isil est la preuve — vivante elle – qu’il est possible de défier l’énorme monstre marin. De ces trois personnages complètement différents naît un trio que nous allons suivre tout le long de ce premier tome. Un récit d’aventures que j’ai aimé suivre, mais sans plus, j’explique.

Ce qui ne change pas dans tous les « Samantha Bailly » c’est sa façon si fluide et contemporaine d’écrire de la fantasy. Elle est vraiment douée pour apporter une douceur à ses récits, et pour ça je m’incline. Sauf que dans ce roman-ci (et certainement, car il est destiné à un jeune public) je trouve que la narration est trop basique, on ne retrouve pas la poésie de Samantha Bailly et c’est un vrai gâchis pour le coup.

Le modèle de phrase s’arrête bien trop souvent à : sujet, verbe, complément et je trouve que cela ne lui ressemble absolument pas. Mais comme dit plus haut, c’est certainement dû au fait que ce récit est destiné à la jeunesse. Mais je regrette vraiment ses belles phrases bien tournées et sensuelles que l’on trouve dans Oraisons. En dehors de ce petit point, j’ai trouvé aussi l’histoire un peu facile bien qu’elle le soit beaucoup moins que certains autres romans pour les jeunes. Pourtant, on devine un peu trop facilement ce qui va se passer dans certaines scènes, aussi quand vient le moment de « l’annonce », on ne se retrouve pas du tout surpris et cela m’a un peu gâché l’effet. J’ai d’ailleurs mis quelques jours à le lire, alors qu’habituellement, je dois mettre maximum 2 jours à ingurgiter ce genre de lectures.

Si j’ai mis un 7, c’est bien parce que j’ai trouvé des points positifs me direz-vous ? Oui, exactement. Malgré ces petits points noirs, Étrangère reste de la fantasy jeunesse d’un très bon cru. Activiste d’une figure féminine exacerbée, Samantha ne déroge pas à ses idéaux et place encore une fois les jeunes filles au plus haut point de sa narration.

Isil et Nel sont deux personnages plein de force et de convictions, souhaitant se montrer aussi forte que Syon. Elles sont intelligentes et savent ce qu’elles veulent. Pas de niaiseries ou de pleurnicheries à deux francs six sous, l’auteure nous présente des entités féminines de caractères et j’adore ça. C’est d’ailleurs pour cela que j’adore ces écrits. De plus, en si peu de pages, elle a su développer un monde complexe et bien « dessiné » déjà dans ce premier tome.

On comprend vite la place d’Enfenia dans la société, qui la dirige, pour quelle raison, les différentes castes, etc. C’est un monde qui promet de prendre de plus en plus d’ampleur dans les prochains tomes, mais qui ne m’a pas transcendé.

Un premier tome pour une série jeunesse qui mérite de faire parler d’elle qui malgré tout n’a su me conquérir qu’à petite échelle. J’espère que le deuxième tome (déjà disponible) nous en apprendra beaucoup plus sur Isil et j’aimerais bien savoir ce qui se passe en leur absence sur l’île Enfenia. Étrangère est un livre pour la jeunesse intelligent et plein de magie.




A pile ou Face de Samantha Bailly

Je tiens à remercier les Ã©ditions Rageot pour m'avoir fait confiance dans cet échange. J'ai passé un excellent moment en compagnie d'Emma et je ne peux que redoubler de remerciements pour cela. A pile ou Face de Samantha Bailly est disponible depuis le 4 Septembre 2013.




Quatrième de couverture : Alors qu’Emma tente de se remettre de la mort de son frère aîné, Maxime, elle reçoit des mails posthumes de ce dernier, où il lui confie une application permettant de pratiquer la divination à partir du Livre des Mutations. Sceptique, Emma procède à des essais… concluants ! Simple coïncidence ou expression de son pouvoir à lire l’avenir ?






La Taromancienne : Née en 1988, Samantha Bailly a rapidement une intuition : l'écriture. Intuition qu'elle décide de suivre, et ce en composant avec le réel. Après un Bac Littéraire, elle obtient un Master de Littérature Comparée, puis de Lettres Appliquées aux techniques éditoriales et à la rédaction professionnelle. Parallèlement à ses études, elle travaille dans le domaine du jeu vidéo.

C'est durant ce laps de temps qu'elle voit plusieurs de ses ouvrages publiés. Tout d'abord, un diptyque de Fantasy, Au-delà de l'oraison (éditions Mille Saisons), dont le premier tome obtiendra trois prix en 2011, notamment le Prix Imaginales des Lycéens. S'en suit un roman épistolaire, Lignes de vie (éditions Volpilière) ainsi qu'un conte pour enfants, La princesse au bol enchanté (éditions nobi nobi !).
Un tournant s'opère en 2013 lorsque les éditions Miladydécident de publier le roman contemporain Ce qui nous lie, et de rééditer par la même occasion chez Bragelonne son diptyque de Fantasy sous le nom d'Oraisons.
À présent, elle vit à Paris où elle se consacre pleinement à sa passion et navigue entre tous les genres qui interpellent son imaginaire. (source : site de samantha bailly)



La mission : J'ai quitté Samantha Bailly il n'y a pas si longtemps avec Oraisons l'intégrale. J'avais trouvé la plume de Samantha magnifique et très juste dans la fantasy, encore une fois celle-ci m'a prouvé qu'elle avait cette capacité comme les caméléons d'ajuster sa plume au genre qu'elle écrit. Ici, elle se livre à un thriller pour jeune adulte que j'ai dévoré en une après-midi. 

L'histoire se déroule à Caen, Emma est lycéenne en terminale ES, cela fait maintenant 8 mois que son grand frère Max est décédé dans un accident de voiture, tout près de chez eux. Alors qu'elle rentrait du lycée, elle a été la première à être sur les lieux, elle a appelé une ambulance mais c'était déjà trop tard, Max n'était plus. Plus rien de va chez elle, alors pour sa dernière année au lycée elle a décidé d'entrer à l'internat avec sa meilleure amie, Ariane, ce petit grain de fraîcheur qui suit la filière S. A part leur filière rien ne les sépare. Un vendredi soir, Ariane l'invite à dormir à la maison, elle accepte. Se connectant à sa boîte mail pour vérifier ses messages alors qu'Ariane bûche sur ses maths elle tombe sur un message des plus troublants, un message de son frère. Que veut dire son frère quand il parle des pouvoirs du Yi King ? Et pourquoi le second message  lui stipule de tout oublier du message précèdent ? Tout s'emballe alors que Claire, une élève de sa classe disparaît étrangement après le déjeuner. Et si tout ça était lié ? C'est ce qu'Emma va tenter de découvrir. Si elle survie à tout ça...

L'histoire est construite de telle sorte qu'on ne peut que tourner les pages sans jamais s'arrêter. Samantha Bailly nous offre un thriller haletant qui nous fait ressentir en réelle situation de stress pour Emma, celle-ci se retrouvant mêler à l'affaire de Claire à cause de la société Mantis, se voit propulser comme une sorte d'enquêtrice mais alors qu'on découvre qu'elle fréquente les personnes de Mantis, elle reçoit d'étranges messages sur son répondeur lui priant d'arrêter car sinon il pourrait lui arriver des problèmes. Avec Emma j'ai vraiment eu l'impression de revivre mes derniers mois avec le bac, c'est vrai le récit fait preuve d'un réalisme à couper le souffle et en plus de ça, cela fait vraiment du bien de se trouver pour une fois dans un lycée français avec de VRAIES habitudes françaises, les cours ennuyeux, les heures de colles, les repas tôt ou encore le fait que tout le monde se parle plus ou moins sans créer de clans réels se faisant la peau à chaque cours. En plus de ça les personnages sont travaillés, même si selon moi l'histoire aurait dû être un peu plus longue on ne reste pas sur un sentiment de bâclée ou de manquement. Non, Samantha finit son roman avec brio et on se plait à imaginer une suite possible d'Emma. Les personnages secondaires comme Logan, Jane, Ariane, Nathan ou encore Hugo sont tous présents dans le but d'aider Emma dans ses recherches sans réellement le vouloir, mais j'aurais aimé qu'on creuse un peu plus le personnage d'Ariane qui reste pour moi trop en surface, on sait qu'elles sont amies depuis la maternelle, mais je n'ai pas ressenti de véritable lien entre elles deux. Ce qui est selon moi, le point le plus négatif dans une ribambelle de points positifs je vous rassure. Car j'ai passé un excellent moment dans ce roman et je le recommande à tout les amoureux de Samantha Bailly et je sais que dans cette catégorie vous êtes nombreux ou encore aux adorateurs de pistes policières qui se plairont à fouiner un peu partout comme Emma pour découvrir le fin mot de cette histoire.

Une histoire originale et très réussie à découvrir de toute urgence !!

Oraisons de Samantha Bailly

Je tiens en premier lieu à remercier Livraddict et les éditions Bragelonne-Milady pour avoir embelli mes vacances d'une si belle façon, en me donnant la chance de pouvoir participer à ce partenariat.



Quatrième de couverture :  En Hélderion, la mort peut rapporter beaucoup... surtout à la famille Manérian, qui procède aux oraisons, les rites funéraires du royaume. Mais la réalité de la mort les frappe de plein fouet lorsqu'on retrouve le corps de leur plus jeune fille dans une ruelle sordide. 
Tout désigne les clans, ces dangereux rebelles qui s'opposent à Hélderion.  Aileen, prête à tout pour venger sa cadette, se lance dans une enquête qui la mettra à rude épreuve. 
Noony, leur sÅ“ur aînée, se retrouve quant à elle aux premières loges de l'entrée en guerre de son pays contre le continent voisin. Mais elle est bien décidée à s'opposer à ce conflit qui pourrait tourner en véritable massacre. 
Prises dans des intrigues dont les enjeux les dépassent, les deux sÅ“urs devront affronter le système qui les a forgées. 



La fée marraine : Née en 1988, Samantha Bailly a rapidement une intuition : l'écriture. Intuition qu'elle décide de suivre, et ce en composant avec le réel. Après un Bac Littéraire, elle obtient un Master de Littérature Comparée, puis de Lettres Appliquées aux techniques éditoriales et à la rédaction professionnelle. Parallèlement à ses études, elle travaille dans le domaine du jeu vidéo.
C'est durant ce laps de temps qu'elle voit plusieurs de ses ouvrages publiés. Tout d'abord, un diptyque de Fantasy, Au-delà de l'oraison (éditions Mille Saisons), dont le premier tome obtiendra trois prix en 2011, notamment le Prix Imaginales des Lycéens. S'en suit un roman épistolaire, Lignes de vie (éditions Volpilière) ainsi qu'un conte pour enfants, La princesse au bol enchanté (éditions nobi nobi !).
Un tournant s'opère en 2013 lorsque les éditions Miladydécident de publier le roman contemporain Ce qui nous lie, et de rééditer par la même occasion chez Bragelonne son diptyque de Fantasy sous le nom d'Oraisons.
À présent, elle vit à Paris où elle se consacre pleinement à sa passion et navigue entre tous les genres qui interpellent son imaginaire. (source : site de samantha bailly)



La mission : J'ai plongé dans une histoire vraiment incroyable, tellement incroyable que j'ai eu du mal à penser que tout ce monde ne sortait que de l'imagination de Samantha Bailly. C'est vrai ! Vous n'avez qu'à lire pour ne pas comprendre comment un monde de 716 pages, peut vous paraître comme un monde existant depuis plusieurs centaines d'années. Il y a tout dans ce livres : de l'histoire, des croyances, des rites ancestraux etc.. C'est une machine bien huilée d'un monde qui ne vient que dans seul et même imaginaire, celui de la femme aux doigts d'or : Samantha Bailly. 

Dans un style fluide mais non moins sublime l'auteure réussit à nous faire avaler l'histoire avec une facilité déconcertante, on boit ses paroles. Les descriptions et les dialogues font preuve d'une grande dextérité dans la façon de manier les mots, de savoir les poser là où il faut, un peu comme son oraisonnière Noony, qui connaît les mots mieux que personne. Elle vous emmène dans un voyage au travers un monde qui ne peut vous sembler que vrai. Du pays du froid et de la roche en passant par les paysages aux constructions luxueuses jusqu'au désert imprenable de Rouge-Terre. C'est un voyage initiatique que les deux héroïnes vivent séparément. Samantha Bailly est comme la fée marraine de ce petit monde et c'est elle qui nous conte les histoires de ses héros.

Bien que Soleil III, l'Astracan (comprendre le roi) d'Helderion, veuille faire croire à tout ses habitants que tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes, on apprend assez vite que quelque chose cloche, qu'il y a comme ce grain de sable dans la machine. Ce grain de sable se nomme Rouge-Terre. L'Astracan qui a nommé cette patrie Terre Impies fait penser aux autres que ce sont des barbares qui n'ont foi en rien, puisque qu'ils ne croient pas en l'Astracisme. Cette religion qui honore les astres c'est le domaine de la famille Manérian, Gide Manérian dirigeant de la Corporation des Oraisonniers sait bien quel rôle il joue dans l'histoire de l'Astracisme. Avec sa fille Noony, l'oraison à toute les chances de continuer dans le droit chemin. L'Oraison c'est la cérémonie après la mort qui consiste à envoyer l'âme du défunt dans les astres, leur ultime lieu de vie. Noony a une foi aveugle en son métier, en l'Astracisme, mais bientôt elle devra quitter le nid pour peaufiner ses connaissances, son père lui trouve un compagnon de route : Alexian. 
Alexian est mon personnage favori du livre, on apprend bien assez vite qu'Alexian n'est en réalité pas un Oraisonnier, mais un Rouge-Terrien. Avec la douce et pieuse Noony ils vont tout deux essayer de découvrir ce que l'Astracan cache depuis toujours. Et si le berceau de leur monde n'était pas Oriel Ier. Et si il y avait un avant Abranelle ? C'est assez difficile de vous en dire plus, sans spoiler le livre. Mais ce que vous devez savoir, ce que Noony et Alexian sont les deux personnages qui vous feront le plus voyager dans tout ce monde. Ils vous feront rire et pleurer, ils insinueront le doute en vous, un doute qui ne vous lâchera pas avant la fin du livre.

Aileen Manérian, la lady rebelle de la famille. Elle vit avec sa soeur Mylianne dans la pension Sybilène depuis leur plus tendre enfance, cette pension tenue par le mystérieux et important Joscard se trouve en Thyranne, pays "colonisé" par l'Astracan pendant la guerre, aujourd'hui le pays n'est qu'un tas de décombres et de bicoques branlantes où la rébellion fait rage. C'est dans cette atmosphère que va mourir Mylianne Manérian, alors qu'elle suivait son bel amant. Retrouvée morte par Orius le chef de la garde de Mizin, Aileen va vouloir venger se meurtre. Prise au sein de l'étrange élite de Joscard, elle apprend les maniements simples de l'épée et décide de s'engager dans la garde, elle part pour L'I.G.A et y retrouve Heptiel, l'Ioden, le fils de l'Astracan. Bien qu'elle commence à tomber amoureuse de lui, elle décide de partir pour Mizin afin d'y enquêter sur le meurtre de sa soeur, aidée par Murmure. C'est ici que commence sa réelle aventure initiatique, en parallèle à celle de sa soeur.

Ce qu'on retient c'est que les personnages sont tous plus complet les uns que les autres. Pas de stéréotype, non des personnages nouveaux et entiers, en proie au doute et à la peur. Du sarcastique Alexian, au séduisant Heptiel en passant par l'adulte Orius, tout les ingrédients sont là pour nous donner envie d'en savoir toujours plus. Les personnages sont agréables et humains, oui l'humain n'est pas que loyal, serviable ou méchant et dangereux, non ici les personnages ont tous leurs raisons de faire ce qu'ils font, qu'ils comprennent ou non que ce soit mal ou bien. Aussi étrange que cela soit, le personnage de Nwynver a été pour moi un véritable déchirement cette femme que je détestais dans le premier tome, cette jadielle, m'a paru tellement humaine dans le second tome que j'ai ressenti la plus grande peine pour elle (si j'en oublie une scène qui m'a fait pleuré bien plus que ça). Cette femme m'a paru comme prise dans l'engrenage d'une réelle tragédie grecque. Une femme au destin indomptable qui ne peut que subir. Un peu comme la pauvre Soliane, que j'aurais aimé découvrir un peu plus.

Cette intégrale a été une très agréable lecture pour moi avec une large préférence pour le second tome, et ces deux dernières parties. J'ai oublié tant de personnages comme Shala et Zéphyr mais je mettrais certainement des pages entières pour cette chronique. Je ne peux que vous pousser à sauter sur cette sublime occasion qu'est de lire cette saga. 

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