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Fairy Oak (T1) : le secret des jumelles de Elisabetta Gnone


Le secret des jumelles est le premier tome de la trilogie Fairy Oak écrite par Elisabetta Gnone. Le premier tome est sorti en septembre 2015 chez Kennes Editions.

Quatrième de couverture : À Fairy Oak, depuis plus de mille ans, quand sonne minuit, de minuscules fées lumineuses racontent des histoires de petits enfants à des sorcières attentives. Insolite, n'est-ce pas ?! Chacun sait en effet que les fées et les sorcières ne s'entendent pas très bien et que ces dernières n'aiment pas du tout les enfants. Mais nous sommes dans la Vallée de Verte-Plaine, dans le village de Fairy Oak, et ici, les choses ne se passent pas comme ailleurs...


Mon avis : Que voilà un roman intéressant à la croisée des genres pour les jeunes lecteurs (9-12 ans) mais aussi pour les plus grands, qui mêlent le conte au récit d'aventure. J'ai pris un malin plaisir à lire ce petit roman et j'en suis ressortie vraiment heureuse et émerveillée par ma lecture.

Vanilla et Pervinca, communément surnommées Babou et Vi, vivent dans un monde enchantée où se cotoient Magiques et Humains. Fées, sorcières, magiciens et hommes se partagent ses terres magnifiques dans la plus grande harmonie. Les deux jumelles sont principalement élevées par leur tante, car destinées à devenir sorcières, elles doivent hériter le pouvoir de leur tatie uniquement, ce qui ne les empêche pas de voir leurs parents tous les jours puisqu'elles vivent dans le même manoir qu'eux. Les jumelles ont une fée nourrice, Féli. D'ailleurs c'est par la voix de conteuse de Féli que nous est narrée l'histoire ; un point de vu vraiment intéressant qui n'est pas sans rappeler la tradition orale des conteurs.

Dans ce premier tome, l'attention est bien sûr ciblée sur Babou et Vi qui sont les deux héroines de l'histoire. Fairy Oak se lit d'une traite, car le récit est fluide, plein de mouvances et de péripéties, cependant je peux lui reprocher son envie ciblée d'intéresser presque uniquement les filles. Selon moi, un conte se doit de plaire aussi bien aux garçons qu'aux filles. Ici nous sommes clairement dans une ambiance fille, avec des protagonistes presque entièrement féminins et le peu de personnages masculins présents sont vraiment en deça du récit, comme en décor de fonds pour  ne pas venir "gêner" l'histoire. Fairy Oak nous emmène dans une aventure vraiment féerique contre le Terrible 21, et bien que j'ai adoré le roman de bout en bout, et même si je comprends le point de vu de l'auteur vis à vis du lectorat visé, je pense que l'intrigue aurait pu avoir plus de profondeur afin de dégager un intêret plus fort pour l'intrigue. Ce qui fait que l'on souhaite lire la suite, tout de suite, sans attendre ; on ne le retrouve pas assez à la fin du récit. J'attends tout de même la suite des aventures de jumelles et de Fairy Oak, et je me plongerai bien volontiers dans la suite des aventures.

Le grand plus de ce roman, c'est à n'en point douter, les magnifiques illustrations crayonnées que l'on retrouve tout au long du récit qui illustrent diverses scènes avec un sens du détail certains qui fait que l'on se projette plus encore dans ce monde fantastique. J'ai adoré découvrir le coup de crayon de chacun des personnages phares de l'histoire. Merveilleusement pensé.

Le premier tome de la nouvelle trilogie d'Elisebetta Gnone a bon sur toute la ligne : une couverture accrocheuse, un lectorat ciblée, une histoire à la croisée de genres, des héroïnes attachantes et une intrigue qui semble vouloir prendre de l'ampleur. Même si ce premier tome manque d'un je-ne-sais-quoi de plus, la série est promis à une belle réussite et je le recommande chaudement à tous les lecteurs amoureux de l'ambiance conte de fée  !!

Belle comme le jour de Gail Carson Levine


Belle comme le jour est un roman de Gail Carson Levine, dans la collection Neuf aux éditions L'Ecole des Loisirs. Il est paru en 2008. 


Quatrième de couverture : Elle a l'air d'une bonne femme de neige géante, avec une tête en face de lune et deux yeux en boutons de culotte. Non, Aza n'est pas jolie. Elle ne l'a jamais été. Déjà quand une inconnue l'a abandonnée, à l'âge d'un mois, à l'auberge de la Plume d'oie, elle était laide. Quinze ans plus tard, elle est affreuse. Ses parents adoptifs la protègent en la cachant des visiteurs et en éliminant les miroirs. Les seuls clients à ne pas être gênés par sa vue sont les gnomes. Un jour, l'un d'eux, en l'entendant chanter, a sympathisé avec elle et lui a prédit l'avenir... Sa beauté, c'est sa voix, la plus belle de la région, et peut-être même du pays. Elle a inventé une nouvelle manière de chanter, qu'elle garde secrète. Quand une duchesse, de passage à l'auberge, invite Aza à remplacer sa dame de compagnie enrhumée et à l'accompagner au remariage du roi, elle accepte, au risque de devoir dévoiler son secret. Là-bas, au château d'Ontio, l'attendent un miroir magique et même maléfique, l'amour d'un prince, la haine d'une reine et la réalisation de la prédiction du gnome.



Mon avis : Quelle belle surprise ! Voilà plusieurs temps que je décidais de me lancer à nouveau dans des lectures de L'Ecole des Loisirs, et comment résister à une réécriture de conte à la quatrième de couverture si accrocheuse.

Aza est une jeune fille aux allures d'ogre, elle n'a rien de beau si ce n'est sa voix, qu'elle réussit à projeter au loin. Elle peut prendre les voix d'autres personnes, c'est un réel talent. Un jour elle se fait repérer par une duchesse de passage, qui sous le charme, décide de l'emmener avec elle comme suivante au palais du roi pour les noces royales. Aza n'en revient pas, elle tente de cacher son visage et son corps sous des nippes atroces appartenant à une autre mais rien y fait, Aza a beau avoir la plus belle des voix elle n'est considérée que pour son physique étrange. Elle se liera d'amitié avec le prince, découvrira des choses incroyable sur son histoire, tout en faisant du conte original, une nouvelle histoire tout aussi plaisante. Légende, Roi, Reine, Magie et Gnomes au rendez-vous ! 

J'ai vraiment adoré cette réécriture de conte, j'avais envie de redécouvrir des lectures d'enfances mais de façon différente et j'ai vraiment trouvé "chaussure" à mon pied (mince me suis trompée de conte !) dans cette réadaptation de Blanche Neige ! J'ai été de surprises en surprises, Gail Carson Levine réussit complètement à se réapproprier l'histoire, à l'écrire à sa façon pour lui donner une nouvelle vie. Traitant des problèmes d'acceptation de soi, du changement et de la différence physique, cette petite pépite de la collection Neuf à l'Ecole des Loisirs a vraiment su combler mon cÅ“ur de lectrice. Oui, oui, trois fois oui ! Jetez vous sur ce roman incroyable de surprises qui saura vous faire (re)découvrir le conte de Blanche Neige ! Avis aux amateurs et aux autres ! Lecture à ne pas manquer ! 

Tryskellia,Manuscrit Premier : Le crépuscule des Sirènes de Didier de Vaujany


Le Crépuscule des Sirènes est le premier manuscrit d'une série de 4, qui se déroule au royaume de Tryskellia. Actuellement deux tomes sont parus, aux éditions Beaurepaire.

Quatrième de couverture : Sur la lande des Hautes Citadelles, la reine Lyianne célèbre les dix ans de ses filles Iréade et Harmonéï, entourée des illustres peuples de l'ancienne Alliance. Dix ans de paix aussi, depuis le sacrifice du prestigieux cercle des douze sorciers, depuis la chute du traître Volgardh. Pourtant, a coeur des terres du Brûle-d'Âmes, une ombre oeuvre pour prendre le pouvoir sur le monde, le faire basculer dans les ténèbres. L'attaque est sournoise, dirigée contre les jeunes héritières du royaume. Grands-Elfes, Halghorns, Elfelynes, Humains et autres peuples s'unissent alors contre ces nouvelles ennemies, Edénaïr et Raya, Sirènes jadis bannies, sorcières aux pouvoirs de magie noire retrouvés. Le Sanctuaire de l'île d'Ardance n'est désormais plus leur terre d'exil, mais leur imprenable forteresse...

*PARTENARIAT AVEC L'AUTEUR*
Merci encore ! 

Mon avis : Il y a quelques jours je finissais mon voyage dans l'univers magique de Tryskellia, l'auteur m'invitait à découvrir le récit de Tara, conteuse parmi les conteuses, qui relate les histoires incroyables de ce monde magique. Dès lors, je me suis dis : "Il ne s'agit donc pas d'un simple roman ! Non, c'est un conte ou alors la retranscription d'un mythe ! " Et je ne me suis pas trompée, Didier de Vaujany nous invite à un véritable voyage....





Magnifique et plaisante, la plume de Didier de Vaujany a su m’envoûter dès les premiers mots. La première phrase aurait pu être Il était une fois....car cette formule magique vaut autant pour les contes classiques que pour ce manuscrit premier dans lequel l'auteur nous raconte une des nombreuses péripéties de Tryskellia. C'est un récit à plusieurs voix dans lequel le lecteur se perd avec plaisir pour pour y croiser divers créatures et êtres magiques, de la fée au centaure en passant par les nains. L'auteur nous propose pléthore de personnages et de situations en tout genre pour mener à bien une quête qui va s'étendre chronologiquement : sauver Iréade et Harmonéï, les filles jumelles de la reine Lyianne, de la malédiction lancée par les sirènes pernicieuses. L'une a perdu ses lèvres, quand l'autre ne voit plus. Les deux sÅ“urs vont remettre leur destin entre les mains des différentes nations de Tryskellia, mais le temps va finir par presser et les deux prétendants des princesses se jetteront corps et âmes dans la bataille. Un récit envoûtant au souffle épique.

Ce conte pour grands enfants à tout pour plaire, il est raconté d'une belle voix, et est rédigé sous une belle plume. D'ailleurs je tiens à faire une mention spéciale pour l'illustrateur de la couverture pour son travail magnifique. L'auteur nous dépeint un monde qu'il a imaginé depuis longtemps, dans lequel il a pu faire mainte balades (veinard !) et où il connaît chacun des personnages. Il maîtrise son monde, son évolution et son sujet. L'évolution du manuscrit premier se fait de manière assez unique, - je reprendrais le terme de la blogueuse Nanet, que je trouve assez juste - sur le fait que celui-ci se développe en tiroir, c'est à dire que l'auteur s'amuse à les ouvrir les uns après les autres pour nous faire découvrir d'autres personnages, lieux et situations qui nous amènent tous à la situation finale. C'est intelligent, et bien mené même si je déplore de ce fait, un petit sentiment d’éloignement par rapport aux personnages, ce qui fait que je n'ai pas réellement de personnage chouchou, que je les apprécie tous à leur manière, c'est un parti prit qui fonctionnement merveilleusement bien dans ce livre.
Cependant ma grande déception - car oui j'en ai une - est que l'on ne voit/lit que trop peu de choses sur ces deux sirènes, nous n'avons pas leurs pensées, leurs idées, leur point de vue. Et je trouve que c'est vraiment un manque dans ce roman, qui aurait sinon, frôlé la perfection. Nul crainte, Mr de Vaujany, je vous pardonne volontiers ce petit détail car j'ai vécu 280 pages de réel bonheur et j'ai découvert un nouvel auteur qui mérite que l'on entende parler de lui !




La malédiction de la sorcière des songes d'Allan Stratton

La Malédiction de la sorcière des Songes est paru en 2014 aux éditions Bayard Jeunesse, dans la collection Estampille. C'est le quatrième roman traduit en français d'Allan Stratton, en 2013 paraissait L'Apprenti Pilleur de Tombes. Allan Stratton se révèle un vrai conteur, et ses récits sont toujours plein de magie et de beauté.


Quatrième de couverture : La sorcière des songes veut s'emparer du cÅ“ur de la princesse Olivia. Tant qu'elle ne l'aura pas obtenu, elle fera disparaître tous les enfants du royaume de Bellumen. Pour protéger leur fille de treize ans, le roi et la reine la confient au prince de Pretoria. Mais Olivia décide d'agir : elle va affronter la Sorcière des Songes.




Mon avis : Depuis le début de mon stage professionnel, je fais une sorte de chemin révélateur au sein de la lecture jeunesse, passant par des auteurs qu'il faut absolument avoir lu, des recommandations de revues professionnelles ou encore tombant sur des petites perles, un peu au hasard des rayons, comme celui que je vais vous présenter.

Je ne pouvais que me sentir attirer par un titre qui contient le mot sorcière, vous ajoutez à cela, une accroche qui parle d'une intrigue s'apparentant au conte, le voilà aussitôt emprunté, aussitôt lu. Et j'ai passé un très agréable moment lecture dans ce conte pour enfants.
Nous sommes en plein royaume de Bellumen, la jeune princesse Olivia est enfermée depuis toute petite chez elle, interdite de sortir et de découvrir le monde, car alors qu'elle n'était pas encore née, même pas encore dans le ventre de sa mère ; ses parents : le roi et la reine, ont scellé un pacte avec la sorcière des songes pour avoir un enfant. La sorcière, pernicieuse comme elle est, leur donne cet enfant, en contrepartie, ils devront lui donner, en temps voulu, la chose qu'elle leur demandera.
Ignorants, les souverains acceptent, prêts à tout pour voir leur fille naître. 
La jeune Olivia voit le jour, la sorcière vient demander sa part du contrat : le cÅ“ur d'Olivia. 
Les souverains ont leur propre magicienne, celle-ci réussit à éloigner la sorcière, qui finit par jeter un sort à al jeune fille. Protégée, la jeune fille sera sienne à l'âge de treize ans.
Nous y voilà, Olivia a treize ans, sa dernière protection est sur le point de rompre, le prince de Prétoria vient pour l'emmener loin de chez elle et de la sorcière des songes. La jeune princesse, qui voit des enfants disparaître chaque année, punition du peuple, car Olivia n'a pas été donné à la sorcière. Haïe de son peuple car elle a la chose de vivre, alors que leurs enfants meurent, elle décide de prendre son destin en main. Une sublime histoire, un conte magnifique, sur la quête de soi et l'importance de chaque décision que l'on prend.


Ce roman jeunesse assez conséquent, se lit d'une traite et sans mal, Allan Stratton est un véritable conteur. On ne lit pas La Sorcière des Songes, on l'écoute, raconté de la voix d'un colporteur plus que talentueux. Ce conte saura ravir les plus petits mais aussi les grands, qui se feront un régal à raconter ce conte à leurs enfants avant d'aller au dodo ou pour se border eux-même : comme ce fût pour moi. Je me suis laissée porter par la plume de l'auteur sans mal, au point de ne pas voir les pages défilées et j'aurais aimé que ce conte dure plus, toujours plus. 
Si vous voulez plonger à nouveau dans vos délices d'enfance et retrouver de façon nouvelle le plaisir de lire à nouveau des contes, je vous propose ce bel ouvrage pour tous les âges.

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