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Les Cartographes (T1) : La sentence de verre de S.E Grove


Quatrième de couverture : Sophia vit à Boston, en Nouvel Occident. Depuis huit ans, lorsque ses parents explorateurs ont disparu en mission, elle est élevée par son oncle Shadrack, le plus célèbre cartographe de Boston. Mais voilà qu'il est brutalement kidnappé... La jeune fille s'élance alors sur ses traces. Elle n'a qu'une piste : une mystérieuse carte de verre accompagnée d'un message, que Shadrack est parvenu à lui laisser. Avec son nouvel ami Théo, elle va traverser terres, mers... et se confronter à des mondes complètement différents.


* Ã‰PREUVES NON CORRIGEES *

Mon avis : Voilà maintenant quelques jours que j'ai terminé ma lecture des Cartographes, je peux donc revenir sur ce roman vraiment original que j'ai adoré de bout en bout.

Quand j'ai découvert le nouveau projet de Nathan avec les Cartographes j'ai tout de suite était cliente. Notre monde n'existe pas, suite à un étrange cataclysme les différents continents de la Terre se sont "figés" dans des époques historiques différentes ; créant ainsi des différences plus que notables entre l'Europe et les Etats-Unis par exemple, qui d'ailleurs ne portent pas ce nom.
C'est dans ce fond d'intrigue que nous découvrons Sophie, jeune fille de 12 ans qui vit avec son oncle et une bonne suite à la disparition de ses parents lors d'une expédition. Dans la famille de Sophie tous souffre d'une passion dévorante : la cartographie. Savoir créer des cartes de  tout les mondes sur n'importe quelle surface et reconnaître et connaître les savoirs cartographiques de tous les peuples connus et inconnus. Son oncle est donc un éminent scientifique prêt à tout pour percer tous les secrets des Cartographes, alors qu'il défend un plaidoyer qui doit lui servir à lever des fonds, quelques heures plus tard celui-ci disparaît. Sophie, insensible au temps qui passe, se retrouve seule mais bien décidée à trouver son oncle et à comprendre qui peut bien lui vouloir du mal. Elle va aller de surprises en déconvenues pour enfin avoir la chance d'avoir des nouvelles de ses parents. La jeune Sophie accompagnée d'un groupe de pirates des mers et de son nouvel ami Theo va courir sur les traces de son oncle Shadrack, dans une aventure à couper le souffle et dans un récit à travers les âges. 

Ce premier tome à vraiment tout pour plaire, des personnages magnifiques, un panel intéressant chacun bien travaillé, beaucoup d'actions mais aussi bien plus que ça pour nous impliquer complétement dans l'intrigue et la promesse d'une série géniale qui va (excusez moi l'expression) envoyer du steack  Ã  chaque tome. Les Cartographes a un potentiel incroyable, avec un récit qui peut plaire au lecteur de 14 à 99 ans ( si vous possédez une vue encore adéquate). J'adore le fait que chaque chapitre soit introduit par un passage tirée de livres écris par Veressa ou Shadrack, ce qui nous fait en apprendre plus encore sur le monde créé par l'auteur, un pur régal. Les Cartographes c'est un pavé de 500 pages de pur plaisir ! 

U4 : Koridwen de Yves Grevet



Koridwen est un des quatre romans du terrible projet de la mort qui tue : U4. Il est écrit par Yves Grevet et est publié chez SYros et Nathan. On suit les périples de la belle bretonne Koridwen ! 


Quatrième de couverture
Cela fait 10 jours que le virus U4 accomplit ses ravages. Plus de 90% de la population mondiale est décimée. les seuls survivants sont des adolescents. L’électricité et l’eau potable commencent à manquer, tous les réseaux de communication s’éteignent. Dans ce monde dévasté, Koridwen, Yannis, Jules et Stéphane se rendent, sans se connaître, à un même rendez-vous. Parviendront-ils à survivre, et pourront-ils changer le cours des choses ? 


Koridwen a survécu à tous les habitants de son hameau de Bretagne. Avec l'aide d'Yffig, elle les a inhumés les uns après les autres, puis le vieil homme est lui aussi décédé. Le jour de ses 15 ans, suivant les dernières volontés de sa mère, la jeune fille ouvre une enveloppe laissée par sa grand-mère. Dans ce courrier, il est question d'un long voyage et de mondes parallèles.

Mon avis : Je continue mon périple dans le monde d'U4 avec le roman d'Yves Grevet : Koridwen. Cette fois ci direction la Bretagne et ses légendes et coutumes. La jeune fille est une lycéenne qui ne rentre chez elle que le week-end pour se rendre dans le corps de ferme de ses parents. Elle aide volontiers, mène une petite vie tranquille jusqu'au désastre de l'U4. Du jour au lendemain, la belle rousse se retrouve seule à exploiter la ferme, elle trouve une malle et un mot laissé par sa grand-mère et décide d'écouter ses instincts et de se rendre à Paris pour le rendez-vous fixé par Khronos. Elle se rend sur la route avec son cousin, qui semble être un autiste et c'est reparti pour presque 400 pages de fun !

Encore un énorme coup de cÅ“ur, plus que Stéphane ! Koridwen est un personnage féminin vraiment exceptionnel ! Si Stephane favorisait le côté scientifique de l'U4, dans Koridwen nous sommes dans une dynamique différente. Yves Grevet se joue du folklore de la Bretagne, offrant ainsi aux lecteurs des anecdotes, quelques connaissances sur les croyance des Bretons, l'histoire de la Bretagne et la mythologie Celte. Jonglant entre le côté "terre ferme" et le côté "magique", l'auteur nous offre un récit ancré dans le réel, avec la propagation du virus, la mise en place de la loi martiale et les premiers changements radicaux dans la vie des survivants, et dans le même temps, pare son récit d'un côté mystique vraiment bien mené qui ne dénote pas dans la construction du récit. Pour moi qui suis une adoratrice de la magie, des coutumes, du folklore et tout ce qui s'en suit, j'ai trouvé que cela apporté un réel plus à ce roman. Koridwen rencontre plusieurs personnes dans son long voyage de la Bretagne à la capitale, pour finir par croiser Jules, Yannis et Stephane. Dont une scène avec Stephane dont j'attendais avec impatience pour l'avoir découvert dans le roman de Vincent Villeminot. Vraiment magique, incroyable de retrouver ces mêmes scènes d'un point du vue différent ! 

Yves Grevet continue avec brio de faire cheminer le projet U4 dans mon top saga, et avec une perfection encore plus perceptible que dans Stephane (alors que Stephane mettait déjà U4 au top niveau), il va sans dire que ce projet va faire grand bruit à sa sortie fin août ! L'auteur a un style formidable, concis, droit au but mais explique les sentiments de Koridwen avec beaucoup de vérité. 

Magnifique, génial, brillant ! J'ai tellement hâte que vous puissiez découvrir cette tuerie littéraire ! *se pourlèche les babines*

La voie des Oracles (T2) : Enoch d'Estelle Faye


Enoch est le deuxième tome de la série La Voie des Oracles, imaginée et écrite par Estelle Faye. La série est éditée chez l'excellent éditeur Scrineo (qui ne cesse de m'épater ! ). Le tome 2 est disponible depuis Avril 2015.


Quatrième de couverture :
Poursuivis par les hommes d’Aedon, Thya, Enoch et Aylus fuient dans les terres barbares…
Sur les routes, les trois acolytes vont découvrir un monde très divers, coloré, fabuleux, où des magies et des mystiques plusieurs fois centenaires côtoient des aspirations farouches à la liberté. Un monde plus vaste et plus étrange que tout ce qu’ils auraient pu imaginer.

Au cours de ce nouveau voyage, Thya et Enoch vont à nouveau être mis à l’épreuve, et se révéler, ou se perdre…. Avec, en fond, la menace grandissante d’Aedon, soutenu cette fois par un nouvel allié surnaturel…




Mon avis : J'ai retrouvé Thya et Enoch avec un plaisir non dissimulé après leurs mésaventures dans Thya, premier tome de la série paru l'année dernière. Enoch nous donne encore plus d'actions, une entrée dans l'histoire beaucoup plus complexe que dans le premier tome et un voyage initiatique dans les terres barbares ! A second tome, second coup de cÅ“ur ! 

Thya a désormais rejoint Aylus et sa cause, après avoir eu ses étranges visions, elle décide de fuir la Gaule et de plonger au cÅ“ur des terres barbares, des plus froides aux déserts brûlants, nos trois comparses vont nous emmener dans une intrigue en demi-teinte, entre réalité et imaginaire. Estelle Faye se fait un malin plaisir à jouer avec les croyances et coutumes de chacun de ces peuples pour nous offrir un vrai voyage dans l'Histoire, en plus de nous plonger en plein cÅ“ur de la magie. L'auteure tient bien son histoire, nous la raconte presque à l'ancienne, pas comme un écrivain, plutôt un orateur, un itinérant des routes venant partager légendes et on-dits sur un peuple aujourd'hui disparu. Toujours entre imaginaire et réalité. 

Dans ce deuxième tome, l'histoire est plus centrée sur le personnage d'Enoch (avec le titre du tome, on aurait pu deviner), autrefois un peu au second plan, ici le personnage se désolidarise presque entièrement du personnage de Thya pour devenir un héros à part entière. Tiraillé entre son passé, ce qu'il est et ce vers quoi il aimerait tendre, le jeune homme ne sait plus où donner de la tête. Les pouvoirs qu'il a acquis l'ont transformé ; tant sur le plan physique que mental, et le lecteur se régale de faire la connaissance de ce personnage qui lutte sans cesse sur la frontière entre ce qui est bien et ce qui est mal. Un pur délice ! 
Cependant, Thya ne reste pas sur le banc de touche et l'intrigue continue de progresser. On en apprend plus sur les origines des Oracles et de Thya, sur la quête de nos jeunes amis et, oui, on continue de detester Aedon, cet enf**** d'enfant bercé trop près du mur.  Coup de coeur ! Pas besoin de visiter un Oracle pour le savoir, avec Estelle Faye et ce second tome c'était joué d'avance !

En bref, l'auteure nous offre un récit mouvementé, beaucoup plus que le premier tome et nous promet un roman plus axé sur le sex-symbol masculin de la saga : Enoch. Pour le plus grand plaisir de ses dames ! Un univers à la frontière entre réel et imaginaire qui perturbe le lecteur par sa véracité et qui fait qu'on ne peut que demander la suite. Elle est pour quand d'ailleurs ?

The Girl at Midnight (T1) : De plumes et de feu de Melissa Grey


De plumes et de feu est le premier tome de la série de Melissa Grey, The Girl at Midnight paru chez PKJ le 18 Juin 2015. Le prochain tome est prévu pour fin 2015-début 2016.

Quatrième de couverture :

Sous les rues de New York couve une guerre ancestrale entre les hommes-oiseaux et les hommes-dragons.
Seule Écho, une jeune orpheline, pourrait y mettre fin. Pour cela elle doit trouver l’oiseau de feu, un artefact que l’on dit chargé d’un immense pouvoir.

Mais elle n’est pas la seule à le convoiter. Caius, l’étrange jeune homme qui accepte de l’aider, pourrait être le plus grand danger qu’elle devra affronter.



Mon avis : Un vrai régal ! Je n'en attendais pas tant, mais le premier tome de la série de Melissa Grey m'a vraiment enchanté ! Des cheveux jusqu'aux orteils, un frisson de coup de coeur est passé par là. Ce premier tome a vraiment tout pour plaire ! 

Echo est une Humaine ayant été recueilli par l'Ala, une étrange femme-oiseau qui l'avait trouvé errant dans les rues alors qu'elle était petite. Se choisissant un nom : Echo ; la jeune fille continue de faire ce qu'elle sait faire le mieux : chaparder pour le compte de l'Ala. Bien installée au Nid, elle ne se doutait pas qu'elle partirait sur les traces légendaires, voire incroyables, de l'oiseau de Feu. Des bruits courent disant que l'oiseau de feu donnerait la paix aux deux peuples rivaux ou apportait la force à l'anéantissement de l'ennemi pour le peuple qui le posséderait. Echo sait à quel point les siens détestent les hommes-dragons, ce peuple reclus vivant dans des traditions abominables et arriérés loin de toutes vies humaines. 
De son côté, Caius, le prince Dragon est lui aussi à la recherche de l'oiseau de feu. Dévoué à son peuple et souhaitant la paix, c'est sans compter sur sa soeur jumelle, plus pernicieuse d'entres toutes, qu'il va devoir s'allier, dans d'étranges conditions, à Echo et ses amis pour retrouver l'oiseau mythique ! Un récit bluffant ! 

J'ai été emballé du début à la fin par ce récit ! Dévoilant ses cartes au fur et à mesure, l'auteure réussit à nous perdre entre les discordances politiques internes et externes des deux peuples au point de se prendre au jeu de la chasse à l'oiseau de feu. Le personnage d'Echo est grandiose, son caractère nous porte tout au long du récit. Avec son comportement de celle qui n'a pas froid au yeux, le prince Caius aura bien du mal à suivre la belle. Echo et Caius forme un duo plus qu'étonnant qui a su éveillé mes papilles romantiques, chose assez complexe avec moi, car je n'aime pas la romance qui blaire à trois mètres. Melissa Grey fait preuve d'un réel talent pour la narration et épate son lecteur du premier au dernier mot !  

Je conclurais cet avis en disant que The Girl at Midnight vous portera bien plus loin que la mi-nuit (ouaiiiis, je sais elle était facile celle-là), que Melissa Grey nous offre en ces quelques 300 pages un récit captivant et vraiment addictif ! A lire d'urgence ! 



Les Outrepasseurs (T3) : Le Libérateur de Cindy Van Wilder


Le Libérateur est le dernier tome de la trilogie Les Outrepasseurs écrit par Cindy Van Wilder, paru aux éditions Gulf Stream. Ce tome marque la fin des aventures de Peter. Date de parution : Avril 2015


Quatrième de couverture

Un terrible hiver s'abat sur la Grande-Bretagne. Peter, qui a été sauvé par Arnaut, se retrouve seul, car le Chasseur et le lion d'Arnaut sont affectés par la disparition de la magie. Arnaut tombe dans un coma profond, auquel il semble n'y avoir aucune solution. Jusqu'à ce que Peter comprenne que le sous-sol de Lion House regorge de ressources cachées...




* Attention, risque de spoilers, si vous n'avez pas lu le tome 2 * 


Mon avis : Quel beau final, quelle excellente série, quel talent....et j'en passe. Ce tome finit en apothéose la fin de ce triptyque magnifique qu'est les Outrepasseurs, un tome à la hauteur des deux précedents. Fabuleux, grandiose, grandiloquent, espiègle, plein d'actions et de rebondissements, je n'ai pas pu m'empêcher d'essayer de le lire au plus vite malgré mes partiels et en sachant aussi que ce serait le dernier de cette aventure *Je sais, Cindy, j'ai bien compris que tu vas encore nous surprendre avec cette univers ahah* 


Dans ce dernier opus on retrouve notre chouchou Peter, en cavale, qui fuit les Outrepasseurs et aide les Ferreux à se cacher dans Londres. Snezkhaïa n'a pas fini de faire parler d'elle car elle est bien décidée, avec la magie qui meurt, à usé le peu qu'il lui reste à détruire tout ce qu'elle peut sous une couche de neige sans précédent. Le Libérateur, plus encore que le deuxième tome, nous propose des duos improbables et des moments d'émotions intenses qui n'ont pas préservé mon sentimentalisme fragile. Je suis plus amoureuse encore de Peter, ce type, est magnifique, bien qu'un peu butté, qu'on s'entende. Et les créatures du monde de la magie n'ont d'autre choix que se serrer les coudes pour réussit à survivre. La mission de Peter est de libérer le Chasseur : pourquoi ? Où est-il ? Comment sauver Arnaut ? Le goupil se retrouve dans une position plus que délicate, serré dans un étau qui nous enserrera avec lui jusqu'à la toute fin. Rythme soutenu, actions alléchantes, le Libérateur clôt la série dans un final détonnant qui ne laisse que peu de répit aux lecteurs : Normaaaaal c'est la fin ( NOOOON, pourquoiiiiii ? - Toute les bonnes choses ont une fin, non ? ) et même si c'est compliqué de se dire que "Mince, c'est déjà fini", on ne peut pas dire que ma chouchoute Cindy ait fait les choses à moitié ! 

Succincts mais non moins importants, ces petits textes en début de chapitre qui nous en apprennent plus et encore plus sur un des mes personnages favoris : Le Chasseur, j'avais hâte de passer chapitre après chapitre pour découvrir ce qui m'attendait. Quand on pense au Chasseur on se pose une question, comme dans la pub Orangina " Mais pourquoi est-il si méchant ?" et "Parce queeeeeeee" c'est la réponse que nous donne ces incipit. Excellent, magnifique, I want moreeeee ! 
Mon évolution favorite dans ce roman : Hersent (j'ai déjà dit que j'adore ce prénom ?) et Hermeline. Je n'en dis pas plus, mais les fans, vous allez adorer ! Ouais, difficile de ne pas aimer ce que fait M'dame Van Wilder ! 


J'ai vraiment tout adoré dans cette série avec ce premier tome si particulier qui m'a appris d'avance que ce serait une série sans pareille ! Brillantissime, fabulotant, magnifiquation, uniquat : des mots inventés qui ne peuvent que traduire au mieux cette fabuleuse série! Merci pour ces moments (le premier qui me parle de l'ex première dame je le couic ! ), merci pour ta bonne humeur, merci pour ton talent et merci de m'avoir fait rêvé. Un irremplaçable dans ma bibliothèque. 



Marjane de Marie Pavlenko



Marjane est la nouvelle série de Marie Pavlenko dont le premier tome : La Crypte, est sorti le 5 Mars 2015. L'intrigue se déroule au cœur de Paris, dans un univers fantastique qu'il fait bon découvrir.


Quatrième de couverture : Les ninns ont bâti l'immense Résidence cachée au cÅ“ur de Paris. Qui sont ces ninns dont les hommes ne soupçonnent rien ? Pourquoi Marjane est-elle obligée de fuir ce refuge où elle a grandi ? Quels lourds secrets va-t-elle découvrir ?





Mon avis :
A l'occasion de ma venue au festival Trolls et Légendes qui va se dérouler du 3 au 5 Avril 2015, je me suis dis : pourquoi ne pas lire le dernier né de Marie Pavlenko qui sera présente au festival ? Ni une, ni deux, le voilà acheté et lu. Une très agréable surprise à laquelle je ne m'attendais pas, une petite perle pour la littérature ado et une lecture *cocorico*, de plus. De quoi parle Marjane ; pourquoi j'ai adoré, voici mon article qui vous parle de cette nouvelle pépite dont j'ai hâte de lire la suite.

Marjane est une Ninn, une vampire, qui vit au sein de la Résidence, une sorte de grande ville cachée dans Paris où vivent tous les Ninns, plus fort groupement de Ninns européens, la jeune Marjane est à quelques jours de sa majorité et donc, de son droit de sortir de la Résidence, alors que son amie Ashley part avec les autres jeunes Ninns dans le monde Humain, Marjane à rendez-vous sous le Dôme pour la grande fête qui est organisé pour l'anniversaire de son père, qui travaille pour l'Edile de la Résidence. Sauf que, rien ne se passe comme prévu, un accident survient et Marjane se doit de fuir avec son corkan (sorte de chat ailé) et son majordome, Andras. La jeune Ninn va découvrir tout un monde parallèle dont elle n'avait pas la moindre idée. Lithomorphe, Sybar et druides sont de la partie, pour régaler les lecteurs amoureux d'univers fantastiques.

Un régal, génialissime et excellent, pas loin du grand coup de cÅ“ur, mais loupé de peu à cause des 80 premières pages qui ne m'emballaient pas plus que ça. Marjane est une sacrée bonne surprise dans la littérature adolescent jeunesse, Marie Pavlenko revisite le mythe du vampire pour le transcender complètement dans son histoire originale, oubliez les créatures assoifées de sang, pleine de pouvoirs et invincibles, ici l'auteure revoit complètement ce mythe pour en faire, certes, des êtres à part, mais pas du tout des surhommes sensibles à la lumières, aux pieux de bois et à l'ail. Marjane est avant tout une adolescente avec des soucis d'adolescentes qui ne font qu'empirer après la tragédie du Dôme. La jeune fille est entourée de son plus fidèle compagnon et ami, Andras, dans les ruelles de Paris, elle va faire la découverte de "populations parallèles" comme les lithomorphe qui n'est pas sans me faire souvenir d'un classique de Disney et ses gargouilles, ici la représentante est Soura, une femme serpent, une vouivre, pleine de charisme que j'ai adoré découvrir. Mais l'un de mes moments favoris est celui des Sybars, alors que la jeune Marjane rend "visite aux sirènes" de la Seine, qui est à la fois une belle façon de passer un message écologique mais c'est aussi dans ce lieu atypique que Marie Pavlenko nous réserve ses personnages les plus loufoques, à l'image de Drack ou plus encore, de sa Majesté-Majesté, qui m'ont fait rire et que j'ai vraiment envie de recroiser par la suite. Ce premier tome résonne comme un roman d'aventure fantastique où la Ninn va de rebondissements en déconvenus pour le plus grand plaisir de ses lecteurs, découvrant ainsi tous les secrets qui lui ont été caché depuis sa naissance, à elle, mais aussi aux autres jeunes Ninns. 
Que veulent les Humains ayant attaqué la Résidence ? Qui sont les personnages qui ont tué les deux Ninns ? Qu'est ce que la Crypte ? Et qu'à faire Marjane dans ce grand plan qui la dépasse ? Des questions auxquelles nous aurons dès début de réponses dans ce premier tome, avec un final splendide qui n'appelle qu'une chose : La suite, le plus prestement possible.

Comme un Conte de Graham Joyce


Comme un Conte est un roman de Graham Joyce paru aux éditions Bragelonne, dans la collection L'autre Bragelonne le 18 février 2015. 



Quatrième de couverture :

Il y a vingt ans, une adolescente nommée Tara disparaît sans laisser de trace. Son corps n'a jamais été retrouvé, et sa famille a fini par accepter son deuil. Pourtant, le soir de Noël, on frappe trois coups à la porte. Sur le seuil se tient une jeune fille qui ressemble étrangement à Tara. Et elle a l'air toujours aussi jeune... après la joie des retrouvailles, des questions se posent. Peter, qui ne croit pas aux miracles, croit encore moins à l'histoire de sa soeur, qui prétend avoir été enlevée par des fées...



Mon avis : J'attendais avec impatience la sortie de ce livre, d'ailleurs mon compte en banque n'était pas au mieux de sa forme et je me suis tout de même décidé à la prendre (oui, 3615 My Life) alors autant vous dire que j'ai fini ce que je lisais pour me plonger dans ce livre et je ne sais pas vraiment qu'en penser. Que je vous explique un peu.

Je n'avais jamais lu de Graham Joyce, j'en avais beaucoup entendu parler, j'ai vu qu'il avait gagné nombre de prix pour ses Å“uvres et comme depuis quelques mois je m'intéresse de très près à tout ce qui touche la littérature autour des fées je ne pouvais que l'acquérir. De plus la quatrième de couverture se voulait de semer le doute dans l'esprit du lecteur dès le résumé. Car on ne sait pas, au final, si Tara a bien été emmené/enlevé au pays des fées ou si elle a tout simplement un pétard dans le bocal. Inutile de dire que tout le monde croit qu'elle a un truc qui a pété là-haut, et Tara pourrait bien finir par le croire. 
Dans son écriture, le roman porte bien son nom, tout se déroule comme un conte. La jeune fille frappe à la porte (3 fois peut-être) de ses parents après 20 ans de silence, en plein nuit du réveillon de Noël, cela fait des années qu'il n'y a pas eu un seul flocon, mais ce soir c'est différent. En plus, Tara est sur le perron, avec un bonnet sur les oreilles et bien que deux décennies se soient écoulées, elle parait toujours avoir 16 ans....si ce n'est cette lueur dans son regard qui indique qu'elle n'est plus tout à fait la même. Tara revient, comme une fleur, reprendre sa vie, comme si elle ne l'avait quitté que quelques semaines plus tôt. Et pour elle c'est bien le cas. Alors qu'ici vingt années ont passé, pour elle, il ne s'est écoulé que six mois. Où était-elle ? Fabule-t-elle ? ou alors dit-elle la vérité ? C'est ce que l'entourage de Tara va essayer de comprendre, questionnait de toute part, comment Tara va-t-elle s'y prendre pour qu'on ne la croit pas folle ? Un récit prenant, mystique mais avec un je-ne-sais-quoi qui m'a manqué.

Ce récit est vraiment magique et prenant, c'est vrai ! Dès le début du récit je me suis prise d’intérêt pour l'histoire de cette jeune fille qui prétend avoir passé quelques temps au pays des fées...Oh mais pas les fées auxquelles vous pensez, loin de là, d'ailleurs elle nous dit même qu'il n'aime pas beaucoup qu'on les considère comme ces bêtes là. Luisants ou brillants, ailés ou élégants, les fées sont un peu des êtres comme vous et moi, avec une moralité débridée, un pouvoir constant avec les éléments de Nature et un relation parfaite avec les éléments Célestes. Comment ne pas succomber ? Quand on a 16 ans à peine et que l'on vient de se prendre la tête avec son petit ami, de prendre la main d'un type un peu étrange qui débarque en plein dans cet endroit enchanté de la forêt sur son cheval blanc ? On ne peut que rarement refuser, et ce n'est que bien trop tard que Tara se rend compte qu'elle sera prise au piège bien loin de chez elle. L'auteur nous livre un récit extraordinaire, au sens premier du terme, nous offrant une histoire qui brise les conventions habituelles. Oui, mais voilà, j'en attendais tellement plus. En tout cas j'aurais voulu en savoir tellement plus sur ce pays qui s'apparente à Faeri, on reste un peu trop "prisonnier" de notre propre monde, et le roman devient rapidement une histoire de famille plutôt qu'une histoire fantastique. Emmaillotés dans les défauts de chacun, les lecteurs n'ont plus assez d'éléments les amenant au rêve et à cette partie, fictive ou réelle, de sa vie. Dans ce gros roman qui finalement se lit assez rapidement, j'ai manqué indéniablement de féerie qui aurait créé le coup de cÅ“ur, même si je me suis laissée emporter facilement par le récit, j'avoue m'être des fois un peu ennuyée alors que Graham Joyce se perd dans les méandres du passé de ses personnages, ce qui est bien dommage. Cependant Comme un Conte reste un roman ensorcelant qui m'a permis de rêver un petit peu à ce qui pourrait être un conte de Grimm ou de Perrault à notre époque. Un roman fantastique qui me donne envie de découvrir d'autres titres de Graham Joyce.



Frozen de Melissa De La Cruz & Michael Johnston



Frozen est un roman de Melissa De La Cruz & Michael Johnston paru aux éditions Albin Michel, collection Wiz en Janvier 2015. Il est le premier tome de la série Frozen.

Quatrième de couverture : La couverture de Nat est grillée. Bientôt, tout le monde saura qu’elle fait partie des « marqués ». Le casino, où elle officie comme croupière, va découvrir qu’elle a volé des jetons… Sans aucun scrupule, elle fait accuser quelqu’un d’autre à sa place : un dénommé Wes qui a beau être joli garçon, n’en demeure pas moins arrogant. Nat, elle, a déjà détourné le regard : elle a assez d’argent pour quitter cet infâme New Vegas plongé dans l’ère glaciaire, et rejoindre le Bleu, là où l’air est pur et la mer azure. Là où des renégats comme elle peuvent vivre en paix. Il suffit juste de payer grassement un mercenaire. Mais le passeur, ô surprise, n’est autre que Wes… Après tout, se dit Wes, un voyage dangereux en compagnie d’une jolie fille ne se refuse pas.


Lecture commune avec Be Lecture ! (Merci pour avoir partagé avec moi ce moment ;) ) 

Mon avis : Avec Frozen, je lisais mon premier roman écrit par Melissa De La Cruz. Ses autres titres n'étant pas trop mon type de lecture, j'ai voulu sortir un peu de ce que je lis, et me replonger dans la YA avec ce titre au résumé prometteur. Malheureusement pour moi ce ne fût pas le roman auquel je m'attendais mais Frozen présente tout de même bien des points positifs. Je commencerais par citer le ressenti très juste de ma binôme sur cette lecture commune, voilà maintenant quelques jours que j'ai refermé ce livre, et je reste, moi aussi, sur une impression mitigée. Bien qu'elle, est beaucoup plus appréciée que moi cette lecture, pour laquelle je n'ai pas vraiment eu de goûts. Je préfère le dire de suite, ce n'est pas de la bonne lecture, vraiment pas, le style est d'une fadeur sans pareille, quant à l'expression des sentiments qui ne se résume qu'à la colère ou l'amour, vous y repasserez. Vraiment, j'ai un goût amère avec celle lecture, car le monde qui nous était peint par ces quatre mains pouvait vraiment avoir du coffre, et il en a été réduit à cette sempiternelle histoire d'amour entre des gens totalement différent mais finalement pas tant que ça. Vous voyez le topo. 

Dans Frozen, les gens vivent dans des villes ensevelies sous la glace et la neige, suite à une catastrophe écologique et climatique, les villes sont enfouies sous des épaisseurs de neige et les habitants n'ont d'autre choix que de s'enfouir eux-aussi sous d'épaisses couches de vêtements. Nat, autrefois bête de laboratoire, réussit à s'en sortir et file à New Vegas (Las Vegas sous la neige, d'une originalité sans borne) où la ville du péché est restée la ville du péché, les casinos tournent à plein régime, et Nat y a trouvé un poste de croupière avec lequel elle espère pouvoir mettre de côté pour naviguer vers le Bleu. Cette plage de sable fin, où le soleil réchauffe la peau et où l'eau est turquoise. Un jour, la chance, alors appelée Wes vient à sa table de jeu, et la jeune fille se retrouve avec assez de crédit pour payer une expédition clandestine. Ce qu'elle fait. Qui donc va la conduire ? Wes et son groupe, bien évidemment.

 La jeune fille Marquée prend alors la route vers le Bleu, mais rien ne va se passer comme prévu, et son statut et ses semblables sont pourvues de bien plus de pouvoir que ce qu'on leur a dit. Les marqués sont des personnages nés avec les yeux argent/gris, couvrant un domaine de pouvoir plus ou moins vaste. Dans ce monde on retrouve aussi des créatures fantastiques. Une façon vraiment intéressante de mêler la fantasy au monde contemporain. Mais les personnages, leur niaiserie et l'intrigue que l'on voit débouler 10.000 noeuds à l'avance viennent couvrir la superbe trame de fond, qui en plus n'est pas assez décrite aux lecteurs, on nous entraîne dans le monde à la façon va-comme-je-te-pousse, un peu victime de désinformation, ce qui fait que à de nombreux moments je ne saisissais ce que je "voyais". Bref, je ne m'attarderais pas plus sur la chronique de ce livre, comme je ne me suis pas attardée sur l'ouvrage, frustrant car il aurait pu être tellement bon, mais finalement mauvais. Et je peux le dire, ce n'est pas un roman que je recommanderais. 

American Fays d'Anne Fakhouri et Xavier Dollo



American Fays est un roman à quatre mains écrit par Anne Fakhouri et Xavier Dollo, qui  est paru aux éditions Critic, dans la collection Fantasy en Novembre 2014. Ce roman est un One-Shot.



Quatrième de couverture :

Ce Chicago de 1925 a tout du chaudron prêt à exploser ! Entre les Leprechauns mouillés dans la fabrication de faux billets et les gangs qui s’activent en coulisses pour s’emparer des marchés de l’alcool et des speakeasies, autant dire qu’il y a de l’orage dans l’air. Et tandis qu’Al Capone tente de retrouver son influence sur la ville, voilà que des Drys, farouches partisans de la Prohibition, sont atrocement assassinés.Scarface devient, aux yeux des autorités, le suspect idéal. Furieux et persuadé que les Fays sont dans le coup, il charge une bande de chasseurs de Fays, les No Ears Four, de débusquer les véritables coupables.
Pour Old Odd et son équipe, les ennuis ne font que commencer. Contraints de plonger dans les entrailles d’une ville corrompue et en proie aux guerres des gangs, les quatre nettoyeurs ont intérêt à se serrer les coudes s’ils veulent survivre à la tempête qui s’annonce. Car, quand la Fayrie est impliquée, mieux vaut ne pas trop traîner dans l’Å“il du cyclone !






Mon avis : Cela faisait un moment que cette publication aux éditions Critic me faisait de l'oeil, j'ai alors assailli le bouton "reserver" de la bibliothèque que je fréquente quand celui-ci est apparu dans le catalogue. Après l'avoir lu, j'avoue avoir en un sens, vraiment adoré cette lecture, même si j'ai un petit soucis avec les personnages. Mais d'abord revenons sur l'intrigue de ce roman.


Nous sommes dans les Amériques des années 20, en pleine période de Prohibition et, dans un monde où les fays ont leur place. Vivant parmi nous, mais pas réellement avec nous, les Fays sont soit adulés par le peuple, soit détestés. Les No Ears Four sont 4 comme l'indique leur quolibet et travaille pour Capone, à Chicago. Chacun ayant sa spécialité en ce qui concerne le bottage de cul, alors quand un meurtre est perpétré sur la personne d'un cul-béni de la prohibition et que toute les preuves menent à Capone, les 4 "spécialistes" ont a trouvé qui est le réel coupable et, Old Odd, alors enfayrisé (c'est à dire rendu allergique à tout ce qui contient de la substance féerique) est certain qu'il y a un fay là-dessous. Entre chasse aux sorcières et problèmes qui s'accumulent, les quatre compèrses vont devoir avoir les nerfs bien accrochés pour survivre à cette épreuve. Surtout quand l'amour pointe le bout de son nez. Dépaysement total dans ce Chicago fantastique de 1925. 


Alors, oui, ce roman n'est pas sans me rappeler l'ambiance d'une série que j'adore Boardwalk Empire ne se déroulant pas au même endroit (quoique l'on voit Torio et Capone à Chicago de temps à autres) mais en pleine période de Prohibition aussi. Il n'a donc pas été compliqué pour moi de me sentir totalement à mon aise, dans cette ambiance enfumé des speakeasys, où pantalons à pince et chapeaux font oeuvre de figure principale.  Cependant les quatre mains des auteurs ont apporté une pierre bien particulière à l'édifice, puisqu'ici nous sommes en présence de fays, comprendre tout être pouvant se considérer comme féérique, soit vouivre, leprechaun, Mab, elfes, souris de maison etc. un dépaysement total dès les premières pages et une immersion vraiment surprenante dans ce milieu fantastique peu conventionnel. La-Vieille-Du-Tas-D'Ordure restant pour moi, l'un des personnages les plus présents et les plus charismatiques (c'est à dire, dont on se souvient le plus aisément) après avoir terminé ma lecture. Les dialogues, un peu mafioso et brut de décoffrage dès les premières lignes m'ont tout de suite plongé dans cette ambiance des années 20 où les différents clans règnent sur la ville. Ce livre qui s'apparente à un polar fantastique, tient toute ses promesses en terme d'intrigue, de suspense et surtout d'actions. A travers des ruelles sombres nous courrons sur les traces d'un tueur aux procédés étranges, qui cachent un mystère qui l'est toujours plus. Dans ce roman il y a aussi une histoire d'amour, entre Bix et une jolie jeune fille, mais, rassurez-vous, elle est vraiment en trame de fond et nous n'avons que très peu à supporter quelques discours guimauves typiques, qui ne gâchent rien au plaisir de lire ce conte fantastique. Mon passage favori étant le moment où les No Ears Four sont complètement déchirés (oui disons les choses comme elles sont ) et vivent des contes en direct : Le Petit Poucet, Jack et le Haricot Géant etc. où les auteurs ont su revisiter les contes dans une sauce très 20's et sanglante. Un must read !

Alors du positif, du positif mais oui, je n'ai pas eu de coup de coeur réel, à cause de ces chers No Ears Four que j'ai trouvé trop.....distant des lecteurs, je les ai ressenti comme n'étant qu'un "prétexte" à l'intrigue, même si j'ai bien aimé Bix et Bulldog, leur personnalité un peu stéréotypé (forcément voulu) m'a empêché de vraiment m'investir dans cette lecture. Mais, il s'agit vraiment là du seul point négatif de cet excellent roman, vraiment original et au rythme haletant. 

En bref, un roman a quatre mains vraiment réussi que j'ai eu plaisir à lire et que je recommande vivement à tous les lecteurs ayant besoin d'un peu d'originalité dans leur lecture, ce roman sort vraiment des sentiers battus et, Dieu, que ça fait du bien. 



La Voie des Oracles (T1) : Thya d'Estelle Faye





Thya est le premier tome de la série La Voie des Oracles, écrit par Estelle Faye, le roman est paru aux éditions Scrineo en Octobre 2014.


Quatrième de couverture :
La Gaule, Ve siècle après Jésus-Christ. Cerné par les barbares, miné par les intrigues internes et les jeux du pouvoir, l'Empire romain, devenu chrétien depuis peu, décline lentement. Les vieilles croyances sont mises au rebut, les anciens dieux se terrent au fond des bois, des montagnes et des grottes, les devins sont pourchassés par la nouvelle Eglise. Thya, fille de l'illustre général romain Gnaeus Sertor, a toujours su qu'elle était une Oracle. Il lui faut vivre loin de Rome, presque cachée, en Aquitania, perdue au milieu des forêts. Que faire alors, quand son père, son protecteur, tombe sous les coups d'assassins à la solde de son propre fils ? Il faut fuir, courir derrière la seule chance qu'elle a de le sauver... Se fier à ses visions et aller vers Brog, dans les montagnes du nord, là où, autrefois, Gnaeus a vaincu les Vandales. Et peut-être, le long de ce chemin pavé d'embûches et d'incroyables rencontres voir le passé refaire surface, et réécrire l'Histoire...

Mon avis :  J’ai découvert Estelle Faye un peu par hasard lors des Halliennales 2014, avidement attirée par les premières de couvertures vraiment très travaillées de ces différents romans. Ils attirent l’Å“il dès l’instant où l’on passe à côté. La Voie des Oracles, en plus d’avoir une sublime première de couverture, m’a intimement attiré par sa quatrième de couv’, puisque l’auteure nous promet un voyage fantastique en pleine Gaule Romaine, où la magie des anciens Dieux est peu à peu en train de s’éteindre. Dans ce monde antique vit la jeune Thya, partie de Rome pour cacher ses pouvoirs de divination, son père l’a fait vivre en Aquitania, où elle se cache aux yeux des grenouilles de bénitiers et des Pères Abbés faisant la chasse aux sorcières. Un soir, elle voit son père gravement blessé, et cette vision prend forme le jour d’après, elle est certaine qu’il faut qu’elle aille jusqu’à Brog, elle ne sait pas pourquoi, et quand son père, à moitié mort, lui affirme qu’il faut qu’elle fuit vers ce lieu lointain elle décide de suivre son instinct et de fuir loin d’Aquitania. De derrière les arbres, non loin de la Via Aquitania, un faune a pour mission de veiller sur l’Oracle, les anciens dieux ont besoin de l’Oracle, mais il ne sait pas pourquoi, tout ce qu’il doit faire, c’est mener sa mission à bien. La jeune Oracle va bien vite rencontrer les ennuis sur la route, et autour d’elle se créer une garde personnelle qui va l’aider à atteindre Brog. Elle est désormais sur la Voie des Oracles.


Un premier tome qui m’a vraiment enchanté, d’ailleurs je ne suis pas vraiment étonnée, car il s’agit là d’une publication des éditions Scrinéo, et quand Scrinéo s'intéresse au fantastique et à la fantasy c’est souvent réussi.  Une fois n'est pas coutume, la maison d'éditions a encore fait un très bon choix de publication et nous propose un récit à la croisée du fantastique et de la fantasy en pleine période de l'Antiquité, où Faune, Dryade, Oracle et Dieux anciens se croisent dans ce labyrinthe qu'est la Gaule. Thya est un personnage vraiment extraordinaire, elle est forte et pleine de vitalité, elle a un certain goût pour la joute verbale et j'ai les adoré dès ses premières apparitions dans le roman. Estelle Faye m'a vraiment surprise avec l'apparition en début de roman, de ce faune, qu'on ne sait pas bien s'il est ami ou ennemi de notre héroïne, qui, des ses yeux perçants, m'a donné des frissons. L'auteure nous dresse les portraits de créatures mythologiques, comme les vouivres ou encore les dryades, vraiment réussis et qui font par moments vraiment froid dans le dos. Ce premier tome est vraiment l'annonce d'une série vraiment époustouflante où dieux anciens et bigotes vont s'affronter pour une lutte pour la magie, les anciens dieux ont besoin de la croyance des autres pour continuer à exister et l'apogée de la chrétienté vient les rendre faibles et dans le besoin. Depuis la bataille de Brog, les Oracles sont chassés comme des sorcières et brûlés sur des buchés, en hérétiques. La magie n'a plus sa place dans l'Empire Romain ; cependant des personnes peu scrupuleuses comme le frère de Thya, savent encore tirer profits des pouvoirs des anciens. Thya doit fuir vers Brog pour y découvrir son passé, afin de comprendre ce qui l'attend pour l'avenir. Un roman d'aventure qui a des traits de quête initiatique que j'ai dévoré de bout en bout.  Dans ce roman vous trouverez de l'action, du suspense et de la romance (mais point trop n'en faut xD) en plus de personnages attachants et d'autres détestables mais qu'on adore détester. Un vrai régal pour les fans de fabuleuses histoires fantastiques !

Mention spéciale pour la sublime illustration de couverture *_*



Gardiens des cités perdues (T2) : Exil de Shannon Messenger



Exil est le deuxième tome de la série Gardiens des Cités Perdues, trois tomes sont déjà parus, un quatrième est en travail éditorial, pour la France, la série est publiée aux éditions Lumen, et deux tomes ont déjà été traduit. 


Quatrième de couverture : Télépathe depuis l'enfance, Sophie a découvert qu'elle devait ses pouvoirs à son héritage elfique. La jeune fille vit désormais au manoir de Havenfield, où elle a trouvé sa place auprès de ses deux parents adoptifs, même s'il lui reste beaucoup à apprendre pour s'intégrer au monde des Cités perdues. Elle fait une découverte unique le jour où elle croise le chemin de Silveny, la seule alicorne femelle connue, et se retrouve aussitôt chargée de l'éducation de l'animal, dont l'apparition représente un signe d'espoir pour tous les elfes. Mais les ravisseurs de Sophie complotent toujours dans l'ombre, et de nouveaux messages du mystérieux Cygne Noir viennent compliquer le mystère. Tandis que la tension monte, la jeune prodige se retrouve contrainte de prendre un risque immense pour protéger l'un de ses proches d'une mort certaine... Deuxième tome de la série Gardiens des Cités perdues, Exil pousse Sophie à explorer les recoins les plus sombres d'un univers baigné de magie et bourré de trouvailles rafraîchissantes. Retrouvez la plume vive et endiablée de Shannon Messenger, plus ensorcelante que jamais !



Mon avis : Après mon grand coup de coeur pour le premier tome de cette série jeunesse absolument génialissime, je n'ai pas pu résisté à me jeter sur le deuxième tome dès sa sortie (Cultura l'avait mis en rayon un jour avant d'ailleurs). J'ai abandonné toute mes lectures pour me lancer le soir même dans cette nouvelle aventure de Sophie.

Sophie vit désormais parmi les elfes et après avoir échappé à une tentative de meurtre, s'être enfuie avec Dex, elle a repris sa vie normal dans la "ferme" un peu spéciale de ses parents d'adoption. Alors qu'elle fait une chasse au big-foot, oui, vous avez bien lu, Sophie qui croit suivre la fameuse bête poilue, tombe sur un signe étrange du destin, une alicorne, mélange entre une licorne et un pégase. Magnifique. Une connexion se crée directement entre l'alicorne et Sophie, ce qui ne gâche en rien son envie irrépressible de retrouver ses ravisseurs et de dénicher le Cygne Noir. C'est encore une aventure détonante que nous propose Shannon Messenger, un coup de coeur absolu pour Exil. Keefe prend une place de plus en plus importante dans la vie de Sophie, cet empathe, qui je le sais, à tout un tas de lectrices groupies représente un réel atout dans ce second opus et à la vue de la couverture du tome 4 qui a été dévoilé ce matin sur la page des éditions Lumen, il risque de prendre plus de place encore dans l'intrigue, les lectrices d'Exil sauront pourquoi cela va sans dire, les autres vous n'avez qu’à vous jeter à corps perdu dans l'achat et la lecture de ce roman.

Encore une fois j'ai tout adoré du début à la fin, ce gros pavé pour jeunes lecteurs n'a rien a envier  Ã  notre ami à lunettes, un brin de magie en moins mais un poil de rire en plus, Sophie et Dex ont encore su m'en mettre plein la vue, la complicité entre le petit groupe de personnages m'a vraiment emporté ailleurs et leurs liens se renforcent de plus en plus. Désolée pour les autres XD mais Dex est juste parfait. Ce roman est plein de suspense, d'actions, de révélations et je me suis bien plu à suivre Sophie de retour à FoxFire, ses cours avec le conseiller Bronte, sa poursuite du Cygne Noir et la complicité naissante avec Silveny, l'alicorne. Une histoire qui m'a envoûté du début à la fin. Afin de ne pas vous en dévoiler trop sur l'histoire, et aussi parce qu'il est dur de mettre des mots sur des sentiments, je vais vous laisser en vous affirmant que vous ne regretterez pas de vous lancer dans cette série jeunesse (pas que pour les enfants et jeunes lecteurs) et que le deuxième tome est encore plus génialissime (oui croyez-moi c'est possible) et que vous aurez des coups de coeur à chaque coin de chapitre (oui, ça aussi c'est possible) . Une dernière chose à ajouter : vivement la suite et surtout, chapeau pour la traduction !




The Witches (T1) : La Prophétie de Jessica Sanchez Fernandez




La prophétie est le premier roman de la trilogie The Witches, écrit par Jessica Sanchez Fernandez et paru chez Mon petit Editeur le 6 février 2013.



Quatrième de couverture

Une prophétie réalisée par des sorcières il y a un siècle réunit quatre adolescentes. Lauren, Nina, Colleen et Nikki se détestent mais elles ont une mission. Elles doivent unir leurs pouvoirs pour combattre les forces du mal qui veulent détruire le monde. Avec l’aide de leur protecteur George Henley, elles vont devoir apprendre à vivre ensemble et vont ainsi découvrir la signification du mot "Amitié". Une magnifique histoire d’amitié débute alors entre les quatre filles, qu’elles n’auraient jamais imaginée possible.



*Merci à mon petit éditeur pour ce service presse*

Mon avis : Vous savez que j'adore les histoires de sorcières, que j'adore tout ce qui touche de près ou de loin à la sorcellerie et que j'en ai vu et lu des dizaines et des dizaines, et que, de ce fait, je suis pas mal en attente lorsqu'on s'attaque à l'écriture d'une histoire de sorcières. Et pour le coup, la quatrième de couverture m'a bien emballé mais je n'en attendais pas quelque chose de très original. The Witches, c'est l'histoire de quatre jeunes filles qui vivent aux Etats-Unis dans le Wisconsin et qui n'ont rien, mais vraiment rien en commun, si ce n'est un cours de littérature et aussi, une importante prophétie qui leur tombe sur le dos un beau jour. Bien décidée à prendre leur rôle prophétique au sérieux, elles vont être amené jusqu'à New York pour combattre des démons, et avoir l'aide de vampires. Un premier tome qui va de rebondissement en rebondissement et qui se laisse lire assez aisément. 


Dans ce premier tome on suit les vies de Nikki, Nina, Colleen et Lauren, quatre adolescentes, qui, mise à part une prophétie vieille de plus d'un siècle, n'auraient rien eu à faire ensemble. Nina, la journaliste, Lauren, la chef des pom pom girls, Colleen, l'acritce en herbe et vous vous en doutez bien pour finir le quatuor, il ne manque plus que, Nikki, l'intelligence incarnée. Toute ont des amis, une vie et des intérêts bien différents les uns des autres. Mais la venue d'un nouveau professeur de littérature va déjouer tout leur plan de ne jamais se croiser, en les mettant -intentionnellement- dans le même groupe de travail, si Nikki et Colleen, n'en ont pas grand chose à faire, pour Nina et Lauren c'est différent, les deux adolescentes se détestent et elles mettent beaucoup de soin à se détester. Cependant l'annonce que va leur faire leur professeur va renforcer leur lien et les différents péripéties de ce premier tome va créer une vraie complicité entre les quatre jeunes femmes. Une lutte intestine entre sorcières et démons est déclarée, les filles n'ont d'autre choix que de prendre la lutte à cÅ“ur. 

Ce premier tome est plutôt bien réussi, j'ai beaucoup aimé l'intrigue qui m'a tout d'abord fait penser à Dangereuse Alliance, pour finalement aller vers un tout autre genre, à la fois fantastique et bit-lit. Je me suis prise d'intérêt pour le récit dès le début, et bien que je sentais venir les clichés, j'ai accepté le fait que le roman fonctionnait justement avec ça et le livre est passé comme une lettre à la poste. Si vous recherchez un roman original, c'est sûr que vous ni trouverez pas ce que vous cherchez dans The Witches mais pour celles et ceux qui veulent passer un bon moment avec un livre qui se lit tout seul et dans lequel on rencontre un groupe bien sympathique qui fait tout pour s'en sortir, alors là, ce livre est fait pour vous. Ce roman est un petit bijou qui présente toutefois quelques défauts : Trop de dialogues pour trop peu de narration, ce qui fait que le fond de l'histoire n'est pas assez approfondie selon moi et parfois ces dialogues sonnés un peu faux, comme-ci l'auteure s'était sentie obligée de faire parler chaque personnage présent dans la pièce. Les "méchants" manquent aussi cruellement de charisme, et j'aurais voulu en savoir beaucoup plus sur le Siège des sorcières, mais je pense que ce point sera plus creusé dans le deuxième tome de la trilogie. A part ces quelques points noirs, The Witches est un premier roman de l'auteure vraiment bien pensé et attractif que je recommande à tout ceux qui aiment les romans qui parlent de sorcellerie !


Sorcières


14 de Peter Clines




14 est le premier roman de Peter Clines paru aux éditions J'ai Lu, collection Nouveaux Millénaires, le 1er octobre 2014.


Quatrième de couverture
Avec ce qu'il gagne, Nate n'allait pas laisser passer l'occasion en or d'habiter l'un des plus vieux immeubles de Los Angeles pour un loyer modique. Pourtant, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans ce bâtiment : portes cadenassées, branchements électriques impossibles, cafards mutants... Intrigué, et n'ayant pas grand-chose d'autre à faire de sa morne vie de trentenaire célibataire, Nate décide de mener l'enquête avec certains de ses voisins.D'anomalies en mystères, ils vont rapidement se rendre compte qu'il s'est passé des choses dans cet immeuble, des choses terribles qui n'appartiennent pas tout à fait au passé...





Mon avis : Avec ma maman, on a vraiment été intrigué par ce livre, par sa première de couverture vraiment pas banale, qui nous inspirait une espèce d'angoisse et ensuite par sa quatrième de couverture plus qu'allechante qui nous promettait de l'ésotérisme et du suspense en veux-tu en voilà dans un huis-clos haletant. 

C'est le premier vrai roman de Peter Clines, si je ne me trompe pas, il a souvent publié des nouvelles et des scripts pour le cinéma, il a décidé de se pencher à l'écriture de ce premier roman qui lui a pris pas mal d'années. Dans ce roman on suit l'histoire de Nate, un homme proche de la trentaine qui bosse dans une entreprise à un poste pas franchement enviable, alors quand son colloc décide de s'installer avec sa copine et donc, propose à Nate de se trouver un appart' à L.A, pour lui c'est quasi impossible, mais voilà, le hasard fait bien les choses et Nate tombe sur un type qui travaille dans le journalisme et lui propose de louer un super appart, tout compris, pour une modique somme. Cherchant d'abord l'entourloupe et ne trouvant rien de prime abord, il signe. Mais voilà, les voisins de Nate enquête depuis des mois voire des années sur des choses étranges qui se déroulent dans l'immeuble. Ni une ni deux et après avoir trouver des cafards mutants dans sa cuisine ainsi qu'une lumière qui déconne étrangèment, le personnage se lance dans une traque aux indices. Que cache l'immeuble et ce gardien énigmatique avec son accent allemand à scier au couteau ? Amenant petit à petit autour de lui la plupart des voisins de l'immeuble, Nate est à la tête d'un joli petit groupe à la Scooby-Doo, comme aime à nous le rappeler l'auteur. Un premier roman qui aurait pu me séduire mais qui a malheureusement peiné en longueur.

Je ressors plutôt mitigée de cette lecture, peut-être que je m'attendais à quelque chose de plus détonnant ou à plus d'ésotérisme, mais mon soufflet d'enthousiasme est vite tombé à plat une fois passée la porte du four (si je veux pousser la métaphore jusqu'au bout),j'ai été prise dans le tourbillon de l'histoire dès le prologue, mais pour moi le roman ne tient pas toute ses promesses ! A commencer par son titre : 14, 14, 14, 14 ! Oui 14, comme la porte de l'appartement n°14 de l'immeuble qui est cadenassé et dont personne ne sait vraiment ce qui s'est passé, on s'attend alors à ce que le roman tourne autour de ce mystère, mais non Samy, Scooby et ses amis, passent vite à autre chose et il ne doit y avoir que deux ou trois scènes (étranges) qui mettent en lumière cet appartement. Bizarre, selon moi, d'avoir fait ce choix de titre, après avoir lu le livre, j'en aurais choisi bien des autres mais certainement pas 14. M'enfin, ça c'est tout personnel. J'ai déploré aussi ses personnages trop en surface, bien que l'on voit souvent Nate dans sa vie privée : boulot, métro, dodo, je n'ai pas vraiment eu l'occasion de l'apprécier, de connaître "sa psyché", on se cantonne à subir sa vie et son "aventure" sans vraiment créer de réelles attaches avec lui ou le reste du groupe, bien sûr, les personnages dégagent une certaine sympathie, cela va sans dire, ils m'ont parfois fait rire aussi, ou m'ont ébloui par leur finesse (humour, humour, je précise), ils m'ont parfois bien énervé aussi, certaines situations qu'ils trouvaient inextricables avaient pour le lecteur, une sortie qui brillait en rouge avec une flèche au-dessus de leur tête ; les faisant passer pour des personnages soient aveugles ou faible d'esprit, bref, des personnages sympathiques mais pas toujours au top sur la longueur.
La longueur, tiens, parlons-en, le livre aurait été tellement mieux en 300 pages, il y a plein de passages qui sont de trop dans le livre, des dialogues, scènes, situations qui n'ajoutent/n'apportent rien à l'intrigue et qui sont vide de sens de ce fait. Et puis la fin s'étire trop, toujours plus loin, au point que, même pour le final, l'auteur a reussi à me perdre. C'est rare mais faut le faire ! 

Sinon l'histoire en elle-même était vraiment bien imaginée, c'est aussi un bel hommage à Lovecraft, quoiqu'un peu bancale par moment, mais l'interet est là, le talent n'est pas loin. Ne manquait qu'un peu de travail sur le texte et une fin un peu moins longue et j'aurais vraiment pu recommander ce livre à mes copines. Pour le coup, je ne suis pas sûre que je le ferais. 

Une petite mention aussi pour le travail éditorial, c'est super sympathique de nous proposer des premiers romans étrangers assez rapidement après la sortie US, mais là, il y a vraiment des erreurs au niveau de la traduction, le personnages tutoie puis vouvoie la même personne dans une même phrase, donnant des sentences du type : Vous es sûre de vouloir faire ta crémaillère ? (ce n'est pas tiré du livre, mais c'est un peu l'idée) et il y a aussi pas mal de coquilles dans le roman, quand je met plus de 15 euros pour un roman, j'aime assez que le travail soit fini. Ce qui est dommage car j'aime beaucoup les choix éditoriaux de cette maison d'édition ! 





La Soif Primordiale de Pablo de Santis

La Soif Primordiale est un roman de Pablo de Santis que les éditions Folio ont décidé de nous faire redécouvrir dans leur collection SF. Paru en Août 2014, ce livre revisite le mythe du vampire de façon très originale.




Quatrième de couverture : Dans la Buenos Aires des années 50, à l’ombre de la dictature, Santiago, un jeune provincial, réparateur de machines à écrire, se retrouve responsable de la rubrique ésotérique du journal où il travaille et informateur du ministère de l’Occulte, organisme officiel chargé de la recherche sur ces thèmes et les vérités qu’ils recouvrent.Malgré son scepticisme à l’égard du surnaturel, Santiago assiste à une rencontre de spécialistes des superstitions, y est témoin d’un meurtre et mis en contact avec « les antiquaires », des êtres extraordinaires qui vivent dans la pénombre entourés d’objets anciens, vendent de vieux livres et sont la proie de la soif primordiale, la soif du sang.
Le hasard ou le destin, mais surtout un étrange amour, puissant et troublant, amènera Santiago à ne plus résister à cette soif et il devra alors chercher à survivre, peut-être pour l’éternité, dans un monde hostile.



L'antiquaire des antiquaires
Pablo De Santis est une écrivain, journaliste et scénariste de bande-dessinée argentin né à Buenos Aires le 27 février 1963 (51 ans) (source : Wikipedia)



Mon avis (7/10) : Je tiens à remercier une nouvelle fois mes partenaires Folio SF et Livraddict pour cet échange ! Et un petit mot d'excuses pour ma journée de retard à rendre cet avis.

Alors quand j'ai lu le résumé du livre, moi, apprentie bibliothécaire de futur métier, j'ai tout de suite été intéressé par le sujet et bien m'en a pris car bien que cette lecture ne relève pas d'un coup de coeur, j'ai vraiment adoré me plonger dans cette ambiance des années 50 à Buenos Aires en compagnie de Santiago, tout juste débarqué dans la ville et embauché pour écrire la rubrique ésotérique dans vieux journal. Si l'idée ne lui déplaît pas forcement, il se prend rapidement au jeu et finit par découvrir l'existence d'êtres étranges. Des vampires. Mais attention, nous sommes bien loin de l'image Hollywoodienne de ces êtres fantastiques, ici c'est presque de manière intimiste que Pablo de Santis nous aide à redécouvrir ces créatures. Une intrigue charmeuse et qui sort de l'ordinaire.


L'auteur ne se borne pas à faire des descriptions longues et pleines de détails, sur les différents personnages du roman on n'en sait que le strict minimum et cela fût bien suffisant, l'histoire se tient en 300 pages environs et c'était selon moi bien assez, tout a été dit , tout a été bien pensé, il n'y en a ni trop, ni trop peu, vraiment ce genre de "one-shot" fait plaisir à lire. L'intrigue nous prend dès les premières pages et j'ai adoré avoir les avis de personnages diverses mais surtout de Santiago, cet individu si peu sûr de lui et de ses habilités, qui n'a qu'un seul réel plaisir dans la vie : réparer des machines à écrire, un art que lui a enseigné son oncle. J'aime aussi le thème du livre, même s'il n'en est pas l'idée principale, le fait que ces Anciens vivent dans l'univers de bouquinistes poussiéreux amène une certaine poésie à cette histoire. Bref, ce nuage de poussière jette un voile sur l'intrigue et lui donne une impression de mystère justement faite. On découvre au fil des pages des personnages aussi mystérieux que l'intrigue et les différents lieux. Bref, un régal pour les lecteurs avares de bonnes lectures.

Pour ce qui est du style de l'auteur, comme dit plus haut, il ne se perd pas dans des descriptions hasardeuses, au contraire, mais ce n'est pas pour autant qu'il écrit de façon rapide, non. L'histoire, les lieux et le reste, Pablo de Santis prend le temps de nous les faire découvrir. Un style plutôt lent donc, qui a toute sa place dans ce roman vraiment atypique que nous font (re)découvrir les éditons Folio dans la collection SF. Un vrai plaisir.



Cornes de Joe Hill



























Cornes est un roman de Joe Hill, le fils de Stephen King, paru pour la première fois en France en Septembre 2011 aux éditions JC Lattès puis publié chez J'ai Lu en format poche en 2013. Le roman connaît actuellement un nouveau souffle grâce au film d'Alexandre Aja, Horns, avec dans le rôle Ig Parish : Daniel Radcliffe.



Quatrième de couverture :
Au début, Ig croit que les cornes sont une hallucination, celle d’un esprit malade, rongé par la colère et le chagrin. Cela fait un an que Merrin Williams, sa bien-aimée, a été violée et tuée dans des circonstances inexplicables. Depuis, reclus dans sa solitude, il vit un enfer, et il a plus de raisons qu’il n’en faut pour sombrer dans la dépression. Pourtant les cornes sont on ne peut plus réelles. Jadis, Ig le vertueux faisait partie des privilégiés : né dans une famille riche, second fils d’un musicien renommé et frère cadet d’une star montante de la télé, il avait la sécurité, l’aisance, une place reconnue au sein de sa communauté. Ig avait tout pour être heureux, plus encore il avait Merrin et un amour réciproque, auréolé de magie, fondé sur les mêmes rêves. Mais la mort de Merrin a tout détruit. Seul véritable suspect, Ig n’a pourtant jamais été accusé ni jugé. Et donc jamais innocenté. Pour le tribunal que constitue l’opinion publique de Gideon, sa ville natale du New Hampshire, Ig aura beau dire ou faire, il est et restera toujours coupable, car ses parents riches et influents ont exercé des pressions pour faire boucler l’enquête. Il est abandonné de tous, Dieu y compris. De tous, sauf de son démon intérieur… Et voilà qu’Ig se retrouve soudain doué d’un nouveau pouvoir, assorti à son nouvel aspect et tout aussi terrible, un macabre talent qu’il compte bien utiliser pour retrouver le monstre qui a tué Merrin et détruit sa vie. Être bon, prier… tout ça ne l’a mené nulle part. Il est temps de prendre sa revanche… Il est temps de donner sa part au diable… (source : JC Lattès)




Hill en quelques mots : Joe Hill, auteur des best-sellers Cornes (en cours d’adaptation au cinéma) et Le Costume du mort, a par ailleurs obtenu le prix Eisner du meilleur scénario. (source : JC Lattès)



La Mission : Un livre parfait pour votre soirée Halloween, le fils du maître incontesté de l'horreur, entre dans les pas de son paternel et à réussi à me mettre mal à l'aise les 3/4 du livre. Ig Parish est un homme qui a tout pour lui, brillant étudiant et fiancé à la plus belle fille du quartier, en plus né dans une famille aisée, on pourrait penser que tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais voilà, un soir, après une violente dispute, Merry est retrouvée morte dans la forêt près de l'ancienne usine desaffecté, battue violemment et violée, tout laisse à penser que c'est Ig lui même qui a fait le coup. De plus tout les avis convergent vers le même coupable. Ig se noie dans l'alcool et la tristesse pendant un an. Mais voilà qu'un jour, il se réveille avec des cornes qui lui poussent sur la tête. Pire, ces cornes ont d'étranges pouvoirs sur les autres. Qu'est devenu Ig ? Et si ces cornes, qui font dire la vérité sans rien cacher, pouvaient l'aider à trouver le coupable ? A mi-chemin entre la raison et la folie, Joe Hill nous emmène dans un combat entre le bien et le mal au sein d'une seule personne, Ignatius. Frissons garantis !


Fan du papa du Joe Hill, je ne m'êtais encore jamais attaquée à ce que pouvait faire son fils. Après une séance au ciné de ma mère, celle-ci en revient sur les fesses par le film Horns, qui est adapté, comme vous le savez déjà, de ce roman. Lors d'un flanage dans un rayon de librairie, le petit m'est tombé dans les mains, je ne voulais pas le laisser seul et sans défense - d'autant plus qu'il était parfait pour la saison - alors il est passé avec moi par la case "Caisse" et le voilà déjà lu. J'ai vraiment dévoré ce roman, il est plein de génie et Joe Hill a vraiment une maîtrise de ses personnages qui le rend presque égal à son père. Avec une grande importance pour la psychologie et la place de la Foi, l'auteur réussit à nous emmener dans les délires Ig dû à ses cornes, avec pour saupoudrer le tout, une flopée d'images bibliques (le Nue, la Pomme et l'Arbre, les Serpents) et c'est franchement réussi. Ça instaure d'emblée une espèce de mysticisme poisseux entre le livre et le lecteur. Joe ne prend pas de pincette mais ne fait pas du tout son prêche sur ce qu'il pense de la religion, non. Ici la religion est la raison du livre, d'ailleurs le fils conducteur du roman est le collier de Merry. Une simple croix en Or sur une chaîne, c'est par là que tout commence et c'est avec elle que tout fini. Un vrai géni. Ig va souvent être confronté à son second moi, d'ailleurs une scène m'a réellement glacé les sangs, celle avec la vidéo-surveillance, *brouuu*, j'en ai encore des frissons pleins les bras, je n'ai d'ailleurs pas voulu aller me coucher sur cette image, de ce fait j'ai lu une cinquantaine de pages en plus (mais tout est effrayant, j'aurais pu le lire d'une traite dans ce cas). Mais Hill nous ramène aussi une touche d'humour, un humour pince-sans-rire qui m'a conquise, car imaginez votre voisin qui vous avoue ses pires secrets sans s'en rendre compte, des choses à, la limité du salace ou de la violence, c'est dérangeant mais en même temps ça force le sourire, et j'ai bien rien, vraiment. Je pense même que cela était nécéssaire pour souffler un peu dans le récit. Bref, j'ai adoré de long en large. La ville est bien décrite, les personnages superbement travaillés, l'idée de roman hyper originale et prenante. Un sans faute pour ce premier roman que j'ai lu de Joe Hill et un roman excellent pour passer une nuit blanche pour Halloween. Alors prêts pour l'effroi ? 


67/80



Coup de cœur pour la nouvelle édition américaine, que je trouve sublime et qui colle superbement à l'ambiance ésoterique du roman !

Les Outrepasseurs (T2) : La Reine des Neiges de Cindy Van Wilder


Le Reine des Neiges est le deuxième tome de la trilogie les Outrepasseurs de Cindy Van Wilder paru aux éditons Gulf Stream éditeur en août 2014. Le troisième et dernier tome est prévu pour Avril 2015.




Quatrième de couverture
Les Outrepasseurs viennent enfin de capturer la dernière fée libre, Snezhkaïa la Reine des Neiges. Ils ignorent qu?ils viennent de déclencher une malédiction qui risque de les anéantir. Peter, qui supporte de moins en moins de se plier à la volonté de Noble, tente de retrouver le Chasseur pour mettre fin à cette lutte séculaire?





L'auteur se présente : (blog de Cindy Van Wilder)
"Me résumer en quelques mots-clefs… C’est parti ! 1983: l’année de ma naissance, en Belgique.
Mots: j’adore jouer avec ceux-ci, depuis toute petite. Quand je ne suis pas auteur, j’assume ma profession de traductrice
Imaginaire: je suis tombée en amour, comme diraient les Québécois, avec l’imaginaire dès que j’ai vu le premier volet du “Seigneur des Anneaux”. Ma vie n’est plus tout à fait la même depuis lors…
Auteur: Vous trouverez mes différentes oeuvres en cliquant sur les onglets de mon blog. Après avoir écrit quelques nouvelles et oeuvres plus conséquentes, je me suis lancée dans l’écriture de mon premier roman. Ce dernier a été accepté en octobre 2012 aux éditions Gulf Stream et est devenu le premier tome d’une trilogie.
2014: l’année de ma première publication papier !"


La mission : Le premier tome était pour moi une révélation, le deuxième forge une certitude, Les Outrepasseurs fait parti de mes séries/sagas de romans favoris. Dans le premier tome, nous vivions en même temps que Peter, les révélations à propos de qui il était et de ce que serait sa vie. En tant que futur Maître de Maison et qu'Héritier. Dans ce bassin infesté de vouivres nous plongions à maintes reprises dans le passé de ces ancêtres. Ce deuxième roman est totalement différent, cette fois-ci on s'intéresse vraiment à Peter, sa vie et les enjeux actuels des Outrepasseurs. Un vrai coup de cÅ“ur et un livre lu en seulement 3 jours (un record pour moi alors que je suis en cours). 

Peter a dû juré allégeance à Noble, le Maître de la Maison du Lion, chef des Outrepasseurs, et commandant suprême des changepeaux et métamorphes. Si à la fin du premier tome je lui criais de jurer allégeance, qu'il était complètement fou de vouloir résister, j'ai durant ces pages, bien vite revu mon jugement. Force est d'admettre que c'est une des forces du roman, les différents "camps", n'ont rien de manichéen, on ne peut tenir qu'avec Peter puisqu'on s'y attache depuis le premier tome et que tout semble perverti au pays de la magie. Bien que ce soit Le Chasseur qui est à l'origine de la malediction des Outrepasseurs et qu'une vengeance bien sentie était mérité, on ne peut pas rester de marbre face aux comportements de la descendance des Outrepasseurs avec les fées et le destin de Féerie. C'est tout simplement ignoble et inhumain, d'ailleurs, quand on y pense, que leur reste-t-il d'humain ? Ils nous donnent parfois l'impression d'avoir été totalement absorbé par l'animal qui vit en eux. Bref, pour ne pas trop en dire sur le fond, retenez juste que c'est très fort en émotion, que vous n'y trouverez aucune façon facile de finir l'histoire et que l'intrigue est encore une fois rondement menée et qui plus est, d'une main de maître. 

Car oui, il est des auteurs qui n'écrivent pas avec les mots, mais qui jouent avec, qui remplacent leur clavier, leur plume ou que-sais-je encore, par une baguette magique et qui savent vous happer à l'intérieur de leur récit dès les premiers paragraphes, et comme pour Les Héritiers, ce fût le cas encore une fois avec La Reine des Neiges. En fait, le roman a tout d'un conte moderne pour jeunes adultes ou adulescents, on y découvre des êtres magiques du Moyen-âge et des quatre coins de monde, pour encore plus de rêverie. Mais le Conte de Fée au sens actuel s'arrête là, pas de gentille fée clochette qui sèche vos larmes ou de Fée Marraine qui exauce vos vœux les plus chers, non, ici on revient à l'être originel, la fée pernicieuse, joueuse et parfois perverse, sans tomber dans l'excès, Cindy Van Wilder maîtrise parfaitement son sujet et n'exploite pas l'Univers des Fées, elle le fait vivre à nouveau. Nous rendant, comme quand nous étions enfants, complètement gaga des histoires avant d'aller se coucher. Celle du méchant ogre dévoreur d'enfants, ou encore celle de l'homme qui tue ses épouses, le vrai conte de Grimm, d'Andersen ou de quel autre auteur classique du genre. Cindy est la Grimm des temps modernes. Elle joue avec la magie, lui redonne son vrai caractère. Alimentant par la même occasion la longue encyclopédie du monde Merveilleux avec ses propres personnages magiques. Le premier récit était captivant, le deuxième est dévorant. Il ronge votre temps sans que vous vous en rendiez compte. Sortilège de l'écrivain magique. Un coup de cœur à l'unanimité entre moi et mes 5 autres personnalités. J'en veux encore. J'en veux toujours plus. Avril 2015 me paraît si loin.





Witch Song de Amber Argyle

Witch Song est le premier tome de la saga The Witch écrit par Amber Argyle et paru en France en août 2014, édité par les éditions Lumen. Que je tiens à remercier une première fois pour ce partenariat, qui est déjà le second pour moi, avec cette sublime maison d'édition toute neuve.



Quatrième de couverture : La chasse aux sorcières est ouverte !
Dans les profondeurs de la forêt, à l’abri de la haine des habitants du village voisin, Brusenna mène une existence paisible aux côtés de sa mère. Elle sait simplement qu’elle est une sorcière, une des Gardiennes de la nature qui contrôlent les éléments par la force de leur chant. Quand, un matin, sa mère l’abandonne pour aller combattre un ennemi dont elle ignore tout, le monde de Brusenna bascule. (source : Babelio)





Maîtresse des éléments

Elevée dans un ranch au pied des montagnes de l'Utah, Amber Argyle a vécu entourée par la nature. Une maîtrise de littérature plus tard, elle s'est consacrée à l'écriture, et est l'auteur d'une trilogie autour des sorcières, Witch Song. 



La mission :



Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Lumen pour ce partenariat avec lequel j’ai pris beaucoup de plaisir, j’ai trouvé dans ce roman tout ce que je cherchais d’un roman sur les sorcières. Dans ce roman j’ai eu l’impression de me retrouver à Salem au XVIIIe lors du procès des sorcières, et je ne serai pas étonnée de savoir que l’auteure est une personne qui s’intéresse beaucoup à cette histoire. Tout dans la morale des personnages à leur vêtements, me rappelle cette période si particulière des Etats-Unis que je me plais encore à découvrir. Mais le roman n’en fait pas l’histoire loin de là. Nous sommes dans un récit, un conte, je pourrais presque dire, car la narration m’a beaucoup fait penser aux contes Grimmiens.


Ce roman nous amène dans une incroyable poursuite à travers le pays, une véritable chasse aux sorcières qui fera découvrir à notre petite héroïne les sentiments humains, car elle ne vit qu’avec sa mère, et ne sort de son bois que pour faire quelques courses au village d’à côté, jusqu’au jour où une étrange femme, la sachant sorcière, la sauve du pilori et de l’humiliation, en échange d’une entrevue avec sa mère. Désobéissant aux souhaits de sa mère : Ne jamais emmener personne près de chez elles, elle mène la femme, Coyel, jusqu’à chez elle. Cette étrange dame n’est autre qu’une sorcière elle aussi, venu chercher sa mère Sacra pour une quête absurde. Tuer pour de bon la sorcière noire, du nom d’Espen. Brusenna ne comprend rien, et se retrouve du jour au lendemain seule chez elle, pour une durée non-déterminée, c’est la première fois que la jeune fille se retrouve livrée à elle-même, mais alors qu’un chasseur s’approche, elle va faire la connaissance d’un malicieux compagnon, Wittin, fils de protecteur de sorcières, devenu éleveur de chevaux, qui a pour mission de l’emmener à l’abri et peut-être de devenir son Protecteur. Comprenant le danger, Brusenna veut retrouver Sacra et est prête à braver tous les dangers. 



Un premier tome très prometteur et envoûtant dans lequel vous plongerez volontiers. De tout ce que j’ai lu de chez Lumen, je n’ai encore jamais été déçue et je tiens encore à les féliciter pour la qualité de traduction et de mise en page, on sort encore une fois des « sentiers battus » de la littérature jeunesse. Certes le thème de la sorcellerie n’est pas neuf, mais la façon qu’à Amber Argyle de le traiter amène de la fraîcheur à l’histoire et j’ai pris un réel plaisir à lire quelque chose de différent, tant par la qualité littéraire que pour l’évolution de Brusenna, cette jeune fille fragile et « peureuse » qui finit par se révéler au fil des pages. Une aventure vraiment rocambolesque faîtes de rencontres et de dangers, qui vraiment, nous fait passer par tous les sentiments : de la peur à la tristesse, en passant par la joie et le rire. Une mention encore plus spéciale pour l’objet en lui-même, ayant gardé l’image originale, Lumen a réussi à la sublimer et la texture « velours » du livre crée une espèce d’attraction naturelle, je n’ai pas mis très longtemps pour me jeter dans ce roman. J’attends la suite avec impatience et je vous invite de ce pas à vous procurer ce sublime roman destiné à la jeunesse mais dont le contenu peut tout à fait plaire à un adulte aimant les contes et les belles histoires. Encore une publication Lumen à ne pas manquer.





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