Affichage des articles dont le libellé est Bragelonne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bragelonne. Afficher tous les articles

Earthend (1) : Visions de feu de Gillian Anderson et Jeff Rovin


Visions de feu est le premier tome de la série Earthend, co-écrite par Gillian Anderson et Jeff Rovin. Le premier roman est publié chez Brgelonne, depuis Février 2016.


Quatrième de couverture : La fille du représentant indien à l'ONU se met à parler une langue inconnue et souffre de violentes visions. Une jeune Haïtienne manque de se noyer sur la terre ferme. Un étudiant iranien s'immole par le feu. A New York, Caitlin O'Hara, psychologue pour adolescents renommée, est chargée de traiter la jeune Maanik. Elle est convaincue que les crises de sa patiente ont un rapport avec la récente tentative d'assassinat qu'a subie son père et qui n'a fait qu'aggraver les tensions entre l'Inde et le Pakistan. Mais lorsque, partout dans le monde, des adolescents commencent à présenter les mêmes symptômes, Caitlin est obligée de reconnaître qu'elle a affaire à quelque chose de plus sinistre encore.



Mon avis : L'actualité en fait son choux gras, X-Files revient sur nos écrans pour une saison inédite, David Duchovny et Gillian Anderson sont de retour dans leur rôle mythique. On ne pouvait alors choisir meilleur moment pour publier le roman à quatre mains de Dana Scully. Je n'ai pu m'empêcher de mettre la main basse sur ce livre le jour où il est apparu sur les rayonnages. 

Visions de feu est présenté comme un thriller, l'affaire commence le jour où le représentant aux nations unis du Cachemire est victime d'une tentative d'assassinat sous les yeux de sa fille Maanik. Pendant sa journée de cours, celle-ci ne se sent pas bien et entre dans une sorte de transe. Elle est ramenée chez elle et on appelle alors Caitlin, une psychologue, pour lui venir en aide. Caitlin se rend vite compte que le cas de Maanik n'est pas isolé, et que d'autres personnes subissent la même crise aux quatre coins du monde. Elle mène alors une enquête et découvre que la cause de ces crises dépasse de loin toute logique. Il est question d'un peuple disparu et d'un langage très ancien. Caitlin va devoir affronter la vérité, à ses risques et périls. 

Le premier tome d'Earthend, promet une série haletante, avec Visions de feu, les auteurs nous emmène dans leur univers, somme toute assez comparable au nôtre, car les évènements se passe à notre époque, dans la ville de New-York et que, mises à part les visions, tout se déroule "chez nous". Pas question d'univers fantasmé. 
Le duo fonctionne très bien, on ne distingue pas les parties de l'un ou de l'autre, l'écriture est fluide, et le suspens travaillé avec soin. On se prend au jeu de la recherche d'indices, et les auteurs ont réussi à nous en donner assez pour se douter de la conclusion mais trop peu pour comprendre et ainsi se gâcher le plaisir de découvrir le fin mot de l'histoire dans les prochains tomes. Pour autant, je n'ai pas réussi à complètement l'immerger dans l'intrigue, je trouvais parfois que tout était trop "facile" : ces départs précipités en avion, son laisser-passer pour les pays en guerre, la confiance des parents de Maanik... Ce qui fait que je n'ai pas pu y croire pleinement. Bien que j'ai apprécié les personnages principaux, Ben, Caitlin et Maanik, je l'ai trouve trop en "surface" comme des personnages desquels on pourrait voir au travers.

Pour autant j'ai apprécié l'evolution de l'histoire, et j'ai trouvé le final vraiment excellent. On termine sur une note mouvementée, étrange et on ferme le livre avec l'envie d'en savoir plus sur ce qu'il vient de se passer. 

En bref, un roman rondement mené, une intrigue bien ficelée et qui promet une suite intéressante mais un manque de profondeurs dans les personnages qui m'a empêché de me plonger pleinement dans le récit. J'attends la suite pour en savoir plus et la lirai avec plaisir. 

L'héritage des Rois-Passeurs de Manon Fargetton



L'Héritage des Rois-Passeurs est le premier roman de fantasy imaginé par Manon Fargetton et publié chez Bragelonne. Il est sorti en librairie le 14 avril 2015. Pour l'instant il n'est pas question d'une série de romans, mais d'un roman unique.

Quatrième de couverture
Ombre, univers peuplé de magie, et Rive, le monde tel qu’on le connaît, sont les deux reflets déformés d’une même réalité. 
Énora est unique : elle peut traverser d’un monde à l’autre. Lorsque sa famille est brutalement décimée par des assassins masqués, elle se réfugie au seul endroit où ses poursuivants ne peuvent l’atteindre. Au royaume d’Ombre, sur la terre de ses ancêtres. Là-bas, Ravenn, une princesse rebelle, fait son retour après neuf ans d’exil passés à chasser les dragons du grand sud. Sa mère, la reine, est mourante. Ravenn veut s’emparer de ce qui lui revient de droit : le trône d’Ombre. Et elle n’est pas la bienvenue. 
Deux mondes imbriqués. Deux femmes fortes, éprouvées par la vie. Deux destins liés qui bouleverseront la tortueuse histoire du royaume d’Ombre…


Mon avis : Comme j'avais hâte de découvrir cette publication alors que Bragelonne nous partageait la première de couverture sur leur page facebook, ni une, ni deux, je n'ai pas pu m’empêcher de me le procurer dès a sortie et je suis franchement surprise de ma lecture. Un vrai régal pour les fantasy addict avec cependant cette touche de fraîcheur dans le récit, qui fait que l'histoire a vraiment ce je-ne-sais-quoi de nouveau qui m'a botté dès la quatrième de couverture.

Ombre et Rive, les deux faces d'une même pièce. Notre monde, le leur, emplie de magie, le notre pragmatique et pâle copie évoluée du royaume d'Ombre. Un jour qu'elle fête son anniversaire en compagnie de son jumeau et du reste de sa famille,  toute la famille d'Enora est massacrée. La jeune fille s'en sort de justesse avec l'aide de deux jeunes garçons qui l'emmène dans un lieu secret, très vite elledécouvre son réel pouvoir : la capacité de passé de Rive à Ombre et d'Ombre à Rive, elle est une héritière des Rois-Passeurs. Cependant, son don est une erreur, seul un homme peut posséder ce don et Enora se retrouve  projeter dans Ombre, royaume enclin à une lutte intestine des pouvoirs alors que la reine se meurt. 
En Ombre, une jeune femme tout aussi indépendante et talentueuse se retrouve confrontée à un destin qu'elle ne souhaitait pour rien au monde. Ayant quitté la capitale et sa vie de princesse à cause de sa différence, Ravenn devenue chasseuse de dragons dans un petit groupe de sauvage au loin dans les contrées. Revenue d'une mission, elle reçoit une missive lui disant qu'il est temps pour elle de tenir la promesse qu'elle a faîte et de revenir pour occuper le trône de la reine mourante. 
Le soucis étant que son père, magicien, a bien d'autres idées derrière la tête, ne pouvant accéder au pouvoir car celui-ci est exclusivement réservé aux femmes, le Roi mène sa fille cadette comme un pantin ; aux ficelles de sa plus puissante arme pour atteindre le pouvoir, celui-ci va se retrouver confronter au retour de son aînée, plus combative qu'à son départ. 

Entre quête initiatique et intrigues multiples, L'Héritage des Rois-Passeurs est une vraie pépite pour tous les fans de fantastique et de fantasy.
Avec des personnages taillés à la serpe d'or, des rebondissements plus inventifs les uns que les autres et une plume plus que brillante, j'ai vraiment eu du plaisir à me lancer dans ce premier roman de Manon Fargetton, moi qui n'avais jamais eu l'occasion de lire un de ces ouvrages. J'ai découvert une auteure pleine de belles phrases et une plume au caractère lyrique qui apporte un vrai plus à ce récit. L'histoire est originale et j'ai encore du mal à définir s'il existera une suite ou non, puisque la fin de L'Héritage des Rois-Passeurs est plutôt ouverte et un des éléments principaux de l'histoire - histoire du règne de Ravenn - pourrait devenir la raison d'un second tome, puisque c'est de loin mon personnage favori. Et j'aurais aimé passer beaucoup plus de temps "en sa compagnie". Les différents lieux imaginés par Manon sont brillants de réalismes et, par moment, je m'imaginais flâner dans les rues avec d'autres personnages et, mon moment favori est de loin la découverte du Tombeau des Rois-Passeurs, qui n'a pas été sans ma rappeler certaines merveilles que l'on découvre dans les derniers opus de Tomb Raider, c'est peut être maladroit comme comparaison, mais c'est vraiment l'impression que j'en ai eu. Un vrai plaisir, un délice pour l'imagination.

En bref, vous l'aurez compris, je ne peux que vous recommander la lecture de ce premier roman fantasy de Manon Fargetton et vous souhaitez bonne route en Ombre ! Puisse le don des Rois-Passeurs couler dans vos veines !

PS : J'ai essayé dans mon jardin cela n'a pas fonctionné :-/ 

La Guerre du Lotus (T2) : Kinslayer de Jay Kristoff



Kinslayer est le deuxième tome de la série La Guerre du Lotus, il faut suite à Stormdancer. Il est paru le 20 Mars 2015. Le tome 3 est disponible en VO. Editeur : Bragelonne.


Quatrième de couverture
En assassinant le shogun, Yukiko a libéré les siens d’un dirigeant cruel. Alors que la menace d’une guerre civile gronde, la puissante Guilde du lotus complote afin de placer un homme de son choix à la tête de l’empire, et de nouveaux ennemis rassemblent leurs forces aux frontières du pays fragilisé. Propulsés au rang de héros par les rebelles, Yukiko et son tigre de tonnerre voient croître leur nombre d’adversaires. L’avenir d’un peuple entier tiendrait-il sur le fil d’un katana ?

* Chroniqué pour Fantasy Gate * 


Mon avis
Après mon immense coup de cÅ“ur pour le premier tome de La Guerre du Lotus, je ne pouvais que me lancer dans la suite de cette saga prometteuse dès sa sortie. Kinslayer reprend l'intrigue là où on l'avait laissé, Yukiko vient de tuer Shogun Yoritomo, elle emporte le corps de son défunt père dans les Iichi où les Ombres Kagé fomentent la suite de leur plan pour ruiner et achever la Guilde, défenseurs et créateurs du Lotus Rouge, cette plante qui alimente le peuple et les machines et qui tue la Terre a petit feu. Daishï et Kaori mènent la danse des Kagé et Yukiko se retrouve dans un rôle qu'elle ne souhaitait pas, elle devient le fleuron de lance de la rébellion et la principale arme des Kagés, avec son fidèle compagnon Buruu, elle chasse les ballons de la Guilde et essaie de déjouer leur plan. Mais son pouvoir commence à devenir incontrôlable, elle devra se lancer dans une quête initiatique qui ne se déroulera pas comme elle le croit. De son côté, l'ancien guildien Kin, qui s'est rallié pour Yukiko à la cause Kagé, se retrouve seul dans les Iichi alors que la jeune danseuse d'orage est partie chercher des réponses, malgré tout ce qu'il a fait pour la cause et Buruu, il n'est toujours pas accepté au sein de la bande, il va doubler ses efforts, mais comment savoir si cela sera assez ? Et tout est remis en cause avec la présence d'Ayane, ancienne insuffleuse de vie qui veut quitter sa coque et rejoindre les Ombres, la jeune guildienne avec ses 8 bras dans le dos va inspirer encore plus de méfiance dans le camp Kagé. Que va décider de faire Kin ? 


C'est dans ce climat plus qu'instable que nous envoie Jay Kristoff, loin de enthousiasme sans borne que j'accordais au premier tome, ce deuxième opus sert, selon moi, de transition à cette série qui va, toujours à mon humble avis, monter crescendo dès le troisième tome. Avec un panel de personnages fidèles et deux nouvelles cordes à son arc, l'auteur réussit à nous emporter dans son monde aussi facilement que la première fois, ce mélange Japon féodal et ambiance steampunk fonctionne du tonnerre (sans mauvais jeu de mots ) et l'auteur nous offre encore plus de descriptions, de nouveaux lieux et de détails sur les histoires des différents héros, bref, c'est encore une fois du génie. L'intrigue cependant, n'avance que trop peu à mon goût dans ce tome, je m'attendais à rentrer un peu plus dans cette fameuse guerre du Lotus et moi qui suis habituée aux histoires fantasy qui s'étalent sur plusieurs mois, ici, ce pavé de 500 pages tournent un peu en rond, et ne raconte que brièvement les quelques semaines qui séparent un important « rendez-vous » pour le Shogunat et un des personnages importants du premier tome : Hiro, le jeune samouraï de la garde, et amant de Yukiko. 

Pas de coup de cÅ“ur. Pourquoi ? Simplement parce qu'il m'a manqué la présence de Yukiko et Buruu, qui finalement, ne font que peu d'apparitions dans ce tome au profit de Kin et Hana. Deux protagonistes très importants de l'histoire, et surtout un Kin qui doit bien occuper à lui seul la moitié du roman, cela expliquerait d'ailleurs le titre « Kinslayer » mais j'avoue sincérement que si j'adore cette série c'est principalement pour le duo Yukiko-Buruu, leur relation si particulière qui m'avait interpellé dans le premier tome, leur humour, leur complicité, qu'on ne retrouve que trop peu dans cet opus. La danseuse d'orage, va par contre, nous faire enfin découvrir les gaijins, esclaves du Shogunat, et dont le physique n'est pas sans rappeler celui de nos amis Russes. J'ai vraiment hâte de connaître la suite de cette partie, j'aurais vraiment aimé que le roman traite principalement de cette rencontre. Ce qui n'est malheureusement pas le cas. N'en reste pas moins que Kinslayer est une excellente suite à La Guerre du Lotus, à la hauteur du premier tome avec cependant un petit manquement quant à la présence du duo phare de la série, je n'attend plus qu'une chose : le troisième tome. Si vous avez aimez Stormdancer, foncez sur Kinslayer !



Métamorphoses de Samantha Bailly



Métamorphoses s'inscrit dans le monde d'Oraisons crée par Samantha Bailly servant à la fois de préquelle et d'eclaircissement sur certains point de la première série Oraisons, Métamorphoses est un one-shot paru en Novembre 2014 chez Bragelonne.



Quatrième de couverture :  Dans la cité de Lyneroy, les commerces éclatants cohabitent avec les plus sombres marchés noirs…
Sonax a treize ans lorsque sa vie bascule. Jeune garçon androgyne destiné à suivre une voie dans la banque, il quitte tout pour le théâtre solaire, un lieu où il se découvre une nouvelle famille. Mais derrière la scène, entre faux-semblants et jeux de pouvoir, la réalité d’Hélderion n’a rien à envier aux drames qui se jouent sur les planches. Il ignore alors à quel point il va devoir apprendre à jouer un rôle en permanence, en découvrant les dangereuses coulisses de la cité la plus riche du royaume.
Entraîné dans des intrigues politiques qui le dépassent, il sera changé en polymorphe, un être capable de modifier son apparence à volonté…
Car quel acteur n’a jamais rêvé de contrôler l’histoire au gré de ses métamorphoses ?



* Chroniqué pour Fantasy Gate *

Mon avis :

Sorte de préquel à Oraisons, Métamorphoses reprend l’histoire des sÅ“urs Manérian, mais sous un aspect bien différent. Ici nous suivons la vie de Sonax, un personnage présent dans Oraisons, que j’avais d’ailleurs adoré. Samantha Bailly nous replonge en Heldérion pour le meilleur et pour le pire, je trouvais déjà l’univers de l’auteure très riche dans son premier intégrale, mais je trouve que ce « petit » (tout est relatif) spin-off apporte encore plus de consistance à celui-ci. Un vrai régal, du début à la fin.



Sonax est un jeune garçon à l’aspect androgyne, qui va voir sa vie basculer, le jour où un tragique accident vient semer le doute sur ce qu’il sera plus tard. Certain de vouloir partir, il décide de quitter sa riche mère et ses certitudes pour finir par atterrir dans les arrières salles du premier théâtre fixe. En Heldérion, toutes les troupes sont itinérantes ; il est alors le plus chanceux des jeunes hommes alors qu’il tombe sur la fille du propriétaire, qui, pris au cÅ“ur par la solitude de cet orphelin, oblige son père à l’accepter dans la troupe. Son physique particulier va vite lui valoir la vedette au sein de la troupe, il va alors comprendre tous les avantages que lui valent son côté androgyne et il va alors en jouer. Sonax, emporter dans la spirale politique d’Heldérion et transformé par Nwinver, va alors devenir l’homme à abattre. Une quête initiatique qui a tout pour plaire et dans laquelle je ne me suis pas ennuyée une seconde. 

Dans ce roman, tout est parfait, le rythme, le style et surtout, surtout les personnages. Samantha Bailly réussit encore avec un talent sans précédent à vous faire adhérer à ses héros et héroïnes sans aucun mal, pour ceux ayant déjà lu Oraisons, la moitié du travail est déjà fait, puisque le monde est déjà connu, et donc on oublie tout ce passage où il faut « faire connaissance » avec le monde des personnages, je me suis laissée porter dès les premières lignes dans la vie de Sonax et toute ses péripéties. D’ailleurs je vous recommande vivement de lire Oraisons avant de vous lancer dans Métamorphoses, car toute l’intrigue de ces romans vous ait révélé au fur et à mesure dans les chapitres, ce qui pourrait vraiment vous gâcher le plaisir de la lecture, car, une fois que vous aurez lu Métamorphoses, vous voudrez lire Oraisons et vous serez déçu d’avoir lu le spin-off avant et ce sera malheureusement trop tard. Vous êtes prévenu ! Métamorphoses est un récit rythmé sur les différents épisodes de la vie de Sonax, qui apportent chacun son lot d’actions et de surprises, l’auteure va intelligemment y glisser des éléments connexes avec sa trilogie Oraisons, des points qui vont venir éclaircir l’histoire de base mais aussi enrichir l’histoire de la famille Manérian et d’Helderion, j’ai eu plaisir à rencontrer à nouveau certains des personnages phares, mais d’un point de vue totalement différent, un vrai plaisir. 

Je suis la victime volontaire d’un terrible coup de cÅ“ur sur ce roman, Samantha Bailly m’a une fois encore épaté avec son talent sans demi-mesure et sa capacité à nous faire adhérer à son monde dès les premières lignes. J’espère retourner à nouveau en Héldérion un jour, car j’irais à nouveau avec joie. Par contre, au risque de me répéter à nouveau, je vous recommande chaudement de préférer la lecture d’Oraisons, avant de vous lancer dans l’excellent Métamorphoses.

Comme un Conte de Graham Joyce


Comme un Conte est un roman de Graham Joyce paru aux éditions Bragelonne, dans la collection L'autre Bragelonne le 18 février 2015. 



Quatrième de couverture :

Il y a vingt ans, une adolescente nommée Tara disparaît sans laisser de trace. Son corps n'a jamais été retrouvé, et sa famille a fini par accepter son deuil. Pourtant, le soir de Noël, on frappe trois coups à la porte. Sur le seuil se tient une jeune fille qui ressemble étrangement à Tara. Et elle a l'air toujours aussi jeune... après la joie des retrouvailles, des questions se posent. Peter, qui ne croit pas aux miracles, croit encore moins à l'histoire de sa soeur, qui prétend avoir été enlevée par des fées...



Mon avis : J'attendais avec impatience la sortie de ce livre, d'ailleurs mon compte en banque n'était pas au mieux de sa forme et je me suis tout de même décidé à la prendre (oui, 3615 My Life) alors autant vous dire que j'ai fini ce que je lisais pour me plonger dans ce livre et je ne sais pas vraiment qu'en penser. Que je vous explique un peu.

Je n'avais jamais lu de Graham Joyce, j'en avais beaucoup entendu parler, j'ai vu qu'il avait gagné nombre de prix pour ses Å“uvres et comme depuis quelques mois je m'intéresse de très près à tout ce qui touche la littérature autour des fées je ne pouvais que l'acquérir. De plus la quatrième de couverture se voulait de semer le doute dans l'esprit du lecteur dès le résumé. Car on ne sait pas, au final, si Tara a bien été emmené/enlevé au pays des fées ou si elle a tout simplement un pétard dans le bocal. Inutile de dire que tout le monde croit qu'elle a un truc qui a pété là-haut, et Tara pourrait bien finir par le croire. 
Dans son écriture, le roman porte bien son nom, tout se déroule comme un conte. La jeune fille frappe à la porte (3 fois peut-être) de ses parents après 20 ans de silence, en plein nuit du réveillon de Noël, cela fait des années qu'il n'y a pas eu un seul flocon, mais ce soir c'est différent. En plus, Tara est sur le perron, avec un bonnet sur les oreilles et bien que deux décennies se soient écoulées, elle parait toujours avoir 16 ans....si ce n'est cette lueur dans son regard qui indique qu'elle n'est plus tout à fait la même. Tara revient, comme une fleur, reprendre sa vie, comme si elle ne l'avait quitté que quelques semaines plus tôt. Et pour elle c'est bien le cas. Alors qu'ici vingt années ont passé, pour elle, il ne s'est écoulé que six mois. Où était-elle ? Fabule-t-elle ? ou alors dit-elle la vérité ? C'est ce que l'entourage de Tara va essayer de comprendre, questionnait de toute part, comment Tara va-t-elle s'y prendre pour qu'on ne la croit pas folle ? Un récit prenant, mystique mais avec un je-ne-sais-quoi qui m'a manqué.

Ce récit est vraiment magique et prenant, c'est vrai ! Dès le début du récit je me suis prise d’intérêt pour l'histoire de cette jeune fille qui prétend avoir passé quelques temps au pays des fées...Oh mais pas les fées auxquelles vous pensez, loin de là, d'ailleurs elle nous dit même qu'il n'aime pas beaucoup qu'on les considère comme ces bêtes là. Luisants ou brillants, ailés ou élégants, les fées sont un peu des êtres comme vous et moi, avec une moralité débridée, un pouvoir constant avec les éléments de Nature et un relation parfaite avec les éléments Célestes. Comment ne pas succomber ? Quand on a 16 ans à peine et que l'on vient de se prendre la tête avec son petit ami, de prendre la main d'un type un peu étrange qui débarque en plein dans cet endroit enchanté de la forêt sur son cheval blanc ? On ne peut que rarement refuser, et ce n'est que bien trop tard que Tara se rend compte qu'elle sera prise au piège bien loin de chez elle. L'auteur nous livre un récit extraordinaire, au sens premier du terme, nous offrant une histoire qui brise les conventions habituelles. Oui, mais voilà, j'en attendais tellement plus. En tout cas j'aurais voulu en savoir tellement plus sur ce pays qui s'apparente à Faeri, on reste un peu trop "prisonnier" de notre propre monde, et le roman devient rapidement une histoire de famille plutôt qu'une histoire fantastique. Emmaillotés dans les défauts de chacun, les lecteurs n'ont plus assez d'éléments les amenant au rêve et à cette partie, fictive ou réelle, de sa vie. Dans ce gros roman qui finalement se lit assez rapidement, j'ai manqué indéniablement de féerie qui aurait créé le coup de cÅ“ur, même si je me suis laissée emporter facilement par le récit, j'avoue m'être des fois un peu ennuyée alors que Graham Joyce se perd dans les méandres du passé de ses personnages, ce qui est bien dommage. Cependant Comme un Conte reste un roman ensorcelant qui m'a permis de rêver un petit peu à ce qui pourrait être un conte de Grimm ou de Perrault à notre époque. Un roman fantastique qui me donne envie de découvrir d'autres titres de Graham Joyce.



Coup de hache sur les sorties de Novembre 2014

La fin d'année va encore être pleine de promesses dans le milieu des éditions françaises, depuis Septembre c'est un florilège de bons livres qui sortent les uns après les autres. Au point que, moi-même, j'ai dû mal à faire un choix ! Voici un petit point sur les sorties qui me bottent ce mois-ci.


Chez Bragelonne 


Résumé : Sonax, le trafiquant d'Objets Tabous que vous connaissez dans Oraisons, est une rencontre mentale assez étrange. Le genre de personnage que vous placez à un endroit, que vous travaillez, mais qui prend le dessus. Qui vit malgré les rouages bien huilés du scénario. J'ai placé dans Oraisons tout un tas d'indices sur la vie du trafiquant que j'avais déjà mûrement réfléchie. Son goût pour les parfums, son nom de famille, sa tache de naissance, son rapport au Jeu des quatre vents, etc. Tout ça a pris vie dans une ambiance colorée, pleine d'émotions, et j'ai écrit avec la musique du Château Ambulant dans les oreilles.
L’histoire de Métamorphoses se déroule dans le même univers qu'Oraisons, 35 ans avant les faits du diptyque. Il s'agit néanmoins d'un cycle totalement indépendant et compréhensible sans avoir lu l'autre roman. Évidemment, il y aura des liens saillants avec Oraisons, et vous retrouverez des personnages clef tels que Nwinver et le Maître Joscard... La trilogie a même pour ambition de vous faire remettre en perspective certaines des assurances que vous aviez pour Oraisons, en épousant le point de vue de Sonax et en découvrant d'autres facettes encore d'Hélderion.
L’action a lieu durant tout le premier tome à Lynneroy, une ville commerçante aux accents baroques, où les banques sont légion. Sonax, le personnage principal, est destiné à suivre une voie marchande, mais suite à un drame, intègre une troupe d'acteurs. Il choisit les pièces de théâtre plutôt que les pièces de monnaie. (présentation de Samantha Bailly)




Résumé : Après les derniers événements qui ont déchiré le Haut-Royaume, le prince Alan a pris le commandement de la garde d'Onyx, garante de l'autorité du souverain. Mais la reine, aussi ambitieuse qu'impitoyable, est bien décidée à gouverner à la place de son époux mourant. Menacé par la guerre civile et les luttes de pouvoir, le royaume se trouve plus divisé que jamais. Les desseins du Dragon du Destin sont obscurs, mais ils finissent toujours par s'accomplir.


Résumé : « Un mélange parfait d histoire, de science et d action. » Jeremy Robinson Lorsqu un sommet politique en haut de la tour Eiffel fait l objet d une attaque terroriste, l ingénieur militaire Tyler Locke parvient à éviter le désastre de peu. Mais la faction extrémiste en cause ne compte pas s arrêter là : elle aurait mis au jour une arme biologique redoutable, capable d accélérer le vieillissement des cellules humaines. Tyler s embarque alors dans une quête effrénée de Paris à Seattle en passant par l Écosse, pour tenter d enrayer une conspiration d échelle mondiale


Résumé : Après La Voie de la Colère, roman de Fantasy déjà traduit dans plusieurs langues et sur le point de s'attaquer au marché américain, voici venir le deuxième acte de la trilogie Le Livre et l'Épée d'Antoine Rouaud.
« Dans les moments les plus difficiles, quand tout espoir semble voué aux flammes de la destruction, tu es une lueur sous les cendres. »


Chez Fleuve 


Résumé : Désormais Geder Palliako est le protecteur du prince Aster mais son passé douteux pourrait compromettre son statut. Cithrin bel Sarcour est sous constante surveillance et ne dirige plus vraiment sa banque. L'agitation règne et la guerre approche à cause d'un secret remontant à l'époque de l'Empire Dragon.

Chez Denoël 


Résumé : Emshi sort d'un sommeil de plus de deux ans, qui a suivi sa rencontre avec Tallula. Quant à cette dernière, elle ne peut s'empêcher de penser à lui, ce qui met en péril sa relation avec Walter. Face au Militi Christi, qui traque les loups-garous et les vampires, Tallula et Remshi sont contraints de s'unir.


Côté Cinéma : 2 films ce mois-ci ! en sachant que je dois aussi aller voir Le Labyrinthe !



Suite de Hunger Games - L'embrasement 

Katniss Everdeen s'est réfugiée dans le District 13 après avoir détruit à jamais l'arène et les Jeux. Sous le commandement de la Présidente Coin (Julianne Moore), chef du district, et suivant les conseils de ses amis en qui elle a toute confiance, Katniss déploie ses ailes pour devenir le symbole de la rébellion. Elle va se battre pour sauver Peeta (Josh Hutcherson) et libérer le pays tout entier, à qui son courage a redonné espoir


Écrit et réalisé par Christopher Nolan (INCEPTION, THE DARK KNIGHT RISES), INTERSTELLAR s'appuie sur un scénario de Jonathan Nolan. Le film sera produit par Emma Thomas et Christopher Nolan (Syncopy Films) et Lynda Obst (Lynda Obst Productions). Kip Thorne en assurera la production exécutive. Le film racontera un voyage interstellaire héroïque qui repousse les limites de nos connaissances scientifiques actuelles.





La Guerre du Lotus : Stormdancer (T1) de Jay Kristoff

Stormdancer est le premier tome de la saga La Guerre du Lotus de Jay Kristoff paru chez Bragelonne le 17 septembre 2014. La saga compte déjà deux tomes. Le troisième tome est prévu pour une publication en Novembre 2014 aux états-unis.


Quatrième de couverture
On disait éteinte la race des griffons, ces créatures mythiques menées par les danseurs d’orage. Pourtant, Yukiko et son père reçoivent l’ordre d’en capturer un pour le cruel shogun des îles de Shima. Contre toute attente, ils y parviennent, mais Yukiko se retrouve perdue dans une forêt sauvage, avec pour seule compagnie un griffon mutilé qu’elle nomme Buruu.Unis dans l’adversité, la jeune fille et l’animal s’entraident. Yukiko serait-elle la véritable danseuse d’orage, ultime espoir du peuple ?


Grand Shogun : Jay est un grand auteur de science-fiction/fantasy qui nous vient de Melbourne en Australie. Sa première trilogie a reçu de nombreux prix et est sur le point d'être publiée dans une douzaine de pays. Il écrit actuellement une seconde série à quatre mains avec Amie Kaufman qui porte le nom de Illuminae et portera cette fois-ci plus sur de la sicence-fiction. Le troisième tome de la Guerre du Lotus est prévu pour Novembre 2014 et porte le titre Endsinger. (traduit de: http://misterkristoff.wordpress.com/press/ )



La mission : Après en avoir parlé dans leur magazine Neverland avec beaucoup d’admiration, je ne pouvais pas passer à côté de ce nouveau-né de Bragelonne. Pourtant moi qui ne suis ni très ambiance steampunk, ni très décors nippons, force est d’admettre qu’il y a avait un je-ne-sais-quoi qui m’a tout de suite attiré dans cette sublime première de couverture et dans ce résumé très simple.

Stormdancer nous raconte l’histoire de la jeune et belle Yukiko, travaillant sous les ordres du grand Shogun, avec son père, son oncle et Kasumi, ils sont officiellement les chasseurs du Shogunat, mais voilà, Yoritomo est fou et quand il apprend qu’un fumeur de Lotus a vu un griffon dans le ciel, il décide d’envoyer ses chasseurs à sa suite. Yukiko et les autres n’ont d’autre choix que de grimper à bord d’un bateau volant pour traquer cet animal mythique. Comment croire que cet animal de légende puisse encore exister ? Et s’il existe, comment l’arrêter et l’emporter vif devant leur Chef. Sans compter que son père est un fumeur de Lotus (cette drogue qui pousse un peu partout et qui pollue toute l’atmosphère) qui n’a plus toute sa tête et semble souvent jouer avec la mort. La belle chasseuse nippone se trouvera malgré elle au sein d’un conflit qu’elle n’aurait nullement songé, et apprendra des vérités qu’elle aurait préféré ne jamais connaître. Une fabuleuse histoire de fantasy qui ravira les fans du genre, mais aussi les autres.
Le livre se découpe en trois parties majeures qui décrivent toute une évolution dans le roman, si la première peut paraître la plus longue, car c’est celle qui décrit le monde imaginé par l’auteur, ainsi que toute la mythologie et les personnages, elle laisse vite place à un récit prenant. Les deux dernières parties coulent sous vos doigts comme de l’eau limpide.... (à suivre)






Kings of the Realm : Les Moissons de la guerre (T1) de Oisin McGann



Les moissons de la guerre est le premier tome de la saga Kings of the Realm, un roman écrit par Oisin McGann. Il est paru aux éditons Bragelonne label Milady et dans la collection Gaming. Tiré du jeu de rôle du même nom. Disponible depuis le 19 septembre 2014.



Quatrième de couverture
Ils ont semé les graines de la guerre, mais ce ne sont pas eux qui en récolteront les moissons… En quête d’immortalité, un groupe de vétérans de l’empire de la Trinité – mena par l’illustre Giddion Warnock – profanent une tombe oubliée dans la plaine d’Ahten, libérant ainsi un démon aussi ancien qu’affamé. Vallen, le frère cadet de Giddion, parvient à s’échapper de la sépulture et parcourt alors le royaume pour annoncer la venue des légions de dévoreurs. Mais qui voudra bien le croire avant qu’il ne soit trop tard ?

Les Moissons de la guerre nous font suivre Vallen et ceux qu’il rencontre sur son chemin à travers le continent – de Tolka, diplomate céleste à Squall, guerrière du clan de l’Ours, ainsi que Seliza, sorcière des marais –, alors qu’ils trahissent leurs allégeances, forment des alliances et assistent à la destructions de leurs terres d’origine.
Le premier volet d’une saga de Fantasy épique, dans l’univers du jeu de stratégie en ligne Kings of the Realm.




Le Semeur
Oisín McGann a passé la plupart de son enfance à Drogheda,Louth County en Irlande.Il s'est intéressé très jeune à l'écriture et à l'illustration, ce qui l'a poussét plus tard à faire des études d'art à Ballyfermot Senior College, Dublin avant de suivre des cours d'animation à Dun Laoghaire School of Art and Design en 1990.

Il a été illustrateur freelance avant de travailler sur les films de Fred Wolf en 1997. 
En Février 1998, il a quitté Dublin pour Londres où il a passé la plupart de son temps comme illustrateur et concepteur-rédacteur dans une agence de publicité.
Il retourna finalement en Irlande comme illustrateur free-lance, puis comme auteur à plein temps. (Source : Babelio)




La Mission : Les Moissons de la guerre, premier tome de la saga Kings of the Realm, est l’adaptation littéraire du célèbre jeu en ligne du même nom. Je ne saurais vous dire si vous, joueur, vous y rencontrerez des personnages du RPG, n’étant pas joueuse moi-même. Mais de quoi parle ce livre : dans ce premier opus Giddion et Vallen Warnock profanent une tombe dans le plus ancien désert du royaume, celui de Kémet dans le but de trouver la très recherchée Fontaine de jouvence. Mis au pied du mur, au propre sens du terme, les deux frères ainsi que leurs deux amis décident de se servir de la clé, la Dague d’Amut, pour défaire le sceau qui leur ouvrira la voie vers la vie éternelle. Avides de voir ce qui se trouve derrière, les 3 comparses n’écoutent pas la mise en garde de Vallen. Il sort de tombeau une malédiction vieille de plusieurs siècles, une armée de dévoreurs, ces mangeurs d’âmes, se répand sur tout le pays, créant des adeptes à chaque bataille. Puisque chaque soldat tué rejoint l’armée des Morts. Vallen et sa femme, Kaydi, vont alors chevaucher à travers les régions afin de préparer au mieux les cités fortes. Ils rencontreront sur leur chemin des personnes si différentes d’eux, qu’une coalition n’aurait jamais été envisageable. Unis pour mettre à mal la terrible et sanguinaire déesse des Sables.


Un regard plutôt mitigé pour cette lecture alors que je viens à peine de finir ce roman, j’en ressors un peu frustrée pour dire vrai. Pourtant l’aventure commençait assez bien, dans la chaleur étouffante du désert j’ai tout de suite été prise d’intérêt pour les frères Warnock et leur quête, la libération de la déesse et la fuite de Vallen laissaient présager une intrigue au souffle court allant de bataille en bataille, mais à vrai dire, ce récit allait de mal en pis. Plus j’avançais dans les chapitres et plus j’avais la dérangeante impression que l’action ne débuterait jamais, il y a bien une ou deux guéguerres, mais rien de plus et les personnages n’ont pas beaucoup rattrapés ce triste état de fait.

On retrouve les différentes « races » si chères à la Fantasy, mais elles sont définies de façon un peu trop « stéréotypée » à mon goût. La roublarde naine et sa hache (Squall), le céleste Elfe imbu de sa personne (Tolka) ou encore la femme affranchie (Lady Seliza ou Kaydi), qui se tirent dans les pattes une bonne partie du roman pour finalement faire ami-ami (comme n’importe qui s’en serait douté). L’auteur a en plus de ça laissait trop peu de places aux dialogues, manquant indéniablement de créer des liens qui peuvent être ressentis les lecteurs, et quand les protagonistes ouvrent la bouche c’est toujours pour donner dans le dramatique ou le sarcasme, ce qui peut parfois être assez déroutant.

Jouant à beaucoup de jeux de rôles sur mon PC, je pense avoir retrouvé beaucoup « l’ambiance » des dialogues dans ces jeux, mais malheureusement ici, n’ayant pas de support visuel pour les personnages, les dialogues sonnent un peu faux ou faciles. Il n’empêche que, bien que l’enjeu du roman soit tout à fait classique, je pense que je lirai la suite pour connaître le devenir de ce petit groupe qui au final a fini par m’être sympathique sans plus. Et puis, si ce premier livre sert d’introduction à la saga, le deuxième devrait quant à lui détenir un plus grand lot d’actions et de « mouvements ». Affaire à suivre donc….








New Victoria de Lia Habel

New-Victoria est une série en deux tomes écrit par Lia Habel, il est paru chez Castelmore en août 2012 avec la couverture de gauche. Puis chez Bragelonne sous une édition encore plus steampunk (que j'adore). 
Le second tome est déjà paru depuis avril 2013.



Quatrième de couverture :
Nora Dearly, jeune fille de la haute société de New Victoria, est plus intéressée par l’histoire militaire de son pays que par les bals et les jolies robes. Elle n’imaginait pas que la mort de son père, le docteur Dearly, la projetterait au cÅ“ur des conflits qui menacent les frontières du pays… Kidnappée par une faction rebelle, Nora doit combattre ses préjugés pour comprendre leurs motivations. Bram Griswold, un jeune soldat courageux et séduisant, entend bien lui ouvrir les yeux sur la véritable menace qui pèse sur les vivants... comme sur les morts.


Dr Dearly, femme médecin : Lia Habel a une vingtaine d'années et vit dans l'ouest de l'État de New York. Elle est fascinée par les monstres depuis sa plus tendre enfance - avec des geeks pour parents, il fallait s'y attendre! Sa passion pour les zombies et tout ce qui se rapporte à l'époque victorienne ont fini par la pousser à écrire New Victoria. Avant de trouver un agent, Lia a dû enchaîner les petits boulots pour s'en sortir. Aujourd'hui, l'écriture est son activité principale.



La Mission : Autant vous dire que ce livre est un coup de coeur auquel je ne m'attendais pas, déjà j'ai acheté ce livre uniquement pour sa couverture, et puis je ne savais pas quoi lire, je l'avais sous la main alors je me suis dis : "Pourquoi pas ?" et bien m'en a pris. C'est vraiment une petite pépite Young Adult, un savant mélange entre le steampunk, la romance et la ZombieLit, parce que oui, dans ce petit pavé de 600 pages, Lia Habel a réussi à marier ces trois aspects et à les faire fonctionner avec brio tous ensemble.

Le roman raconte l'histoire de Nora et Bram, deux personnages totalement différent, qui vont finir par se retrouver sur le même chemin. Nora vit à New-Victoria, une nouvelle ville bâtit sur les règles du XIXe siècle, qui pour eux représente l'âge d'Or du monde, propre, intelligent et ayant une manière de vivre saine et placée sous le signe de la connaissance. De l'autre côté, les rebuts, ces gens qui refusent la ligne de conduite de New-Victoria ; créant trop de clivages sociaux et favorisant les riches aux pauvres. Depuis toujours Nora a connu les rixes entre ses deux groupes, mais de loin, fan de techniques de guerre et de politique, elle devient vite la cible d'un petit groupe de "renégats" et est sauvée par Bram et sa troupe de soldats. Fille du célèbre Dr Dearly; Nora va malgré elle, devenir l'épicentre de la guerre à venir entre les vivants et les non-morts. 

Une magnifique histoire qui m'a tiré quelques larmes tout au long de ma lecture, le style de l'auteure et de son traducteur (car il ne faut pas négliger le talent de traduction du traducteur) permet une "immersion" totale dans l'histoire dès les premières pages du livre, si les premiers chapitres font penser à un banal roman pour ados, très vite les péripéties vont nous enfoncer dans une spirale infernale de plus en plus complexe à dépêtrer, et on prend plaisir à en connaitre un peu plus sur ce monde que l'on pensait tout rose, New-Victoria cache bien des failles, peut-être même plus que ce à quoi on peut s'attendre et son reflet parfait cache aussi bien des choses, que l'on apprend en même temps que Nora. On se retrouve bien souvent sur les fesses, autant par les sentiments qui s'expriment au travers des pages que par la beauté des paysages décrits par Lia Habel, un mélange de Londres de 1900 et d’éléments futuristes : imaginez deux jeunes filles toute de tulles et de soie vêtues en train de regarder les infos sur une tablette dernier cri.

Je ne me suis pas ennuyée le moins du monde et avant de lire des avis plus que négatifs sur le tome 2, j'ai vraiment peur de lire la suite et de perdre mon coup de cÅ“ur pour cette saga qui m'a ému aux larmes, en tout cas pour ce qui aurait encore une hésitation pour commencer cette saga, jetez vous sur ce premier tome sans hésiter, vous y ressentirez des sentiments forts, vous rirez, vous pleurerez et vous aimerez. 






Bragelonne 10 livres - 10 euros : 5e édition [Actualité littéraire]

Cette année et pour la cinquième fois, Bragelonne revient avec sa proposition 10 romans à 10 euros et elle nous dévoile les titres et couvertures (provisoires) de ces 10 romans dans leur magazine Neverland. Voici la page en question. Bit-Lit, Anticipation, Fantastique, Fantasy il y en aura pour tout les goûts.

Cliquer pour agrandir
AJOUT D'INFO 20/04 : L'offre devrait se dérouler en Juin prochain

Les Salauds Gentilshommes, tome 1 : Les Mensonges de Locke Lamora de Scott Lynch

Merci à la team Livraddict ainsi qu'à Bragelonne de m'avoir permis de découvrir ce monument de la Fantasy !
Le premier tome des aventures de Locke Lamora a paru pour la première fois en 2007 aux éditions Bragelonne, à l'occasion de la sortie du troisième tome, une réédition a été proposé. En Janvier 2014 pour ce premier tome



Quatrième de couverture
On l'appelle la Ronce de Camorr. Un bretteur invincible, un maître voleur. La moitié de la ville le prend pour le héros des miséreux. L'autre moitié pense qu'il n'est qu'un mythe. Les deux moitiés n'ont pas tort. En effet, de corpulence modeste et sachant à peine manier l'épée, Locke Lamora est, à son grand dam, la fameuse Ronce. Les rumeurs sur ses exploits sont en fait des escroqueries de la pire espèce, et lorsque Locke vole aux riches, les pauvres n'en voient pas le moindre sou. Il garde tous ses gains pour lui et sa bande : les Salauds Gentilshommes. Mais voilà qu'une mystérieuse menace plane sur l'ancienne cité de Camorr. Une guerre clandestine risque de ravager les bas-fonds. Pris dans un jeu meurtrier, Locke et ses amis verront leur ruse et leur loyauté mises à rude épreuve. Rester en vie serait déjà une victoire...


L'intendant de Camorr : Scott Lynch est né aux États-Unis en 1978. Son premier roman, Les Mensonges de Locke Lamora, est un coup de maître : meilleur lancement d’un nouvel auteur de Fantasy en Grande-Bretagne depuis des décennies, unanimement salué par la presse comme une découverte exceptionnelle et traduit en quinze langues, Warner Bros a même acquit les droits du livre pour une possible adaptation au cinéma. (source : Bragelonne)

La mission : Je m'attends déjà au fouet et au bâton pour ce que je vais dire sur ce roman considéré comme un incontournable de la fantasy. Certes je suis très heureuse de l'avoir enfin lu, puisque j'en entend parlé depuis l'annonce de la sortie du troisième tome du cycle qui devait à la base en comporter 7. Je ne saurais vous dire où c'en est du nombre de tome prévu à ce jour, puisque j'ai su que l'auteur avait mainte fois remis l'écriture à cause de soucis de santé. Bref, pour en revenir à ce premier tome, je me suis ennuyée, je n'ai pas réussi à percevoir tout les rebondissements et la plume addictive qui sont décrits dans les nombreuses chroniques que j'ai pu lire sur les blogs que j'ai l'habitude de fréquenter. Peut-être en attendais-je trop ? Mais en sachant que ce livre est censé être un "sans précédent", je ne pense pas avoir mis le barre trop haute, n'empêche que je concède sans mentir que l'histoire est originale et que j'aime aussi le fait que celle-ci ne se déroule pas dans l'habituel univers moyenâgeux que j'affectionne tant (peut-être est-ce pour ça que je n'ai pas accroché d'ailleurs !) 

Que les choses soient claires, le roman n'est pas du tout mauvais, je pense même que Monsieur Lynch a un grand talent pour l'écriture, la plume est belle et les tournures de phrases soignées ; mais je n'ai pas réussi à être conquise, par moment je devais relire deux fois l'ensemble de phrases pour en comprendre l'idée (Et là j'entend les fans : "Ah mais c'est normal, t'es trop bête bouuuuh !") j'ai rarement eu autant de mal à lire un chapitre, et ce doit être un des livres que j'ai lu le plus lentement de toute ma vie (après le premier tome du cycle des sorcières d'Anne Rice -rappelez vous j'ai mis presque 1 an pour le lire). J'ai longtemps lutté, puisque je m'ennuyais ferme, a vrai dire sur la première moitié du livre j'avais beaucoup de mal à comprendre où Scott voulait m'emmener, j'ai pu voir que certains blogueurs jugent que ce sont des longueurs et qu'une fois dépassées celles-ci on ne se trouve que plus addict encore, pas pour moi. Outre l'écriture, j'explique ça par une seconde chose qui est : je n'ai ressenti aucune accroche avec les personnages. Locke m'a laissé de marbre, on n'en sait que trop peu sur lui et la moitié s'annonce être faussée. On ne sait plus sur quel pied danser. Au jeu des déguisements, on se demande souvent si c'était bien Locke ou pas et l'ombre qui le suit sur les toits, ne reste qu'une ombre pendant beaucoup trop de temps. Temps, temps, temps et temps voilà ce qui m'a vraiment rebuté dans cette lecture, vous savez qu'habituellement, je n'ai rien contre les livres qui mettent un certains temps à poser leur intrigue (Bah oui je lis du Stephen King tout de même) mais il y a une façon de le faire, et celle qu'utilise l'auteur ne me plaît pas. J'avais l'impression de ne rien apprendre, de ne rien comprendre et surtout de ne pas avancer : erreur, je déteste faire du surplace. 
Mais j'insiste sur le fait, encore une fois, que ce sont des ressentis purement personnels et que beaucoup d'autres blogueurs (la plupart même) a adoré et dévoré ce roman, je vais d'ailleurs vous mettre deux ou trois liens en fin d'article.

Pour conclure cet article pas très jovial et encenseur (on m'a vu dire beaucoup mieux) je vous invite à essayer de le lire et d'y trouver votre compte. L'histoire a le droit de se vanter d'être originale tant par son intrigue que par ses choix d'époques, de personnages et de costumes. Cependant les déboires de Locke s'arrêteront ici pour moi, je ne compte pas lire la suite, certainement pas pour l'instant. Peut-être retenterais-je la lecture dans quelques années pour voir si j'en sors avec une meilleure impression. Affaire à suivre donc.

L'avis de Aily sous la couette :Chronique ici
L'avis de Lectures Trollesques : Chronique ici

15/80

7/40




Les Lames du Cardinal : tome 1 de Pierre Pevel

Le premier roman de la trilogie Les Lames du Cardinal de Pierre Pevel est paru pour la premiere fois aux éditions Bragelonne en 2007. Depuis tout ce temps la série fût primée à plusieurs reprises et il existe désormais une edition poche (vraiment canon !) chez Folio. 


Quatrième de couverture : Paris, an de grâce 1633. Louis XIII règne sur la France et Richelieu la gouverne. Le Cardinal, l'une des personnalités les plus puissantes et les plus menacées de son temps, doit sans cesse se garder des ennemis de la Couronne. L'espionnage, l'assassinat, la guerre, tout est bon pour parvenir à leurs fins... et même la sorcellerie, qui est l'oeuvre des plus fourbes adversaires du royaume : les dragons ! Ces redoutables créatures surgies de la nuit des temps se dissimulent parmi les humains, ourdissant de sombres complots pour la reconquête du pouvoir. Déjà la cour d'Espagne est tombée entre leurs griffes... Alors, en cette nuit de printemps, Richelieu décide de jouer sa carte maîtresse. Il reçoit en secret un bretteur exceptionnel, un officier dévoué que la trahison et le déshonneur n'ont pourtant pas épargné : le capitaine La Fargue. Car l'heure est venue de reformer l'élite secrète qu'il commandait jadis, une compagnie d'aventuriers et de combattants hors du commun, rivalisant d'élégance, de courage et d'astuce, ne redoutant nul danger. Les Lames du Cardinal !


Le Cardinal riche en ce lieu : Pierre Pevel, né en 1968, est l'un des fleurons de la Fantasy française. Auteur de huit romans, il a obtenu le Grand Prix de l'Imaginaire en 2002 pour Les Ombres de Wielstadt et le Prix Imaginales 2005 pour L'Elixir d'Oubli. Avec une virtuosité et une verve romanesque dignes des grandes heures du feuilleton populaire, il signe là tout à la fois un hommage aux romans de cape et d épée, un récit historique admirablement documenté et une Fantasy épique à grand spectacle. Un éclatant succès déjà traduit en six langues dont, événement sans précédent, l'anglais (source :amazon)



La mission : Après l'énormissime coup de cÅ“ur que j'ai eu pour Haut-Royaume : Le Chevalier de ce même auteur talentueux qui a su m’envoûter dès les premières lignes je ne pouvais que revenir sur mon jugement qui était que je ne voulais pas me lancer dans une nouvelle série le temps que je n'en aurais pas fini une autre. J'ai donc placé ce roman dans ma liste de réservation de la bibliothèque et j'ai enfin pu le lire il y a deux semaines. J'en ressors, certes pas époustouflée, mais avec une envie de lire la suite des aventures de La Fargue et de sa troupe de mousquetaires.

17e siècle à Paris, Richelieu sent qu'un mauvais coup se prépare et décide de rassembler ses Lames qu'il avait dissoutes quelques années plus tôt pour des dissonances politiques. Aujourd'hui avec la montée insidieuse de La Griffe Noire, cette secte espagnole vouant leur croyances en des dragons le Cardinal craint pour l'avenir de la France. Il charge donc La Fargue de sillonner une partie du pays pour remonter les troupes et ainsi s'installer à nouveau en plein Paris, pour une mission des plus mystérieuses. Flottant sur les eaux que Dumas avait autrefois arpenté, Pierre Pevel nous propose une histoire de mousquetaires avec ce petit truc en plus qu'est la fantasy. 

Un fond d'Histoire sur une belle fantasy voilà comment nous apparaît l'histoire que nous propose le fleuron français de la fantasy dans ce premier roman de la trilogie du même nom. Dans un Paris très justement reconstitué l'auteur nous donne des cours d'Histoire sans qu'on en ait réellement l'impression, les descriptions historiques se fondent en tout point intelligemment dans le récit, cela passe comme une lettre à la poste et on en redemande. Les scènes avec les mousquetaires ne sont pas sans me rappeler Cyrano de Bergerac de Rostand qui est une pièce de j'adore, sans parler de l'adaptation avec le brillant père Depardieu qui a réussi à m'emmener aux larmes, bref, on s'y croirait presque. Aussi la Fantasy vient à point pour nous éloigner du roman historique comme on en connaît des tas, les dragons, figures emblématiques dans le monde du merveilleux, sont à mon gout trop peu présent dans ce premier tome mais avec le cliffhanger final, nul doute qu'ils trouveront leur place dans le second tome. 
C'est sans aucune surprise un tome qui pose l'intrigue et qui nous fait découvrir les nombreux personnages de cet univers que Pevel a pris, nous le sentons, beaucoup de plaisir à nous peindre. Avec des personnages intéressants mais un peu attendus, passant du pater familia qu'est La Fargue, au coquin tombeur de ses dames pour continuer avec une dame à qui il ne faut chercher noises, leur découverte reste cependant très sympathiques et cet espagnol un peu fantasque réussit vraiment à prendre le lecteur au travers des pages. Le rythme du roman n'y est pas pour rien, passant du coq à l'âne on n'a nullement le temps de s'y ennuyer, regrettant même parfois que les passages ne soient pas un peu mieux exploités. Même si le roman est sans conteste écrit de main de maître.
Le style de Pevel a cela de magique qu'il est plurigénérationel, il réussit toujours à faire coller le récit, son intrigue, le temps dans lequel il se déroule en inscrivant sa plume dans le style propre et toutefois dépoussiéré qu'il pouvait avoir en son temps. Aussi ici, on trouve un style très "de capes et d'épées", qui se lit très bien et assez facilement une fois qu'on réussit à se plonger dans le récit. On y plonge, ça oui ! Pierre Pevel nous attire encore plus dans le roman en ne manquant aucun détail qu'il soit visuelle ou olfactive, on image assez aisément l'odeur des déjections qui reposent au creux des routes par un petit 28 degrés lors des nuits chaudes et moites et je vous en passe pour ne pas vous gâcher la surprise ! 

En bref, certes pas un coup de coeur mais une lecture de mise en place très agréable dans un monde dans lequel j'aurais plaisir à replonger très bientôt. Un rythme époustouflant dans un récit qui n'est pas sans surprise et qui reprend les codes de notre très grand Dumas et ses mousquetaires. Un bon roman de capes et d'épées avec une bonne couche de fantasy, trop peu présente pour moi dans ce premier tome.

Retrouvez les derniers articles de mes partenaires :
- Lien de Sang des Grimoires de Sinupsia
- Rien que pour la couverture #19 de Elixir de Livres



4/40

12/80






Le livre et l'épée : La Voie de la Colère de Antoine Rouaud

La Voie de la Colère est le premier tome de la saga Le livre et l'épée de Antoine Rouaud paru chez Bragelonne en Octobre 2013. Ce premier tome est déjà disponible dans plusieurs pays où il fait un carton dans le top des ventes. Le second tome est attendu pour fin 2014 ou 2015.



Quatrième de couverture : Le général Dun-Cadal fut le plus grand héros de l'Empire, mais il n'est plus aujourd'hui que l'ombre de lui-même, une lamentable épave au fin fond d une taverne.
C'est là qu'une jeune historienne vient le trouver. Elle est à la recherche de l'Épée de l'Empereur, disparue dans le chaos des derniers jours de son règne, et que Dun-Cadal aurait cachée en un lieu secret.
Pour elle, le vieux guerrier va ressasser ses souvenirs de gloire et ses regrets amers, à commencer par sa rencontre avec ce garçon qui lui sauva la vie et fit sa fierté avant qu'ils ne basculent tous deux dans le drame et le tourbillon de l'Histoire.
C'est alors qu'un assassin sans visage se met à frapper au c ur de la République. Les fantômes du passé refont soudain surface, ravivant les anciennes ranc urs et la soif de vengeance d'un homme perdu sur la voie de la colère.

Le teneur du mont Vershan : Antoine Rouaud est né en 1979. Il a passé son enfance à écrire des histoires, imaginer des scénarios et composer des chansons, avant de rejoindre le monde de la radio. Il est aujourd’hui concepteur-rédacteur chez NRJ et travaille sur une série de feuilletons audio, pour lesquels il a déjà remporté deux prix.



La mission : Le roman d'Antoine Rouaud avait fait des émules et il y a eu une puissance promotionnelle extraordinaire, on a vite su que le livre allait être traduit dans plusieurs langues pour plusieurs pays alors même qu'il n'était pas encore sorti en France. Je ne pouvais pas passer a côté d'un roman comme celui-ci. Je me le suis procurée aussi vite que possible (Noël) et je m'étais promise de le lire dans l'année ( 3 semaines plus tard). Je reviens donc sur cette lecture passionnante qui a, selon moi, bien tenu sa promesse.

Qu'on se le dise, même si sur la quatième de couverture le premier nom qui apparaît est Dun-Cadal, on est vite surpris par le fait que ce n'est PAS le héros de cette saga. Dun-Cadal est un vieux général, qui, après la chute de l'Empire n'a trouvé d'ami qu'en l'ivrognerie constante dans laquelle il se trouve. Entre la maison de plaisir et la taverne, Dun n'a pas vraiment fait grand chose de sa vie depuis que tout ses espoirs se sont retrouvées piétinées par la République. Ces anciens amis de combats, fidèles à l'Empire se retrouvent être des Conseillers à la tête de la République et même si la chasse aux Sorcières est terminée, l'ancien général préfère rester sur ses gardes. Jusqu'au jour où Viola débarque dans sa vie, accompagnée de son protecteur Nagâa. Elle va faire remonter à la surface des souvenirs qu'il souhaitait voir enterrer à tout jamais. La jeune historienne est sur les traces Ëraëd, l'épée de l'empereur, elle fera tout pour l'avoir. Dun-Cadal va alors lui raconter son ancienne vie, celle où il était avec son cher Grenouille, avant que les d'Uster et leurs fils Laerte sème la panique et la révolte dans l'Empire. Un magnifique récit couvrant à la fois le passé et le présent de chacun des personnages. 

Proche du coup de cÅ“ur de par sa profondeur et par la malice qui réside dans ce récit, La Voie de la Colère a su me faire douter et me surprendre dans quelques situations, sortes de Cliffhanger, que nous réserve Antoine. Il met en place dans ce premier tome, un mode entier, complet, "propre" et savamment pensé. Juste une petite remarque sur le fait qu'il est extrêmement dommage qu'il n'y ait aucune carte pour illustrer les différents lieux que l'on "visite" durant notre lecture. J'aime la plume de l'auteur et je suis entrée très facilement dans le récit de Dun-Cadal et ce choix de double récit, dont j'avais peur qu'il soit un poids mort dans le livre, prend vite sens et importance. Même si je déplore une trop petite part de récit présent dans la première partie du roman. Dun-Cadal n'est pas le genre de personnage à qui l'on peut s'attacher en une centaine de pages et pour qui l'on s'inquiète, il peut vous sembler même détestable ou comme certain vous laisser de glace, pour ma part j'ai eu beaucoup d'empathie pour cet homme brisé qui tente de noyer son chagrin dans l'alcool. En mon sens, Viola n'a pas été assez mise en exergue dans le livre et c'est vraiment dommage car elle est le personnage féminin que j'ai le plus adoré dans ce récit et face à son amour uni-sens pour un personnage du livre, on ne peut qu'avoir mal au cÅ“ur pour elle. C'est aussi une femme forte et intelligente que j'ai préféré à Esyld, qui ne m'a pas plu dès son apparition dans le livre. On découvre aussi les personnages de Laerte et Grenouille qui vont finalement prendre l'avantage sur le personnage principal de Dun-Cadal et qui nous réservent bien des surprises. On finit par vite entrer dans l’histoire pour en savoir toujours plus sur cette légende du Livre et de l'Epée qui, pour moi, arrive un peu tard dans le récit, des personnes un peu moins passionnés par l'intrigue pourraient peut-être décrocher voyant que l'explication de cette légende ne vient qu'en deuxième partie du roman.

En bref, un roman qui ne révolutionne pas le genre mais qui se joue de son lecteur et qui s'amuse avec les préconceptions des personnages, faisant d'un gentil le méchant et vice-versa pour ne plus créer que la confusion et l'attente de réponses. Antoine Rouaud réussit à nous rendre accro à l'histoire de la chute de l'Empire et tout ses secrets et finit sur une scène où la suite promet beaucoup plus d'actions que dans ce premier tome. Personnellement, je trouve que ce livre avec un ou deux chapitres de plus, aurait pu se suffir à lui-même dans un excellent one-shot complet et bien écrit.



8/80


Je craque sur la couverture #2

Un petit rendez-vous "quand l'envie me chante" dans lequel je dispose un ou deux livres pour le(s)quel(s) je craque grâce à leur 1ère de couverture.


Arcadia : l'intégrale de Fabrice Colin



Un livre qui m'a fait de l’Å“il dans la revue Neverland que je reçois à la maison par Milady-Castelmore-Bragelonne. Ce petit bijoux fera parti de la collection Le Mois du Cuivre de Bragelonne. Je pense qu'il sera encore à un certains prix, mais ce n'est pas tant le résumé qui m'intrigue que la couverture que je trouve SUBLIME !! Quand on le regarde bien, on a comme l'impression que c'est un tableau dans lequel on est invités à entrer. Je ne sais pas pour vous mais moi je ferai bien un petit tour sur ce bateau aérien :)

Kushiel : La marque de Jacqueline Carey

LECTURE COMMUNE 
La marque est le premier tome de la saga Kushiel paru chez Bragelonne il y a quelques années qui sera réédité en 2014 dans la même maison d'édition. C'est une saga fantasy qui lors de sa sortie a fait des émules dans les librairies. Kushiel comporte 3 tomes, ainsi que trois tomes à sa suite Imriel.




Quatrième de couverture : Phèdre nô Delaunay a été vendue par sa mère alors qu'elle n'était qu'une enfant. Habitant désormais la demeure d'un haut personnage de la noblesse, pour le moins énigmatique, elle y apprend l'histoire, la théologie, la politique et les langues étrangères, mais surtout... les arts du plaisir. Car elle possède un don unique, cruel et magnifique, faisant d'elle la plus convoitée des courtisanes... et une espionne précieuse. Rien ne paraît pourtant lui promettre un destin héroïque. Or, lorsqu'elle découvre par hasard le complot qui pèse sur sa patrie, Terre d'Ange, elle n'a d'autre choix que de passer à l'action. Commence alors pour elle une aventure épique et déchirante, semée d'embûches, qu'il lui faudra mener jusqu'au bout pour sauver son peuple.Récit plein de grandeur, de luxuriance, de sacrifice et de conspirations machiavéliques, La Marque dévoile un monde de poètes vénéneux, de courtisans assassins, de monarques trahis et assiégés, de seigneurs de guerre barbares, de traîtres grandioses... vu par les yeux d'une héroïne comme vous n'en avez jamais rencontré ! 
Savoureux mélange de Ambre de Kathleen Windsor, de Caroline Chérie de Cécile Saint Laurent et d'Histoire d'O de Pauline Réage, La Marque, est un récit de Fantasy tout à la fois épique, charnel, sensuel et mystérieux, où l'amour est cruel et sophistiqué, sincère et passionné, dont la narration élégante suggère plus qu elle ne montre.
Bref, roman d'aventure, roman sentimental, roman d'espionnage, roman érotique, roman initiatique et surtout fabuleux roman de Fantasy, la saga de Kushiel se joue des étiquettes pour n'être à la fin qu'un grand roman tout court, qui vous surprendra par son originalité et son audace !




Maitresse de Maisons : Jacqueline Carey a étudié au Lake Forest College dans l'Illinois et y a reçu son B.A en psychologie et en littérature. Pendant ses études, elle travaille six mois dans une librairie londonienne dans le cadre d’un programme d’échange. C’est durant cette période qu’elle décide de devenir écrivain. À son retour, elle commence sa carrière tout en travaillant dans le centre artistique d’un collège local. Dix ans plus tard, en 2001, elle rencontre enfin le succès avec la publication de son premier roman La Marque.
Jacqueline Carey vit actuellement dans le Michigan.


La mission : J'attendais depuis tellement longtemps de lire ce roman que peut-être en attendais-je trop ? Je ne sais pas. En commençant à lire les premiers chapitres tout me plaisait sans concession : de la présentation des personnages à l'intrigue en passant par les interactions entres les différents protagonistes et les décors. Je me suis fondue dans ce livre comme du beurre au soleil et ce, jusqu'au chapitre 40 où je ne savais plus à quoi me tenir pour continuer ma lecture. Patatra ce qui devait arriver, arriva j'ai abandonné cette lecture. Ce qui me rassure en un sens, c'est que pour la plupart des personnes ayant abandonné ce livre (et nous sommes en bon nombre) ce n'est pas l'écriture, la forme, les personnages ni rien de ce qui constitue le roman qui nous a fait abandonné cela vient de nous, de nos habitudes et de nos attentes. Quand je lis de la fantasy j'adore les rixes politiques, les coups de vices, les combats et c'est vrai que sur ce tiers de livre que j'ai lu, il n'y en as pas tant que ça, à part au chapitre 39 où l'on se prend une réelle claque en comprenant que c'est à partir de là que cela va bouger. Mais cette promesse d'action n'était pas assez pour me faire continuer ce roman et j'ai alors préféré arrêter sur un avis très positif de ce roman plutôt que de me forcer à tout prix de continuer et d'en ressortir écœurée. J'ai fait ce petit parcours d'une grande aventure avec d'autres blogueuses qui sont de vraies amours et avec lesquelles j'espère sincèrement rester en contact parque pour le coup j'ai bien senti ce lien dont on me parlait tellement sur la blogo. Bref, je sors du contexte et m'éloigne du livre et il faut donc que j'y revienne.


Phèdre no Delaunay est un amour, non mais c'est vrai, bien qu'elle est un petit (gros ?) penchant SM on ne peut que s'attacher à ce personnage à l'âme grande que l'on suit depuis ses 10 ans. Elle n'a pas eu la vie facile et quand on y pense peut-être que cette marque de Kushiel était prévue pour la vie qu'elle allait avoir. L'histoire nous est racontée par Phèdre elle-même ce qui nous implique vraiment profondément dans le récit, dans son histoire personnelle et dans toute les frasques politiques qu'elle ne comprend pas au début. Les personnages autour d'elle, dont Hyacinthe qui fût mon préféré dans ce tiers de roman, sont tous extrêmement bien travaillés et réussissent à titiller votre mental par leurs actions dont un vilain méchant pas beau qui m'a bien énervé au fil des pages (vous savez de qui je parle les filles ?). Les personnes vivant en Terre d'Ange, les D'Angelins, ont des préceptes bien concrets que l'auteur nous indique dès le début du livre, c'est un nombre de pages assez conséquent mais très important pour comprendre tout ce qui se trame autour de Phèdre.

Parmi ces "préceptes", il y a ceux d'Elua, la personne qu'ils idolâtrent le plus et qui en venant à Terre d'Ange a amené avec lui des "apôtres" dont Namaah, qui s'occupe de l'amour, pour comprendre le concept des maisons "closes" de Terre d'Ange il faut connaître tout ces points de religions importants que vous découvrirez sur les premiers chapitres. Ne vous découragez pas alors, continuez et vous n'en serez que ravi une fois sortit de là à vous pavaner dans les pages qui rendent addict. J'en ai dis beaucoup mais pour elle telle texte ce n'est pas assez, je ne vais pas extrapôler sur le roman en entier alors que je ne l'ai pas lu. Je vous laisse en compagnie des blogs de mes copinautes que j'ai suivi lors de cette Lecture Commune et je ne peux que vous inviter à jeter un coup d'oeil dans ces blogs fantastiques.

Livresse : http://livresse.weebly.com/chroniques.html
Au paradis du livre : http://paradisdulivre.blogspot.ch/
Julie : http://unmotuneligneunlivre.weebly.com/chroniques.html
Nodoka : http://psycho-boook.skyrock.com/
Liloulala : http://leslecturesdeliloulala.blogspot.fr/
Cassiopée : http://wlatetedanslesetoiles.blogspot.fr/

2/80
2/40





Fourni par Blogger.