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Tryskellia,Manuscrit Premier : Le crépuscule des Sirènes de Didier de Vaujany


Le Crépuscule des Sirènes est le premier manuscrit d'une série de 4, qui se déroule au royaume de Tryskellia. Actuellement deux tomes sont parus, aux éditions Beaurepaire.

Quatrième de couverture : Sur la lande des Hautes Citadelles, la reine Lyianne célèbre les dix ans de ses filles Iréade et Harmonéï, entourée des illustres peuples de l'ancienne Alliance. Dix ans de paix aussi, depuis le sacrifice du prestigieux cercle des douze sorciers, depuis la chute du traître Volgardh. Pourtant, a coeur des terres du Brûle-d'Âmes, une ombre oeuvre pour prendre le pouvoir sur le monde, le faire basculer dans les ténèbres. L'attaque est sournoise, dirigée contre les jeunes héritières du royaume. Grands-Elfes, Halghorns, Elfelynes, Humains et autres peuples s'unissent alors contre ces nouvelles ennemies, Edénaïr et Raya, Sirènes jadis bannies, sorcières aux pouvoirs de magie noire retrouvés. Le Sanctuaire de l'île d'Ardance n'est désormais plus leur terre d'exil, mais leur imprenable forteresse...

*PARTENARIAT AVEC L'AUTEUR*
Merci encore ! 

Mon avis : Il y a quelques jours je finissais mon voyage dans l'univers magique de Tryskellia, l'auteur m'invitait à découvrir le récit de Tara, conteuse parmi les conteuses, qui relate les histoires incroyables de ce monde magique. Dès lors, je me suis dis : "Il ne s'agit donc pas d'un simple roman ! Non, c'est un conte ou alors la retranscription d'un mythe ! " Et je ne me suis pas trompée, Didier de Vaujany nous invite à un véritable voyage....





Magnifique et plaisante, la plume de Didier de Vaujany a su m’envoûter dès les premiers mots. La première phrase aurait pu être Il était une fois....car cette formule magique vaut autant pour les contes classiques que pour ce manuscrit premier dans lequel l'auteur nous raconte une des nombreuses péripéties de Tryskellia. C'est un récit à plusieurs voix dans lequel le lecteur se perd avec plaisir pour pour y croiser divers créatures et êtres magiques, de la fée au centaure en passant par les nains. L'auteur nous propose pléthore de personnages et de situations en tout genre pour mener à bien une quête qui va s'étendre chronologiquement : sauver Iréade et Harmonéï, les filles jumelles de la reine Lyianne, de la malédiction lancée par les sirènes pernicieuses. L'une a perdu ses lèvres, quand l'autre ne voit plus. Les deux sÅ“urs vont remettre leur destin entre les mains des différentes nations de Tryskellia, mais le temps va finir par presser et les deux prétendants des princesses se jetteront corps et âmes dans la bataille. Un récit envoûtant au souffle épique.

Ce conte pour grands enfants à tout pour plaire, il est raconté d'une belle voix, et est rédigé sous une belle plume. D'ailleurs je tiens à faire une mention spéciale pour l'illustrateur de la couverture pour son travail magnifique. L'auteur nous dépeint un monde qu'il a imaginé depuis longtemps, dans lequel il a pu faire mainte balades (veinard !) et où il connaît chacun des personnages. Il maîtrise son monde, son évolution et son sujet. L'évolution du manuscrit premier se fait de manière assez unique, - je reprendrais le terme de la blogueuse Nanet, que je trouve assez juste - sur le fait que celui-ci se développe en tiroir, c'est à dire que l'auteur s'amuse à les ouvrir les uns après les autres pour nous faire découvrir d'autres personnages, lieux et situations qui nous amènent tous à la situation finale. C'est intelligent, et bien mené même si je déplore de ce fait, un petit sentiment d’éloignement par rapport aux personnages, ce qui fait que je n'ai pas réellement de personnage chouchou, que je les apprécie tous à leur manière, c'est un parti prit qui fonctionnement merveilleusement bien dans ce livre.
Cependant ma grande déception - car oui j'en ai une - est que l'on ne voit/lit que trop peu de choses sur ces deux sirènes, nous n'avons pas leurs pensées, leurs idées, leur point de vue. Et je trouve que c'est vraiment un manque dans ce roman, qui aurait sinon, frôlé la perfection. Nul crainte, Mr de Vaujany, je vous pardonne volontiers ce petit détail car j'ai vécu 280 pages de réel bonheur et j'ai découvert un nouvel auteur qui mérite que l'on entende parler de lui !




Le Souffle d'Erya (T2) : Chandhara de Cédric Michel Bouet


Deuxième tome de la trilogie Le Souffle d'Erya, Chandhara est paru en Août 2014 aux éditions Beaurepaire. Le tome 3, l'Héritière, est disponible depuis Avril 2015.



Quatrième de couverture
Les terres d'Erya tentent de reprendre leur destin en main. A l'aune du succès remporté par les rebelles à Brana Mynn, les espoirs sont grands, l'avenir s'annonce riche de promesses. C'est sans compter, cependant, sur Ardhjil Fahssar. Investi d'un pouvoir divin, et en possession de l'Ir-Gwaith et de Kerlhzor, deux des pierres du pouvoir, il oeuvre pour que s'accomplisse le sombre dessein de son dieu et n'a d'autre but désormais que de s'emparer des deux pierres manquantes : celles des Amazones et des celles des Eryans. Pour cela, il doit conquérir Chandhara, la formidable citadelle, fief des Amazones et leurs dragons..


Quelques mots sur l'auteur
Professeur d'anglais, Cédric Michel Bouet a découvert l'univers de la Fantasy au fil de ses nombreuses lectures et voyages dans les pays anglo-saxons. Ce sont des auteurs tel Tolkien, bien sûr, mais aussi Guy Gavriel Kay ou encore Julian May et Terry Brooks qui l'y ont plongé corps et âme.
De cette passion pour la fantasy est né son propre univers, le monde d'Erya.
* PARTENARIAT AUTEUR *



Mon avis : Encore un coup de cÅ“ur pour cette série ! Alors que j'avais prévu d'attendre un petit moment avant de lire la suite de Pacte de Rhaban, je n'ai pas tenu et je me suis lancée dans ce deuxième tome. Au programme la cité des Amazones : Chandhara ! Je ne pouvais qu'être heureuse, et j'ai été prise d'intérêt dès les premières lignes ! 


Chandhara est la suite directe du pacte de Rhaban, les Rebelles ont réussi à reconquérir une ville d'importance, Maodé et Balthus partent pour l'île des savants afin de présenter la nouvelle invention de Balthus, et de son côté Galaad se décide à reconquérir les territoires d'Erya. Tara restée à la capitale du Sud remplace son père à la fabrication des boules explosives. Cependant de nouvelles menaces s'abattent sur les continents, les Eryades viennent en aide à une Amazone et ce tome est plus centré sur les figures féminines du roman. Bien qu'aucun personnages n'est en reste avec l'auteur.

Cédric Michel Bouet possède un vrai talent de conteur, je suis vraiment en pâmoison pour cette série, je la trouve brillante de réalisme, superbe d'imagination et incontournable pour les fans de fantasy, ce tome ne fait que confirmer ma première impression : génialissime ! Alors que le premier tome posait les bases, nous présentait chaque lieu, ici on entre plus en confidence avec la cité de Chandhara dont l'histoire m'a pris aux tripes, je suis plus que fan de cette cité, de l'histoire de ces femmes libres et de leur grande prêtresse. La mythologie du monde, avec l'histoire des pierres, la quête du vil Ardhjil Fasshar, est vraiment complète, et je suis pressée de savoir ce que nous prépare le troisième tome de cette série. J'ai retrouvé mes deux personnages favoris : Tara et Iouna, plus complices que jamais, ces deux bouts de femmes me mettent vraiment du baume au coeur et la quête d'identité de Tara est ce qui me fidélise le plus à cette série, bien que dans ce tome, j'aime vraiment tout. Hormis le personnage de Fahssar, qui se plaît trop dans son rôle de méchant, l'auteur a mené une attention particulière à ne pas rendre les protagonistes manichéens, il n'y a ni bien, ni mal, ni bon, ni méchant, chacun est à la fois bourreau et victime à un moment ou un autre. 

Les dissensions internes au monde, j'entends surtout par là, la dualité entre le Temple et les Justes, qui s'étend plus encore dans ce second tome. Le prince Galaad faisant attention à ne pas prendre parti pour ne pas s'attirer les foudres d'un camp ou l'autre dans le premier tome, finit enfin par donner son avis, en tant que souverain et assoie ses choix en tant que tel.

Ce tome est riche en détails et en rebondissements ne m'inspire qu'une chose, encore une fois, lire la suite et connaître la fin de cette série magnifique, en passe de devenir l'une de mes séries favorites de fantasy française, accompagné de Martyrs d'Olivier Peru et du Puits des Mémoires de Gabriel Katz. Dans un style de fantasy classique, Cédric Michel Bouet réussit à créer un univers entier, intriguant et qui peut donner naissances à des tas d'histoires par la suite.

Les Six Royaumes (T1) : La Geste du Sixième Royaume d'Adrien Tomas


La Geste du Sixième Royaume est le premier tome de la série les Six Royaumes, dont La Maison des Mages en est la "suite". Le roman est paru une première fois en grand format aux éditions Mémnos en 2011 puis en édition poche toujours chez Memnos en 2013.


Quatrième de couverture : Les cinq royaumes : des nations turbulentes et ambitieuses souvent en guerre. Au coeur des terres, un sixième royaumes : La Grande forêt légendaire, impénétrable et hostile. Dans la maisonnée de Sélénir, dans les cases de Val ou dans les yourtes des nomades des steppes de Khara, le soir au coin du feu, on raconte aux enfants la légende suivante : tes rêves, tes cauchemars comme les créatures fantastiques des contes que tu aimes tant peuplent le sixième royaume...


Mon avis : J'ai mis plusieurs semaines à finir ce roman de fantasy, en effet c'est un gros pavé bien épais qu'il m'a fallut lire en plusieurs fois afin de le finir. Ce roman d'Adrien Tomas, premier de la série Les Six Royaumes, est vraiment dense. L'auteur y déploit un monde vraiment complet qu'il faut prendre le temps de découvrir.


Un univers complexe, des personnages nombreux que l'on découvre petit à petit au grès des différents points de vu de ceux-ci, car la forme du roman à cela d'intéressant, il est coupé en plusieurs parties, puis en chapitre pour finalement donner l'avis de chacun des personnages du roman. Ma lecture fut donc lente, longue et pourtant j'ai bien aimé ce roman de fantasy classique. Cependant je n'ai jamais réussi à me plonger complètement dans le récit au point de lire une dizaine de chapitres d'affilés, je me retrouvais vite à avoir l'esprit ailleurs, à avoir envie d'autre chose, car bien que l'univers d'Adrien Tomas soit entier, bien écrit/imaginé/décrit, il manque selon moi ce petit plus qui rend le texte vraiment happant pour le lecteur. 
Les différentes péripéties, bien que plus intéressantes les unes que les autres, mettent parfois un temps fou à se "résoudre" et bien souvent, alors qu'enfin j'étais vraiment éprise par l'intrigue, l'auteur me coupait l'herbe sous le pied en partant sur autre chose, ailleurs. Mon engouement retombait donc, et je refermais le livre pour passer à une lecture en parallèle.

Cependant le point fort de ce roman, c'est la façon nouvelle qu'a eu l'auteur de traiter les "races"/"espèces" phares de la fantasy. Alors que la construction en elle-même est assez ressemblante à tout les bons bouquins de fantasy, Andrien Tomas casse complètement notre façon de voir ces différentes "créatures", celle m'ayant le plus marquée étant les dragons : animal légendaire devenu herbivore et en voie d'extinction, lent d'esprit et assez borné, pour justement ne pas avoir à trop penser. Les changements de points de vu ont cela de bien qu'ils donnent beaucoup d'informations par des personnes différentes nous rendant un "compte-rendu" complet de ce qu'est le monde. Malgré cela, j'aurais vraiment aimé que le rythme soit mieux soutenu, plus dans l'action ( je ne parle pas de combats, mais de rythme dans l'histoire) afin de réussir à me captiver plus avant, surtout que la fin est selon moi trop expansive en cliffhanger, ce qui a complètement annihilé mes sentiments vis à vis de ces différents retournements de situation, je me retrouvais prise dans un tourbillon de choses que je n'arrivais pas à gérer, ce qui fait que j'ai fini par ressentir un "trop plein" de choses, en comparaison à tout le reste du roman qui lui était plutôt lent.

Somme toute, je ne peux pas nier que l'auteur fait preuve d'une imagination sans pareille, qu'il exploite son monde au mieux et qu'il réussit - à certains moments pour moi - à me faire partager sa passion pour le Sixième Royaume, qui est celui où j'aurais voulu le plus vivre dans les Six Royaumes. Le message de fond sur l'importance de préserver la Nature, sans être nian nian, est vraiment une belle façon de faire de la fantasy, on comprend d'autant mieux le combat des êtres du Sixième Royaume et pour cela, chapeau bas.

Bref, La Geste du Sixième Royaume est un roman qui mérite qu'on prenne le temps de lire, il faut se consacrer du temps à sa lecture afin de pouvoir avancer au mieux dans l'univers vraiment complet d'Adrien Tomas, bien que j'ai apprécié ma lecture, il y a ce je-ne-sais-quoi qui a fait que ça ne colle pas totalement, mais au vu de la qualité du roman, je ne me sentais pas de l'abandonner. Avis aux amateurs de bonnes fantasy bien dense, ce livre est pour vous.

L'héritage des Rois-Passeurs de Manon Fargetton



L'Héritage des Rois-Passeurs est le premier roman de fantasy imaginé par Manon Fargetton et publié chez Bragelonne. Il est sorti en librairie le 14 avril 2015. Pour l'instant il n'est pas question d'une série de romans, mais d'un roman unique.

Quatrième de couverture
Ombre, univers peuplé de magie, et Rive, le monde tel qu’on le connaît, sont les deux reflets déformés d’une même réalité. 
Énora est unique : elle peut traverser d’un monde à l’autre. Lorsque sa famille est brutalement décimée par des assassins masqués, elle se réfugie au seul endroit où ses poursuivants ne peuvent l’atteindre. Au royaume d’Ombre, sur la terre de ses ancêtres. Là-bas, Ravenn, une princesse rebelle, fait son retour après neuf ans d’exil passés à chasser les dragons du grand sud. Sa mère, la reine, est mourante. Ravenn veut s’emparer de ce qui lui revient de droit : le trône d’Ombre. Et elle n’est pas la bienvenue. 
Deux mondes imbriqués. Deux femmes fortes, éprouvées par la vie. Deux destins liés qui bouleverseront la tortueuse histoire du royaume d’Ombre…


Mon avis : Comme j'avais hâte de découvrir cette publication alors que Bragelonne nous partageait la première de couverture sur leur page facebook, ni une, ni deux, je n'ai pas pu m’empêcher de me le procurer dès a sortie et je suis franchement surprise de ma lecture. Un vrai régal pour les fantasy addict avec cependant cette touche de fraîcheur dans le récit, qui fait que l'histoire a vraiment ce je-ne-sais-quoi de nouveau qui m'a botté dès la quatrième de couverture.

Ombre et Rive, les deux faces d'une même pièce. Notre monde, le leur, emplie de magie, le notre pragmatique et pâle copie évoluée du royaume d'Ombre. Un jour qu'elle fête son anniversaire en compagnie de son jumeau et du reste de sa famille,  toute la famille d'Enora est massacrée. La jeune fille s'en sort de justesse avec l'aide de deux jeunes garçons qui l'emmène dans un lieu secret, très vite elledécouvre son réel pouvoir : la capacité de passé de Rive à Ombre et d'Ombre à Rive, elle est une héritière des Rois-Passeurs. Cependant, son don est une erreur, seul un homme peut posséder ce don et Enora se retrouve  projeter dans Ombre, royaume enclin à une lutte intestine des pouvoirs alors que la reine se meurt. 
En Ombre, une jeune femme tout aussi indépendante et talentueuse se retrouve confrontée à un destin qu'elle ne souhaitait pour rien au monde. Ayant quitté la capitale et sa vie de princesse à cause de sa différence, Ravenn devenue chasseuse de dragons dans un petit groupe de sauvage au loin dans les contrées. Revenue d'une mission, elle reçoit une missive lui disant qu'il est temps pour elle de tenir la promesse qu'elle a faîte et de revenir pour occuper le trône de la reine mourante. 
Le soucis étant que son père, magicien, a bien d'autres idées derrière la tête, ne pouvant accéder au pouvoir car celui-ci est exclusivement réservé aux femmes, le Roi mène sa fille cadette comme un pantin ; aux ficelles de sa plus puissante arme pour atteindre le pouvoir, celui-ci va se retrouver confronter au retour de son aînée, plus combative qu'à son départ. 

Entre quête initiatique et intrigues multiples, L'Héritage des Rois-Passeurs est une vraie pépite pour tous les fans de fantastique et de fantasy.
Avec des personnages taillés à la serpe d'or, des rebondissements plus inventifs les uns que les autres et une plume plus que brillante, j'ai vraiment eu du plaisir à me lancer dans ce premier roman de Manon Fargetton, moi qui n'avais jamais eu l'occasion de lire un de ces ouvrages. J'ai découvert une auteure pleine de belles phrases et une plume au caractère lyrique qui apporte un vrai plus à ce récit. L'histoire est originale et j'ai encore du mal à définir s'il existera une suite ou non, puisque la fin de L'Héritage des Rois-Passeurs est plutôt ouverte et un des éléments principaux de l'histoire - histoire du règne de Ravenn - pourrait devenir la raison d'un second tome, puisque c'est de loin mon personnage favori. Et j'aurais aimé passer beaucoup plus de temps "en sa compagnie". Les différents lieux imaginés par Manon sont brillants de réalismes et, par moment, je m'imaginais flâner dans les rues avec d'autres personnages et, mon moment favori est de loin la découverte du Tombeau des Rois-Passeurs, qui n'a pas été sans ma rappeler certaines merveilles que l'on découvre dans les derniers opus de Tomb Raider, c'est peut être maladroit comme comparaison, mais c'est vraiment l'impression que j'en ai eu. Un vrai plaisir, un délice pour l'imagination.

En bref, vous l'aurez compris, je ne peux que vous recommander la lecture de ce premier roman fantasy de Manon Fargetton et vous souhaitez bonne route en Ombre ! Puisse le don des Rois-Passeurs couler dans vos veines !

PS : J'ai essayé dans mon jardin cela n'a pas fonctionné :-/ 

La Guerre du Lotus (T2) : Kinslayer de Jay Kristoff



Kinslayer est le deuxième tome de la série La Guerre du Lotus, il faut suite à Stormdancer. Il est paru le 20 Mars 2015. Le tome 3 est disponible en VO. Editeur : Bragelonne.


Quatrième de couverture
En assassinant le shogun, Yukiko a libéré les siens d’un dirigeant cruel. Alors que la menace d’une guerre civile gronde, la puissante Guilde du lotus complote afin de placer un homme de son choix à la tête de l’empire, et de nouveaux ennemis rassemblent leurs forces aux frontières du pays fragilisé. Propulsés au rang de héros par les rebelles, Yukiko et son tigre de tonnerre voient croître leur nombre d’adversaires. L’avenir d’un peuple entier tiendrait-il sur le fil d’un katana ?

* Chroniqué pour Fantasy Gate * 


Mon avis
Après mon immense coup de cÅ“ur pour le premier tome de La Guerre du Lotus, je ne pouvais que me lancer dans la suite de cette saga prometteuse dès sa sortie. Kinslayer reprend l'intrigue là où on l'avait laissé, Yukiko vient de tuer Shogun Yoritomo, elle emporte le corps de son défunt père dans les Iichi où les Ombres Kagé fomentent la suite de leur plan pour ruiner et achever la Guilde, défenseurs et créateurs du Lotus Rouge, cette plante qui alimente le peuple et les machines et qui tue la Terre a petit feu. Daishï et Kaori mènent la danse des Kagé et Yukiko se retrouve dans un rôle qu'elle ne souhaitait pas, elle devient le fleuron de lance de la rébellion et la principale arme des Kagés, avec son fidèle compagnon Buruu, elle chasse les ballons de la Guilde et essaie de déjouer leur plan. Mais son pouvoir commence à devenir incontrôlable, elle devra se lancer dans une quête initiatique qui ne se déroulera pas comme elle le croit. De son côté, l'ancien guildien Kin, qui s'est rallié pour Yukiko à la cause Kagé, se retrouve seul dans les Iichi alors que la jeune danseuse d'orage est partie chercher des réponses, malgré tout ce qu'il a fait pour la cause et Buruu, il n'est toujours pas accepté au sein de la bande, il va doubler ses efforts, mais comment savoir si cela sera assez ? Et tout est remis en cause avec la présence d'Ayane, ancienne insuffleuse de vie qui veut quitter sa coque et rejoindre les Ombres, la jeune guildienne avec ses 8 bras dans le dos va inspirer encore plus de méfiance dans le camp Kagé. Que va décider de faire Kin ? 


C'est dans ce climat plus qu'instable que nous envoie Jay Kristoff, loin de enthousiasme sans borne que j'accordais au premier tome, ce deuxième opus sert, selon moi, de transition à cette série qui va, toujours à mon humble avis, monter crescendo dès le troisième tome. Avec un panel de personnages fidèles et deux nouvelles cordes à son arc, l'auteur réussit à nous emporter dans son monde aussi facilement que la première fois, ce mélange Japon féodal et ambiance steampunk fonctionne du tonnerre (sans mauvais jeu de mots ) et l'auteur nous offre encore plus de descriptions, de nouveaux lieux et de détails sur les histoires des différents héros, bref, c'est encore une fois du génie. L'intrigue cependant, n'avance que trop peu à mon goût dans ce tome, je m'attendais à rentrer un peu plus dans cette fameuse guerre du Lotus et moi qui suis habituée aux histoires fantasy qui s'étalent sur plusieurs mois, ici, ce pavé de 500 pages tournent un peu en rond, et ne raconte que brièvement les quelques semaines qui séparent un important « rendez-vous » pour le Shogunat et un des personnages importants du premier tome : Hiro, le jeune samouraï de la garde, et amant de Yukiko. 

Pas de coup de cÅ“ur. Pourquoi ? Simplement parce qu'il m'a manqué la présence de Yukiko et Buruu, qui finalement, ne font que peu d'apparitions dans ce tome au profit de Kin et Hana. Deux protagonistes très importants de l'histoire, et surtout un Kin qui doit bien occuper à lui seul la moitié du roman, cela expliquerait d'ailleurs le titre « Kinslayer » mais j'avoue sincérement que si j'adore cette série c'est principalement pour le duo Yukiko-Buruu, leur relation si particulière qui m'avait interpellé dans le premier tome, leur humour, leur complicité, qu'on ne retrouve que trop peu dans cet opus. La danseuse d'orage, va par contre, nous faire enfin découvrir les gaijins, esclaves du Shogunat, et dont le physique n'est pas sans rappeler celui de nos amis Russes. J'ai vraiment hâte de connaître la suite de cette partie, j'aurais vraiment aimé que le roman traite principalement de cette rencontre. Ce qui n'est malheureusement pas le cas. N'en reste pas moins que Kinslayer est une excellente suite à La Guerre du Lotus, à la hauteur du premier tome avec cependant un petit manquement quant à la présence du duo phare de la série, je n'attend plus qu'une chose : le troisième tome. Si vous avez aimez Stormdancer, foncez sur Kinslayer !



Métamorphoses de Samantha Bailly



Métamorphoses s'inscrit dans le monde d'Oraisons crée par Samantha Bailly servant à la fois de préquelle et d'eclaircissement sur certains point de la première série Oraisons, Métamorphoses est un one-shot paru en Novembre 2014 chez Bragelonne.



Quatrième de couverture :  Dans la cité de Lyneroy, les commerces éclatants cohabitent avec les plus sombres marchés noirs…
Sonax a treize ans lorsque sa vie bascule. Jeune garçon androgyne destiné à suivre une voie dans la banque, il quitte tout pour le théâtre solaire, un lieu où il se découvre une nouvelle famille. Mais derrière la scène, entre faux-semblants et jeux de pouvoir, la réalité d’Hélderion n’a rien à envier aux drames qui se jouent sur les planches. Il ignore alors à quel point il va devoir apprendre à jouer un rôle en permanence, en découvrant les dangereuses coulisses de la cité la plus riche du royaume.
Entraîné dans des intrigues politiques qui le dépassent, il sera changé en polymorphe, un être capable de modifier son apparence à volonté…
Car quel acteur n’a jamais rêvé de contrôler l’histoire au gré de ses métamorphoses ?



* Chroniqué pour Fantasy Gate *

Mon avis :

Sorte de préquel à Oraisons, Métamorphoses reprend l’histoire des sÅ“urs Manérian, mais sous un aspect bien différent. Ici nous suivons la vie de Sonax, un personnage présent dans Oraisons, que j’avais d’ailleurs adoré. Samantha Bailly nous replonge en Heldérion pour le meilleur et pour le pire, je trouvais déjà l’univers de l’auteure très riche dans son premier intégrale, mais je trouve que ce « petit » (tout est relatif) spin-off apporte encore plus de consistance à celui-ci. Un vrai régal, du début à la fin.



Sonax est un jeune garçon à l’aspect androgyne, qui va voir sa vie basculer, le jour où un tragique accident vient semer le doute sur ce qu’il sera plus tard. Certain de vouloir partir, il décide de quitter sa riche mère et ses certitudes pour finir par atterrir dans les arrières salles du premier théâtre fixe. En Heldérion, toutes les troupes sont itinérantes ; il est alors le plus chanceux des jeunes hommes alors qu’il tombe sur la fille du propriétaire, qui, pris au cÅ“ur par la solitude de cet orphelin, oblige son père à l’accepter dans la troupe. Son physique particulier va vite lui valoir la vedette au sein de la troupe, il va alors comprendre tous les avantages que lui valent son côté androgyne et il va alors en jouer. Sonax, emporter dans la spirale politique d’Heldérion et transformé par Nwinver, va alors devenir l’homme à abattre. Une quête initiatique qui a tout pour plaire et dans laquelle je ne me suis pas ennuyée une seconde. 

Dans ce roman, tout est parfait, le rythme, le style et surtout, surtout les personnages. Samantha Bailly réussit encore avec un talent sans précédent à vous faire adhérer à ses héros et héroïnes sans aucun mal, pour ceux ayant déjà lu Oraisons, la moitié du travail est déjà fait, puisque le monde est déjà connu, et donc on oublie tout ce passage où il faut « faire connaissance » avec le monde des personnages, je me suis laissée porter dès les premières lignes dans la vie de Sonax et toute ses péripéties. D’ailleurs je vous recommande vivement de lire Oraisons avant de vous lancer dans Métamorphoses, car toute l’intrigue de ces romans vous ait révélé au fur et à mesure dans les chapitres, ce qui pourrait vraiment vous gâcher le plaisir de la lecture, car, une fois que vous aurez lu Métamorphoses, vous voudrez lire Oraisons et vous serez déçu d’avoir lu le spin-off avant et ce sera malheureusement trop tard. Vous êtes prévenu ! Métamorphoses est un récit rythmé sur les différents épisodes de la vie de Sonax, qui apportent chacun son lot d’actions et de surprises, l’auteure va intelligemment y glisser des éléments connexes avec sa trilogie Oraisons, des points qui vont venir éclaircir l’histoire de base mais aussi enrichir l’histoire de la famille Manérian et d’Helderion, j’ai eu plaisir à rencontrer à nouveau certains des personnages phares, mais d’un point de vue totalement différent, un vrai plaisir. 

Je suis la victime volontaire d’un terrible coup de cÅ“ur sur ce roman, Samantha Bailly m’a une fois encore épaté avec son talent sans demi-mesure et sa capacité à nous faire adhérer à son monde dès les premières lignes. J’espère retourner à nouveau en Héldérion un jour, car j’irais à nouveau avec joie. Par contre, au risque de me répéter à nouveau, je vous recommande chaudement de préférer la lecture d’Oraisons, avant de vous lancer dans l’excellent Métamorphoses.

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