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La part des Ombres de Gabriel Katz


 La Part des Ombres est le dernier né de papa Katz, premier tome d'un diptyque paru chez Scrinéo le 13 octobre 2016. 



Quatrième de couverture : La Goranie était jadis une terre de conquérants, elle n’est plus aujourd’hui qu’un pays occupé, avec à sa tête un roi fantoche. Dix ans déjà que les Traceurs, peuple guerrier descendu des montagnes pour « pacifier » le pays, règnent en maîtres sur le royaume. Discipline, terreur, corruption, tout semble fonctionner sans le moindre accroc jusqu’au jour où tout bascule. Une noce qui tourne au drame, un massacre tenu secret… et un homme qui se dit revenu d’entre les morts, pour lever le peuple contre l’occupant. On l’appelle le Fantôme, et pour animer la lame de fond qui renversera le régime, il a besoin de combattants – des mercenaires de haut niveau, capables d’encadrer, de former, et d’affronter les terribles guerriers de la Trace.

C’est ainsi qu’entrent en scène trois personnages venus des quatre coins du monde (et surtout des autres séries de Gabriel Katz) : une maîtresse de guerre, un gladiateur de haute volée et… un beau gosse qui ne sait pas très bien comment il s’est fait entraîner là-dedans.




Mon avis : Après ses six romans fantasy qui ont tout emporté sur leur passage, après des prix et des prix qui pleuvent sur ses titres, Gabriel Katz est de retour avec un nouveau diptyque qui envoie du lourd et qui a comblé ma fan attitude à 100% car on retrouve trois personnages emblématiques des autres séries ! 

La part des Ombres nous fait découvrir un nouvel espace du grand monde que nous propose l'auteur, la Goranie. Un pays qui a été envahi par un peuple des montagnes voilà une dizaines d'années, un peuple de guerriers acariâtres : Les Traceurs. Mais voilà qu'après 10 ans de paix - de soumission sans protester diront d'autres - la Goranie est au bord de l'implosion à cause de la mort d'un village entier, radié de la carte de sang froid par le fils du Gouverneur de Goranie, un Traceur. Le peuple se soulève et voilà que nos trois amis entrent en scène pour le plus grand plaisir des fans : Une guerrière redoutable : Kaelyn, un beau gosse sachant très peu manier l'épée : Olen et un ancien gladiateur chauve et drolissime : Desmeon. A partir de là, vous l'aurez compris, vous n'aurez plus qu'à vous régaler. 

Un plaisir sans limite, un livre - comme d'habitude - trop court et une intrigue toujours réussi ! Gabriel Katz nous a habitué au meilleur, et La Part des Ombres ne déroge pas à la règle, tout y est pour vous faire adhérer dès les premières pages. On y retrouve tout le savoir faire de l'auteur, et pour notre plus grand plaisir, trois anciens héros pour lesquels on retrouve toute la complexité de chacun et je dois avouer que faire cohabiter ces trois personnages est la meilleure idée du siècle, ça fonctionne tout de suite, et en quelque sorte ça allait de soi qu'ils finissent par se rencontre, le seul soucis ? On en veut encore et pour ma part j'aurais adorais qu'Olen nous donne quelques nouvelles de ses deux comparses mais bon, peut être faut-il ne pas trop en demander ? Garanti anti-spoil, je ne pourrais vous en dire plus sinon que Gabriel réussit à nous faire découvrir et apprécier ses nouveaux personnages même si je déteste à nouveau une nana ( faut croire qu'il le fait exprès - ou alors c'est de la jalousie ? ) et qu'on découvre un nouveau pays avec tout le bagage que nous avons des anciens territoires ( à quand une carte ou un livre spécial sur l'histoire des pays ? oui c'est de la fan attitude total je sais ) Nul doute que ce nouveau Katz mérite une place - et la plus belle - sur vos étagères et que vous n'aurez qu'une hâte à la fin du livre : Avoir la suite ! 

The Circle (1) : Les élues de Sara B. Elfgren et Mats Strandberg







Les élues est le premier tome de la trilogie The Circle écrite par Sara B. Elfgren et Mats Strandberg. Paru pour la première fois aux éditions Lattès en 2013, Pocket publie le livre dans son format poche à l'occasion de la sortie en DVD et Bluray du film le 23 Avril. 


Quatrième de couverture : Une nuit de pleine lune, un astre brille au-dessus de la forêt d'Engelsfors, en Suède. Six lycéennes sont mystérieusement attirées, dans une marche somnambule, jusqu'à un vieux parc d'attractions à l'abandon. Là, une prophétie leur est révélée. Elles sont les Élues, un groupe de sorcières liées les unes aux autres.

À Engelsfors, le Mal est puissant, actif. Il les cherche, les chasse. Si elles apprennent à maîtriser leur pouvoir, si elles restent unies et arrivent à faire front ensemble, elles pourront le vaincre. Mais comment former un cercle soudé quand tout les oppose ?


Mon avis : Les Elus est le premier tome de la série à succès mondial The Circle, le premier tome est paru il y a quelques années aux éditions JC Lattès en grand format et Pocket vient de sortir le premier tome en poche à l’occasion de la sortie du film en France. Bonne nouvelle, puisque le deuxième tome qui n’avait jamais vu le jour en France, se voit publié dans la collection Outre Fleuve pour une parution au mois de Mai 2016. J’ai envie de dire « Youpiiiii » mais revenons en à nos moutons. Mon avis sur ce premier tome.

Difficile pour moi de trouver des défauts au roman, tellement je me suis régalée dans ma lecture. Croisé dans la pile de réceptions de ma collègue, je n’ai pas résisté longtemps à prendre en main ce roman qui promettait de la sorcière. Pour celles et ceux qui me connaissent assez désormais, vous savez qu’il s’agit là de mon sujet favori. Bien m’en a pris, car je crois avoir fait la connaissance d’un de mes coups de cÅ“ur pour l’année 2016, d’ailleurs à l’heure actuelle je n’ai plus qu’une pensée, me procurer le deuxième chapitre, et lire à nouveau le premier.

Mais The circle de quoi ça parle au juste ? C’est l’histoire de 6 adolescentes, qui vivent en Suède, une petite ville qui s’appauvrit et de laquelle les commerçants s’en vont petit à petit. Elles vont dans le même lycée et ne connaissent pas plus que ça, d’ailleurs certaines d’entre elles n’ont rien à faire ensemble mais voilà un soir de pleine Lune, les jeunes filles se retrouvent à se rendre chacune de son côté dans la forêt, dans un ancien parc désaffecté. Ida, Minoo, Anna-Karin, Rebecka, Linnéa et Vanessa, toute les six en pyjama en pleine nuit. C’est cette même nuit que leur pouvoir se déclenche. Elles sont l’épicentre d’une prophétie, mais voilà, à la base il ne devait y avoir qu’une Elue. Elles sont en danger depuis la mort d’un de leur camarade, Elias, ami de Linnéa et première victime du Mal. Commence pour les jeunes filles une nouvelle vie, elles vont devoir apprendre à se servir de leur pouvoir et à s’attendre malgré leurs différences. Car la réponse est dans le Cercle et le Cercle ce sont elles.

Bien que le spitch du roman fasse très réchauffé, le roman écrit à quatre mains n’a rien de commun avec les autres romans que j’ai pu lire sur le sujet. Hormis la saga des Sorcières d’Anne Rice. Ici on est loin du cliché pouvoirs à la baguette ou symbiose avec la nature. On est dans un roman bien plus profond, où les auteurs nous offrent des personnages profonds et complexes, des filles auxquelles je me suis vite attachée et une intrigue qui promet de prendre beaucoup plus d’ampleur par la suite. J’ai été étonné de connaître qui était le coupable de la mort des différents élèves et je me suis prise au jeu assez aisément. Un sans faute ! Le rythme du roman est assez particulier et l’ambiance du roman assez sombre. On évolue en plein hiver et dans une ville où l’impression d’un brouillard constant pèse sur le lecteur. Un pur régal ! Un coup de cÅ“ur infini ! Tout est pensée au millimètre près et les auteurs mènent  d’une main de maître les sorcières à travers décors et actions, elles prennent littéralement vie sous leurs plumes pour apparaître comme par magie sous les yeux de chacun des lecteurs ! Pour vous la faire courte : Une perfection sans concession ! Un histoire sans faille et une écriture plus que plaisante pour une traduction qui ne souffre d’aucun défaut.

En bref, si vous n’avez pas compris le message : Vous attendez quoi pour foncer l’acheter !!!!

Le petit + : Avec le coup de cÅ“ur de ma lecture, je ne pouvais pas passer à côté de la sortie du film, sitôt sorti sitôt chez moi ( il est disponible depuis Samedi) et je l’ai déjà visionné. Première surprise positive, le film dure 2h20, on n’est donc pas sur le simple format taillé à la serpe qui donne un film pour ados d’1h20. De plus, l’auteure a participé à la transposition roman vers scénario et écrit elle-même des choses pour la télé suédoise, des infos qui ne promettent que du bon.

Après avoir visionné le film, aucune mauvaise impression, le film respecte la trame du roman en changeant quelques petits détails au passage et en passant à côté de certains éléments. Rien de bien méchant, si ce n’est que j’aurais aimé que la relation entre Vanessa et Linnéa soit beaucoup plus mise en avant et que la partie de l’histoire avec Anna-Karin soit plus respectée pour la suite de l’adaptation. Ces détails mis de côté le film respecte l’ambiance avec brio, la relation entre les filles avec beaucoup de véracité et l’intrigue de fond est presque la même. J’ai adoré.


Aeternia, T2 : L'envers du monde de Gabriel Katz


L'envers du monde est le second tome d'Aeternia, il est paru aux -sublimes - éditions Scrinéo depuis le 27 août 2015. 
Je remercie les éditions Scrinéo pour leur confiance, et pour m'avoir envoyer le livre avant sa sortiiiiiie :D


! ATTENTION, RÉSUMÉ ET AVIS CONTIENNENT DE GROS SPOILERS!
Lisez plutôt ma chronique du tome 1 : juste ici 


Quatrième de couverture
C’est l’heure du duel décisif entre les deux camps qui s’entredéchirent pour la cité mère de Kyrenia. Deux champions vont s’affronter sur le sable de l’arène, un combat qui peut faire basculer le destin d’un peuple entier. Mais quelques heures à peine avant le coup de gong, le culte du Prophète a perdu son champion. Qui affrontera le Corbeau, redoutable gladiateur du Temple ? Déchirée par les luttes de pouvoir, la plus grande cité du monde est au bord de la guerre civile. Le culte millénaire de la Grand déesse, menacé par celui d’Ochin qui se répand comme un raz-de-marée, n’a plus qu’un recours : la violence. Entre complots, combats et trahisons, chacun lutte pour sauver sa place et parfois sa vie…


! DOUBLE ATTENTION : COUP DE CÅ’UR, CE LIVRE EST UNE TUERIE ! 

Mon avis : Comment résister à lire ce livre dès son arrivée dans ma boite aux lettres avec la frustration de lecture que nous crée le premier tome ! Le vilain Gabriel laisse son lecteur dans une attente tel que je n'ai eu qu'une hâte lors de ma lecture : Bordel qu'est-il arrivé à Leth Marrek ? Déjà que les livres de l'auteur se lisent aussi rapidement qu'un glaçon fond en soleil, il n'a pas fallut plus d'une journée pour dévorer ce second et dernier tome d'Aeternia ! 

Où en était-on à la fin du premier tome : Leth Marrek reçoit un coup de traître qui, on le devine, vaut la vie à notre champion - quoique ce n'est pas très sûr, voilà l’intérêt d'une telle fin - et on se demande si notre héros va revenir et si oui, COMMENT ? Pour la question des cultes, après une faible entente grâce à une loi sortit des tréfonds de l'Histoire, le culte d'Ochin gagne le droit de rester sur les terres du baron, et le culte de la Déesse se morfond dans son coin cherchant le meilleur point d'attaque pour annihiler le peuple de plus en plus fervent envers Ochin et éradiquer définitivement le chef du Culte et son Dieu. Chacun à choisit son champion, plus que quelques jours pour savoir si le Culte "envahisseur" pourra gagner la ville sans encombre.

Le grand héros de ce second tome est clairement le Danseur des arènes, Desmeon. Personnage au curieux caractère dans le premier tome, ici Gabriel Katz nous offre sur un plateau le parcours de ce champion, de sa gloire à sa chute. Un Desmeon qui va réussir grâce à son image - un type bête qui n'a que du muscle - à tromper le culte et découvrir les secrets que cache le culte d'Ochin. Je m'attendais à ce que l'auteur me fasse crier : C'est pas vrai ! / Ahhh l'enfoiré !!! et tutti quanti mais là, c'est juste.....pfff il a encore fait fort, TRES FORT ! 

Nessirya, Desmeon, Varion, et les autres sont tous d'un incroyable réalisme, ils font, pour moi, partie des meilleurs personnages de fantasy et ce n'est pas peu dire ! On retrouve en chacun d'eux ce petit truc qui fait qu'on les aime et les deteste en même temps. On n'est pas dans un manichéisme où soit c'est blanc, soit c'est noir. En seulement deux tomes l'auteur a réussi à tromper son lecteur comme personne, à jouer sur les ressentis, les sentiments en demi-teinte. Il m'a fait esperer et croire en chacune des choses qu'il m'a vendu dans ce bouquin. Aeternia est un livre qui en moins de 400 pages - d'ailleurs je conteste le nombre de pages M'sieur Katz, c'est TROP court ! - nous propose action, rebondissement, moment magique, moment énervant, moment émouvant et moment je-vais-le-taper-aux-hallienales-et-il-laura-bien-mérité !!! 

Que dire de plus d'Aeternia sans vous dévoiler son contenu ? Car ce serait vraiment trop bête de vous gâcher la lecture d'un livre aussi merveilleusement epoustoufflement énervant ! Aeternia réunit tout, Aeternia c'est le meilleur de la fantasy française, Aeternia est une réelle aventure en deux tomes. Et puis....lisez-le quoi ! Si vous ne l'avez toujours pas fait, vous êtes en faute ! 
Gabriel Katz, j'adore te détester ! Continue de me faire rêver ! 

The Girl at Midnight (T1) : De plumes et de feu de Melissa Grey


De plumes et de feu est le premier tome de la série de Melissa Grey, The Girl at Midnight paru chez PKJ le 18 Juin 2015. Le prochain tome est prévu pour fin 2015-début 2016.

Quatrième de couverture :

Sous les rues de New York couve une guerre ancestrale entre les hommes-oiseaux et les hommes-dragons.
Seule Écho, une jeune orpheline, pourrait y mettre fin. Pour cela elle doit trouver l’oiseau de feu, un artefact que l’on dit chargé d’un immense pouvoir.

Mais elle n’est pas la seule à le convoiter. Caius, l’étrange jeune homme qui accepte de l’aider, pourrait être le plus grand danger qu’elle devra affronter.



Mon avis : Un vrai régal ! Je n'en attendais pas tant, mais le premier tome de la série de Melissa Grey m'a vraiment enchanté ! Des cheveux jusqu'aux orteils, un frisson de coup de coeur est passé par là. Ce premier tome a vraiment tout pour plaire ! 

Echo est une Humaine ayant été recueilli par l'Ala, une étrange femme-oiseau qui l'avait trouvé errant dans les rues alors qu'elle était petite. Se choisissant un nom : Echo ; la jeune fille continue de faire ce qu'elle sait faire le mieux : chaparder pour le compte de l'Ala. Bien installée au Nid, elle ne se doutait pas qu'elle partirait sur les traces légendaires, voire incroyables, de l'oiseau de Feu. Des bruits courent disant que l'oiseau de feu donnerait la paix aux deux peuples rivaux ou apportait la force à l'anéantissement de l'ennemi pour le peuple qui le posséderait. Echo sait à quel point les siens détestent les hommes-dragons, ce peuple reclus vivant dans des traditions abominables et arriérés loin de toutes vies humaines. 
De son côté, Caius, le prince Dragon est lui aussi à la recherche de l'oiseau de feu. Dévoué à son peuple et souhaitant la paix, c'est sans compter sur sa soeur jumelle, plus pernicieuse d'entres toutes, qu'il va devoir s'allier, dans d'étranges conditions, à Echo et ses amis pour retrouver l'oiseau mythique ! Un récit bluffant ! 

J'ai été emballé du début à la fin par ce récit ! Dévoilant ses cartes au fur et à mesure, l'auteure réussit à nous perdre entre les discordances politiques internes et externes des deux peuples au point de se prendre au jeu de la chasse à l'oiseau de feu. Le personnage d'Echo est grandiose, son caractère nous porte tout au long du récit. Avec son comportement de celle qui n'a pas froid au yeux, le prince Caius aura bien du mal à suivre la belle. Echo et Caius forme un duo plus qu'étonnant qui a su éveillé mes papilles romantiques, chose assez complexe avec moi, car je n'aime pas la romance qui blaire à trois mètres. Melissa Grey fait preuve d'un réel talent pour la narration et épate son lecteur du premier au dernier mot !  

Je conclurais cet avis en disant que The Girl at Midnight vous portera bien plus loin que la mi-nuit (ouaiiiis, je sais elle était facile celle-là), que Melissa Grey nous offre en ces quelques 300 pages un récit captivant et vraiment addictif ! A lire d'urgence ! 



Le Souffle d'Erya (T3) : L'Héritière de Cédric Michel Bouet


L'Héritière est le dernier tome de la trilogie écrite par Cédric Michel Bouet, Le Souffle d'Erya. La série est publiée aux éditions Beaurepaire, pour la collection Fantasy ! Le tome 3 est disponible depuis Avril 2015



Quatrième de couverture : Tara ne sait plus où elle en est. Les songes qui la hantent chaque nuit la poussent vers ses origines. Inéluctablement. Elle n'est plus très sûre de vouloir les connaître. La possibilité d'être liée aux Amazones la dérange, la bouscule, et pour tout dire l'effraie. Mais ces dragons noirs qu'elle a aperçus en rêve survolent désormais les terres d'Erya. Ils accompagnent Ardhjil Fahssar et une colossale armée. 
Les peuples d'Erya, seuls, seront-ils capables de vaincre le Grand Prêtre arkhôman et son dieu ? Ou, comme le suggèrent Gollundrun et ses visions, devront-ils avoir recours eux aussi aux pierres de pouvoir ? Et surtout, quel rôle va jouer Tara dans le terrible combat final qui s'annonce ?


* PARTENARIAT AVEC AUTEUR *

Mon avis : Voilà que se termine la superbe trilogie de Cédric Michel Bouet ! Je la quitte triste mais heureuse d'avoir pu découvrir ces 3 romans de fantasy française vraiment excellents ! Dans ce tome, on sent dans les mots de l'auteur comme un au revoir à ces personnages, on sent toute la volonté de vouloir amener au bout chaque périples et péripéties. Un troisième livre, pour un troisième coup de cÅ“ur ! 

Jamais deux sans trois ! Le dicton s'applique ici parfaitement à ce dernier tome du Souffle d'Erya. Nos personnages favoris ont été laissé en mauvaise posture, l'auteur reprend le récit juste après le dernier épisode de Chandhara. J'ai vraiment pris du plaisir encore une fois à me plonger dans l'univers de l'auteur, je dirais qu'en terme de descriptions de lieux et d'actions, ce tome est le plus abouti des trois. La plume est vive, le texte l'est tout autant et Cédric M. Bouet ne nous épargne aucun détail des diverses batailles et enjeux dans la dernière quête de Tara et des autres.
Définitivement, Tara est mon personnage préféré. Elle est celle qui a le plus évolué et qui, finalement, se trouve être l'épicentre de la série. Je la trouve forte, et charismatique. On retrouve chacune des "communautés" découvertes dans les trois tomes et j'ai adoré retourner chez les amazones, qui, de leur cité brute mais grandiose, tiennent leur domaine et mènent la bataille de main de maître. 
Pour ne pas vous spoiler ce dernier tome je n'en dirais pas plus ! Si ce n'est que c'est un final efficace et détonnant, qui clot comme il faut cette sublime saga fantasy ! 

Merci encore Cédric de m'avoir laissé l'opportunité de rencontrer votre monde et vos personnages, merci d'avoir partagé avec moi une partie de votre travail, merci pour votre plume et votre talent ! 

Si vous cherchez une série fantasy vraiment bien écrites, avec une intrigue rondement menée et un auteur vraiment sympathique, foncez acheter Le Souffle d'Erya ! 

Tryskellia,Manuscrit Premier : Le crépuscule des Sirènes de Didier de Vaujany


Le Crépuscule des Sirènes est le premier manuscrit d'une série de 4, qui se déroule au royaume de Tryskellia. Actuellement deux tomes sont parus, aux éditions Beaurepaire.

Quatrième de couverture : Sur la lande des Hautes Citadelles, la reine Lyianne célèbre les dix ans de ses filles Iréade et Harmonéï, entourée des illustres peuples de l'ancienne Alliance. Dix ans de paix aussi, depuis le sacrifice du prestigieux cercle des douze sorciers, depuis la chute du traître Volgardh. Pourtant, a coeur des terres du Brûle-d'Âmes, une ombre oeuvre pour prendre le pouvoir sur le monde, le faire basculer dans les ténèbres. L'attaque est sournoise, dirigée contre les jeunes héritières du royaume. Grands-Elfes, Halghorns, Elfelynes, Humains et autres peuples s'unissent alors contre ces nouvelles ennemies, Edénaïr et Raya, Sirènes jadis bannies, sorcières aux pouvoirs de magie noire retrouvés. Le Sanctuaire de l'île d'Ardance n'est désormais plus leur terre d'exil, mais leur imprenable forteresse...

*PARTENARIAT AVEC L'AUTEUR*
Merci encore ! 

Mon avis : Il y a quelques jours je finissais mon voyage dans l'univers magique de Tryskellia, l'auteur m'invitait à découvrir le récit de Tara, conteuse parmi les conteuses, qui relate les histoires incroyables de ce monde magique. Dès lors, je me suis dis : "Il ne s'agit donc pas d'un simple roman ! Non, c'est un conte ou alors la retranscription d'un mythe ! " Et je ne me suis pas trompée, Didier de Vaujany nous invite à un véritable voyage....





Magnifique et plaisante, la plume de Didier de Vaujany a su m’envoûter dès les premiers mots. La première phrase aurait pu être Il était une fois....car cette formule magique vaut autant pour les contes classiques que pour ce manuscrit premier dans lequel l'auteur nous raconte une des nombreuses péripéties de Tryskellia. C'est un récit à plusieurs voix dans lequel le lecteur se perd avec plaisir pour pour y croiser divers créatures et êtres magiques, de la fée au centaure en passant par les nains. L'auteur nous propose pléthore de personnages et de situations en tout genre pour mener à bien une quête qui va s'étendre chronologiquement : sauver Iréade et Harmonéï, les filles jumelles de la reine Lyianne, de la malédiction lancée par les sirènes pernicieuses. L'une a perdu ses lèvres, quand l'autre ne voit plus. Les deux sÅ“urs vont remettre leur destin entre les mains des différentes nations de Tryskellia, mais le temps va finir par presser et les deux prétendants des princesses se jetteront corps et âmes dans la bataille. Un récit envoûtant au souffle épique.

Ce conte pour grands enfants à tout pour plaire, il est raconté d'une belle voix, et est rédigé sous une belle plume. D'ailleurs je tiens à faire une mention spéciale pour l'illustrateur de la couverture pour son travail magnifique. L'auteur nous dépeint un monde qu'il a imaginé depuis longtemps, dans lequel il a pu faire mainte balades (veinard !) et où il connaît chacun des personnages. Il maîtrise son monde, son évolution et son sujet. L'évolution du manuscrit premier se fait de manière assez unique, - je reprendrais le terme de la blogueuse Nanet, que je trouve assez juste - sur le fait que celui-ci se développe en tiroir, c'est à dire que l'auteur s'amuse à les ouvrir les uns après les autres pour nous faire découvrir d'autres personnages, lieux et situations qui nous amènent tous à la situation finale. C'est intelligent, et bien mené même si je déplore de ce fait, un petit sentiment d’éloignement par rapport aux personnages, ce qui fait que je n'ai pas réellement de personnage chouchou, que je les apprécie tous à leur manière, c'est un parti prit qui fonctionnement merveilleusement bien dans ce livre.
Cependant ma grande déception - car oui j'en ai une - est que l'on ne voit/lit que trop peu de choses sur ces deux sirènes, nous n'avons pas leurs pensées, leurs idées, leur point de vue. Et je trouve que c'est vraiment un manque dans ce roman, qui aurait sinon, frôlé la perfection. Nul crainte, Mr de Vaujany, je vous pardonne volontiers ce petit détail car j'ai vécu 280 pages de réel bonheur et j'ai découvert un nouvel auteur qui mérite que l'on entende parler de lui !




Les Royaumes éphémères : L'odyssée du Jeune Fauve de Geoffrey Claustriaux



L'Odyssée du Jeune Fauve est le premier tome de la série Les Royaumes éphémères, il a été publié par Mon Petit Editeur en 2012. Le tome 2 est déjà disponible. Geofrrey Claustriaux est un jeune écrivain qui s'adonne à de la fantasy.



Quatrième de couverture : David Mellow était un garçon tout à fait normal... jusqu'à ce qu'il trouve la mort dans un accident de voiture. Il avait dix-sept ans. Paradoxalement, son décès sera pour lui le début d'une nouvelle vie. En effet, au lieu d'atterrir au Royaume des Morts, le jeune homme se retrouve propulsé dans une dimension parallèle, nommée par ses habitants les Royaumes Éphémères.Cet univers régi par la magie va s'avérer plein de surprises, car quiconque y pénètre se voit doté de capacités surnaturelles ainsi que d'une certaine forme d'immortalité.
David fait rapidement la connaissance de Balin, un mage nomade à l'apparence enfantine, qui va devenir son mentor. Il voyage accompagné de Milia, une jeune femme au tempérament de feu. Ceux-ci apprennent au jeune homme que le pays de Tintamer, là où il a atterri, est en proie à la guerre civile suite à une lutte de pouvoir impliquant les trois plus grandes castes de mages du royaume.





* PARTENARIAT AVEC LES EDITIONS MON PETIT EDITEUR *



Mon avis : La quatrième de couverture, la couverture et la sympathie de l’auteur croisait aux Trolls et Légendes m'ont poussé à avoir ce livre, il y avait ce je-ne-sais-quoi qui faisait que je savais que j'allais passer un bon moment...au final j'ai bien apprécié ma lecture, mais certaines choses m'ont un peu dérangées.

On suit les pérégrinations de David Mellows qui se voit propulsé dans les Royaumes éphémères après avoir été tué dans un accident de voiture, dans ce monde, le jeune homme possède une certaine immortalité, il ne meurt pas de vieillesse mais n'st pas à l'abri d'un accident mortel, et sa présence dans ce monde lui vaut quelques pouvoirs magiques. Alors qu'il débarque dans ce monde étrange, le jeune David se retrouve prit en étau dans une lutte intestine entre différents clans de mages. Il va devoir choisir ou non sa place, et c'est ce que lui propose Balin, le mage à l'apparence étrange, quand il le sauve d'une première attaque. Accompagné de sa première apprenti, Balin propose le même apprentissage à David. Après quoi il sera libre de rallier son clan ou de partir à la recherche d'un autre. David va prendre part aux luttes de Tintamer auprès de son mentor et de Milia. Un voyage extraordinaires en les royaumes éphémères.

Ce voyage au sein de Tintamer avait vraiment tout pour plaire : une intrigue bien travaillée, des personnages un brin charismatiques et attachants (ou détestables), des régions/lieux imaginés avec envie, qui nous dressaient presque une parfaite cartographie du monde imaginé par l'auteur mais voilà....la narration manque d'un souffle épique qui fait que bien souvent je me suis un peu ennuyée pendant ma lecture, je pense que c'est simplement le fait que le style de l'auteur ne me convient pas, je ne juge jamais le talent d'un écrivain à mon impression, je ne suis ni juge, ni bourreau mais je dois avouer que sur moi, l'intrigue n'a pas pris. J'ai trouvé les personnages trop peu charismatiques et leur dialogues avaient trop souvent un goût de "faux" pour moi. L'Odyssée du Jeune Fauve est un bon roman fantasy, pas de toute là dessus, mais l'écriture de l'auteur m'a semblé parfois un peu trop simpliste pour lui donner tout le souffle dont la fantasy a besoin pour que le lecteur y croit.

Bref, mon voyage dans les Royaumes éphémères prend fin ici, mais je vous invite à tenter l'aventure, qui sait, peut-être que vous aussi, vous vous trouverez de nouveaux pouvoirs dans le monde de Geoffrey Claustriaux ;)


Le Roi des Fauves d'Aurélie Wellenstein

En vente le 21 Mai 2015, Le Roi des Fauves est le premier tome de la nouvelle série aux accents de saga nordique d'Aurelie Wellenstein. Elle publie là son premier roman chez scrinéo.


Quatrième de couverture : Poussés par une famine sans précédent, trois amis, Kaya, Ivar et Oswald, prennent le risque de braconner sur les terres de leur seigneur, mais son fils les surprend. Au terme d’une lutte acharnée, ils laissent le noble pour mort. Capturés et jugés pour tentative de meurtre, les trois amis sont condamnés à ingérer un parasite qui va les transformer en « berserkirs ». Au bout de sept jours de lente métamorphose, ils seront devenus des hommes-bêtes, et leur raison s’abîmera dans une rage inextinguible. Le temps de cette transformation, ils sont enfermés dans Hadarfell, un ancien royaume abandonné, dont le passé et l’histoire ont été engloutis par le temps…





* PARTENARIAT AVEC LES EDITIONS SCRINEO *
Merci de me faire confiance :)


Mon avis : Ce que j'aime chez Scrinéo, et je le répète assez souvent maintenant pour que vous soyez au courant, c'est que cette maison d'édition prend vraiment les genres à contre-sens, de façon neuve et fraîche, ce qui fait que l'on se retrouve tout le temps avec un travail éditorial d’exception (il n'y a qu'à admirer la magnifique couverture de ce roman, ou encore celles des romans d'Estelle Faye) et des choix de publications pertinents, grandioses, qui m'amène au coup de cÅ“ur. 
Encore une fois, c'est un coup de cœur ! Ce roman d'Aurelie Wellenstein est une vraie perle, que l'on peut mettre entre les mains d'un public jeune adolescent à adulte. Aurélie réussit le pari de proposer un roman intergénérationnel pour les fans de fantasy qui décoiffe !

Dans Le Roi des Fauves, on se retrouve plongés dans une ambiance Nordique - pour ne pas dire Vikings - à vous glacer les eaux -euh les os - mais les eaux sont glacées aussi puisqu'on est dans le Grand Nord - et je ne parle pas de ma région (ok ok stop les boutades, je reprends). Donc, notre voyage commence dans un village, où la famine règne en maître, où le seigneur des terres laisse crever de faims les gens, et sur lesquelles il est interdit de chasser sans l'aval de celui-ci. Sauf que nos trois héros : Ivar, Kaya et Oswald, en ont assez de voir tout les gens qu'ils aiment crever de faim pour des règles seculaires dépassaient; qui par ces temps odieux, n'ont plus lieu d'être. Kaya, l'âme forte du groupe, qui ne s'en laisse pas compter, décide de partir braconner sur les terres avec les deux jeunes garçons - Ivar représentant la force, car forgeron de père en fils et Oswald, la tête, jeune apothicaire qu'il est - alors qu'ils réussissent à attraper quelque chose, un Berserkir pointe le bout de son nez - ou plutôt sa trompe, dans ce cas là. Aurélie Wellenstein a décidé de traiter le mythe des berserks ( ou berserkirs) qui représentent à la fois totalement les sagas et mythologie nordiques, germaniques, mais qui correspond au guerrier-fauve, cet état de transe ultime où le guerrier se lance t^te bêche dans la bataille, tel une bête, et y défait. toute sa puissance.
Dans le monde d'Aurélie Wellenstein, ces berserkirs sont capturés, puis toute leur volonté est annihilée à l'aide d'armures runiques. Les trois comparses sont alors pris sur le fait, et tente désespérément d'avoir la vie sauve. Au cours d'une tentative de fuite où le jeune Ivar réussit à atteindre un pont de bois suspendu, le seigneur le rattrape avec son berserkir. Ivar prend le dessus, laisse le seigneur pour mort; et ils rentrent chez eux heureux d'être en vie, mais craintifs. Finalement le pire reste à venir, le Roi leur envoie des gardes pour les traquer, la sentence tombe, ils vont devenir des berserkirs, des esclaves enfermés dans un corps mi-homme, mi-bête.

Ce roman n'a qu'un seul défaut : il se lit beaucoup trop vite !! J'ai eu l'impression d'à peine avoir commencé que déjà me voici à l'épilogue. Les mots glissent tout seul sous mes yeux, je ne vois plus ni temps, ni heure, et je ne ressens plus de faim, je suis complètement à l'intérieur de ce roman. Tout est parfait, description, personnages, mythologie du monde, intrigue, angoisse, peur....bref, je ne vais pas vous énumérer tout ce qui frise la perfection dans ce roman, j'atteindrais pour la première fois de l'histoire la limite de caractère de blogger, c'est pour dire. Question ambiance de lecture, c'est un huis-clos sombre et effrayant, qui vous fait craindre le pire à chaque nouveau chapitre, je ne me sentais nullement à l'abri et l'auteure ne protège pas coût que coûte ces personnages, loin s'en faut. Les tournures du récit prennent souvent des élans cruels qui rendent le monde d'Aurélie encore plus tangible pour ses lecteurs, on y est facilement attirés, on s'y retrouve rapidement enfermés. Plus qu'une solution pour s'en tirer, être le quatrième de la bande pour vite découvrir qui est le Roi des Fauves qui nous appelle à lui, et comment lutter contre notre transformation.
Addictif, cruel, violent, brillant : quatre mots pour décrire Le Roi des Fauves. 

Le Souffle d'Erya (T2) : Chandhara de Cédric Michel Bouet


Deuxième tome de la trilogie Le Souffle d'Erya, Chandhara est paru en Août 2014 aux éditions Beaurepaire. Le tome 3, l'Héritière, est disponible depuis Avril 2015.



Quatrième de couverture
Les terres d'Erya tentent de reprendre leur destin en main. A l'aune du succès remporté par les rebelles à Brana Mynn, les espoirs sont grands, l'avenir s'annonce riche de promesses. C'est sans compter, cependant, sur Ardhjil Fahssar. Investi d'un pouvoir divin, et en possession de l'Ir-Gwaith et de Kerlhzor, deux des pierres du pouvoir, il oeuvre pour que s'accomplisse le sombre dessein de son dieu et n'a d'autre but désormais que de s'emparer des deux pierres manquantes : celles des Amazones et des celles des Eryans. Pour cela, il doit conquérir Chandhara, la formidable citadelle, fief des Amazones et leurs dragons..


Quelques mots sur l'auteur
Professeur d'anglais, Cédric Michel Bouet a découvert l'univers de la Fantasy au fil de ses nombreuses lectures et voyages dans les pays anglo-saxons. Ce sont des auteurs tel Tolkien, bien sûr, mais aussi Guy Gavriel Kay ou encore Julian May et Terry Brooks qui l'y ont plongé corps et âme.
De cette passion pour la fantasy est né son propre univers, le monde d'Erya.
* PARTENARIAT AUTEUR *



Mon avis : Encore un coup de cÅ“ur pour cette série ! Alors que j'avais prévu d'attendre un petit moment avant de lire la suite de Pacte de Rhaban, je n'ai pas tenu et je me suis lancée dans ce deuxième tome. Au programme la cité des Amazones : Chandhara ! Je ne pouvais qu'être heureuse, et j'ai été prise d'intérêt dès les premières lignes ! 


Chandhara est la suite directe du pacte de Rhaban, les Rebelles ont réussi à reconquérir une ville d'importance, Maodé et Balthus partent pour l'île des savants afin de présenter la nouvelle invention de Balthus, et de son côté Galaad se décide à reconquérir les territoires d'Erya. Tara restée à la capitale du Sud remplace son père à la fabrication des boules explosives. Cependant de nouvelles menaces s'abattent sur les continents, les Eryades viennent en aide à une Amazone et ce tome est plus centré sur les figures féminines du roman. Bien qu'aucun personnages n'est en reste avec l'auteur.

Cédric Michel Bouet possède un vrai talent de conteur, je suis vraiment en pâmoison pour cette série, je la trouve brillante de réalisme, superbe d'imagination et incontournable pour les fans de fantasy, ce tome ne fait que confirmer ma première impression : génialissime ! Alors que le premier tome posait les bases, nous présentait chaque lieu, ici on entre plus en confidence avec la cité de Chandhara dont l'histoire m'a pris aux tripes, je suis plus que fan de cette cité, de l'histoire de ces femmes libres et de leur grande prêtresse. La mythologie du monde, avec l'histoire des pierres, la quête du vil Ardhjil Fasshar, est vraiment complète, et je suis pressée de savoir ce que nous prépare le troisième tome de cette série. J'ai retrouvé mes deux personnages favoris : Tara et Iouna, plus complices que jamais, ces deux bouts de femmes me mettent vraiment du baume au coeur et la quête d'identité de Tara est ce qui me fidélise le plus à cette série, bien que dans ce tome, j'aime vraiment tout. Hormis le personnage de Fahssar, qui se plaît trop dans son rôle de méchant, l'auteur a mené une attention particulière à ne pas rendre les protagonistes manichéens, il n'y a ni bien, ni mal, ni bon, ni méchant, chacun est à la fois bourreau et victime à un moment ou un autre. 

Les dissensions internes au monde, j'entends surtout par là, la dualité entre le Temple et les Justes, qui s'étend plus encore dans ce second tome. Le prince Galaad faisant attention à ne pas prendre parti pour ne pas s'attirer les foudres d'un camp ou l'autre dans le premier tome, finit enfin par donner son avis, en tant que souverain et assoie ses choix en tant que tel.

Ce tome est riche en détails et en rebondissements ne m'inspire qu'une chose, encore une fois, lire la suite et connaître la fin de cette série magnifique, en passe de devenir l'une de mes séries favorites de fantasy française, accompagné de Martyrs d'Olivier Peru et du Puits des Mémoires de Gabriel Katz. Dans un style de fantasy classique, Cédric Michel Bouet réussit à créer un univers entier, intriguant et qui peut donner naissances à des tas d'histoires par la suite.

L'héritage des Rois-Passeurs de Manon Fargetton



L'Héritage des Rois-Passeurs est le premier roman de fantasy imaginé par Manon Fargetton et publié chez Bragelonne. Il est sorti en librairie le 14 avril 2015. Pour l'instant il n'est pas question d'une série de romans, mais d'un roman unique.

Quatrième de couverture
Ombre, univers peuplé de magie, et Rive, le monde tel qu’on le connaît, sont les deux reflets déformés d’une même réalité. 
Énora est unique : elle peut traverser d’un monde à l’autre. Lorsque sa famille est brutalement décimée par des assassins masqués, elle se réfugie au seul endroit où ses poursuivants ne peuvent l’atteindre. Au royaume d’Ombre, sur la terre de ses ancêtres. Là-bas, Ravenn, une princesse rebelle, fait son retour après neuf ans d’exil passés à chasser les dragons du grand sud. Sa mère, la reine, est mourante. Ravenn veut s’emparer de ce qui lui revient de droit : le trône d’Ombre. Et elle n’est pas la bienvenue. 
Deux mondes imbriqués. Deux femmes fortes, éprouvées par la vie. Deux destins liés qui bouleverseront la tortueuse histoire du royaume d’Ombre…


Mon avis : Comme j'avais hâte de découvrir cette publication alors que Bragelonne nous partageait la première de couverture sur leur page facebook, ni une, ni deux, je n'ai pas pu m’empêcher de me le procurer dès a sortie et je suis franchement surprise de ma lecture. Un vrai régal pour les fantasy addict avec cependant cette touche de fraîcheur dans le récit, qui fait que l'histoire a vraiment ce je-ne-sais-quoi de nouveau qui m'a botté dès la quatrième de couverture.

Ombre et Rive, les deux faces d'une même pièce. Notre monde, le leur, emplie de magie, le notre pragmatique et pâle copie évoluée du royaume d'Ombre. Un jour qu'elle fête son anniversaire en compagnie de son jumeau et du reste de sa famille,  toute la famille d'Enora est massacrée. La jeune fille s'en sort de justesse avec l'aide de deux jeunes garçons qui l'emmène dans un lieu secret, très vite elledécouvre son réel pouvoir : la capacité de passé de Rive à Ombre et d'Ombre à Rive, elle est une héritière des Rois-Passeurs. Cependant, son don est une erreur, seul un homme peut posséder ce don et Enora se retrouve  projeter dans Ombre, royaume enclin à une lutte intestine des pouvoirs alors que la reine se meurt. 
En Ombre, une jeune femme tout aussi indépendante et talentueuse se retrouve confrontée à un destin qu'elle ne souhaitait pour rien au monde. Ayant quitté la capitale et sa vie de princesse à cause de sa différence, Ravenn devenue chasseuse de dragons dans un petit groupe de sauvage au loin dans les contrées. Revenue d'une mission, elle reçoit une missive lui disant qu'il est temps pour elle de tenir la promesse qu'elle a faîte et de revenir pour occuper le trône de la reine mourante. 
Le soucis étant que son père, magicien, a bien d'autres idées derrière la tête, ne pouvant accéder au pouvoir car celui-ci est exclusivement réservé aux femmes, le Roi mène sa fille cadette comme un pantin ; aux ficelles de sa plus puissante arme pour atteindre le pouvoir, celui-ci va se retrouver confronter au retour de son aînée, plus combative qu'à son départ. 

Entre quête initiatique et intrigues multiples, L'Héritage des Rois-Passeurs est une vraie pépite pour tous les fans de fantastique et de fantasy.
Avec des personnages taillés à la serpe d'or, des rebondissements plus inventifs les uns que les autres et une plume plus que brillante, j'ai vraiment eu du plaisir à me lancer dans ce premier roman de Manon Fargetton, moi qui n'avais jamais eu l'occasion de lire un de ces ouvrages. J'ai découvert une auteure pleine de belles phrases et une plume au caractère lyrique qui apporte un vrai plus à ce récit. L'histoire est originale et j'ai encore du mal à définir s'il existera une suite ou non, puisque la fin de L'Héritage des Rois-Passeurs est plutôt ouverte et un des éléments principaux de l'histoire - histoire du règne de Ravenn - pourrait devenir la raison d'un second tome, puisque c'est de loin mon personnage favori. Et j'aurais aimé passer beaucoup plus de temps "en sa compagnie". Les différents lieux imaginés par Manon sont brillants de réalismes et, par moment, je m'imaginais flâner dans les rues avec d'autres personnages et, mon moment favori est de loin la découverte du Tombeau des Rois-Passeurs, qui n'a pas été sans ma rappeler certaines merveilles que l'on découvre dans les derniers opus de Tomb Raider, c'est peut être maladroit comme comparaison, mais c'est vraiment l'impression que j'en ai eu. Un vrai plaisir, un délice pour l'imagination.

En bref, vous l'aurez compris, je ne peux que vous recommander la lecture de ce premier roman fantasy de Manon Fargetton et vous souhaitez bonne route en Ombre ! Puisse le don des Rois-Passeurs couler dans vos veines !

PS : J'ai essayé dans mon jardin cela n'a pas fonctionné :-/ 

Le Souffle d'Erya (T1) : Le pacte de Rhaban de Cédric Michel Bouet


Le pacte de Rhaban est le premier tome de la trilogie : Le Souffle d'Erya. Ce premier roman est sorti en Novembre 2013 aux éditions Beaurepaire. Les tomes 2 et 3 sont déjà disponibles. 



Quatrième de couverture : Les terres d’Erya viennent de subir une terrible défaite face au machiavélique grand prêtre Ardhjil Fahssar, serviteur de Rhaban et détenteur de la Pierre noire, l’éblouissante Obsidienne. Ce dernier, animé par de sombres desseins, ne compte d’ailleurs pas en rester là. Démuni face à ce grand péril, Galaad, prince d’Erya, découvre que le soutien dont il a tant besoin réside là où il ne s’y attendait pas. Tout d’abord, il y a cette rébellion qui fait beaucoup parler d’elle dans les territoires qu’Ardhjil Fahssar a conquis. Puis, cette famille qu’on lui a présentée : Balthus, le père, savant hors normes, dont la dernière invention va révolutionner l’art de la guerre ; Hector, son fils, qui s’est illustré au cours des derniers affrontements ; et Tara, sa fille adoptive, savante en devenir au passé énigmatique.



Quelques mots sur l'auteur
Professeur d'anglais, Cédric Michel Bouet a découvert l'univers de la Fantasy au fil de ses nombreuses lectures et voyages dans les pays anglo-saxons. Ce sont des auteurs tel Tolkien, bien sûr, mais aussi Guy Gavriel Kay ou encore Julian May et Terry Brooks qui l'y ont plongé corps et âme.

De cette passion pour la fantasy est né son propre univers, le monde d'Erya.



*PARTENARIAT AUTEUR* 




Mon avis : Je tiens tout d'abord à remercier Margot Aguerre de m'avoir fait découvrir cette saga lors du festival Trolls et Légendes et à remercier plus chaleureusement encore Cédric Michel pour m'avoir fait confiance pour ce partenariat.

Quelle bonne idée ai-je eu de m'intéresser à cette série, d'abord abonnée à la page facebook, je recevais de temps en temps les infos sur mon mur et je me disais qu'un jour je me lancerai, voilà c'est chose faîte et quelle surprise ! Avec Le Souffle d'Erya on se retrouve plongés dans un univers fantasy complet qui prouve toute la force d'imagination de l'auteur. Balthus, Tara, Hector, Gollundrun, Iouna, tout un panel de personnages que l'on se plaît à découvrir au long de ce premier tome, en plus d'un univers complet qui prend forme au fil des chapitres. 


Erya est en danger, attaquée par les Arkhômans et leur prêtre fou, les Eryans se retrouvent sous le joug de l'empereur et de son armée, le peuple est violenté dans tout le pays. Le Prince Galaad lasse de voir son peuple souffrir, entend les rumeurs sur un groupe de rebelles sévissant en territoire conquis à la reconquête de celui-ci. Faisant la connaissance du savant Balthus et des ses enfants, Tara la prodige et Hector, soldat de métier, il décide de faire vérifier ses dires en envoyant Hector, héro de la lutte des Marais, au sein même de la rébellion. Ici commence l'histoire du Souffle d'Erya. Dans ce premier livre on découvre peu à peu toute l'ampleur de la tâche des personnages et aussi ce que souhaite réellement le dieu Rhaban, pernicieux dieu des dieux, qui se sert d'un pantin du nom d'Ardhjil Fahssar pour mener à bien la première partie de sa quête. Cédric Michel Bouet nous emmène plus profondément encore dans son intrigue au fil des chapitres, ce qui fait que j'ai dévoré plus de la moitié de ce roman en une après-midi : un réel page-turner pour les fantasy addict. 

Tout est réuni dans ce premier opus pour faire tomber dans ses filets (ceux de l'auteur) tout les amoureux de fantasy, certes classique, mais ô combien efficace dans son déroulement et son écriture. Je me suis prise d'amour assez facilement pour Tara et Iouna, inutile de vous rappeler que je suis une feminist characters addict, donc il était plus que normal que je m'accroche d'emblée à ces personnages féminins forts, plaisants et plein d'humanité. Une mention spéciale pour les Amazones et la cité de Chandhara que j'ai hâte de découvrir encore plus précisément dans le tome 2, mais qui déjà ici m'ont vendu du rêve ! Quelle brillante idée, vraiment ! Je ne noterais qu'un petit bémol cependant, pour les Eryades, que j'ai eu du mal à différencier des Eryans et dont on n'a que trop peu d'informations sur le début du livre. Mais c'est bien là le seul défaut.
L'auteur nous offre un monde plein de magie, d'authenticité, d'imagination et une intrigue bien pensée et addictive à souhait ! 

La fin de ce premier tome est arrivée beaucoup trop vite, et à la mention "à suivre", je n'ai eu  qu'une seule envie : Lire la suite sans attendre ! 
Pour tous les fans de fantasy qui ont envie de découvrir de nouvelles éditions et de nouveaux horizons, je vous invite à vous jeter sournoisement sur le premier tome de la série Le Souffle d'Erya, qui saura combler toute vos envies de rêves, d'intrigue complète et de monde envoûtant. 

Les Outrepasseurs (T3) : Le Libérateur de Cindy Van Wilder


Le Libérateur est le dernier tome de la trilogie Les Outrepasseurs écrit par Cindy Van Wilder, paru aux éditions Gulf Stream. Ce tome marque la fin des aventures de Peter. Date de parution : Avril 2015


Quatrième de couverture

Un terrible hiver s'abat sur la Grande-Bretagne. Peter, qui a été sauvé par Arnaut, se retrouve seul, car le Chasseur et le lion d'Arnaut sont affectés par la disparition de la magie. Arnaut tombe dans un coma profond, auquel il semble n'y avoir aucune solution. Jusqu'à ce que Peter comprenne que le sous-sol de Lion House regorge de ressources cachées...




* Attention, risque de spoilers, si vous n'avez pas lu le tome 2 * 


Mon avis : Quel beau final, quelle excellente série, quel talent....et j'en passe. Ce tome finit en apothéose la fin de ce triptyque magnifique qu'est les Outrepasseurs, un tome à la hauteur des deux précedents. Fabuleux, grandiose, grandiloquent, espiègle, plein d'actions et de rebondissements, je n'ai pas pu m'empêcher d'essayer de le lire au plus vite malgré mes partiels et en sachant aussi que ce serait le dernier de cette aventure *Je sais, Cindy, j'ai bien compris que tu vas encore nous surprendre avec cette univers ahah* 


Dans ce dernier opus on retrouve notre chouchou Peter, en cavale, qui fuit les Outrepasseurs et aide les Ferreux à se cacher dans Londres. Snezkhaïa n'a pas fini de faire parler d'elle car elle est bien décidée, avec la magie qui meurt, à usé le peu qu'il lui reste à détruire tout ce qu'elle peut sous une couche de neige sans précédent. Le Libérateur, plus encore que le deuxième tome, nous propose des duos improbables et des moments d'émotions intenses qui n'ont pas préservé mon sentimentalisme fragile. Je suis plus amoureuse encore de Peter, ce type, est magnifique, bien qu'un peu butté, qu'on s'entende. Et les créatures du monde de la magie n'ont d'autre choix que se serrer les coudes pour réussit à survivre. La mission de Peter est de libérer le Chasseur : pourquoi ? Où est-il ? Comment sauver Arnaut ? Le goupil se retrouve dans une position plus que délicate, serré dans un étau qui nous enserrera avec lui jusqu'à la toute fin. Rythme soutenu, actions alléchantes, le Libérateur clôt la série dans un final détonnant qui ne laisse que peu de répit aux lecteurs : Normaaaaal c'est la fin ( NOOOON, pourquoiiiiii ? - Toute les bonnes choses ont une fin, non ? ) et même si c'est compliqué de se dire que "Mince, c'est déjà fini", on ne peut pas dire que ma chouchoute Cindy ait fait les choses à moitié ! 

Succincts mais non moins importants, ces petits textes en début de chapitre qui nous en apprennent plus et encore plus sur un des mes personnages favoris : Le Chasseur, j'avais hâte de passer chapitre après chapitre pour découvrir ce qui m'attendait. Quand on pense au Chasseur on se pose une question, comme dans la pub Orangina " Mais pourquoi est-il si méchant ?" et "Parce queeeeeeee" c'est la réponse que nous donne ces incipit. Excellent, magnifique, I want moreeeee ! 
Mon évolution favorite dans ce roman : Hersent (j'ai déjà dit que j'adore ce prénom ?) et Hermeline. Je n'en dis pas plus, mais les fans, vous allez adorer ! Ouais, difficile de ne pas aimer ce que fait M'dame Van Wilder ! 


J'ai vraiment tout adoré dans cette série avec ce premier tome si particulier qui m'a appris d'avance que ce serait une série sans pareille ! Brillantissime, fabulotant, magnifiquation, uniquat : des mots inventés qui ne peuvent que traduire au mieux cette fabuleuse série! Merci pour ces moments (le premier qui me parle de l'ex première dame je le couic ! ), merci pour ta bonne humeur, merci pour ton talent et merci de m'avoir fait rêvé. Un irremplaçable dans ma bibliothèque. 



La Guerre du Lotus (T2) : Kinslayer de Jay Kristoff



Kinslayer est le deuxième tome de la série La Guerre du Lotus, il faut suite à Stormdancer. Il est paru le 20 Mars 2015. Le tome 3 est disponible en VO. Editeur : Bragelonne.


Quatrième de couverture
En assassinant le shogun, Yukiko a libéré les siens d’un dirigeant cruel. Alors que la menace d’une guerre civile gronde, la puissante Guilde du lotus complote afin de placer un homme de son choix à la tête de l’empire, et de nouveaux ennemis rassemblent leurs forces aux frontières du pays fragilisé. Propulsés au rang de héros par les rebelles, Yukiko et son tigre de tonnerre voient croître leur nombre d’adversaires. L’avenir d’un peuple entier tiendrait-il sur le fil d’un katana ?

* Chroniqué pour Fantasy Gate * 


Mon avis
Après mon immense coup de cÅ“ur pour le premier tome de La Guerre du Lotus, je ne pouvais que me lancer dans la suite de cette saga prometteuse dès sa sortie. Kinslayer reprend l'intrigue là où on l'avait laissé, Yukiko vient de tuer Shogun Yoritomo, elle emporte le corps de son défunt père dans les Iichi où les Ombres Kagé fomentent la suite de leur plan pour ruiner et achever la Guilde, défenseurs et créateurs du Lotus Rouge, cette plante qui alimente le peuple et les machines et qui tue la Terre a petit feu. Daishï et Kaori mènent la danse des Kagé et Yukiko se retrouve dans un rôle qu'elle ne souhaitait pas, elle devient le fleuron de lance de la rébellion et la principale arme des Kagés, avec son fidèle compagnon Buruu, elle chasse les ballons de la Guilde et essaie de déjouer leur plan. Mais son pouvoir commence à devenir incontrôlable, elle devra se lancer dans une quête initiatique qui ne se déroulera pas comme elle le croit. De son côté, l'ancien guildien Kin, qui s'est rallié pour Yukiko à la cause Kagé, se retrouve seul dans les Iichi alors que la jeune danseuse d'orage est partie chercher des réponses, malgré tout ce qu'il a fait pour la cause et Buruu, il n'est toujours pas accepté au sein de la bande, il va doubler ses efforts, mais comment savoir si cela sera assez ? Et tout est remis en cause avec la présence d'Ayane, ancienne insuffleuse de vie qui veut quitter sa coque et rejoindre les Ombres, la jeune guildienne avec ses 8 bras dans le dos va inspirer encore plus de méfiance dans le camp Kagé. Que va décider de faire Kin ? 


C'est dans ce climat plus qu'instable que nous envoie Jay Kristoff, loin de enthousiasme sans borne que j'accordais au premier tome, ce deuxième opus sert, selon moi, de transition à cette série qui va, toujours à mon humble avis, monter crescendo dès le troisième tome. Avec un panel de personnages fidèles et deux nouvelles cordes à son arc, l'auteur réussit à nous emporter dans son monde aussi facilement que la première fois, ce mélange Japon féodal et ambiance steampunk fonctionne du tonnerre (sans mauvais jeu de mots ) et l'auteur nous offre encore plus de descriptions, de nouveaux lieux et de détails sur les histoires des différents héros, bref, c'est encore une fois du génie. L'intrigue cependant, n'avance que trop peu à mon goût dans ce tome, je m'attendais à rentrer un peu plus dans cette fameuse guerre du Lotus et moi qui suis habituée aux histoires fantasy qui s'étalent sur plusieurs mois, ici, ce pavé de 500 pages tournent un peu en rond, et ne raconte que brièvement les quelques semaines qui séparent un important « rendez-vous » pour le Shogunat et un des personnages importants du premier tome : Hiro, le jeune samouraï de la garde, et amant de Yukiko. 

Pas de coup de cÅ“ur. Pourquoi ? Simplement parce qu'il m'a manqué la présence de Yukiko et Buruu, qui finalement, ne font que peu d'apparitions dans ce tome au profit de Kin et Hana. Deux protagonistes très importants de l'histoire, et surtout un Kin qui doit bien occuper à lui seul la moitié du roman, cela expliquerait d'ailleurs le titre « Kinslayer » mais j'avoue sincérement que si j'adore cette série c'est principalement pour le duo Yukiko-Buruu, leur relation si particulière qui m'avait interpellé dans le premier tome, leur humour, leur complicité, qu'on ne retrouve que trop peu dans cet opus. La danseuse d'orage, va par contre, nous faire enfin découvrir les gaijins, esclaves du Shogunat, et dont le physique n'est pas sans rappeler celui de nos amis Russes. J'ai vraiment hâte de connaître la suite de cette partie, j'aurais vraiment aimé que le roman traite principalement de cette rencontre. Ce qui n'est malheureusement pas le cas. N'en reste pas moins que Kinslayer est une excellente suite à La Guerre du Lotus, à la hauteur du premier tome avec cependant un petit manquement quant à la présence du duo phare de la série, je n'attend plus qu'une chose : le troisième tome. Si vous avez aimez Stormdancer, foncez sur Kinslayer !



Métamorphoses de Samantha Bailly



Métamorphoses s'inscrit dans le monde d'Oraisons crée par Samantha Bailly servant à la fois de préquelle et d'eclaircissement sur certains point de la première série Oraisons, Métamorphoses est un one-shot paru en Novembre 2014 chez Bragelonne.



Quatrième de couverture :  Dans la cité de Lyneroy, les commerces éclatants cohabitent avec les plus sombres marchés noirs…
Sonax a treize ans lorsque sa vie bascule. Jeune garçon androgyne destiné à suivre une voie dans la banque, il quitte tout pour le théâtre solaire, un lieu où il se découvre une nouvelle famille. Mais derrière la scène, entre faux-semblants et jeux de pouvoir, la réalité d’Hélderion n’a rien à envier aux drames qui se jouent sur les planches. Il ignore alors à quel point il va devoir apprendre à jouer un rôle en permanence, en découvrant les dangereuses coulisses de la cité la plus riche du royaume.
Entraîné dans des intrigues politiques qui le dépassent, il sera changé en polymorphe, un être capable de modifier son apparence à volonté…
Car quel acteur n’a jamais rêvé de contrôler l’histoire au gré de ses métamorphoses ?



* Chroniqué pour Fantasy Gate *

Mon avis :

Sorte de préquel à Oraisons, Métamorphoses reprend l’histoire des sÅ“urs Manérian, mais sous un aspect bien différent. Ici nous suivons la vie de Sonax, un personnage présent dans Oraisons, que j’avais d’ailleurs adoré. Samantha Bailly nous replonge en Heldérion pour le meilleur et pour le pire, je trouvais déjà l’univers de l’auteure très riche dans son premier intégrale, mais je trouve que ce « petit » (tout est relatif) spin-off apporte encore plus de consistance à celui-ci. Un vrai régal, du début à la fin.



Sonax est un jeune garçon à l’aspect androgyne, qui va voir sa vie basculer, le jour où un tragique accident vient semer le doute sur ce qu’il sera plus tard. Certain de vouloir partir, il décide de quitter sa riche mère et ses certitudes pour finir par atterrir dans les arrières salles du premier théâtre fixe. En Heldérion, toutes les troupes sont itinérantes ; il est alors le plus chanceux des jeunes hommes alors qu’il tombe sur la fille du propriétaire, qui, pris au cÅ“ur par la solitude de cet orphelin, oblige son père à l’accepter dans la troupe. Son physique particulier va vite lui valoir la vedette au sein de la troupe, il va alors comprendre tous les avantages que lui valent son côté androgyne et il va alors en jouer. Sonax, emporter dans la spirale politique d’Heldérion et transformé par Nwinver, va alors devenir l’homme à abattre. Une quête initiatique qui a tout pour plaire et dans laquelle je ne me suis pas ennuyée une seconde. 

Dans ce roman, tout est parfait, le rythme, le style et surtout, surtout les personnages. Samantha Bailly réussit encore avec un talent sans précédent à vous faire adhérer à ses héros et héroïnes sans aucun mal, pour ceux ayant déjà lu Oraisons, la moitié du travail est déjà fait, puisque le monde est déjà connu, et donc on oublie tout ce passage où il faut « faire connaissance » avec le monde des personnages, je me suis laissée porter dès les premières lignes dans la vie de Sonax et toute ses péripéties. D’ailleurs je vous recommande vivement de lire Oraisons avant de vous lancer dans Métamorphoses, car toute l’intrigue de ces romans vous ait révélé au fur et à mesure dans les chapitres, ce qui pourrait vraiment vous gâcher le plaisir de la lecture, car, une fois que vous aurez lu Métamorphoses, vous voudrez lire Oraisons et vous serez déçu d’avoir lu le spin-off avant et ce sera malheureusement trop tard. Vous êtes prévenu ! Métamorphoses est un récit rythmé sur les différents épisodes de la vie de Sonax, qui apportent chacun son lot d’actions et de surprises, l’auteure va intelligemment y glisser des éléments connexes avec sa trilogie Oraisons, des points qui vont venir éclaircir l’histoire de base mais aussi enrichir l’histoire de la famille Manérian et d’Helderion, j’ai eu plaisir à rencontrer à nouveau certains des personnages phares, mais d’un point de vue totalement différent, un vrai plaisir. 

Je suis la victime volontaire d’un terrible coup de cÅ“ur sur ce roman, Samantha Bailly m’a une fois encore épaté avec son talent sans demi-mesure et sa capacité à nous faire adhérer à son monde dès les premières lignes. J’espère retourner à nouveau en Héldérion un jour, car j’irais à nouveau avec joie. Par contre, au risque de me répéter à nouveau, je vous recommande chaudement de préférer la lecture d’Oraisons, avant de vous lancer dans l’excellent Métamorphoses.

Aeternia (T1) : la marche du prophète de Gabriel Katz


Je remercie une première fois chaleureusement les éditions Scrinéo qui m'ont permis de lire ce livre en avant-première ! 

Aeternia est la nouvelle série en deux tomes de Gabriel Katz, elle se déroule dans le même univers que Le Puits des Mémoires et la Maîtresse de Guerre. Le premier tome, la marche du prophète, paraîtra le 22 Janvier 2015 aux éditions Scrinéo.

Quatrième de couverture : Leth Marek, champion d?arènes, se retire invaincu, au sommet de sa gloire. Il a quarante ans, une belle fortune et deux jeunes fils qu?il connaît à peine. C?est à Kyrenia, la plus grande cité du monde, qu?il choisit de les élever, loin de la violence de sa terre natale. Lorsqu?il croise la route d?un culte itinérant, une étrange religion menée par un homme qui se dit prophète, l?ancien champion ignore que son voyage va basculer dans le chaos. À Kyrenia, où l?on adore la Grande Déesse et les puissants du Temple s?entredévorent, une guerre ouverte éclate entre deux cultes, réveillant les instincts les plus noirs. La hache de Leth Marek va de nouveau tremper dans le sang? Le plus violent des combats est celui que l?on mène contre ses propres croyances.



Il a empli mon cÅ“ur d'amour : Gabriel Katz a écrit « dans l’ombre » plus de 30 livres signés par des auteurs bien connus du grand public.
Passionné de fantastique, de jeux et d’univers virtuels, il nous livre ici une saga de fantasy ambitieuse. Trois tomes qui sont de véritables romans d’aventures où rebondissements, amour, violence, mystère, et humour ravageur donnent vie à son histoire, posée dans une époque fictive moyenâgeuse.




Mon avis: MERCIIII au service presse des éditions Scrinéo pour ce cadeau de Noël avant l'heure, autant vous dire que, quand je suis rentrée de cours, je me suis littéralement jetée sur le livre et que j'ai commencé à le lire dans la soirée.


Dans ce premier tome du nouveau diptyque de Gabriel Katz, nous sommes dans le même univers que celui du Puits de Mémoires, on y suit un ancien champion qui prend sa retraite, le puissant Leth Marek, avec l'argent qu'il a mis de côté grâce à ses combats, il décide de quitter le pays pour se rendre à Kyrenia : la plus grande cité du Monde. Il a déjà acheté une maison et son ex-femme décide de lui donner ses fils pour leur apprendre la vie, pour ainsi dire. Leth Marek étant un homme bon, la plupart des gens à son service, décide de faire le périlleux voyage jusqu'à Kyrenia avec lui pour le servir dans sa nouvelle vie. Mais voilà, en chemin le champion d'arène s'arrête dans une auberge et il est témoin de l'agression d'une jeune femme, deux hommes, fervents croyants en la Déesse, veulent balancer dans le puits où elle tire de l'eau car elle est une prêtresse d'Ochin. L'incident est évité, mais à quel prix ? Leth Marek se lance alors dans le dernier combat de sa vie.


Monsieur Katz.....Monsieur Katz, si jamais j'avais su que vous prévoyiez une telle fin pour ce premier tome, je vous aurais flagellé en place publique lors des Halliennales, avec vos beaux sourires et vos anecdotes vous avez su endormir la fauve en moi, mais voilà, là vous m'avez fait subir la pire chose au monde, la frustration du lecteur. Qu'est-ce donc que cette fin ? Ce devrait être proscrit, interdit, banni, non-autorisé, décimé de l'existence de tout roman. C'est vraiment fou de finir un roman sur une pareille note en sachant que vous allez devoir rendre des comptes dans les salons (avez-vous prévu des gardes du corps ? _ parce que vraiment vous allez en avoir besoin grrrrr).

Il est difficile de parler de ce roman sans trop en dire, car vraiment, il est - primo - parfait en tout point, tant par le rythme, le style, les personnages toujours aussi attachants, énervants, frustrants que dans Le Puits des Mémoires, mais aussi -deuzio - toute l'histoire, vole en deux p****** de lignes qui m'ont fait devenir chèvre, mince, je n'ai personne pour parler de ma frustration. L'univers est en tout point brillant, il ne déroge pas à la règle, il est tellement vrai que j'en ai des cailloux dans les chaussettes et de l'encens dans les sinus ! Parfait en tout point et même si je n'ose l'avouer, même la fin est parfaite, parce que comment finir mieux un roman qu'en......bah oui pas de chance, pour le savoir vous allez devoir le lire ;)

Dans La Marche du Prophète, on assiste à la venue d'un nouveau culte dans le pays, Le Culte d'Ochin qui vient se frotter au culte de la Grande Déesse, alors que le premier laisse sa chance aux plus pauvres en lui promettant qu'il peut aller au dessus de son rang, le second, vous vous doutez bien, dit que pour tout le monde, le destin est plus ou moins tracé et ne permet pas l'ascension sociale. Imaginez ce que le culte d'Ochin peut faire à la ville de Kyrenia, où il y a plus de serviteurs que de maîtres, le prophète leur apprend que le maître n'est rien sans ses serviteurs et que donc, tout le monde est important, de plus en plus de gens vont venir grossir les rangs du Culte d'Ochin, ce qui va créer de plus en plus de conflits, et c'est sous cette trame que nous suivons notre héro et son dessein de vengeance, lui qui a décidé de protèger les plus faibles. Une première bataille qui ne peut que dévoiler les contours de la guerre à venir dans le second tome. Magnifique, époustouflant, éblouissant, ébouriffant...bref Gabriel Katz.


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82/80



La dynastie du Royaume de Floss (T1) : Kahena de Margot Aguerre




Kahena est le premier volume de la série La Dynastie du Royaume de Floss en auto-édition chez Margot Aguerre. Pour l'instant la série est prévue en 3 tomes. Il est sorti en Septembre 2014.


Quatrième de couverture : Kahena est une jeune fille intrépide et solitaire qui vit avec sa famille en Altarine, un pays épargné par la guerre que mène Jaliorga, un sorcier haineux qui a décimé de nombreux peuples. Pourtant le temps presse. Kahena devra maîtriser la magie qui sommeille en elle pour faire face à cette terrifiante menace. Elle apprendra à se battre pour découvrir son identité et trouver sa place dans la résistance qui s’organise. Entre drame et espoir, Kahena est un livre pour les curieux en mal d’aventure et les rêveurs intrépides. Laissez-vous entraîner et séduire par ce premier volet de la trilogie de La Dynastie du Royaume de Floss.



Un coup de cœur pour votre chasseuse de Livre

Mon avis : C'est ma sœur qui est tombée par un pur hasard sur ce livre lors d'une énième séance de "courses" en famille. Chose tout a fait normale, j'ai lu ce livre avant ma soeur, curieuse que je suis quand il s'agit de fantasy, encore plus quand il s'agit de fantasy française et encore encore plus lorsqu'il s'agit de nouveaux auteurs de fantasy française. Kahena c'est donc le premier roman de Margot Aguerre, un roman auto-publié vraiment sublime, avec un travail éditorial qui n'a qu'un seul défaut la taille du livre et son poids, un peu lourd et encombrant à trimbaler avec soi. Pour le reste, le premier tome de La dynastie du Royaume de Floss est une vraie perle !

Dans ce roman on suit les aventures, et elles sont nombreuses, de la jeune Kahena, fille timide qui finira par devenir forte et téméraire au travers une trame de fond vraiment bluffante qui mélange intrigue politique et guerre approchante. La douce Kahena vit près de la forêt d'Ancitar avec ses parents et n'a pour seul ami que Robin, un jeune garçon solitaire et sauvage qui fait dans cette même forêt. Lors d'une sortie avec celui-ci pour retrouver un animal, les deux compagnons vont se retrouver comme projeter rapidement dans un monde parallèle qui leur apprendra que l'ennemi est à la porte du Royaume et qu'il faut préparer la guerre. Tout au long de ce premier volume de la vie de Kahena nous rencontrons un panel de personnages vraiment attachants et intéressants et l'on découvre nombre de péripéties qui nous poussent à aller toujours plus loin dans le livre. Un roman pour les bons lecteurs à partir de 15 ans qu'il faut mettre entre toute les mains. 


Margot Aguerre a vraiment l'art et la manière de raconter les histoires, on sent que l'histoire de Kahena vit dans ses pensées depuis des années au moins, le monde est mûrement réfléchi, beau à voir, intelligent et on pourrait presque croire qu'il existe, j'ai pris beaucoup de plaisir à voyager sur le dos des personnages à travers tout le Royaume de Floss allant toujours plus loin en prenant, cependant, toujours le temps de découvrir les régions que les différents protagonistes visitent. Tout a du sens dans ce roman, vraiment, j'ai été subjugué par la justesse des scènes, Margot Aguerre est vraiment amoureuse de son roman et elle souhaite vraiment nous inviter dans son monde, ce dont témoigne aussi le fait qu'elle a tout fait pour nous le rendre disponible à la vente, je suppose. D'ailleurs j'ai aussi été étonné car le roman est très ambitieux pour un public pré-adolescent, car la trame de l'histoire est longue, elle met du temps à prendre forme et elle a décidé de s'accorder du temps pour tout poser à plat et nous dire "Regarde, ici, ça se passe comme ça et là-bas c'est autrement" et bien que la guerre se prépare, nous ne subissons pas le rythme d'une action trop présente ou pressante, après tout, ne dit-on pas que Rome ne s'est pas faite en un jour ? C'est exactement la même chose avec Kahena, la petite fille va devoir apprendre à grandir et à faire grandir ses pouvoirs pour les utiliser pour le Bien commun, il faut qu'elle apprenne que dans la vie tout n'est ni Bien ni Mal, chacune des personnes qu'elle rencontre sont un mélange de ces deux aspects, des personnes vraies faîtes avec des qualités et des défauts et en cela, je trouve que le roman est un très bon pédagogue pour les jeunes sur le rapport à autrui tout en ne prenant pas la forme d'une leçon de morale. 

J'ai aussi adoré toute les nombreuses créatures fantastiques que l'on croise, comme les kobolds, ou encore le peuple des Nains, qui sont souvent mes passages favoris du livre et tout les autres. Je me suis vraiment retrouvée face à une fresque fantastique avec ses propres codes, ses propres peuples, on pourrait presque en vouloir une encyclopédie tellement le monde est immense et "complexe" dans sa formation. L'histoire défile sous nos yeux jusqu'au grand final où le ne souhaite qu'une chose : lire la suite ! 







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