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Derrière la porte de Sarah Waters



Angleterre, 1922. La guerre a laissé un monde sans hommes. Frances, vingt-six ans, promise à un avenir de vieille fille revêche, habite une grande maison dans une banlieue paisible de Londres avec sa mère. Pour payer leurs dettes, elles doivent sous-louer un étage.

L’arrivée de Lilian et de Leonard Barber, tout juste mariés, va bousculer leurs habitudes mais aussi leur sens des convenances. Frances découvre, inquiète et fascinée, le mode de vie des nouveaux arrivants : rires, éclats de voix, musique du gramophone fusent à tous les étages.


Mon avis 


Découverte au cours d’une conversation anodine avec ma collègue de littérature, Sarah Waters m’intriguait énormément. L’éditeur 10/18 en faisait une présentation rapide dans son petit catalogue de nouveautés. Après un « tu as déjà lu, ça ? » et un « oui, pas ce titre, mais si tu as l’occasion lis ce qu’elle fait tu vas adorer », je passais en caisse avec mon exemplaire de Derrière la Porte.


Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore l’auteure, Sarah Waters est reconnue pour ses romans où elle met en scène des personnages homosexuelles et plus précisément des lesbiennes, si on ajoute à cela tout le côté historique dans lequel elle fait se dérouler ses histoires, vous avez là un super argument pour vous faire offrir ce livre, et vite. Derrière la porte est son dernier roman, il va se pencher sur l’amour naissant entre deux femmes complètement différentes et qui n’auraient jamais du se rencontrer, autrement que dans cette période post première guerre mondiale.


L’Angleterre n’est pas au mieux, beaucoup d’hommes sont morts à la Guerre et les finances ne sont pas non plus au beau fixe ; difficile dans ces conditions d’entretenir une maison comme celle des Wray, Frances y vit avec sa mère depuis que père et frères sont morts et son avenir n’est autre que celui d’une vieille fille couvant sa mère jusqu’à sa mort. Mais voilà, Frances a une idée pour éponger les dettes qui s’accumulent : louer une partie de la maison. Elle transforme une partie du premier étage en petit appartement et l’annonce fait mouche, quelques temps plus tard les Barber sont prêts à s’installer chez elles.


Lilian et Leonard Barber sont des jeunes mariés, elle est une artiste sur le devenir et lui travaille pour une compagnie où il gagne assez bien sa vie. Venant chacun du monde ouvrier et de la vieille bourgeoisie anglaise, ces deux jeunes femmes n’étaient pas du tout amenées à se fréquenter un jour, et si le début de la cohabitation est difficile, Frances va vite se prendre au jeu d’écouter aux portes, de laisser traîner ses oreilles et ses yeux dans la vie de ce couple. Derrière la porte c’est avant tout un roman de classe, l’histoire d’un mélodrame et la naissance de sentiments controversés entre deux personnages au caractère très fort.


J’ai tout adoré dans ce roman, chaque ligne, chaque mot, chaque petit détail. Tout y est à sa place, les pages se tournent à une allure folle, et si certains ont trouvé qu’il ne se passait pas grand-chose, je peux vous avouer que j’ai trouvé qu’il s’y passait, d’une certaine manière, un million de choses. En fait, l’arrivée du camion avec les Barber, et surtout le premier regard entre Lil et Frances, déclenche, on le comprend bien plus tard dans la lecture, une sorte de mécanisme où toute les pièces s’imbriquent parfaitement. J’ai été étonnée du changement de situation assez abrupte vers le milieu du roman. D’une histoire d’amour interdit, on passe à quelque chose de plus sombre, plus dur et on commence vraiment à douter de tout depuis le début. Remarquable. Les deux femmes vont se retrouver face à la dure réalité de la vie, devoir franchir la porte de la chambre de Frances derrière laquelle elles se cachent pour faire face aux regards des autres, leur familles, leur mère et le monde, plus généralement et surtout elles-mêmes .



Si vous me suivez un peu sur la page du blog, vous devez déjà savoir que suite à cette lecture, je me suis procurée presque la moitié de ses romans et qu’à l’heure actuelle j’ai déjà terminé L’Indésirable et pratiquement achevé Ronde de Nuit. Je me suis découvert un réel amour pour la plume de Sarah Waters, de son soucis du détail, de sa description des passions amoureuses de ces femmes ahurissantes, de la réelle affection qu’elle porte elle-même à ses personnages et de son intérêt de toujours placé ses histoires dans un cadre historique compliqué pour deux femmes qui s’aiment. Mon histoire avec cette auteure est très loin d’être finie.   

Titre : Derrière la porte
Auteur : Sarah Waters
Éditeur : 10/18
Année : 2016 (poche)

La part des Ombres de Gabriel Katz


 La Part des Ombres est le dernier né de papa Katz, premier tome d'un diptyque paru chez Scrinéo le 13 octobre 2016. 



Quatrième de couverture : La Goranie était jadis une terre de conquérants, elle n’est plus aujourd’hui qu’un pays occupé, avec à sa tête un roi fantoche. Dix ans déjà que les Traceurs, peuple guerrier descendu des montagnes pour « pacifier » le pays, règnent en maîtres sur le royaume. Discipline, terreur, corruption, tout semble fonctionner sans le moindre accroc jusqu’au jour où tout bascule. Une noce qui tourne au drame, un massacre tenu secret… et un homme qui se dit revenu d’entre les morts, pour lever le peuple contre l’occupant. On l’appelle le Fantôme, et pour animer la lame de fond qui renversera le régime, il a besoin de combattants – des mercenaires de haut niveau, capables d’encadrer, de former, et d’affronter les terribles guerriers de la Trace.

C’est ainsi qu’entrent en scène trois personnages venus des quatre coins du monde (et surtout des autres séries de Gabriel Katz) : une maîtresse de guerre, un gladiateur de haute volée et… un beau gosse qui ne sait pas très bien comment il s’est fait entraîner là-dedans.




Mon avis : Après ses six romans fantasy qui ont tout emporté sur leur passage, après des prix et des prix qui pleuvent sur ses titres, Gabriel Katz est de retour avec un nouveau diptyque qui envoie du lourd et qui a comblé ma fan attitude à 100% car on retrouve trois personnages emblématiques des autres séries ! 

La part des Ombres nous fait découvrir un nouvel espace du grand monde que nous propose l'auteur, la Goranie. Un pays qui a été envahi par un peuple des montagnes voilà une dizaines d'années, un peuple de guerriers acariâtres : Les Traceurs. Mais voilà qu'après 10 ans de paix - de soumission sans protester diront d'autres - la Goranie est au bord de l'implosion à cause de la mort d'un village entier, radié de la carte de sang froid par le fils du Gouverneur de Goranie, un Traceur. Le peuple se soulève et voilà que nos trois amis entrent en scène pour le plus grand plaisir des fans : Une guerrière redoutable : Kaelyn, un beau gosse sachant très peu manier l'épée : Olen et un ancien gladiateur chauve et drolissime : Desmeon. A partir de là, vous l'aurez compris, vous n'aurez plus qu'à vous régaler. 

Un plaisir sans limite, un livre - comme d'habitude - trop court et une intrigue toujours réussi ! Gabriel Katz nous a habitué au meilleur, et La Part des Ombres ne déroge pas à la règle, tout y est pour vous faire adhérer dès les premières pages. On y retrouve tout le savoir faire de l'auteur, et pour notre plus grand plaisir, trois anciens héros pour lesquels on retrouve toute la complexité de chacun et je dois avouer que faire cohabiter ces trois personnages est la meilleure idée du siècle, ça fonctionne tout de suite, et en quelque sorte ça allait de soi qu'ils finissent par se rencontre, le seul soucis ? On en veut encore et pour ma part j'aurais adorais qu'Olen nous donne quelques nouvelles de ses deux comparses mais bon, peut être faut-il ne pas trop en demander ? Garanti anti-spoil, je ne pourrais vous en dire plus sinon que Gabriel réussit à nous faire découvrir et apprécier ses nouveaux personnages même si je déteste à nouveau une nana ( faut croire qu'il le fait exprès - ou alors c'est de la jalousie ? ) et qu'on découvre un nouveau pays avec tout le bagage que nous avons des anciens territoires ( à quand une carte ou un livre spécial sur l'histoire des pays ? oui c'est de la fan attitude total je sais ) Nul doute que ce nouveau Katz mérite une place - et la plus belle - sur vos étagères et que vous n'aurez qu'une hâte à la fin du livre : Avoir la suite ! 

Les Pluies de Vincent Villeminot


Les Pluies est le dernier roman de Vincent Villeminot paru chez Fleurus, le 8 septembre. C'est un roman dystopique en plusieurs volumes.


Quatrième de couverture :

C'était parce qu'il pleuvait depuis maintenant quatre mois. Une pluie serrée, violente, une pluie de mousson qui paraissait blanche la nuit dans les phares ou la lumière, et faisait un voile gris sur toutes choses, le jour, à plus de quelques mètres. Le phénomène, inexplicable, échappait à toute logique, à toute prévision, à tout modèle, à toute saison.Il se perpétuait. Partout, les eaux avaient monté, les rivières enflées, on consolidait les digues, on en bâtissait d'autres, plus hautes, mais qui se révélaient de nouveau insuffisantes. Les montagnes ruisselaient. Les fleuves débordaient. Des plaines autrefois agricoles ressemblaient à des marécages 
Mais Kosh n'avait pas besoin de voir le soleil les éclairer pour savoir que le vert des yeux de Lou était menthe à l'eau. Et qu'ils étaient la plus belle chose qu'il ait jamais vue. Surtout lorsqu'elle souriait. Qu'il la faisait sourire.
L'eau monte, les digues sont sur le point de céder, il faut évacuer. Sur le port, les réfugiés se battent pour prendre place dans les derniers bateaux, pris de panique, convaincus qu'il s'agit là du dernier espoir de s'en sortir. C'est une cohue indescriptible et au moment d'embarquer, dans un mouvement de foule, Kosh est arraché à Lou. Dernier échange de regards.
"Survis..." la supplie-t-il. "Survis, et moi, je te retrouverai."




Mon avis : Voici certainement l'un de mes plus grands coup de cÅ“ur de cette année et LE roman de la rentrée littéraire ado à ne pas manquer. J'ai tout simplement dévoré ce roman de Vincent Villeminot - après la petite deception de son précédent livre (qui est sorti le même jour que celui-là) - en à peine quelques heures je me suis retrouvée victime consentante d'un page turner plus qu'addictif. 


Kosh et Lou, deux personnages au cÅ“ur de ce roman dystopique qui se déroule on ne sait où. Kosh est un jeune garçon à la carrure musclée et à la peau tanné par le soleil dû au travail qu'il fait dans la ferme de ses parents. Lou, de son côté est une jeune fille qui a débarqué dans la ville il y a peu de temps et qui doit faire face aux nombreuses absences de ses parents -artistes - qui sillonnent les routes pour l'amour de leur art. Cela fait plusieurs mois que des pluies incessantes s'abattent partout dans le monde, rien pour les arrêter, pas un seul rayon de lumière à travers des nuages gris, mais le pire est à venir. Les eaux sortent de leur lit et commencent à se déverser partout en ville, face à ce nouveau déluge Kosh et son frère doivent survivre et s'enfuir mais ce ne sera pas sans Lou et ses frères et soeurs - un bébé - qu'ils vont devoir nourrir tout au long du chemin. Commence pour eux un voyage semé d'embûches où l'homme devient le principal ennemi de l'homme. Incroyablement troublant et criant de réalisme. 

J'ai tout adoré dans ce livre, tout. Les personnages sont parfaitement imparfaits, chacun d'eux à une réelle place au sein de l'intrigue et sont décrits de façon incroyables, l'auteur a bien fait attention à dévoiler la psychologie de chacun et les caractères des uns et des autres sont difficiles pour la cohabitation forcée du groupe. Ce qui rend le récit d'autant plus crédible et les personnages attachants au possible ; en fait chacun d'entre eux semblent réels presque palpables. Ce paysage de pluie incessante donne une atmosphère lourde et sombre au roman et ajoute à l'angoisse de voir nos héros s'en sortir. J'ai souvent eu l'impression de recevoir comme de l'humidité et une sensation moite sur ma peau et j'étais heureuse de lire ce roman bien au chaud et au sec au contraire de nos amis. Cette fin du monde absolument atroce mais pourtant envisageable, nous donne en plus à réfléchir sur l'evolution des problèmes écologiques dont nous sommes les coupables, sans pour autant nous faire une leçon. Ce que j'ai particulièrement apprécié c'est les différents rapports que vont avoir nos héros avec les gens qui les entourent. Dévoilant chaque fois une laideur de l'âme humaine en cas de devoir de survivre. Bref, grandiose. 

Vous l'aurez compris, Vincent à conquis mon coeur. Les Pluies est un roman grandiose à mettre dans les mains des lecteurs à partir de 12 ans. Chacun n'en sortira pas indemne et j'attends la suite avec une impatience non dissimulée ! Foncez !



S'enfuir de Martyn Bedford



S'enfuir est le premier roman de Martyn Bedford paru chez Nathan en Juin 2016. 


Quatrième de couverture :  Pourquoi attendre de vivre vraiment ?
Gloria mène une vie normale d'adolescente de 15 ans. Et elle s’ennuie. Jusqu’au jour où un garçon mystérieux fait irruption dans sa classe : Uman est drôle, intelligent, d’une assurance désarmante. Il fait ce qu’il veut sans attacher la moindre importance à ce que les autres pensent.
Il est tout ce que Gloria voudrait être. Il est la promesse de vivre enfin pleinement, de vibrer, d’aimer.
Alors quand il lui propose de partir, de camper en forêt, de choisir leurs destinations à pile ou face… Gloria s'enfuit avec lui sans regrets, et sans prévenir personne.


* JE REMERCIE LES EDITIONS NATHAN POUR CE PARTENARIAT *


Mon avis : S'enfuir est un roman vraiment original, loin de la simple histoire d'amour naissante entre deux adolescents, Martyn Bedford nous offre une histoire qui mêle roman de voyage mais aussi un petit côté thriller, sur lequel je reviendrai plus tard. Le livre est totalement addictif, et ses - presque - 400 pages se lisent quasiment d'une traite. Un régal !

Gloria est une jeune fille de 15 ans, qui vit une vie d'ado plus qu'ordinaire dans une petite ville d'Angleterre. Elle prépare son entrée au lycée, travaille plutôt bien et a une vie sociale bien remplie. Bref, Gloria a tout pour être heureuse mais elle aimerait par moment que la vie présente plus de surprises. Que penser de la venue de ce jeune garçon qui débarque dans sa classe comme s'il était le roi du monde ? Pour qui se prend-il à répondre de façon insolente à ses professeurs ? Et pourquoi son image hante autant Gloria ? D'ailleurs, de toute les filles de la classe, pourquoi avoir voulu s'asseoir justement à côté d'elle, sans compter que sa meilleure amie lui a laissé la place sans broncher. Uman, de son prénom, serait-il une sorte de magicien ou de manipulateur. Au bout de quelques jours seulement, les deux ados traînent ensemble et un réel lien se tisse entre les deux protagonistes. Un jour, Gloria ment à ses parents pour dormir chez Uman et le lendemain elle ne rentre pas. Où est passée la jeune fille ?

Le roman commence de manière fort intéressante, les chapitres se forment autour de 20 questions qui sont posées à Gloria par une policière. A la fois récit et interrogatoire, Gloria nous narre ses 15 jours d'absence et tout ce qu'elle a du affronter et vivre en chemin. Des moments de bonheur intense à la faim extrême des derniers jours, la jeune fille nous raconte tout dans le détail. On se prend rapidement au jeu de l'enquêtrice et nous n'avons qu'une question au bord des lèvres : Où est passé Uman ? Et quel mystère traîne autour de ce personnage alambiqué ?

Bien plus qu'un simple roman sur une fugue entre adolescents, Martyn Bedford nous offre un roman sur le fait de grandir, de vivre pleinement et sur l'affranchissements des jeunes. Les deux jeunes gens se font beaucoup de réflexions sur la vie, sur le système de vie monotone de tout un chacun, des questionnements que j'ai adoré lire et qui apporte ce petit plus au roman qui en a fait un véritable coup de cœur. C'était pour moi, 400 pages de pur régal !

The Memory Book de Lara Avery


The Memory Book est le premier roman de Lara Avery paru chez Lumen le 12 Mai 2016.



Quatrième de couverture : On me dit que ma mémoire ne sera plus jamais la même, que je vais commencer à oublier des choses. Au début juste quelques-unes, mais ensuite beaucoup plus. Alors je t'écris, cher futur moi, pour que tu te souviennes ! 
Sam a toujours eu un plan : sortir première du lycée et filer vivre à New York. Rien ne l'en empêchera – pas même une anomalie génétique rare qui, lentement, va commencer à lui voler ses souvenirs, puis sa santé. Désormais, ce qu'il lui faut, c'est un nouveau plan. 
C'est ainsi que naît son journal : ce sont les notes qu'elle s'envoie à elle-même dans le futur, la trace des heures, petites et grandes, qu'elle vit. C'est là qu'elle consignera chaque détail proche de la perfection de son premier rendez-vous avec son amour de toujours, Stuart. Le but ? Contre toute ttente, contre vents et marées : ne rien oublier. 

Au détour des pages de The Memory Book, mélange étonnant d'extraits de son journal, de notes personnelles et de messages de son entourage, vous ne pourrez que tomber amoureux de Sam, une fille comme aucune autre qui apprend à vivre sa vie à pleines dents, même si ce n'est pas celle qu'elle avait planifiée.



Mon avis : Depuis que j'avais reçu à la librairie le communiqué de presse j'étais plus que pressée de me lancer dans la lecture de ce roman signé Lara Avery. Un histoire accrocheuse, un personnage principal qui crée déjà en moi de l'empathie et une parution Lumen, comment ne pas craquer ? 

Et bien, on ne peut pas. Et quelle ne fut pas ma surprise de le voir apparaître dans mon armoire à SP ! Bref, vous l'aurez compris, j'ai eu l'occasion de lire cette petite pépite et j'ai ADORE ! Je vous raconte ici pourquoi !

Sammy est une jeune fille qui a déjà planifié toute sa vie : obtenir son diplôme, aller dans les meilleurs facs, faire des études de Droit et devenir une femme à la carrière brillante. Se marier, avoir une vie de famille comblée. Soit, sa vie est déjà toute tracée rien ne pourra venir lui mettre des bâtons dans les roues, enfin, ça c'était avant qu'on lui apprenne qu'elle était atteinte d'une maladie grave, rare et sans possibilité de retour.
    Elle l'appelle NPC, elle la maudit, mais elle sait qu'elle ne peut rien y faire. Mais comme elle ne baissera jamais les bras, elle a une idée, se battre et se souvenir. Car sa maladie touche principalement son cerveau et plus particulièrement sa mémoire. Des morceaux de qui elle était vont finir par disparaître et Sammy ne peut pas accepter ça, elle décide donc d'écrire, de s'écrire à soi-même plus exactement, à la Sammy du futur. Elle s'arme de son ordinateur partout où elle part et rédige tout ce qu'elle vit. Sans fard, sans nuance, rien que ce qu'elle ressent et la vérité pur. Alors quand le garçon qu'elle aime en secret réapparaît dans sa ville, elle se dit qu'elle va peut être commencer à vivre pleinement. 

Un roman sublimissime qui m'a tiré rires et larmes, une héroïne attachante au possible qui a su me conquérir dès les premières pages. Le roman raconté sous forme d'entrées dans un journal intime nous invite et nous immisce directement dans la vie de la jeune Sam, pour notre plus grand plaisir. Je me suis tout de suite sentie investie dans la vie de la jeune fille, et j'ai pris part à son combat du début à la toute fin. The Memory Book fait parti de ses romans magiques où l'on comprend que la fin sera sans doute tragique mais que la lecture nous verra en sortir grandi. 
Une perle littéraire, un diamant brut entre les mains des lecteurs, n'oubliez pas vos mouchoirs, n'y laisser pas votre cÅ“ur et prévoyez du temps devant vous, car une fois plongé dans The Memory Book, impossible d'en sortir et encore moins d'en sortir indemne. 

Coup de cœur absolu !


Divergente 3 : Au delà du mur de Veronica Roth


Divergente 3 est paru aux éditions Nathan en Mai 2014, il s'agit du dernier tome de la trilogie. Le troisième et avant-dernier volet sort aujourd'hui au cinéma ! Foncez dans les salles sombres !

Quatrième de couverture : Le règne des factions a laissé place à une nouvelle dictature. Tris et ses amis refusent de s'y soumettre. Ils doivent s'enfuir. Mais que trouveront-ils au-delà de la clôture ? Et si tout n'était que mensonge ?



Mon avis : Fin des aventures de Tris avec ce dernier volet pour la trilogie Divergente ! On retrouve Tris et Quatre prêts à partir pour aller au delà de l'enceinte qui clôture la ville, en compagnie d'Uriah, Christina et Caleb. Le groupe se met en route pour échapper à la dictature d'Evelyne, la mère de Quatre qui a repris les mains du pouvoir avec les sans-factions ! Plus de 400 pages de folie pour mettre un terme à cette saga dystopique qui a fait le tour du monde et conquis des milliers de lecteurs en France. 


Ce tome est un récit à deux voix, ce qui change des deux premiers. On peut profiter de la vision de Tris en plus de celle de Tobias, ce qui va être plus que nécessaire à certains moments de l'histoire, car oui les secrets en Tobias et Tris ne sont pas prêts de finir et avec ce que nos deux tourtereaux vont apprendre : leur amour va être mis à rude épreuve. Pour autant, toujours pas de récit guimauve et chocolat et une Tris encore plus impliquée dans le sort qui attend Chicago. On en apprend enfin plus sur le "pourquoi" du "comment" après la diffusion de la vidéo à la fin du deuxième tome. Difficile de parler de ce tome ci sans rien spoiler, mais le rythme est là, l'action est là, les révélations sont là et on comprend vite que les héros ont quitté une dictature pour en retrouver une autre. Je me suis sentie tout de suite impliquée dans ma lecture et Veronica Roth apporte des réponses aux questionnements que les lecteurs ont soulevé pendant la lecture de la saga. J'ai aimé de bout en bout et la fin, pour celles et ceux l'ayant déjà lu, ne pouvait mieux finir. En fait je n'aurais pas vu une autre fin, même si au départ je la voyais se dérouler autrement.

Rien à dire de plus pour un no spoil garanti à part le fait que j'ai adoré, plus que tout ! Et que je m'en veux de ne pas l'avoir lu plus tôt. Bref, foncez foncez foncez et surtout ne vous arrêtez pas en chemin ! 

Divergente 2 : Insurrection de Veronica Roth




Insurrection est le second opus de la saga Divergente écrite par Veronica Roth ! C'est l'avant dernierrrrrr ! Le dernier volet sort au cinéma le 9 mars prochain !

Quatrième de couverture

Abandonnant une ville à feu et à sang, Tris est en fuite. Grâce à ses facultés de Divergente, elle a réussi à échapper au programme des Érudits qui a manipulé et lancé les soldats Audacieux à l'assaut des Altruistes. En trois jours, Tris a perdu sa faction, ses amis, ses parents. Pourtant, elle n'a pas le droit de baisser les bras. Elle seule peut se dresser face aux Érudits. Les combats ont repris, et le temps presse....



Mon avis : A l'approche de la sortie cinéma du dernier volet de la trilogie de Divergente, j'ai voulu me mettre à jour dans la série de Veronica Roth dont le premier tome m'avait fait forte impression. Ni une, ni deux, me voilà en vacances pour une semaine ( Dimanche c'est déjà fini, sniff) et c'est l'occasion parfaite pour me lancer. 

Bon sang ! Pourquoi ai-je attendu si longtemps pour lire cette satanée suite ?! Je me suis régalée de bout en bout, j'en ai pris plein les "yeux" même si j'avais peur de ne pas trop appréciée le fait qu'on était plus du tout dans la partie initiation de Tris. Dans Insurection... Insurrrection, Insurrection ( Un jour je l'écrirais en une fois sans me tromper lol) on retrouve Quatre, Tris et les autres juste après la fin de la simulation des audacieux et le massacre des Altruistes. Jeanine continue de vouloir prendre le pouvoir sur tout le monde et Tris et les autres n'ont eu d'autre choix que de chercher refuge chez les Fraternels. Ils vont devoir apprendre à cohabiter, se mettre d'accord sur un plan pour signer la fin de la dictature des Erudits mais un secret que Marcus, le père de Quatre, ne veut pas dévoiler va faire douter Tris, la divergente. Dans ce second opus l'auteure nous amène encore plus loin dans le monde de Tris, avec l'arrivée des sans-factions, et la venue d'un personnage dont on ne se doutait que trop peu de l'existence. Nous voilà en plein cœur d'une insurrection (Ouais, du premier coup !) où chacun va devoir remettre en question sa loyauté à sa faction et se poser la question du bien ou du mal. ^

Les esprits s'échauffent et rien n'est joué, avec la fin du premier tome, l'auteure m'avait laissé dans un flou total quant à la suite des aventures de Tobias et Tris. Avec Insurrection c'est du pareil au même, Veronica Roth nous offre des réponses à nos questions pour encore plus de questionnement sur la suite des événement. On ne sait trop à quel saint se vouer et le point de vue de Tris nous enferme dans sa vision des choses, ne nous permettant pas d'en apprendre plus qu'elle ! J'adore tout simplement ! Qui doit-elle croire ? Suivre ? Quels choix faire ? Ecouter sa raison ou son cœur ? Oeuvrer pour le mieux ou pour son bien, à elle et aux siens ?
Dans ce second tome tout est pensé pour que ça bouge à chaque chapitre, pour que le lecteur puisse à peine reprendre son souffle. Je n'ai pas vu le temps passé et je n'ai qu'une hâte me jeter dans le troisième et dernier tome dans les aventures de Tris. (Oui, je plaide coupable j'y suis déjà depuis hier soir et j'ai eu du mal à aller me coucher !) 

Bref, que du bonheur, que du kiff, que de l'amour pour ce deuxième tome de Divergente ! Sur ce, je vous laisse, j'ai rendez vous avec Koh Lanta et j'ai une after de prévue avec Tris et Tobias ! See You Soon !!

Alive de Scott Sigler


Alive est le premier tome de la série dystopique écrite par Scott Sigler, The Generations. C'est tout beau, tout neuf car ça vient de paraître chez Lumen en Fevrier.


Quatrième de couverture : Em se réveille dans les ténèbres, seule, entravée dans un espace confiné qui ressemble à un sarcophage. Elle sait que c’est le jour de son anniversaire mais… c’est tout. Elle ne se rappelle ni son nom, ni ce qu’elle a fait la veille, ni le visage de ses parents. Elle n’y comprend absolument rien. Lorsqu’elle parvient, à force de volonté, à se libérer de ce piège, elle découvre, autour d’elle, onze autres cercueils, dont certains occupants sont encore en vie. Une initiale et un nom de famille sont gravés sur chaque sarcophage.La jeune fille prend la tête du petit groupe d’adolescents – qui pensent tous avoir douze ans, mais qui en paraissent plutôt dix-sept – et découvre un labyrinthe de couloirs poussiéreux, constellés par endroits d’ossements. Se trouvent-ils sous terre ? Y a-t-il d’autres survivants ? Comment trouver eau et nourriture ? Et surtout : qui sont-ils, quels sont ces étranges symboles qui marquent leur front, comment se sont-ils donc retrouvés là ?



Mon avis : Quand je dis à tous les clients qui passent dans mes rayons à la librairie que : "Lumen, vous pouvez y aller les yeux fermés " ! Avec Alive, les éditions Lumen frappent encore fort ! Un vrai régal de lecture, une dystopie absolue !

Quand j'ai eu ce petit bébé dans les mains, je savais qu'il avait été taillé pour moi. La quatrième de couverture promet un mélange à la James Dashner et Sa Majesté des mouches, un huis-clos avec un groupe de jeunes gens qui vont se retrouver livrés à eux-mêmes après un réveil difficile.

Em Savage est le premier personnage que l'on croise, elle se reveille et se rend compte qu'elle est enfermé dans une sorte de cercueil de pierre et se fait attaquer par un serpent qui essaie de la piquer dans le cou. Une fois sorti, elle voit qu'autour d'elle trône d'autres cercueils, tous fermés. Elle entend un cri dans l'un deux et lui vient en aide. Tout commence là. Dans cette salle froide et sombre. Il se formera un petit groupe qui n'aura qu'une envie : sortir de ces couloirs sans fin. Vite ils se rendent compte qu'il se cache des choses étranges et qu'il n'y a peut-être aucune sortie.

Huis-clos, choc des caractères des personnages et survie sont au programme de ce roman. Dans leur tête, les héros du livre pensent avoir 12 ans, bien que leurs corps leur donne plutôt 18 - 19 ans. Vite, ils vont devoir apprendre à faire fasse à toutes sorte de situations et chacun des personnages va voir son caractère prendre forme au fil des pages. Em reste le personnage phare du roman se retrouvant au centre du récit, cheftaine du groupe et est aussi celle qui prend toute les décisions. Elle est souvent confrontée à ses erreurs, sa place de chef sera remise en compte et Savage devra faire face à des choix difficiles mais aussi à sa personnalité profonde : qui est-elle vraiment ? D'où lui viennent ses élans de cruauté ?

Pour des raisons  de "no spoil ever" je ne pourrais pas vous en dire plus sur la suite du roman, bien que l'envie de "Oh mon dieu ce retournement de fou, c'est quoi cette fin ? Et c'est quand la suite" ne manque pas. Tout ce que je peux vous dire c'est que jamais je n'aurais imaginé ça, j'ai lu les deux dernières parties du roman d'une traite car je n'en pouvais plus d'attendre et que j'ai tourné avidement les pages blanches de la fin espérant y voir apparaître la suite, j'ai même testé le fourchelangue mais impossible de voir quoi que ce soit. Diantre !

En bref, un roman qui ouattataa-ti-faaaa défonce de ouf', un coup de coeur monumental qui offre un des retournements de situations les plus dingues de l'histoire de la dystopie et un auteur qui nous promet du lourd pour la suite. Rien a jeter, rien a ajouter, Alive c'est de la bombe.

Iris empoisonnée de Cindy Mezni


Iris empoisonnée est le premier tome de la nouvelle trilogie écrite par Cindy Mezni. Il ai paru chez J'ai Lu le 2 Septembre 2015. Deux autres tomes sont prévus ! 

Quatrième de couverture :

Athènes était autrefois le berceau de la civilisation. Aujourd’hui, la région se nomme Tartaros et est en train de devenir, lentement mais sûrement, le tombeau de l’humanité.
Le Fléau Pourpre, un virus mortel, a marqué la planète de son empreinte, les hommes dans leur chair. Le désespoir, la violence et la pauvreté sont les maîtres mots de ce nouveau monde.

Au cÅ“ur de cet univers, Irisya, 16 ans, vit recluse, protégée de l’extérieur par son frère, Memphis.

Jusqu’au jour où ce dernier disparait.

Irisya n’a pas le choix. Pour le sauver, pour survivre, elle va devoir affronter tous les dangers.




Mon avis : Mieux vaut tard que jamais comme le dit le dicton ! Plusieurs semaines après avoir craqué sur ce livre en librairie et après l'avoir lu, je vous donne enfin mon avis sur ce coup de coeur de l'année 2015. Amoureux des dystopies qui dépotent, suivez le guide ! 

Quelle bonne surprise que cette dystopie française croisée grâce à un regard en coin dans le rayon de ma collègue au boulot. C'est violet, ça à l'air d'exploser, c'est du semi-poche j'ai lu et en plus, en tournant le roman, c'est une dystopie qui promet du sang, de l'action et qui parle de virus. Il n'en faut pas plus à une chasseuse de livres qui ne savait pas quoi lire en ce mois d'Octobre 2015. Après mon gros flop de lecture de dy-dys française avec Digitale, j'en voulais un bon, qui innove, qui promet du lourd et qui m'en fait ressentir des tonnes. Bien m'en a pris ! 

Cindy Mezni nous offre une Athènes froide, en ruine et cruelle où les gens sont recoupés en caste. Les sains qui n'ont pas été atteint par le Fléau Pourpre et les autres, rebus de la société, qui vivent dans les bas quartier de la ville. Les bas quartiers fonctionnent en autarcie, avec leur propres lois, leurs propres chefs - souvent des cartels de drogues ou des revendeurs de plaisirs charnels - c'est dans ce monde qui grandissent Memphis et Irisya. Alors que la jeune filles de 16 ans vit dans l'ombre, recluse en sa demeure car elle est une non-infectée, donc une cible des victimes du Fléau ; elle devra aller affronter Tartaros et ses dangers pour sauver son frère Memphis qui en prise avec un chef de gang, celui-ci à été fait prisonnier. Dans ce monde de violence et de pauvreté, Irisya va devoir cacher sa nature et prendre sa vie en main. Elle finira par croiser deux rebuts d'Athènes : Gem et Cillian... 


Quel bonheur d'être tombée sur un aussi bon roman ! Je n'ai pas lâché ma lecture, rêvant de voir passer ma journée de travail au plus vite pour regagner mon canapé ou mon lit pour suivre les démêlés d'Irisya dans Tartaros au plus vite ! Mêlant intrigue et actions avec un talent non feint, l'auteure nous emmène dans son univers en seulement quelques chapitres. Avec des personnages tous plus intéressants  les uns que les autres, et des personnages secondaires ne servant pas uniquement de faire-valoir ou de trame de fond à l'histoire, Cindy Mezni a su travailler chacun de ses personnages de façon juste et claire ! On croit en son monde, on croit en son histoire et on s'y croirait presque ! 

700 pages d'un pur délice, 700 pages de dystopie qui n'a rien a envié à nos voisins outre-Atlantique ! Iris empoisonnée nous emmène dans tout ce que j'aime dans ce genre de livres : une intrigue bien ficelée, un monde en perdition et une auteure qui n'a pas peur de faire souffrir ses personnages principaux (no pity in this place, Okay ? ) Marquant son récit d'un rythme haletant, Cindy a su amené son lecteur vers la fin sans se rendre compte des chapitres qui défilaient, me rendant plus accro encore sur la fin, ne laissant qu'une seule pensée à la pauvre lectrice que je suis : la suite ! 

Sans conteste un des meilleurs romans de dystopie que j'ai lu jusqu'à présent (en comptant Hunger Games et Pure de Julianna Baggot), je ne peux que vous inviter à vous....JETER DESSUS DANS L'INSTANT, pour ma part je n'ai plus qu'à.....

... Attendre la suite

Si c'est la fin du monde de Tommy Wallach

Si c'est la fin du monde est le premier roman écrit par Tommy Wallach. Le roman est paru aux éditions Nathan le 7 janvier 2016.


Résumé :

Avant, on était définis par des étiquettes: le sportif, l'intello, la salope, le glandeur.
Mais ensuite, tout a changé.
La fin du monde a été annoncée.
Un astéroïde arrivait dans deux mois.
Il avait deux chances sur trois de faire exploser la Terre.
Il ne restait que deux mois.

Deux mois pour renoncer aux étiquettes.
Deux mois pour réaliser ses rêves.
Deux mois pour s'aimer, pour être libres, pour être heureux.
Deux mois pour vivre.

Pour vivre vraiment.


 
* MERCI AUX ÉDITIONS NATHAN POUR CE PARTENARIAT*
*Il s'agit d'une lecteur d’épreuve non corrigée*



Mon avis : Mon premier livre de l'année 2016 et mon premier coup de cÅ“ur de l'année. Dans ce premier roman de Tommy Wallach, l'auteur nous offre un récit vraiment poignant sur l'avenir de quatre adolescents. Dans un avenir proche, dans une petite ville des Etats-Unis, Anita, Peter, Eliza et Andy sont quatre lyceens a qui l'avenir ne fait que tendre les bras. Mais alors que chacun vaque à ses occupations un soir de Février, une étrange nouvelle est annoncée sur les ondes et à la télévision : un astéroïde est en route vers la Terre. Les prévisions sont claires : l’astéroïde à deux chances sur trois de venir s'écraser sur la planète Bleue. 

 Alors je vous vois venir, vous allez dire que c'est un énième livre sur la fin du monde, mais voilà, Si c'est la fin du monde a vraiment ce petit truc en plus, cette façon d'amener le lecteur sur une dimension plus grande de la lecture. Car ce roman n'est pas un condensé d'actions, ni un récit où il y a les bons et les méchants. Tommy Wallach nous offre au contraire un récit aux allures de John Green, amenant ses personnages sur le devant de la scène. On se sent comme happé dans la vie de ses quatre protagonistes qui vont nous emmener du jour de l'annonce de la catastrophe, aux quelques heures décisives.

Chacun des personnages nous présentent son côté le plus humain, on passe par la détresse, l'espoir; l'envie de vivre et l'envie de mourir sur l'instant aussi. En fait, ce roman fait vraiment reflechir le lecteur sur la façon d'aborder les rapports humains, d'imaginer son avenir et tout l'importance qu'on donne au "ce qui sera" au détriment de ce qui est. J'ai trouvé les points de vues féminins comme les meilleurs du roman, Anita et Eliza ont été tout au long de ces 500 pages, mes favorites, et le changement de vie total d'Anita est pour moi le plus remarquable et le mieux travaillé de tout le roman, Bien qu'Andy et Peter ne soit pas en reste, d'ailleurs Peter a vraiment ce quelque chose d'attachant, et est un adolescent en constante quête de soi. C'est celui qui, on peut le penser, a le moins de raison de se poser les questions. Star de l’équipe du lycée, avec une petite amie aimante et en plus la bombe du bahut, une bourse sportive pour rejoindre la faculté de ses rêves, et une carrière de sportif emerite dans le viseur. Mais l'arrivée de l’astéroïde va lui faire complétement revoir les choses : doit-il continuer à poursuivre son but, doit-il vivre pour ce qu'il souhaite vraiment ? 

Toute la magie de ce livre réside dans la capacité de l'auteur a nous raconter cette histoire, ces vies, de façon à intéresser le lecteur sans pour autant y insérer des scènes de fin du monde, de catastrophes, de mort. Je me suis tout de suite sentie intéressée, sans vraiment savoir comment expliquer cet engouement pour ma lecture. J'ai versé ma larme, j'ai ri, je me suis sentie impliquée dans la vie de ces adolescents et, me suis retrouvée vraiment triste d'avoir fini ce roman ; mince j'en voulais tellement plus. 

Si c'est la fin du monde est un récit envoutant, incroyable et sublimer par la plume de Tommy Wallach qui promet du lourd du très lourd par la suite. Je suivrais les nouveautés de cet auteur de très près, pour être la première à me jeter sur ce qu'il pourra bien imaginer.

Gardiens des Cités Perdues (3) : Le grand Brasier de Shannon Messenger


Le grand Brasier est le troisième tome de la série Gardiens des Cités Perdues, paru aux éditions Lumen le 2 novembre 2015. 

!!! ATTENTION SPOIL !!! 
Si vous n'avez pas lu les précedents tomes, arrêtez vous là !

Quatrième de couverture : Sophie Foster n’a décidément pas le temps de souffler ! Silveny, qu’elle a aidé à placer en sécurité au Sanctuaire, y subit les attaques inexpliquées d’une autre alicorne. Le Conseil envoie donc la jeune fille, accompagnée de Keefe, vérifier ce qui cloche. Mais leur première tentative les emmène jusqu’à la maison où Sophie a grandi, en Californie, où ils trouvent un message codé laissé à son intention par le Cygne Noir. C’est le début d’un tourbillon de révélations et de rebondissements qui va emmener Sophie des couloirs inquiétants du manoir où vit la famille de Keefe aux montagnes de l’Himalaya où se niche un Sanctuaire prodigieux peuplé de dinosaures, salamandres, centaures et autres sasquatch, en passant par les cellules sordides de la prison secrète des elfes, Exil. La fantaisie et l’inventivité de Shannon Messenger font de nouveau des étincelles ! Retrouvez Sophie dans le troisième tome de la série Gardiens des Cités perdues, où le mystère s’épaissit autour de sa naissance et le monde magique des elfes se colore d’une teinte plus sombre.


Mon avis : Aussitôt sorti, aussitôt lu ! Je ne pouvais m'empêcher de précommander ce livres dès qu'il est apparu sur Amazon, livraison prévue le jour de la sortie, lecture prévue le même jour. Quand Sophie Foster entre dans votre vie c'est pour y rester, et pour passer en priorité. Une chose est sûre, plus on avance dans la série et plus les livres deviennent intense. Au programme 597 pages de pur bonheur !

Après avoir été kidnappé (deux fois), après avoir visité les coins les plus sombres, Sophie n'a plus aucune nouvelle du Cygne Noir. Voilà plusieurs semaines qu'il ne donne plus de nouvelle, plus d'ordre ou même d'énigme à resoudre. Autant le dire, Keefe, Sophie, Dex, Fitz et Biana s'ennuient ferme dans leur petite vie tranquille. Avec ses deux parents à Havenfield, Sophie mène une petite vie quasiment normale, et ses cours se déroulent pour le mieux, entre cours particuliers pour ses nombreux pouvoirs et préparation aux examens. Jusqu'au jour où elle apprend que le Conseil a un projet pour elle, guérir le Pyrokinésiste Fintan. Sophie s'y refuse, après les risques encourues la dernière fois, elle sent que quelque chose de dangereux se trame.S'ajoute à ça, son projet avec Keefe (mon préféré) de prendre contact avec le Cygne Noir. Shannon Messenger nous emmène dans un épisode fou de la vie de Sophie, avec un pays Elfe au bord de la guerre entre les espèces, une traque aux coupables qui va la toucher de trop près et des moments où l'on se rend compte que l'amitié est le plus beau des cadeaux. A dévorer sans modération.

Shannon Messenger aura su encore une fois me faire rêver tout au long du récit, plus j'avance dans l'histoire, plus je m'attache à tout ces personnages. L'entourage de Sophie prend plus d'ampleur dans ce tome ; et je regrette vraiment la quasi absence de Dex, qui disparaît un peu des lignes dans ce livre. Même si le lecteur comprend vite pourquoi à la fin ! On découvre une nouvelle fournée de personnages, de nouvelles espèces et on s'intéresse à la "politique extérieure" du pays ! Autant vous dire que les Ogres et les Gobelins ne font pas du tout bon ménage. Ce troisième tome était fidèle aux deux autres en sa qualité de page turner efficace car les chapitres defilent à grande vitesse pour la plus grande crainte du lecteur, qui voit poindre la fin beaucoup trop tôt. A la dernière page on n'a qu'une seule envie, que les pages de remerciements et les pages blanches disparaissent pour laisser place au tome 4, qui devrait arriver chez nous courant 2016. Vivement !

En bref, un livre plus que parfait, plus qu'addictif, plus que frustrant, bien plus que tout ce que l'on peut trouver en série jeunesse. Du shannon Messenger quoi ! 

Une braise sous la cendre de Sabaa Tahir



Une braise sous la cendre est le premier roman de Sabaa Tahir à paraître le 15 octobre 2015 chez PKJ. C'est le premier tome d'une série qui promet du lourd ! 


Quatrième de couverture : Je vais te dire ce que je dis à chaque esclave qui arrive à Blackcliff : la Résistance a tenté de pénétrer dans l'école un nombre incalculable de fois. Si tu travailles pour elle, si tu contactes ses membres, et même si tu y songes, je le saurai et je t'écraserai. Autrefois l'Empire était partagé entre les Érudits, cultivés, gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable, brutale, dévouée à l'empereur. Mais les soldats ont pris le dessus, et désormais quiconque est surpris en train de lire ou d'écrire s'expose aux pires châtiments. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d'élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté… et sauver ceux qu'ils aiment.



Mon avis : Tout de suite attirée par la couverture de ce livre quand je l'ai trouvé au boulot dans mes services presses, je ne pouvais que me jeter dessus une fois arrivée chez moi. Après ma petite déception pour Digitale, Une braise sous la cendre avait tout intérêt à me donner ce que la quatrième de couverture me promettait, c'est à dire de l'action, du suspense et un put*** de coup de coeur ! Si je fus perplexe sur les premières pages, une fois Laia dans l'antre des soldats, je n'ai plus lâché le livre une seconde ! Coup de cÅ“ur garanti ! 

Laia et Elias sont les deux personnages que nous suivons un chapitre sur deux, lui Martial, elle Érudite donc Esclave. Chacun ayant une vie à l'exacte opposée de l'autre. Dans Une braise sous la cendre vit donc deux castes les Érudits, autrefois appréciés aujourd'hui répudiés et les Martiaux, caste ayant réussi à prendre en main la gestion du royaume. Toute trace de culture étant désormais proscrite, au profit de talent au combat et de la puissance physique, Laia vit avec son frère et tante et oncle dans une bicoque branlante et vivant comme ils le peuvent pour survivre. Un jour son frère est arrêté pour trahison envers l'empereur, Laia n'aura de cesse de tout mettre en oeuvre pour le récupérer sauf, quitte à mettre sa propre vie en danger en intégrant l'antichambre de la violence. 
De son côté Elias réfute tout l'entraînement martial qui lui ait imposé. Du fait de sa naissance, il n'a d'autre choix que de se montrer toujours cruel et impartial, Cependant face à la violence de l'entrainement et le traitement plus qu'inhumain opéré sur les Érudits, il prend peu à peu conscience du monde dans lequel il vit. Sa rencontre fortuite avec Laia va tout faire basculer.

Un univers complet, des personnages prometteurs et attachants et une intrigue vraiment bien ficelée tout ça planté dans un décor rappelant la Rome antique, il n'en fallait pas plus pour susciter l'envie et le coup de cÅ“ur ! J'ai vraiment été conquise par le monde de Sabaa Tahir et je pense que la série va vraiment se bonifier tome après tome au point d'en créer une série incontournable. Bien que la trame n'est vraiment rien de novateur en guise de construction, la façon dont cela est mis en place et le talent de l'auteure a vraiment fait décoller mon cÅ“ur de lectrice ! 
Le lecteur est pris dans une ambiance oppressante où l'on s'inquiété tout autant pour chacun des personnages. Chaque chapitres et actions sont brillamment pensés et placés dans le récit, au point que rien ne semble inutile et superflu au récit.

Pour résumé : ce premier tome d'Une braise sous la cendre a vraiment tout pour plaire, de l'action, du sang, un panel d'emotions par lesquels passe le lecteur ambitieux et surtout une superbe nouvelle approche du roman dystopique. On en veut plus, toujours plus.


Aeternia, T2 : L'envers du monde de Gabriel Katz


L'envers du monde est le second tome d'Aeternia, il est paru aux -sublimes - éditions Scrinéo depuis le 27 août 2015. 
Je remercie les éditions Scrinéo pour leur confiance, et pour m'avoir envoyer le livre avant sa sortiiiiiie :D


! ATTENTION, RÉSUMÉ ET AVIS CONTIENNENT DE GROS SPOILERS!
Lisez plutôt ma chronique du tome 1 : juste ici 


Quatrième de couverture
C’est l’heure du duel décisif entre les deux camps qui s’entredéchirent pour la cité mère de Kyrenia. Deux champions vont s’affronter sur le sable de l’arène, un combat qui peut faire basculer le destin d’un peuple entier. Mais quelques heures à peine avant le coup de gong, le culte du Prophète a perdu son champion. Qui affrontera le Corbeau, redoutable gladiateur du Temple ? Déchirée par les luttes de pouvoir, la plus grande cité du monde est au bord de la guerre civile. Le culte millénaire de la Grand déesse, menacé par celui d’Ochin qui se répand comme un raz-de-marée, n’a plus qu’un recours : la violence. Entre complots, combats et trahisons, chacun lutte pour sauver sa place et parfois sa vie…


! DOUBLE ATTENTION : COUP DE CÅ’UR, CE LIVRE EST UNE TUERIE ! 

Mon avis : Comment résister à lire ce livre dès son arrivée dans ma boite aux lettres avec la frustration de lecture que nous crée le premier tome ! Le vilain Gabriel laisse son lecteur dans une attente tel que je n'ai eu qu'une hâte lors de ma lecture : Bordel qu'est-il arrivé à Leth Marrek ? Déjà que les livres de l'auteur se lisent aussi rapidement qu'un glaçon fond en soleil, il n'a pas fallut plus d'une journée pour dévorer ce second et dernier tome d'Aeternia ! 

Où en était-on à la fin du premier tome : Leth Marrek reçoit un coup de traître qui, on le devine, vaut la vie à notre champion - quoique ce n'est pas très sûr, voilà l’intérêt d'une telle fin - et on se demande si notre héros va revenir et si oui, COMMENT ? Pour la question des cultes, après une faible entente grâce à une loi sortit des tréfonds de l'Histoire, le culte d'Ochin gagne le droit de rester sur les terres du baron, et le culte de la Déesse se morfond dans son coin cherchant le meilleur point d'attaque pour annihiler le peuple de plus en plus fervent envers Ochin et éradiquer définitivement le chef du Culte et son Dieu. Chacun à choisit son champion, plus que quelques jours pour savoir si le Culte "envahisseur" pourra gagner la ville sans encombre.

Le grand héros de ce second tome est clairement le Danseur des arènes, Desmeon. Personnage au curieux caractère dans le premier tome, ici Gabriel Katz nous offre sur un plateau le parcours de ce champion, de sa gloire à sa chute. Un Desmeon qui va réussir grâce à son image - un type bête qui n'a que du muscle - à tromper le culte et découvrir les secrets que cache le culte d'Ochin. Je m'attendais à ce que l'auteur me fasse crier : C'est pas vrai ! / Ahhh l'enfoiré !!! et tutti quanti mais là, c'est juste.....pfff il a encore fait fort, TRES FORT ! 

Nessirya, Desmeon, Varion, et les autres sont tous d'un incroyable réalisme, ils font, pour moi, partie des meilleurs personnages de fantasy et ce n'est pas peu dire ! On retrouve en chacun d'eux ce petit truc qui fait qu'on les aime et les deteste en même temps. On n'est pas dans un manichéisme où soit c'est blanc, soit c'est noir. En seulement deux tomes l'auteur a réussi à tromper son lecteur comme personne, à jouer sur les ressentis, les sentiments en demi-teinte. Il m'a fait esperer et croire en chacune des choses qu'il m'a vendu dans ce bouquin. Aeternia est un livre qui en moins de 400 pages - d'ailleurs je conteste le nombre de pages M'sieur Katz, c'est TROP court ! - nous propose action, rebondissement, moment magique, moment énervant, moment émouvant et moment je-vais-le-taper-aux-hallienales-et-il-laura-bien-mérité !!! 

Que dire de plus d'Aeternia sans vous dévoiler son contenu ? Car ce serait vraiment trop bête de vous gâcher la lecture d'un livre aussi merveilleusement epoustoufflement énervant ! Aeternia réunit tout, Aeternia c'est le meilleur de la fantasy française, Aeternia est une réelle aventure en deux tomes. Et puis....lisez-le quoi ! Si vous ne l'avez toujours pas fait, vous êtes en faute ! 
Gabriel Katz, j'adore te détester ! Continue de me faire rêver ! 

La face cachée de Margo de John Green


La Face cachée de Margo est le dernier roman de John Green a avoir été adapté au cinéma. Il est paru chez Gallimard dans la collection Scripto depuis le 21 août 2014. 



Quatrième de couverture : Mar-go-Roth-Spie-gel-man, le nom aux six syllabes qui fait fantasmer Quentin depuis toujours. Alors forcément, quand elle s'introduit dans sa chambre, une nuit, par la fenêtre ouverte, pour l'entraîner dans une expédition vengeresse, il la suit.Mais au lendemain de leur folle nuit blanche, Margo ne se présente pas au lycée, elle a disparu.Quentin saura-t-il décrypter les indices qu'elle lui a laissés pour la retrouver ? Plus il s'en approche, plus Margo semble lui échapper...




Mon avis : Avec tout l'engouement autour de John Green depuis la sortie cinéma de Nos Etoiles Contraires et enthousiasme des lecteurs pour l'auteur, je ne pouvais passer à côté du nouveau phénomène : La face cachée de Margo. Libraire depuis Juin, j'ai souvent des questions sur le livre : est-ce qu'il est bien ? Est-ce qu'il ressemble au film ? etc. N'ayant ni vu, ni lu, je n'avais plus qu'à m'y mettre et pour tout vous avouer : j'ai adoré ! 

Comment ne pas aimer l'écriture si particulière de John Green ? Dès les premières lignes on sent que le roman aura ce quelque chose de différent, autant dans la construction du récit, que dans l'exposition des personnages. Dans ce roman on suit la vie de Q. alias Quentin Jacobsen, voisin et amoureux en secret de la mystérieuse Margo Roth Spiegelman. Etant jeunes, les deux adolescents passés leurs journées ensemble mais avec l'adolescence et le lycée plus rien ne rapproche les deux jeunes gens. Si ce n'est qu'un soir, la mystérieuse Margo vient taper à la fenêtre de Quentin pour l'emmener pour une nuit incroyable selon en plan en 11 étapes (ou douze ?). Après cette nuit, Quentin pense que cette virée va changer ses relations avec elle du tout au tout mais Margo ne se pointe jamais au lycée, ni le jour d'après, ni plus aucun jour. Après avoir appris par ses parents qu'elle est du genre à laisser des indices. Ni une, ni deux, il se met à la recherche de la jeune fille !

J'ai été prise dès les premiers chapitres dans La Face Cachée de Margo, le roman nous intrigue d'emblée sur l'histoire de Quentin et de sa quête de Margo Roth Spiegelman. C'est un sublime roman sur les relations à autrui, sur le fait de comprendre les autres, de deviner les autres. John Green nous dépeint avec talent les sentiments de chacun de ses personnages (Quentin, Lacey, Radar, Ben, Margo) dans leur quête d'eux mêmes et des autres. Le roman peut se lire comme un voyage initiatique, chacun allant jusqu'au bout du chemin et de leur sentiment pour se découvrir enfin, en dehors du carcan familial, de l'image que l'on revoit autour de nous, dans notre ville, dans notre vie professionnel ou dans ce cas là, dans le cadre du lycée. La jeune Margo a ce quelque chose d'exceptionnel qu'elle fait comprendre en seulement quelque jours à Q. la chrysalide dans laquelle chacun se trouve. Elle dit des gens et des villes qu'ils sont des choses en deux dimensions, du papier qu'on peut plier à la convenance des autres, du poids des autres. J'ai trouvé le récit superbement mené et le message tellement vrai et troublant ! C'était génial ! Un premier Green, qui se finit sur un premier coup de coeur ! Un roman que je n'oublierai pas si tôt et que je recommande vivement ! 
Me reste plus qu'à voir le film pour comparer tout ça ! 

U4 : Koridwen de Yves Grevet



Koridwen est un des quatre romans du terrible projet de la mort qui tue : U4. Il est écrit par Yves Grevet et est publié chez SYros et Nathan. On suit les périples de la belle bretonne Koridwen ! 


Quatrième de couverture
Cela fait 10 jours que le virus U4 accomplit ses ravages. Plus de 90% de la population mondiale est décimée. les seuls survivants sont des adolescents. L’électricité et l’eau potable commencent à manquer, tous les réseaux de communication s’éteignent. Dans ce monde dévasté, Koridwen, Yannis, Jules et Stéphane se rendent, sans se connaître, à un même rendez-vous. Parviendront-ils à survivre, et pourront-ils changer le cours des choses ? 


Koridwen a survécu à tous les habitants de son hameau de Bretagne. Avec l'aide d'Yffig, elle les a inhumés les uns après les autres, puis le vieil homme est lui aussi décédé. Le jour de ses 15 ans, suivant les dernières volontés de sa mère, la jeune fille ouvre une enveloppe laissée par sa grand-mère. Dans ce courrier, il est question d'un long voyage et de mondes parallèles.

Mon avis : Je continue mon périple dans le monde d'U4 avec le roman d'Yves Grevet : Koridwen. Cette fois ci direction la Bretagne et ses légendes et coutumes. La jeune fille est une lycéenne qui ne rentre chez elle que le week-end pour se rendre dans le corps de ferme de ses parents. Elle aide volontiers, mène une petite vie tranquille jusqu'au désastre de l'U4. Du jour au lendemain, la belle rousse se retrouve seule à exploiter la ferme, elle trouve une malle et un mot laissé par sa grand-mère et décide d'écouter ses instincts et de se rendre à Paris pour le rendez-vous fixé par Khronos. Elle se rend sur la route avec son cousin, qui semble être un autiste et c'est reparti pour presque 400 pages de fun !

Encore un énorme coup de cÅ“ur, plus que Stéphane ! Koridwen est un personnage féminin vraiment exceptionnel ! Si Stephane favorisait le côté scientifique de l'U4, dans Koridwen nous sommes dans une dynamique différente. Yves Grevet se joue du folklore de la Bretagne, offrant ainsi aux lecteurs des anecdotes, quelques connaissances sur les croyance des Bretons, l'histoire de la Bretagne et la mythologie Celte. Jonglant entre le côté "terre ferme" et le côté "magique", l'auteur nous offre un récit ancré dans le réel, avec la propagation du virus, la mise en place de la loi martiale et les premiers changements radicaux dans la vie des survivants, et dans le même temps, pare son récit d'un côté mystique vraiment bien mené qui ne dénote pas dans la construction du récit. Pour moi qui suis une adoratrice de la magie, des coutumes, du folklore et tout ce qui s'en suit, j'ai trouvé que cela apporté un réel plus à ce roman. Koridwen rencontre plusieurs personnes dans son long voyage de la Bretagne à la capitale, pour finir par croiser Jules, Yannis et Stephane. Dont une scène avec Stephane dont j'attendais avec impatience pour l'avoir découvert dans le roman de Vincent Villeminot. Vraiment magique, incroyable de retrouver ces mêmes scènes d'un point du vue différent ! 

Yves Grevet continue avec brio de faire cheminer le projet U4 dans mon top saga, et avec une perfection encore plus perceptible que dans Stephane (alors que Stephane mettait déjà U4 au top niveau), il va sans dire que ce projet va faire grand bruit à sa sortie fin août ! L'auteur a un style formidable, concis, droit au but mais explique les sentiments de Koridwen avec beaucoup de vérité. 

Magnifique, génial, brillant ! J'ai tellement hâte que vous puissiez découvrir cette tuerie littéraire ! *se pourlèche les babines*

The Girl at Midnight (T1) : De plumes et de feu de Melissa Grey


De plumes et de feu est le premier tome de la série de Melissa Grey, The Girl at Midnight paru chez PKJ le 18 Juin 2015. Le prochain tome est prévu pour fin 2015-début 2016.

Quatrième de couverture :

Sous les rues de New York couve une guerre ancestrale entre les hommes-oiseaux et les hommes-dragons.
Seule Écho, une jeune orpheline, pourrait y mettre fin. Pour cela elle doit trouver l’oiseau de feu, un artefact que l’on dit chargé d’un immense pouvoir.

Mais elle n’est pas la seule à le convoiter. Caius, l’étrange jeune homme qui accepte de l’aider, pourrait être le plus grand danger qu’elle devra affronter.



Mon avis : Un vrai régal ! Je n'en attendais pas tant, mais le premier tome de la série de Melissa Grey m'a vraiment enchanté ! Des cheveux jusqu'aux orteils, un frisson de coup de coeur est passé par là. Ce premier tome a vraiment tout pour plaire ! 

Echo est une Humaine ayant été recueilli par l'Ala, une étrange femme-oiseau qui l'avait trouvé errant dans les rues alors qu'elle était petite. Se choisissant un nom : Echo ; la jeune fille continue de faire ce qu'elle sait faire le mieux : chaparder pour le compte de l'Ala. Bien installée au Nid, elle ne se doutait pas qu'elle partirait sur les traces légendaires, voire incroyables, de l'oiseau de Feu. Des bruits courent disant que l'oiseau de feu donnerait la paix aux deux peuples rivaux ou apportait la force à l'anéantissement de l'ennemi pour le peuple qui le posséderait. Echo sait à quel point les siens détestent les hommes-dragons, ce peuple reclus vivant dans des traditions abominables et arriérés loin de toutes vies humaines. 
De son côté, Caius, le prince Dragon est lui aussi à la recherche de l'oiseau de feu. Dévoué à son peuple et souhaitant la paix, c'est sans compter sur sa soeur jumelle, plus pernicieuse d'entres toutes, qu'il va devoir s'allier, dans d'étranges conditions, à Echo et ses amis pour retrouver l'oiseau mythique ! Un récit bluffant ! 

J'ai été emballé du début à la fin par ce récit ! Dévoilant ses cartes au fur et à mesure, l'auteure réussit à nous perdre entre les discordances politiques internes et externes des deux peuples au point de se prendre au jeu de la chasse à l'oiseau de feu. Le personnage d'Echo est grandiose, son caractère nous porte tout au long du récit. Avec son comportement de celle qui n'a pas froid au yeux, le prince Caius aura bien du mal à suivre la belle. Echo et Caius forme un duo plus qu'étonnant qui a su éveillé mes papilles romantiques, chose assez complexe avec moi, car je n'aime pas la romance qui blaire à trois mètres. Melissa Grey fait preuve d'un réel talent pour la narration et épate son lecteur du premier au dernier mot !  

Je conclurais cet avis en disant que The Girl at Midnight vous portera bien plus loin que la mi-nuit (ouaiiiis, je sais elle était facile celle-là), que Melissa Grey nous offre en ces quelques 300 pages un récit captivant et vraiment addictif ! A lire d'urgence ! 



Docteur Sleep de Stephen King


Premièrement paru en France aux éditions Albin Michel en 2013, Docteur Sleep est disponible en poche depuis Mars 2015. Docteur Sleep se place dans la continuité d'un de ses plus grands romans : Shining ! 


Quatrième de couverture : Danny Torrance a grandi. Ses démons aussi... Hanté par l’idée qu’il aurait pu hériter des pulsions meurtrières de son père Jack, Dan Torrance n’a jamais pu oublier le cauchemar de l’Hôtel Overlook. Trente ans plus tard, devenu aide-soignant dans un hospice du New Hampshire, il utilise ses pouvoirs surnaturels pour apaiser les mourants, gagnant ainsi le surnom de « Docteur Sleep », Docteur Sommeil. La rencontre avec Abra Stone, une gamine douée d’un shining phénoménal, va réveiller les démons de Dan, l’obligeant à se battre pour protéger Abra et sauver son âme...





Mon avis : Shining, la suite ! Enfin, non pas que la fin de Shining nous laissait sur un détail qui laissait présager une suite, mais on ne pouvait pas laisser le petit Danny Torrance et notre affection pour lui, bloquée au sortir de l'Overlook.

Le petit Danny a bien grandi, et ses démons aussi ! Voilà ce que l'on nous promet pour Docteur Sleep. Après une petite partie du roman sur l'enfance de Danny, ses fantômes et sa façon d'appréhender son don, nous voici projetés dans nos années, en plein 21e siècle auprès d'un Danny Torrance vieillissant et qui, après moult péripéties, est devenu l'ange de la Mort d'une maison de repos dans une petite ville. Sa raison de sa venue ici ? Une jeune fille, Abra, que l'on suit au fil des chapitres et qui  se trouve avec un don bien plus fort que celui de Danny. Loin de nos deux protagonistes, un clan ! Le NÅ“ud Vrai, une vraie plaie, qui se nourrie des capacités hyper-sensorielles d'enfants comme Abra pour continuer à vivre. Des créatures sanguinaires, affolantes, affreuses qui n'ont aucune pitié à l'idée de tabasser un enfant pour en faire sortir le meilleur, la source de la vie, son essence. La petite Abra voit le jour, et la dirigeante du NÅ“ud Vrai le sent : quelque chose de puissant est née. Mais quoi ? Jusqu'au jour où elle prend connaissance d'un bébé aux pouvoirs ahurissants, jusqu'au jour où Abra entre dans la tête de Danny, jusqu'au jour où la traque commence. 

Jouissif, ce roman de Stephen King l'est à n'en point douter, bien construit, alléchant et rendant curieux même le plus je-men-foutiste des lecteurs, le personnage d'Abra ne peut laisser personne indifférent. Alliant le côté fantastique, avec des personnages autant dans l'émotion, ne pouvait que créer une suite digne d'un chef d'oeuvre. Si Shining reste l'une des œuvres majeures de la vie d'écrivain de SK, Docteur Sleep n'a rien à lui envier. Plus profond, plus construit, plus intriguant : cette suite s'inscrit dans l'évolution de l'auteur. Ayant pris des gallons au fil des livres et des années, Docteur Sleep est une oeuvre colossale qui se lit sans aucune difficulté et avec envie accrue de connaître la suite, encore la suite. On retrouve un Daniel Torrance fils, plus attachant encore qu'en étant petit, on retrouve des personnages auxquels on s'était attachés en tant que lecteurs ; ici l'auteur nous les remet sur un plateau d'argent, agrémenté de ces quelques autres qui relèvent plus encore le goût du plat principal : Shining.
Faut-il avoir lu Shining pour apprécier Docteur Sleep ? Je le pense sincèrement, même si comme dit plus haut, il ne s'agit pas d'une suite directe mais plutôt d'une continuité autour d'un personnage. Mais Shining est tellement bien, rien qu'histoire d'avoir des appétences littéraires il faut le lire.
Ce Stephen King est un des meilleurs que j'ai lu, peut-être le meilleur car il allie tous le meilleur de l'auteur dans 500 pages ! A consommer sans plus attendre ! 

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