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La fille dans le brouillard de Donato Carrisi



 La Fille dans le Brouillard est le dernier roman de Donato Carrisi, paru chez Calmann Levy en Septembre 2016.


Quatrième de couverture : Une jeune femme est enlevée dans un paisible petit village des Alpes. Le coupable est introuvable, et voilà que la star des commissaires de police, Vogel, est envoyé sur place. De tous les plateaux télé, il ne se déplace jamais sans sa horde de caméras et de flashs. Sur place, cependant, il comprend vite qu'il ne parviendra pas à résoudre l'affaire, et pour ne pas perdre la face aux yeux du public qui suit chacun de ses faits et gestes, il décide de créer son coupable idéal et accuse, grâce à des preuves falsifiées, le plus innocent des habitants du village : le professeur d'école adoré de tous. L'homme perd tout du jour au lendemain (métier, femme et enfants, honneur), mais de sa cellule, il prépare minutieusement sa revanche, et la chute médiatique de Vogel.


Mon avis : Ayant adoré Le Chuchoteur et ses suites, je ne pouvais que me lancer dans le dernier né de sa plume et quelle ne fut pas ma surprise, on m'avait prévenu que le style etait différent de ce qu'il a l'habitude de faire mais le plaisir n'en fut que décuplé. 


Vogel est la star de la police, toujours sous le feu des projecteurs, il met à profit sa notoriété pour se servir de médias et démêler ses affaires de façon toujours rocambolesque. Mais voilà, après une affaire qui lui a porté un coup, Vogel doit à nouveau faire ses preuves. Suivi d'une jeune recrue, Vogel s'empare de l'affaire de disparition d'Anna Lou. Mais le policier n'est pas au bout de ses peines et le petit village des Alpes se trouve être plus difficile que la plus grande des villes d'Europe. Où est Anna Lou ? Qui a bien pu enlever cette jeune fille bien sous tout rapport ? Que cache cette ville de grenouilles de bénitier ? 

Cette enquête se construit de façon bien différente des habituelles enquêtes de Donato Carrisi, ici tout se construit autour du personnage de Vogel, qui, dans le bureau dans psychologue, après une soirée mouvementée qui lui a valu des tâches de sang sur sa chemise, raconte les jours précédant la fameuse nuit, il semble avoir perdu la tête et va nous faire découvrir jour après jour comment il en est venu à définir ce qui était arrivé à Anna Lou. Autant dire que c'est un roman fort que nous offre l'auteur et j'ai vraiment adoré me plonger chaque jours dans cette histoire afin d'essayer de comprendre ce qui était arrivé. Car du début à la fin, Donato nous fait douter et tourner en rond pour changer chaque fois d'avis sur le ou les éventuels coupables. Donato Carrisi nous offre la une de ses meilleures affaires et nous la fait découvrir d'une façon inédite.  Difficile de vous en dire plus sans spoiler, je ne peux qu'ajouter que vous serez surpris si vous avez l'habitude de lire Carrisi et que si vous souhaitez lire pour la première fois cet auteur, allez-y les yeux fermés ! C'est un vrai régal § 


Earthend (1) : Visions de feu de Gillian Anderson et Jeff Rovin


Visions de feu est le premier tome de la série Earthend, co-écrite par Gillian Anderson et Jeff Rovin. Le premier roman est publié chez Brgelonne, depuis Février 2016.


Quatrième de couverture : La fille du représentant indien à l'ONU se met à parler une langue inconnue et souffre de violentes visions. Une jeune Haïtienne manque de se noyer sur la terre ferme. Un étudiant iranien s'immole par le feu. A New York, Caitlin O'Hara, psychologue pour adolescents renommée, est chargée de traiter la jeune Maanik. Elle est convaincue que les crises de sa patiente ont un rapport avec la récente tentative d'assassinat qu'a subie son père et qui n'a fait qu'aggraver les tensions entre l'Inde et le Pakistan. Mais lorsque, partout dans le monde, des adolescents commencent à présenter les mêmes symptômes, Caitlin est obligée de reconnaître qu'elle a affaire à quelque chose de plus sinistre encore.



Mon avis : L'actualité en fait son choux gras, X-Files revient sur nos écrans pour une saison inédite, David Duchovny et Gillian Anderson sont de retour dans leur rôle mythique. On ne pouvait alors choisir meilleur moment pour publier le roman à quatre mains de Dana Scully. Je n'ai pu m'empêcher de mettre la main basse sur ce livre le jour où il est apparu sur les rayonnages. 

Visions de feu est présenté comme un thriller, l'affaire commence le jour où le représentant aux nations unis du Cachemire est victime d'une tentative d'assassinat sous les yeux de sa fille Maanik. Pendant sa journée de cours, celle-ci ne se sent pas bien et entre dans une sorte de transe. Elle est ramenée chez elle et on appelle alors Caitlin, une psychologue, pour lui venir en aide. Caitlin se rend vite compte que le cas de Maanik n'est pas isolé, et que d'autres personnes subissent la même crise aux quatre coins du monde. Elle mène alors une enquête et découvre que la cause de ces crises dépasse de loin toute logique. Il est question d'un peuple disparu et d'un langage très ancien. Caitlin va devoir affronter la vérité, à ses risques et périls. 

Le premier tome d'Earthend, promet une série haletante, avec Visions de feu, les auteurs nous emmène dans leur univers, somme toute assez comparable au nôtre, car les évènements se passe à notre époque, dans la ville de New-York et que, mises à part les visions, tout se déroule "chez nous". Pas question d'univers fantasmé. 
Le duo fonctionne très bien, on ne distingue pas les parties de l'un ou de l'autre, l'écriture est fluide, et le suspens travaillé avec soin. On se prend au jeu de la recherche d'indices, et les auteurs ont réussi à nous en donner assez pour se douter de la conclusion mais trop peu pour comprendre et ainsi se gâcher le plaisir de découvrir le fin mot de l'histoire dans les prochains tomes. Pour autant, je n'ai pas réussi à complètement l'immerger dans l'intrigue, je trouvais parfois que tout était trop "facile" : ces départs précipités en avion, son laisser-passer pour les pays en guerre, la confiance des parents de Maanik... Ce qui fait que je n'ai pas pu y croire pleinement. Bien que j'ai apprécié les personnages principaux, Ben, Caitlin et Maanik, je l'ai trouve trop en "surface" comme des personnages desquels on pourrait voir au travers.

Pour autant j'ai apprécié l'evolution de l'histoire, et j'ai trouvé le final vraiment excellent. On termine sur une note mouvementée, étrange et on ferme le livre avec l'envie d'en savoir plus sur ce qu'il vient de se passer. 

En bref, un roman rondement mené, une intrigue bien ficelée et qui promet une suite intéressante mais un manque de profondeurs dans les personnages qui m'a empêché de me plonger pleinement dans le récit. J'attends la suite pour en savoir plus et la lirai avec plaisir. 

Dark Places / Les lieux sombres de Gillian Flynn





Les Lieux sombres ce sont deux choses désormais ! Un livre paru en 2010 aux éditions Sonatine puis chez Livre de Poche, et c'est aussi un film : Dark Places, réalisé par Gille Paquet-Brenner, en avil 2015.
Dans cette article je vais revenir sur ma lecture de ce petit bijou pour vous parler ensuite du film que j'ai eu l'occasion de visionner.





Mon avis : Je vous retrouve pour un article "double". Après avoir lu le bouquin de Gillian Flynn qui a été ma révélation roman noir il y a quelques années, j'ai visionné le film avec la sublime Charlize Theron pas plus tard qu'hier soir.

Décidément Gillian Flynn se fait une place dans le 7e art après avoir convaincu des millions de lecteurs de par la monde, on retrouve un des best-seller de l'auteure sur grand écran. Après Gone Girl qui fait parti de mon Top Films, je ne pouvais passer à côté de cette nouvelle adaptation, j'étais pressée de savoir comment Gille Paquet-Brenner *cocorico c'est un français* pourrait "rivaliser" avec la sublime mise en scène de David Fincher. Avec un casting brillant : Charlize Theron, Nicolas Hoult et Chloë Grace Moretz, j'ai revécu presque tout les sentiments par lesquels j'étais passé durant ma lecture.



Le 20 Juin 2012, dans mon premier blog et parmi mes premiers articles écrits je disais de ce livre : 

 Libby Day souhaite la Day-livrance, elle veut rompre avec sa Day-pendance au passé, elle veut Day-passer sa Zonedombre. Libby a été témoin du massacre de sa famille Debby et Michelle ses soeurs et Patricia dit "Patty" sa mère. Pour elle le coupable est Ben son frère, 15 ans à l'époque. Paraît qu'il faisait tout un tas de trucs pas clair branchés Sataniste et tout ça, enfin ça c'est les bruits qui courent. Libby n'a plus un rond, toute l'aide qu'elle reçu par les gens qui l'ont prise en pitié est écumé, à peine quelque dollars sur son compte, son banquier lui dit " Va falloir travailler Libby, ça peut plus durer". Travailler ? Pas question, elle a déjà dû mal à trouver la force tous les jours pour mettre un pied en dehors de sa couverture. Elle quitte le fast-food avec les lettres de soutient et tout, qui se font de plus en plus rare, un certain Lyle lui propose un certain type de travail pour de la tune, et pas mal en plus, bon ok, elle accepete, mais pas de porno. En fait, Lyle, l'invite à la soirée du Kill Club, un club où se réunissent tout les fanas de crimes ou de disparitions non-élucidés, elle se retrouve face à des gens qui sont convaincus qu'elle n'a rien vu cette nuit là, y'a même la grosse Magda qui porte un T-shirt Day-livrez Ben. Mais pour de l'argent elle est prête à tout, même à se faire insulter de menteuse et voleurse, en quelque sorte elle l'est mais une chose est sûre elle a vu ce qu'elle a vu, mais pour des centaines de dollars elle est prête à enquêter auprès des gens, des témoins. Et va retomber dans une société troublante où ce qu'elle pensait être la vérité n'est qu'au final qu'un tissus de mensonge de gamine.


Waouh, mon premier roman noir et surement pas mon dernier. Gillian Flynn écrit au cutter, elle taille le texte de façon à ce que vous ne decrochiez pas, pour moi c'est un pari réussi. J'ai souvent du mal avec le monde dans lequel on vit : la misère, la detresse sociale. Alors je prefère m'enfermer dans un monde fantastique que je sais au fond de moi qu'il n'existe pas mais c'est mon brin d'utopie, ici on se prend la réalité en pleine face, c'est violent, ça fait mal mais c'est réel. Les agriculteurs américains n'ont vraiment pas été ménagé et souvent ça pousse au désastre, c'est le massage que voulait faire passer Gillian Flynn et vraimbent Bravo ! c'est réussit. J'ai vu cependant beaucoup d'avis négatif sur les personnages de Gillian Flynn et je tiens à démentir ce point, moi j'ai bien senti l'évolution de Libby tout au long de l'histoire, et la carapace qu'elle s'est construite face à elle-même et face aux gens en général qui l'insite à ne pas trop fouiller dans leur vie - même si ça ne l'empêche pas de voler leur affaire - sa zonedombre est bien trop presente et si elle cherche à savoir ce que les gens pensent d'elle elle sait que ça va finir par la faire éclater aussi elle se morfond, se cache et ne veut rien de personne - ou bien si, de l'argent, mais c'est tout - elle nous fait pitié. Il y a vraiment de passages désagréables dans le livre, surtout le passage avec le taureau dont je n'en dirais pas plus mais si vous n'aimez pas le sang, ne vous faîtes pas trop de mal avec le livre bien qu'il vaille la peine. L'écriture et fluide et bien qu'elle pose des indices partout - et d'ailleurs chapeau pour avoir tout reuni en deux chapitres ! - la lecture n'est pas compliquée et on se fond rapidement dans le décors, c'est comme un épisode de Cold case sans les agents. J'ai adoré et je recommande !


Aujourd'hui je garde de ce livre un souvenir impérissable, je me souvenais de tout les petits détails de chacun des personnages, de chacune des péripéties, et cette fin ! 
Pour le film, force est de constaté que le réalisateur a tout fait pour garder le livre dans toute sa splendeur et sa compléxité, on se retrouve rapidement pris dans le tourbillon Libby et Charlize incarne tellement Libby, c'est vrai, ce personnage a presque été crée pour elle. J'ai tout adoré du début à la fin ! Lieux, façon de faire évoluer l'intrigue, personnages ! Dark Places place vraiment le livre au centre du scénario, c'est un vrai plaisir de voir un si bon thriller sur grand écran et aussi bien réalisé ! 

Chapeau bas ! Applaudissements à foison et gigue en délire ! Un film au top ! 

Bande annonce VF du film 


Docteur Sleep de Stephen King


Premièrement paru en France aux éditions Albin Michel en 2013, Docteur Sleep est disponible en poche depuis Mars 2015. Docteur Sleep se place dans la continuité d'un de ses plus grands romans : Shining ! 


Quatrième de couverture : Danny Torrance a grandi. Ses démons aussi... Hanté par l’idée qu’il aurait pu hériter des pulsions meurtrières de son père Jack, Dan Torrance n’a jamais pu oublier le cauchemar de l’Hôtel Overlook. Trente ans plus tard, devenu aide-soignant dans un hospice du New Hampshire, il utilise ses pouvoirs surnaturels pour apaiser les mourants, gagnant ainsi le surnom de « Docteur Sleep », Docteur Sommeil. La rencontre avec Abra Stone, une gamine douée d’un shining phénoménal, va réveiller les démons de Dan, l’obligeant à se battre pour protéger Abra et sauver son âme...





Mon avis : Shining, la suite ! Enfin, non pas que la fin de Shining nous laissait sur un détail qui laissait présager une suite, mais on ne pouvait pas laisser le petit Danny Torrance et notre affection pour lui, bloquée au sortir de l'Overlook.

Le petit Danny a bien grandi, et ses démons aussi ! Voilà ce que l'on nous promet pour Docteur Sleep. Après une petite partie du roman sur l'enfance de Danny, ses fantômes et sa façon d'appréhender son don, nous voici projetés dans nos années, en plein 21e siècle auprès d'un Danny Torrance vieillissant et qui, après moult péripéties, est devenu l'ange de la Mort d'une maison de repos dans une petite ville. Sa raison de sa venue ici ? Une jeune fille, Abra, que l'on suit au fil des chapitres et qui  se trouve avec un don bien plus fort que celui de Danny. Loin de nos deux protagonistes, un clan ! Le NÅ“ud Vrai, une vraie plaie, qui se nourrie des capacités hyper-sensorielles d'enfants comme Abra pour continuer à vivre. Des créatures sanguinaires, affolantes, affreuses qui n'ont aucune pitié à l'idée de tabasser un enfant pour en faire sortir le meilleur, la source de la vie, son essence. La petite Abra voit le jour, et la dirigeante du NÅ“ud Vrai le sent : quelque chose de puissant est née. Mais quoi ? Jusqu'au jour où elle prend connaissance d'un bébé aux pouvoirs ahurissants, jusqu'au jour où Abra entre dans la tête de Danny, jusqu'au jour où la traque commence. 

Jouissif, ce roman de Stephen King l'est à n'en point douter, bien construit, alléchant et rendant curieux même le plus je-men-foutiste des lecteurs, le personnage d'Abra ne peut laisser personne indifférent. Alliant le côté fantastique, avec des personnages autant dans l'émotion, ne pouvait que créer une suite digne d'un chef d'oeuvre. Si Shining reste l'une des œuvres majeures de la vie d'écrivain de SK, Docteur Sleep n'a rien à lui envier. Plus profond, plus construit, plus intriguant : cette suite s'inscrit dans l'évolution de l'auteur. Ayant pris des gallons au fil des livres et des années, Docteur Sleep est une oeuvre colossale qui se lit sans aucune difficulté et avec envie accrue de connaître la suite, encore la suite. On retrouve un Daniel Torrance fils, plus attachant encore qu'en étant petit, on retrouve des personnages auxquels on s'était attachés en tant que lecteurs ; ici l'auteur nous les remet sur un plateau d'argent, agrémenté de ces quelques autres qui relèvent plus encore le goût du plat principal : Shining.
Faut-il avoir lu Shining pour apprécier Docteur Sleep ? Je le pense sincèrement, même si comme dit plus haut, il ne s'agit pas d'une suite directe mais plutôt d'une continuité autour d'un personnage. Mais Shining est tellement bien, rien qu'histoire d'avoir des appétences littéraires il faut le lire.
Ce Stephen King est un des meilleurs que j'ai lu, peut-être le meilleur car il allie tous le meilleur de l'auteur dans 500 pages ! A consommer sans plus attendre ! 

Les Douze Enfants de Paris de Tim Willocks


Un roman de Tim Willocks paru en 2014 aux éditions Sonatine et sorti en poche chez Pocket en 2015. Il s'agit du second livre qui met en scène le personnage de Tannhauser, que l'on trouve dans le titre Religion du même auteur.



Quatrième de couverture : 23 août 1572. De retour d’Afrique du Nord, Mattias Tannhauser, chevalier de Malte, arrive à Paris. Il doit y retrouver sa femme, la comtesse Carla de La Pénautier, qui, enceinte, est venue assister au mariage de la sÅ“ur du roi avec Henri de Navarre. À son arrivée, Mattias trouve un Paris en proie au fanatisme, à la violence et à la paranoïa. La tentative d’assassinat contre l’amiral de Coligny, chef des réformistes, a exacerbé les tensions entre catholiques et protestants. Introduit au Louvre par le cardinal de Retz, Mattias se retrouve bientôt au cÅ“ur des intrigues de la Cour et comprend très vite que le sang va couler dans les rues de Paris. Dans une capitale déchaînée, où toutes les haines se cristallisent, Carla est impliquée au même moment dans une terrible conspiration. Plongé dans un océan d’intrigues et de violences, Mattias n’aura que quelques heures pour tenter de la retrouver et la sauver d’un funeste destin. Tim Willocks est sans aucun doute l’un des plus grands conteurs de notre temps.






Mon avis : Mon avis sur ce roman risque d'être - au contraire de ce pavé de presque 1000 pages - court. Je n'ai pas su arriver au bout de ce roman, moi qui suis plutôt friande de thriller historique, le spitch de ce Tim Willocks avait tout pour plaire.
Période historique fascinante, des personnages haut en couleur, du sang, du sang, du sang, et un huis-clos au sein de Paris sur une très courte période : une promesse de mettre vos nerfs en pelote et de se retrouver scotchée à l'intrigue.

Pas pour moi, malheureusement. Dès le début de ma lecture, je me suis retrouvée en difficulté par rapport au style de l'auteur, j'ai d'abord mis ça sur le coup de la fatigue car j'avais lu les 40 premières pages juste avant de dormir. Mais au bout de 300 pages, je ne me suis plus fait d'espoir, je ne comprenais bien souvent où l'auteur voulait en venir, l'insertion des dialogues étaient à mon gout trop brouillonnes, et je n'arrivais pas à suivre qui disait quoi, au point de me retrouver souvent larguée dans le récit. J'essayais de me rattraper, je retournais en arrière, je relisais plusieurs fois les phrases, bref j'ai pris trop peu de plaisir. Sans compter que, bien que le massacre de la Saint- Barthélémy soit un passage très sanglant de l'Histoire, j'ai trouvé que l'auteur lui en faisait perdre de sa superbe, et que son personnage principal regardait tout ce morts d'un œil beaucoup trop éloigné, me rendant presque en dehors de la violence, sentimentalement exclue du roman.
Cependant, l'intrigue se tient, elle du caractère et de quoi se défendre, ce livre a d'ailleurs été coup de cÅ“ur de beaucoup de lecteurs, je pense que mon avis dépend simplement d'un sentiment personnel, et n'ayant pas été jusqu'au bout, je ne peux me permettre d'émettre un avis sur l’intrigue, de ce que j'en ai lu : c'était beaucoup trop long à se mettre en place, et décousu dans la narration. 

En bref, un roman que j'ai abandonné après le premier tiers, une intrigue aux aspects passionnants mais beaucoup trop longue à se mettre en place, des personnages trop peu attachants pour vouloir continuer à s'intéresser à leurs faits et gestes et un style que je n'ai pas su apprécié. 

Viscères de Mo Hayder


Viscères est un roman de Mo Hayder, qui met en scène son célèbre flic Jack Caffery, paru dans la collection Sang D'encre aux éditions Presses de la Cité, le 15 Janvier dernier.


Quatrième de couverture

Il y a quinze ans, deux amoureux ont été retrouvés sauvagement éviscérés dans le bois attenant à la maison de campagne des Anchor-Ferrers. Le principal suspect, qui a avoué les crimes, est depuis sous les verrous. Mais aujourd'hui, alors que Oliver, Matilda et leur fille, Lucia, n'ont pas oublié cette découverte macabre, l'histoire se répète, plongeant la famille dans la terreur. En grand peintre de l'angoisse, Mo Hayder nous livre une série de tableaux sanglants, dans lesquels le commissaire Jack Caffery, toujours hanté par la disparition de son jeune frère, est plus vulnérable que jamais.



Mon avis : En ce moment j'aime à me plonger dans tout ce qui est enquête, j'ai un peu mis de côté la fantasy (je dis ça, mais la semaine prochaine Kinslayer sort en librairie et je vais l'acheter le jour même :D ) et donc, pour en revenir à Viscères, c'est mon premier Mo Hayder, qui, je l'ai découvert en a écrit pas mal, d'ailleurs je suis en train de lire BirdMan.

Dans ce roman qui peut s'apparenter à demi à un huis-clos, nous retrouvons son célèbre flic Jack Caffery qui continue de chercher ce qui a bien pu arriver à son frère et dans quelles circonstances. Et aussi une famille, les Anchors-Ferrer qui ont, des années auparavant, étaient les victimes d'un crime horrible, leur fille sortait autrefois  avec un jeune homme qui a été assassiné, avec sa fiancée dans les bois derrière la maison, et alors que Monsieur A-F vient de se faire opérer et qu'ils pensent pouvoir tout les trois se reposer, ils retrouvent des entrailles dans leur jardin. Ce "détail" n'est pas sans rappeler cet ancien meurtre, où les entrailles des deux jeunes gens avaient été accroché à l'arbre pour en faire un cÅ“ur géant. En quelques temps la panique s'installe dans le trio familiale, alors que deux jeunes inspecteurs frappent à leur porte, il n'y a plus de doutes possible. Ces vacances dans la foret ne vont pas être de tout repos. Frissons et effroi garantis.

Cmme dit plus haut, ceci étai mon premier Mo Hayder et j'ai adoré "de ouf" comme dirait les collègiens de par chez moi, si j'ai eu un peu de mal à me lancer dans l'histoire au tout début, j'ai vite été éprise du style de l'écrivain qui ne nous épargne aucun détail. C'est dingue, c'est la deuxième femme que je lis dans ce style, polar/thriller noir - qui réussit à me prendre aux tripes tout le long de l'histoire. Autant dire qu'elle n'a pas froid aux yeux et qu'elle n'est pas avare de petits-riens, car toute l'horreur du récit de Viscères, réside dans ces petits détails dissiminés au fil des chapitres, semés comme des cailloux dans le récit et qui s'immisce doucement mais surement. Les personnages sont bien travaillés, ils ont chacun leur personnalité, leur histoire et il y a par moments des sortes de digression qui nous en apprennent un peu plus sur chacun d'eux. Une fois assez loin dans le récit, j'ai commencé à comprendre qu'une histoire pas très nette était cachée par la grande histoire du dessus, c'était vraiment génial de jouer à l'apprentie Sherlock en essayant, justement, de suivre les cailloux laissés plus tôt dans le récit : qu'est-ce qu'il se passe ? Qui est derrière tout ça ? Et si on nous mentait depuis le début ? Tout un florilège de questions qui font de Viscères un excellent thriller à mettre entre les mains de tout les amateurs du genre ! 



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