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Les Compagnons du Chaos de Luke Scull

Les Compagnons du Chaos est le premier tome de la nouvelle saga écrite par Luke Scull paru en Avril 2014 aux éditions Fleuve Noir, collection Fantasy. Premier tome sur les trois dont il est question pour cette saga, les droits du second tome ont été achetés par Fleuve Noir également, le titre est The Sword of the North.



Quatrième de couverture : Les Seigneurs Mages ont renversé les dieux. Depuis, le monde a changé. Ces tyrans aux pouvoirs démesurés ont besoin de magie brute, produite par les cadavres des dieux déchus. Une guerre dévastatrice menace d'embraser tout le continent. Davarus Cole est un jeune homme rebelle et vantard s'imaginant très bien en élu destiné à renverser le Seigneur Salazar, qui règne sans partage sur la cité de Dorminia. Il va croiser la route de Brodar Kayne, un vieux guerrier des Highlands qui fuit lui-même un autre Seigneur Mage, le Shaman. Si leurs chemins se séparent bien vite, ils vont néanmoins tous les deux se retrouver entraînés dans une lutte acharnée contre Salazar, chacun à leur façon : Cole se fait capturer par la milice du tyran et se voit contraint d'embarquer sur un navire qui semble condamné d'avance tandis que Brodar Kayne accompagne une mission de sabotage destinée à priver Salazar de magie. Mais le Seigneur Mage n'est pas sans fidèles serviteurs : parmi eux, Barandas, un homme bon et droit bien conscient des exactions de Salazar... mais déterminé à défendre les intérêts de son maître. Et les menaces qui pèsent sur lui sont nombreuses : la Dame Blanche espère elle aussi imposer son joug sur les terres du tyran.



SeigneurMage Luke : Luke Scull est né à Bristol et vit aujourd'hui à Warminster avec sa femme. Il est concepteur de jeux vidéos et a travaillé avec les célèbres studios Ossian et Bioware. Les Compagnons du Chaos, premier volet d'une trilogie, est son premier roman. (source : Amazon)


La Mission : Que je fus joie et contentement quand je vis ce roman dans les mains de maman qui mourrait d'envie de le lire, parce que maman qui lit de la fantasy ce n'est pas tout les jours, que fus-je encore plus Impatience que je découvrais les avis de mes pairs sur la toile et pourtant joie dans ma lecture ? Point tant que cela. Oyez, Oyez Braves chasseurs et chasseuses, Que voilà un livre qui me laisse pantois..... Bon repassons au François commun sinon nombre de non-adeptes vont croire à une secte. Tout me donnait envie dans ce livre, tout, vraiment et encore plus l'annonce de "Jubilatoire" et d' "Humour Noir" mais malheureusement bien que j'ai aimé cette lecture je n'y pas trouvé suffisamment mon compte. Mettez sans doute cela sur le fait que je lis beaucoup de fantasy, pas autant que certains, mais beaucoup de choses beaucoup mieux et que parfois j'ai des goûts bien différents du tronc commun : Pour exemple j'ai détesté Les Mensonges de Locke Lamora, et peut-être avez-vous sous les yeux la réponse à votre question : Qu'est ce qui a bien plus ne pas lui plaire. A elle et à sa mère, puisque ma mère ne fût pas toute joie non plus. 


C'est un bon roman, loin de moi l'idée de dire que ce que j'ai lu été mauvais car ce n'est pas le cas, vraiment l'intrigue est bonne, bien ficelée quoique, comme elle n'a pas vraiment grand chose d'innovant, pour les adeptes il est facile de comprendre où va nous mener la trame et les deux ou trois façons dont le roman pourrait se conclure et je n'ai eu, au final, qu'une seule surprise à la fin et une agréable, car elle concernait mon personnage favori Kayne. En bref, pas grand chose de bien révolutionnaire comme peut nous le promettre Bragelonne avec son prochain roman à paraître Stormdancer mais une intrigue assez linéaire dans le sens où l'on s'attend à ce qu'il va ou peut se passer. Autre chose : Il manque indéniablement une carte à ce roman, ce que j'aime dans la fantasy, c'est le dépaysement, et ce dépaysement va de soi avec la carte du nouveau monde sous nos yeux et là elle manque cruellement, surtout que le royaume de Luke Scull à l'air bien grand. Du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest, on nous raconte la présence de pleins de petits territoires qu'il serait bon de placer sur une carte pour se faire une idée visuelle de ce que l'on "visite", ça m'a manqué dans ce roman. Ensuite des précisions : on plonge dès les premières pages dans le monde en plein "émoi" de l'auteur et par moments on est un peu chambousculés, parce qu'il y a pleins de termes, de rapports à l'Histoire du monde que l'on ne comprend que bien plus tard, un petit prologue plus long n'aurait pas été de trop ou peut-être un lexique pour nous éclairer la lanterne.

Après une petite recherche j'ai fini par en trouver une, mais pourquoi Diable ne l'ont-ils pas intégré au livre ? 

Après la vraie force de ce roman, c'est les personnages. Un chouille stéréotypés je vous l'accorde, mais on y prend vite du plaisir, tant ils nous sont sympathiques et familiers, enfin pas Davarus Cole pour moi, celui-là je l'aurais bien jeté au fond d'une bouteille, elle-même dans un tonneau soudé, puis harnacher à une barque et direct au fond du Styx, histoire de lui mettre ses rêves de gloire où je pense. Mais en dehors ce petit C de céline, O de Orélien et N de Nathalie (comme ma maman) je me suis vraiment attachée aux persos, surtout Kayne et Le Loup mais aussi Eremul, le demi-mage cul-de-jatte, qui prend un malin plaisir à jouer sur les deux tableaux. Dans le fond je ne sais pas ce qui m'a vraiment gêné dans ce récit qui a fait que j'ai pas eu envie de tourner les pages à m'en noircir d'encre les yeux, mais je pense que c'est en partie du aux dialogues, en tout cas à certain, qui sonnaient faux pour moi, ils n'allaient pas tout le temps de soi ; et parfois c'était même compliqué de comprendre où voulait nous emmener l'auteur. Ce qui ne m'empêchera pas de lire le second tome par la suite, surtout que je veux en apprendre beaucoup plus sur Thelassa et la Dame Blanche qui est le sujet qui m'a le plus attiré de tout le roman, à la limite la préméditation du meurtre de Salazar je m'en fichais éperdument, puisque je savais déjà comment cela allait finir. Concluons en disant que ce fût une lecture point trop mauvaises et peut être intéressante pour les non-initiés et pour partir dans quelque chose de plus grandiose : Martyrs d'Olivier Peru par exemple *sifflote* 

Ah oui ce livre me fait atteindre la moitié de mon challenge Lire Toujours Plus de cette année 40/80 livres lus *hip hip hip*


40/80


Puzzle de Franck Thilliez

Puzzle est le dernier roman en date de Franck Thilliez, il est sorti en octobre 2013 aux éditions Fleuve Noir. Je remercie la Fée Daie pour ce passage sur ma table de chevet. 




Quatrième de couverture
Ilan et Chloé, deux jeunes gens spécialistes des chasses au trésor ont rêvé des années durant de participer à la partie ultime, d’un jeu mystérieux dont on ne connaît pas les règles, dont on ne connaît pas l’entrée, et dont on ne sait même pas s’il existe. Mais dont on connaît le nom : Paranoïa. Lorsqu’un an après leur rupture Chloé réapparaît dans la vie d’Illan en lui annonçant qu’elle sait comment jouer, ce dernier a totalement rompu avec l’univers des jeux, et vit isolé dans la maison de ses parents disparus en mer. Officiellement morts, mais Ilan est persuadé qu’ils ont été enlevés à cause de leurs recherches scientifiques. Après avoir refusé l’aventure, Illan cède alors que Chloé lui fait part de la rumeur : le gagnant remporterait 300 000 euros. Après un premier jeu de pistes dans Paris, les deux amis sont enfin sélectionnés. C’est alors qu’ils découvrent la règle numéro 1 : « Quoiqu’il arrive, rien de ce que vous allez vivre n’est la réalité. Il s’agit d’un jeu. », rapidement suivie, à leur arrivée sur les lieux du jeu - un gigantesque bâtiment isolé en pleine montagne appelé Complexe psychiatrique de Swanessong – de la règle numéro 2 : « L’un d’entre vous va mourir. » Quand les joueurs découvrent le premier cadavre, quand Illan retrouve dans le jeu des informations liées à la disparition de ses parents, la distinction entre le jeu et la réalité est de plus en plus difficile à faire… Et Paranoia peut alors réellement commencer…


Le directeur de Swanessong : Né en 1973 à Annecy, Franck Thilliez, ingénieur en nouvelles technologies, vit actuellement dans le Pas-de-Calais. Il est l'auteur de Train d'enfer pour Ange rouge (La Vie du Rail, 2003), La Chambre des morts (Le Passage, 2005), Deuils de miel (La Vie du Rail, 2006), La Forêt des ombres (Le Passage, 2006), La Mémoire fantôme (Le Passage, 2007), L'Anneau de Moebius (Le Passage, 2008), Fractures (Le Passage, 2009) et Le Syndrome E (Fleuve Noir, 2010). La Chambre des morts, adapté au cinéma en 2007, a reçu le prix des lecteurs Quais du Polar 2006 et le Prix SNCF du polar français 2007. L'ensemble de ses titres, salués par la critique, se sont classés à leur sortie dans la liste des meilleures ventes. Son dernier roman, GATACA, a paru aux éditions Fleuve Noir en 2011.




La mission : J'ai découvert Franck Thilliez grâce à ma copinaute Elixir de Livres qui est aussi ma partenaire. Lors du salon du livre policier de Lens, je me suis amenée avec toute une pile de livres à lui faire signer et son côté sympathique ne m'a que plus donné envie de m'attacher à cet auteur. Convenez-en, ce n'est pas bien difficile de s'attacher à un auteur qui possède un aussi grand talent, ce n'est pas moi que le dis, ce sont les chiffres de ventes qui parlent pour lui. Bref, la Fée Daie est passée par chez moi et m'a apporté sur ma table de chevet, le nouveau roman de ce maître du policier. Encore du grand art, un art certes, mais qui se dévore comme une bonne tarte aux pommes.

Ilan Dedisset est un jeune homme qui a longtemps pratiqué la chasse aux trésors : jeu de pistes pouvant durer des mois voire des années dans le seul but de trouver le pactole à la clé. Mais pour lui tout ça c'est fini depuis au moins une bonne année, il a un travail miteux dans un station essence qui l'est tout autant, il travaille de nuit et en plus sa grande maison n'est plus chauffée, autant dire que c'est la mouise totale, mais la mouise Ilan finit par s'y habituer. Jusqu'au jour où son ex, Chloé, débarque. Elle a retrouvé la piste de l'une des plus grandes chasses, c'est leur dernière chance, s'il hésite un instant, il se laisse vite reprendre au jeu. Et alors qu'ils atteignent le point de non-retour, c'est sans un regard pour sa famille qu'Ilan s'en va vers Swanessong, un hôpital psychiatrique désaffecté, où le véritable jeu va commencer. Bienvenue dans Paranoïa.

Un étrange "directeur" de jeu, des candidats ayant tous un lourd passé et deux principes 1 : "Quoiqu’il arrive, rien de ce que vous allez vivre n’est la réalité" 2 : " L'un d'entre vous va mourir". C'est dans un huis-clos haletant que nous emmène Franck Thilliez, au bord du précipice, le lecteur ne voit que par les yeux d'Ilan, sans jamais comprendre tout ce qui peut se tramer autour des autres personnages. La première partie en jeu de pistes nous fais nous prendre pour des apprentis détectives ayant trait à faire des suppositions, beaucoup de suppositions et toute les réponses  ne viendront qu'à l'ultime fin. C'est autant un jeu de piste pour les candidats que pour les lecteurs, tel le petit Poucet, M'sieur Thilliez répand tout le long de son chemin des miettes des plus petites aux plus grosses, plus le chemin avance et plus la trame de l'histoire prend un sens, "et si je mettais, en réalité, fait rouler dans la farine depuis le début ?" oui c'est une question qui reste au coin de notre esprit torturé pendant tout le roman. Même si je dois bien avouer qu'à partir d'un moment on comprend clairement qui est un des personnages et donc on réussit à esquisser un tant soit peu une membrane molle de la fin tant attendu. J'ai encore passé un excellent moment, au coeur de la paranoïa, justement là où voulait nous amener l'auteur. Chapeau bas ! 
Surtout que les personnages ont tout ce qu'il faut pour être des personnages de roman "policier", ce côté torturé, ce côté sombre et l'autre, celui qui veut s'en sortir, celui qui veut retrouver le côté "humain" de sa vie. A leur dépend tout les personnages autour d'Ilan vont devenir des pièces de puzzle servant à lui montrer la vérité sur ce jeu, sur Swanessong. Pour le plus grand plaisir des amateurs du genre.

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