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Elvira Time : Dead Time (saison 1) de Mathieu Guibé

DEAD TIME est la première intégrale des épisodes de Elvira Time, il est paru en Mai 2014 aux éditions du Chat Noir que je tiens à remercier pour ce partenariat.







Quatrième de couverture :

L'existence des vampires n'est plus un secret pour personne. Alors que le tout Hollywood les décrit comme les amants du siècle, notre bon vieux gouvernement des Etats-Unis a tranché. Chaque rejeton aux dents longues se verra proposer un choix : se référencer auprès des autorités et survivre comme un animal en cage ou rester libre et se faire traquer par des chasseurs de primes rémunérés par l'état. Perso, je préfère la deuxième solution. C'est beaucoup plus lucratif pour mes finances depuis que j'ai hérité de l'entreprise familiale. Le problème, c'est qu'à 17 ans, je suis encore enchaînée au lycée et je dois concilier cours de math et exécutions sommaires. D'aucuns diront que j'ai la fâcheuse tendance à ramener plus de boulot au bahut que je ne rapporte de devoirs à la maison. C'est pas faux.
Alors voyez-vous, quand on doit gérer tous ces vampires attirés par le miasme hormonal émanant de mon école et qu'en plus, on s'appelle Elvira, la vie n'est pas simple.

Une ado qui se plaint de son calvaire quotidien ? Rien de neuf à l'horizon, me direz-vous. Mais croyez-moi, je sais garder les pieds sur terre. Ma vie aurait pu être bien pire : j'aurais pu être un de ces monstres et me retrouver du mauvais côté de mon pieu.



La Mission : Je tiens à remercier encore les éditions du Chat Noir pour ce partenariat sympathique qui m'a fait sortir des sentiers battus. Elvira Time est sans conteste un roman vers lequel je n'aurais pas été de mon plein gré étant assez réfractaire à tout ce qui concerne les vampires 2.0. Cependant avec les vampires de Mathieu Guibé et son héroïne pas le temps de s'ennuyer une seconde.

Elvira est une héroïne stigmatisant volontairement la figure de Buffy, en additionnant le degueu à l'humour, j'avais peur que cela ne prenne pas sur moi mais la mayonnaise a bien prise et j'ai eu des moments de rires vraiment épiques où le reste de la maison se demandait ce qui pouvait bien me faire autant rire, j'ai beaucoup aimé Elvira, et sa personnalité "androgyne", une fille qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et qui a parfois tendance à oublier qu'elle est une jeune femme pour laisser son coté tueur de vampires ressortir un peu trop.

Elvira reste une ado qui va au lycée et vous l'aurez deviné dans sa vie qui n'est pas de tout repos, la pauvre traqueuse va devoir règler une affaire au sein même de son lycée et se trainer la pauvre Belinda, qui bon gré mal gré va former un superbe duo qui va vraiment dynamiter le récit. La jeune chasseuse est aussi accompagné de deux jeunes hommes très attachants, un qui a le sens des affaires et un autre qu'on aimerait caliner comme un nounours. L'intrigue n'a franchement rien de palpitant ou plutôt d'innovant de prime abord, mais l'auteur se joue justement de tout ces clichés pour nous proposer une intégrale de saison où l'action est au rendez-vous à chaque coin de page (et pas que dans les coins !). On ne peut pas vraiment s'ennuyer et on ne peut pas dire que le récit souffre de longueur, alors on peut toujours lui reprocher sa rapidité mais si on prend en compte le fait que ces épisodes étaient publiés à différentes périodes les uns des autres, il est normal selon moi que il n'y pas de place pour des longueurs inutiles. 
Le livre se lit aussi très vite, j'ai pu le lire entre deux autres romans assez dures, et ça m'a fait bien plaisir de pouvoir me plonger dans un récit sans prise de tête, où l'on prend des coups autant que l'on rit.

Je recommande ce livre aux amateurs de vampires ainsi qu'aux personnes ayant un peu de mal avec le genre, du fait que le schéma narratif soit toujours le même, ici vous prendrez un malin plaisir à voir l'auteur se jouer des codes et des personnages "pré-fabriqués" dans un duo explosif à la fois en action et en rire.


29/80


Le Cercle des Sorcières - Alliance Nocturne (T1) de Diana P.Francis


J'ai lu ce livre dans le cadre du challenge : Les monstrueux de la Pal. Ce livre est le premier de la saga Le Cercle des Sorcières. Il fait 386 pages. Le tome 2 est paru en avril dernier aux éditions Eclipse.




Quatrième de couverture : Autrefois, Max rêvait d’une carrière, d’un foyer, d’une famille aimante. Maintenant, tout ce qu’elle veut, c’est la liberté… et la vengeance. Une sorcière nommée Giselle a changé Max en guerrière d’une force, d’une rapidité et d’une endurance extraordinaires. Prisonnière de sortilèges, Max n’a d’autre choix que de se battre, d’être l’arme magique personnelle de Giselle, une Lame d’Ombre ; et elle est mortellement douée pour ça. Mais ses dons sont sur le pointd’être testés comme ils ne l’ont encore jamais été… Max va devoir choisir entre la vie dont elle rêve encore et la guerrière qu’elle est devenue, et prendre sa place du côté du Bien, si elle survit assez longtemps pour savoir de quel côté il s’agit…



La Gardienne des Anges : Diana Pharaoh Francis est l’auteur de six romans de Fantasy et de nombreuses nouvelles. Professeur au Département d’Anglais de l’Université de Montana Western, elle adore le chocolat, l’ère victorienne et tout ce qui brille. Elle travaille actuellement à la suite de Bitter Night.



La mission : Je sors tout juste de ma lecture de ce roman classé "bit-lit" qui ressemble plus à un dérivé de l'Urban fantasy. Mais bon. J'en ressors à la fois heureuse et en colère, comblée et revêche. Bah oui c'est vrai que ce livre est bourré de petits défauts qui font aussi son charme. Dans la cadre de mon challenge "Les Monstrueux de la PAL" je reviens sur ma toute fraîche lecture de ce premier tome de la saga Le Cercle des Sorcières.

L'histoire se déroule autour du personnage de Max, une "jeune" Lame d'Ombre. Heum, que je vous explique un peu : Les puissantes sorcières vivent avec des clans, un clan se compose de plusieurs sorcières dont la sorcière régente (pour Max il s'agit de Giselle) accompagnées de leur famille et de personnages protégeant la sorcière régente. Ces gardiens se recoupent en deux clans : Les Lames d'Ombres qui ne peuvent survivre que la nuit sous peine de frire au soleil et les Lances Solaires, à l'inverse eux ne peuvent vivre que le jour sous peine d'être comme empoissonnés par les rayons de la Lune. Ces gardiens ne vivent que pour garder en vie leur sorcière. Il vive pour elle et meurt pour elle. Ils ne sont ni invincibles, ni immortels bien qu'ils soient plus compliqués à combattre. Les liens magiques les liant à leur maîtresse leur donnant des capacités comme la guérison expresse ou encore pour les plus vieux la télékinésie. Voilà en gros pour l'organisation.
Donc Max, au service de Giselle, ne vit que dans l'espoir de pouvoir un jour tuer celle-ci afin de se libérer de ses liens, mais la partie devient difficile quand celle-ci lui apprend qu'une guerre se prépare et qu'Horngate (leur sanctuaire) pourrait en souffrir, et donc toute ses Lames. Max se découvre au fur et à mesure un cœur qu'elle ne soupçonnait pas. Car en réalité cette blonde qui à la cinquantaine mais qui n'en parait que vingt est une petite trublionne qui aime à jouer avec son lien, elle arrive à le repousser au fond de soi mais surtout à détourner la façon de s'en servir afin de finalement faire ce qu'elle souhaiter en se disant "c'est pour le bien de Giselle". Cette guerrière va encore une fois jouer avec le feu en s'approchant de Julian, une ville, où il se passe des choses bizarres. En arrivant sur les lieux elle aperçoit des "bonnets-rouges" (sorte de nains ou trolls) s'attaquant à une Ondine ( une naïade de l'hiver) qui devrait normalement passé l'été sous forme de pierre. Elle lui vient en aide (elle même ne sait pas pourquoi) et se retrouve lier à celle-ci. Dans le même temps, les Lames d'Ombres de Selange, une très ancienne sorcière française, viennent sur le lieux et le beau Alexander la surprend. Il devra l'affronter au Conclave.
Alexander c'est un peu l'inverse de Max, réfléchi, posé et sans ami réel (à part Thor), il finit par s'attacher à la guerrière du camp adversaire. Mais je ne vous en dirai pas plus. Je ne vous gâcherai pas le plaisir ;-)

Le livre met aussi en place des anges et des Gardiens. En fait c'est tout un petit peuple qui prend vie dans le livre. Mais on en apprend trop peu et de ce manque en découle une réelle envie de décrocher par moment. C'est pour ça aussi que j'ai sentiment d'insatisfait au fond de la gorge. Je n'ai pas vraiment compris les réels enjeux du livre, tout tourne un peu en rond et on piétine, piétine et piétine encore dans un espèce de cercle infernal dans lequel on ne ressort qu'aux 5 dernières pages où l'enjeux prend plus ou moins une forme réelle. Sinon, le cercle n'est vraiment centré que sur Max et son sanctuaire et sur cette histoire de confiance entre Alexander et elle. Ces 386 pages, avec une police plutôt petite recèlent par moment des passages " Pourquoi ça c'est là" ou "je ne comprends pas l’intérêt" qui aurait pu alléger le roman et le rendre tout de suite plus agréable. Une guerre se prépare, oui, mais pourquoi ? On n'en sait pas vraiment plus que : "Les humains ont été méchant, ils tuent la magie, alors on va les tuer". Oui d'accord mais encore ? Vous comprenez c'est vraiment ce manque cruel de raisons plus vraisemblables qui me met un "ti peu" en colère, parce que j'aurais presque l'impression d'avoir perdu mon temps en dehors de ça. Si en plus je ne mettais pas attachée au sens de l'humour de Max que j'adore ! J'aurais peut-être laissé tomber vraiment. 
Le manque cruel (oui cruel) de descriptions des lieux m'a un peu fait voguer dans le noir dans les différents décors, j'étais aveugle en terrain inconnu.

Pas de coup de cœur, mais pas de coup de gueule non plus. C'est un livre que j'ai aimé sans plus qui a pleins de défauts étranges qui le rend tout de même intéressant et qui promet (je l'espère) une suite plus intéressante.

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