Traqué d'Andrew Fukuda

mardi, juin 25, 2013 0 Comments A + a -

Merci à Livraddict et aux éditions Michel Lafont pour ce partenariat. Traqué est le premier tome de la saga écrit par Andrew Fukuda. Le livre est sorti depuis début avril aux éditions Michel Lafont collection Jeunesse.



Quatrième de couverture
Gene est l’un des derniers humains sur Terre. Le seul moyen de survie pour cet adolescent : se faire passer pour l’un de ses prédateurs. Ne pas rire, ne pas transpirer, ne pas montrer qu’il est un humain, un « homiféré ». Cela fait dix-sept ans qu’il vit secrètement parmi ceux qui n’hésiteraient pas à le tuer s’ils découvraient sa véritable identité. Malgré tout, Gene est parvenu à se fondre parmi ces « autres » et à créer un semblant de vie normale. Mais sa routine est bouleversée, et sa sécurité, menacée, le jour où il est sélectionné pour participer au grand jeu : la Traque. Toutes les décennies, le gouvernement organise une immense chasse où seule une poignée de privilégiés peuvent pister, abattre et dévorer les rares humains survivants gardés en captivité pour l’événement. Formé à l’Institut pour traquer ses semblables, Gene est sur le qui-vive. Car désormais, sa vie s’organise en meute avec les chasseurs, et le moindre faux pas pourrait trahir sa condition et lui être fatal. Parviendra-t-il à maintenir l’illusion, alors que les soupçons sur sa vraie nature s’alourdissent ? Gene a la rage de vivre… mais vaut-elle le prix de son humanité ?


Le Scientifique : Élevé entre New York et Hong Kong, ANDREW FUKUDA fut procureur dans des affaires criminelles pendant sept ans avant de connaître un succès international avec sa première série, Traqué. Il se consacre aujourd’hui exclusivement à l’écriture. (source : babelio)


La mission : Je n'aime pas dire que j'ai détesté ma lecture car je trouve que c'est un mot fort, mais ici je pourrais presque employer ce mot. Pourquoi ? Parce que le livre pourrait être tellement meilleur car il y a tellement d'idées géniales, de personnages à travailler et que ce travail n'a malheureusement pas été fait.


Je partais pourtant heureuse dans ce premier tome, je m'y plongée avec plaisir durant les deux premiers chapitres puis il y a eu ce je ne sais quoi qui m'a déplu, on prenait trop de distance par rapport à l'action, ce n'était plus vraiment une traque, plus vraiment une histoire travaillée comme ci l'auteur a voulu ne pas trop en dévoiler et n'a de ce fait rien dévoilé, si ce n'est dans la dernière phrase du volume. Il y a beaucoup TROP de distance avec l'intrigue principale, on y comprend pas grand chose et on ne sait pas grand chose. Gene ne m'a pas vraiment "fait rêver" et m'a même plutôt laissé froide, je n'ai pas été sensible ni à son histoire ni à sa vie actuelle, encore cette histoire de distance qui s'impose par je ne sais quel procédé et qui fait qu'on ne peut ni s'identifier, ni l'apprécier. Et pourtant comme ce protagoniste aurait pu être intéressant s'il n'y avait pas eu ce décalage trop poussé. 
Pour les personnages secondaires pour ne pas dire "d'arrière plan", je trouve qu'ils auraient pu être plus vivant, d'autant plus que ce sont eux les humains ou homiférés mais il y a ce manque de détails vital, qui ne leur donne qu'un seul rôle celui de rappeler à Gene qui il est en réalité, pas ces bêtes vampiriques étranges mais un humain, une valeur que son père prônait par dessus tout.

Je n'ai en plus de ça, pas vraiment compris les valeurs de l'enjeu, c'est un peu flou dans mon esprit et j'ai pu voir sur plusieurs chroniques d'autre blogueuses que c'est un point que nous avons en commun, l'intrigue aurait pu être intéressante si vraiment il y aurait eu un enjeu défini là c'est plutôt flou et on a l'impression que l'auteur a pioché dans Hunger Games de Suzanne Collins pour y mettre une idée "vendeuse" mais malheureusement la mayonnaise n'a pas prise monsieur Fukuda, n'est pas madame Collins qui veut. Et pourtant ce que j'aime ces idées de compétition mortelle. 
Pour les décors c'est un peu la même chose, trop peu de détails et beaucoup trop de "sombre" et de désolation, oui les créatures vivent la nuit mais trop de noirceur tue la noirceur et je n'ai pas réussi à visualiser les décors qu'au travers une cagoule dont les yeux n'étaient pas coupés. Un peu comme quand on met nos cheveux devant les yeux et qu'on essaie de voir au travers, c'est cette sensation qu'il me reste des décors.

En bref, j'aurais pu apprécié tellement plus cette lecture car l'idée était tellement inventive que j'en suis dégoûtée d'en ressortir avec ce sentiment détestable d'avoir reçu du pain rassi.  Cette saga s'arrêtera là pour moi. 

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