Le lien maléfique d'Anne Rice

mercredi, septembre 04, 2013 3 Comments A + a -

Le Lien maléfique d'Anne Rice est le premier tome de la saga des sorcières Mayfair. Il est paru pour la première fois en France en 1990. Pocket a réédité les trois tomes en 2013. J'ai lu ce roman dans le cadre du challenge Les Monstrueux de la PAL.


Quatrième de couverture : Sous le porche dune vieille demeure à l'abandon de La Nouvelle-Orléans, une femme frêle et muette se balance dans un rocking-chair : Deirdre Mayfair est devenue folle depuis qu'on lui a retiré, à la naissance, sa fille Rowan pour l'envoyer vivre à San Francisco. Et derrière la grille du jardin, un homme, Aaron Lighter, surveille inlassablement Deirdre, comme d'autres avant lui, pendant des siècles, ont secrètement surveillé la famille Mayfair. Car ils savent que, de génération en génération, les femmes du clan se transmettent leurs maléfiques pouvoirs et que la terrifiante et fabuleuse histoire de cette lignée de sorcières ne fait que commencer...





La dame aux Sorcières : Anne Rice, de son vrai nom Howard Allen O'Brien, née le 4 octobre 1941, est un écrivain américain, auteur de romans fantastiques, nouvelles érotiques et de livres à thèmes religieux. Actuellement la vente de ses livres est proche de 100 millions d'exemplaires, ce qui fait d'elle un des auteurs les plus lus des temps modernes (source : Wikipedia)



La mission : Je n'en reviens toujours pas d'avoir fini ce pavé, c'est vrai qu'au bout de presque 10 mois c'était pour moi une réelle mission, faisant parti du challenge des Monstrueux, il était le monstre de ma PAL à abattre avant la rentrée et c'est chose faite. Petit bébé d'environ mille pages écrit en tellement petit qu'une page poche en cachée en réalité trois, c'est avec une envie non dissimulée d'en finir que je reprenais Jeudi dernier la lecture de ce poulpe énorme duquel il me restait une bonne trois centaines de pages à lire.

Étonnée de moi-même, je me suis rendue compte qu'un an plus tard (à peu près), j'ai un débit de lecture beaucoup plus rapide, en deux heures je réussissais à boucler une centaine de pages. Je l'ai fini lundi alors qu'il me restait 90 pages à lire. En fermant le livre un grand sentiment de joie m'a pris, ce sentiment de finir une chose importante dans sa vie, au prix d'un "Hourra" et d'un mouvement du poignet pour le ranger à jamais dans ma bibliothèque, je reviens aujourd'hui sur une lecture éprouvante, dure mais non sans une beauté bien à Anne Rice qui réussit à allier le terre à terre et le fantastique.

Rowan, jeune docteur prodige de son temps, vit avec un lourd passé et un pouvoir auquel elle refuse de croire, celui de sauver des vies ou d'en prendre. Un soir alors que sa mère meurt, Ellie, dans un excès de rage elle tue la maîtresse de son père et son père, elle n'a besoin de rien d'autre que sa haine pour tuer, le pire c'est qu'elle ne peut être punie pour cela, leur mort paraît naturelle. Mais elle a tout de même sauvé des vies, comme Michael Curry, le type sexy à souhait et irlandais de surcroît qu'elle a retrouvé à l'eau en proie à la noyade, elle l'a sauvé, n'a pas voulu s'épancher sur le sujet, n'a pas voulu non plus passer pour une héroine. Chacun retourne à sa vie, mais celle de Michael est changée à jamais. Ses mains sont désormais des réceptacles de visions de vies antérieures au travers d'objets et de personnes, il en est persuadé, un ange lui a parlé de Rowan, il doit retrouver Rowan. Il finit par la trouver, mais Aaron Lightner le trouve aussi. Aaron c'est un membre du Talamasca, une espèce d'Agent du paranormal, ils sont là en tant qu'observateur, indétrônable historiens de toute sorte d’événements sortant de l'ordinaire, Aaron lui s'occupe du dossier Mayfair. Les Sorcières Mayfair.

Alors oui, Rowan n'est pas la fille d'Ellie, c'est Ellie qui lui a dit, elle est la fille du Deirdre, une femme mourante qui vit sous le porche d'une maison en pleine décrépitude de la Nouvelle-Orléans, elle se balance inlassablement d'avant en arrière, son lourd émeraude démodé au cou, comme une chaîne qu'on aurait au pied. Les gens l'ont juré, ils ont vu un homme parler à l'oreille de Deirdre, quelques jours avant la fin. On en parle pas mais, il y a toujours eu un homme à la maison Mayfair, mais la vieille et ingrate Carlotta n'en parlera pas, pieuse Carlotta, toujours agrippée à son chapelet à louer la Vierge elle laisse la maison mourir à petit feu. C'est comme cela depuis la mort de Stella et Julien, la maison est morte avec eux. C'est Charlotte qui a donné un nom à la chose, Lasher, c'est comme ça que s'appelle l'homme que voyait toujours Michael quand il longeait cette rue de la Nouvelle- Orléans.
Et si tout était écrit depuis le début ? Et si Rowan n'avait pas remis les pieds là-bas ? Et si Michael et Rowan faisait parti d'un plan qui les dépasse ? 

Trois cent pages, voilà le nombre de pages que vous aurez à lire pour comprendre l'histoire de celles qu'on nomme sorcières. Alors que Michael veut sauver Rowan d'un danger qu'il sent imminent, Aaron l'oblige à prendre toute les cartes en main et ces cartes c'est le dossier. Nous lisons nous même le dossier, la folie de ce livre réside dans ces 300 pages enfouies dans 600 autres qui ne sont que la somme de ce dossier. On ne comprend pas tout d'abord puis dans cette ambiance gothique et frissonnante à souhait, on accroche des morceaux de ficelles les unes aux autres et on comprend. On comprend qu'il est trop tard, que le temps est venu et que toute nos peurs étaient fondées depuis le début bien qu'Anne nous en ai dissuadée avec une héroïne au caractère de feu. C'est vrai que les personnages sont bien ancrés dans le récit et les lieux sont si simples à imaginer, mais il y a un réel travail de titan derrière tout cela et tout le monde n'appréciera pas. Le livre est loin de ce qu'on a l'habitude de lire, avec 100 pages de récit pour 300 pages d'actions, non ici tout est en récit, du débit à la fin. Il n'est pas question de flammes apparaissant au bout des doigts, ni d'éclair sortant d'une baguette. On parle de psychisme, de démon et de morts. C'est noir, parfois sale et ça fait peur. C'est un roman noir qui peut ne pas plaire, qui peut aussi choqué par son ambiance. C'est pourquoi je n'ai su le lire d'une traire. Ca n'empêche que, je lirai la suite, pas maintenant, mais sûrement un jour. 

3 commentaires

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7 septembre 2013 à 12:27 delete

Bonjour,

J'ai mis moins de temps que toi pour lire ce pavé, mais il faut dire que je me suis forcée. Le fait d'avoir des sorcières "modernes" me plaisait, cette histoire avec Lasher me tentait mais au final je ressors avec un sentiment mitigé. L'histoire est intéressante, mais trop longue, trop fastidieuse par moment. Je me suis perdue dans le trop plein de personnages du dossier, c'était difficile de suivre. Mais ce qui m'a réellement rebutée, ce sont les personnages que je déteste, à part Lightner.
J'ai quand même lu la suite, et heu... je te laisse découvrir^^
Bonne journée!

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8 septembre 2013 à 10:55 delete

Oui c'est exactement ce qui m'a attiré, cette histoire de sorcières "modernes" et je dois dire que même si j'ai adore justement ce sujet, je suis restée un peu sur ma faim. Le personnage avec qui j'ai eu du mal c'est Rowan, c'est quand même une sacrée nympho mdr et oui je peux comprendre pour le dossier mais c'est vraiment ce qui m'a plu pour ma part (j'ai un côté maso je sais lol) ! Pour la suite, tu me donnes envie, mais pas tout de suite je me remet encore de celle-ci XD

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Karine:)
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8 septembre 2013 à 21:29 delete

J'ai carrément adoré cette trilogie. C'est ma préférée de Anne Rice, et de loin. Bon... ok... les 2 premiers tomes et moins le 3e!

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Blogueuse litté, amoureuse des livres et de fantasy. Je ne dis jamais non à un bon thé, un bouquin et un plaid bien chaud ! Future bibliothécaire territoriale, je m'intéresse beaucoup à la médiation des bibliothèques avec le public adolescent.